Présentation

Créer un Blog

Texte Libre

Vous pouvez retrouver sur ce blog,

90 volets concernant les évènements

de la Guerre 1914 - 1918

et Halluin.

38 volets concernant les évènements

 de la Guerre 1939 - 1945

et Halluin,


ainsi que 27 volets consacrés à

La Libération d'Halluin en Septembre 1944.

http://unc.halluin.free.fr

http://marins.halluin.neuf.fr

1 volet sur l'Afghanistan et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre du Vietnam

(1963 - 1975


4 volets concernant les évènements

de la Guerre d'Algérie
(1954 - 1962)

et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre d'Indochine
(1946 -1954)

et Halluin

1 volet sur Les Colonies et Halluin

2 volets concernant les évènements

de la Guerre 1870 - 1871

et Halluin


2 volets concernant les évènements

des Guerres de Crimée (1854 -1856)
 d'Italie (1859)

et Halluin

Trois Grognards Halluinois de l'Empire,
Historique Militaire.


Texte Libre

Depuis février 2007, ce site vous est offert gracieusement, il est le fruit d'un travail bénévole important de recherches, de rédaction et mise en page.

Alors n'hésitez-pas à laisser un message (cliquez sur ajouter un commentaire à la fin de chaque article), ou sur le Livre d'Or afin que je puisse connaître vos impressions sur les articles consultés et votre intérêt pour l'histoire locale ; ou si vous désirez apporter des rectifications, des précisions ou informations complémentaires.

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous, une excellente plongée dans le passé halluinois.

Vous pouvez me contacter aussi à l'adresse suivante :
daniel.delafosse@wanadoo.fr

Mardi 30 juin 2009


J’ai désiré rappeler l’attachement qui unissait les Halluinois à l’une des plus grandes championnes du sport français Colette Besson, ceci, à  l’occasion du 15e meeting international d’athlétisme, organisé par l’Athlétisme Halluin Val de Lys, ce mercredi 1er Juillet 2009, à partir de 18 h 30, sur les installations du stade Hildevert Wancquet.

 

Colette Besson, qui nous a quittés le 9 août 2005, sera toujours associée aux jeux olympiques de Mexico. Ce soir là, le 16 octobre 1968, devant la télé en noir et blanc nous avions tous « couru » avec vous, dans l’interminable ligne droite du 400 mètres, avions partagé vos larmes inoubliables, et ce bonheur impalpable, sur la plus haute marche du podium olympique.

 

De même, en 1969, nous avions vibré lors de votre record du monde du tour de piste, battu conjointement avec votre rivale et amie Nicole Duclos. Il nous faudra attendre vingt-trois ans et 1992, pour ressentir de telles émotions sur cette distance mythique, en compagnie de Marie-Josée Pérec aux jeux olympiques de Barcelone.

 

Colette Besson était un exemple de sportivité mais aussi de modestie en dépit d’une énorme popularité. Après sa carrière au plus haut niveau, elle a partagé et transmis aux plus jeunes son amour du sport et de l’athlétisme en particulier, jusqu’à ces dernières années, en s’investissant dans la lutte contre le dopage.

 

Cette championne d’exception a marqué de son empreinte sa passion pour un « sport authentique », loin des artifices et des effets souvent dévastateurs du sport spectacle et ses dérives financières.

 

Oui chère Colette, le sport français et son éthique vous doivent beaucoup. Aussi les sportifs halluinois n’ont rien oublié de votre courtoisie et de votre éternel sourire ; notamment lors de votre toute première prestation dans le Nord, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle piste du stade Hildevert Wancquet à Halluin.

 

En effet, grâce aux efforts conjugués de la municipalité en place, de l’Union des commerçants et du président de la section halluinoise d’athlétisme Marcel Decatoire, un très nombreux public s’était déplacé ce 11 septembre 1971, pour cet important meeting international afin d’admirer la première championne olympique, à fouler la cendrée halluinoise, remportait le 800 mètres face à la championne de France du 400 Martine Duvivier.

 

Sept ans plus tard, en octobre 1978, à l’occasion des « Foulées Halluinoises » et de nouveau  grâce aux efforts incessants du président Decatoire, nous avions eu le grand plaisir de vous revoir, avec cette élégance de la course, mais aussi du cœur qui n’appartenait qu’à vous.

 

Depuis deux ans, vous faisiez l’admiration de votre entourage contre le plus implacable adversaire que vous ayez connu… Seule la maladie a eu raison de votre force, de votre détermination et de votre courage.

 

Oui, chère Colette, pour toutes les valeurs prônées par le Baron Pierre de Coubertin et les passionnés de l’effort physique et du dépassement de soi, vous resterez cette grande dame du sport français et un formidable exemple de vie.

 

 

                                                                                        Daniel Delafosse



Le Stade Municipal d'Halluin "Hildevert Wancquet".

La Piste Halluinoise d'Athlétisme "Jean Wadoux" dédiée à l'Ancien Champion du Demi-Fond Français.

L'Halluinois Jean-Marie Gevaert : 55 ans au service de l'Athlétisme H.V.L.

Par Brandodean - Publié dans : WEBLOGS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009


Le souvenir inoubliable d’un Halluinois…

 

J’y étais, ce jeudi 8 mai 1997… à quelques pas de Michael Jackson ! Ce soir là, la présence du « roi de la pop », sur les Marches du Festival de Cannes, fut un véritable évènement.

 

Projeté en exclusivité mondiale à minuit, les quarante minutes du clip « Ghosts », un court-métrage de Stan Winston, avec Michael Jackson dans le rôle principal, était présenté au Grand auditorium du palais des festivals, dans le cadre du 50e festival de Cannes.

 

Lorsque Michael Jackson se trouve en haut des marches, entouré d'un important dispositif de sécurité, je suis là à proximité de la star planétaire, et, ayant eu le privilège d’une invitation recherchée, j’ai donc  assisté à cette projection unique et exceptionnelle.

 

Ce fut un évènement magique pour tous les participants, avec un Michael Jackson qui rayonnait comme un bambin et répondait par des saluts de la main aux tonnerres d’applaudissements, des cris et des « Michael, I love you », dans une salle bondée sous le crépitement incessant des centaines d’appareils de photos.

 

A 2 h du matin, l’esplanade du Palais des Festivals était encore noire de monde pour apercevoir la mégastar. Je garde aussi le souvenir de son retour à l’hôtel Carlton, dans un espace aux vitres teintées, entouré à l’extérieur de plusieurs gardes du corps au pas de course, empêchant les fans en délire de s’approcher de trop près.


 

                                                                                           Daniel DELAFOSSE



L I E N S  :
  Vidéo de la répétition de son spectacle 2 jours avant son décès :

http://edition.cnn.com/video/#/video/showbiz/2009/07/02/vo.aeg.jackson.rehearsal.cnn

ttp://video.google.com/videoplay?docid=2270121261891148179

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_mort_de_michael_jackson
/20090626.OBS1972/retour_sur_la_carriere_de_mickael_jackson_en_video.html


Constellation d'étoiles pour le Festival de Cannes du siècle (1997).

Par Brandodean - Publié dans : WEBLOGS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 15 juin 2009


L'église évangélique d'Halluin est peu nombreuse, mais très vivante. Dimanche 7 juin 2009 elle recevait au CCAD l'église protestante du Triolo à Villeneuve d'Ascq.

 « Nous avons beaucoup d'échanges avec les autres églises protestantes de la métropole, nous nous entraidons quand nous organisons des manifestations, il y a aussi des rencontres comme celle d'aujourd'hui, pour célébrer le culte » , expliquait Jérome, un des membres de l'église d'Halluin.

Lors d'un culte, les simples fidèles participent activement à la célébration par des prières spontanées. C'est donc un enrichissement pour une aussi petite assemblée que celle d'Halluin que de recevoir une communauté plus nombreuse, même si la totalité des 200 fidèles du Triolo ne sont pas venus à Halluin.

 « Certains d'entre nous n'ont pas de véhicule et le trajet est long en transports en commun », expliquait une membre de cette église.

Philippe Delbecque, de l'église protestante du Triolo, a assuré la prédication sur le thème de la liberté, introduisant son propos par une réflexion philosophique :


« Céder à toutes ses pulsions, à tous ses désirs, est-ce vraiment cela la liberté, ainsi que le proclament certains ? L'apôtre Paul déclare : je ne fais pas le bien que je voudrais faire mais le mal que je ne veux pas faire, je le fais. »


A noter que l'excellence de la chorale de l'église du Triolo a été fort appréciée. Elle a proposé des chants très spirituels, magnifiquement interprétés à plusieurs voix.



(Archives, N.E., 12/6/2009).

Par Brandodean - Publié dans : WEBLOGS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009


Il y a 20 ans, on pouvait lire ceci dans la presse locale :

 

Bicentenaire de la Révolution française : l’anniversaire fait couler beaucoup d’encre et de salive. Que n’a-t-on pas écrit, que n’a-t-on pas dit, que n’a-t-on pas chanté et dansé dans les fêtes scolaires, que n’a-t-on pas vu et entendu et lu ?

 

Le hasard a voulu qu’en janvier 1989, un Halluinois, Daniel Delafosse, eut la grande surprise de se retrouver dans un hôpital parisien avec le comte de Paris. Tous deux subissaient, au même moment, une opération chirurgicale.

 

Après sa convalescence, le 13 juin 1989, le comte de Paris invita Daniel, son frère Francis, ainsi qu’une sœur Marie-France, à Chantilly, dans le cadre de la Fondation Condé qui est désormais le centre de sa vie.

 

Daniel Delafosse a été très impressionné par cette visite. On sait quel attachement il porte à l’Histoire et à la recherche… par son métier, par goût, voire passion personnelle. Et il a voulu rendre hommage au chef de la Maison de France :

 

« On ne peut qu’être impressionné par le côté historique du personnage et par ce qu’il représente. En même temps, il dégage une telle simplicité et un tel attachement, que le visiteur reste complètement sous le charme ».

 

Les hôtes du comte ont échangé plusieurs sujets d’ordre privé. Daniel Delafosse lui a fait évoquer sa randonnée interdite à Bouvines en 1931, l’Afrique noire, en passant par les évènements récents qui se sont déroulés en Pologne, en Chine, en U.R.S.S., et en Europe. Daniel D., à ce propos, cite le comte qui n’est pas pour la supra-nationalité, mais pour « l’Europe des patries » et que pour lui, seuls les pays monarchiques conserveront leur identité nationale.

 

Malgré son âge, le comte est un homme qui travaille beaucoup. En dehors des nombreuses manifestations qu’il continue d’honorer, il se consacre essentiellement à deux fondations dont il est le président : la fondation Saint-Louis, installée au château d’Amboise, à caractère culturel et surtout la fondation Condé à Chantilly, à but social et humanitaire. C’est un centre gériatrique qui accueille 180 personnes âgées jusqu’au terme de leur vie. C’est là que le comte trouve auprès de ses pensionnaires et amis l’affection et la reconnaissance.

 

Daniel Delafosse évoque le comte :

 

Si en 1989, on fête essentiellement le bicentenaire de la Révolution, c’est également le quadricentenaire de l’avènement d’Henri IV, ainsi que la commémoration de la mort de Louis XVI.

 

Il y a 196 ans, le 21 janvier 1793 , à 10 h 30, « Louis Capet » montait sur l’échafaud, place de la Révolution, aujourd’hui place de la Concorde. Chaque année, au jour anniversaire, les partisans de la Famille de France se côtoient pour évoquer la mémoire du souverain martyr, en dépit de leurs divergences politiques.

 

Car, aujourd’hui, les uns reconnaissent le comte de Paris, les autres Alfonso de Bourbon, duc de Cadix, décédé accidentellement le 30 janvier 1989, qui laisse un fils Luis-Alfonso âgé de quinze ans.

 

Entre les Orléans de la Maison de France et les Espagnols des Bourbons d’Ampierre, tous descendants d’Henri IV, il y a, effectivement, un contentieux dû au petit-fils de Louis XIV qui était parti en Espagne. Néanmoins, la société civile et le roi Juan Carlos comme tous ses « confrères » européens, n’ont jamais cessé de reconnaître Monseigneur le comte de Paris, comme chef de la Maison de France et le légitime prétendant au trône de France.

 

 686 descendants de Louis-Philippe

 

En 1810, Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui deviendra en 1830 Louis-Philippe 1er roi des Français, eut un fils aîné, le prince Ferdinand, duc d’Orléans, qui fut le père de Robert, duc de Chartres, dont le fils Jean, duc de Guise, est le père du comte de Paris. Actuellement, on compte 686 descendants vivants de Louis-Philippe 1er.

 

Par le refus du drapeau tricolore en 1873, le comte de Chambord héritier légitime, sans descendance, avait rendu impossible la restauration monarchique ; à sa mort en 1883, l’unité des Royalistes se fait derrière les Orléans.

 

Henri d’Orléans comte de Paris est né le 5 juillet 1908 au Nouvion-en-Thiérache (Aisne). Il passa son enfance et toute sa jeunesse au Maroc.

 

En 1926, toute sa famille est partie pour la Belgique, s’installer au manoir d’Anjou ; ce deuxième exil familial fut provoqué par la mort de son oncle le duc d’Orléans, chef de la Maison de France, sans descendance. De ce fait, Jean d’Orléans, duc de Guise, son cousin germain, et son fils Henri, furent instantanément exilés par la loi de 1886 qui stipulait que :

 

« Le territoire de la République est, et demeure interdit aux chefs des familles ayant régné en France et à leurs héritiers directs, dans l’ordre de primogéniture ». La France était désormais interdite à Henri d’Orléans, prince de France.

 

 Le 8 avril 1931, c’est en Sicile, à Palerme, qu’Henri d’Orléans, comte de Paris, épousa Isabelle d’Orléans et Bragance. Il vécut les six premières années de son mariage en Belgique.

 

A partir de 1932, il commença à s’occuper des affaires politiques de la Maison de France. Installé à Bruxelles, le prince crée en janvier 1934, une revue trimestrielle intitulée : « Question du jour », puis un bulletin mensuel : « Courrier royal ». Le 1er mai 1937, le « Courrier royal » devenait l’organe de la Maison de France, et le prince entreprit de faire connaître ses positions au grand public.

 

Entre-temps, la famille de France s’installera successivement au Brésil, au Maroc, en Espagne et au Portugal.

 

En novembre 1937, son père le duc de Guise condamne l’Action Française dans un manifeste aux Français, en précisant que « Seule la Maison de France dont il est le chef, est dépositaire de la doctrine royale ». Soutenu par son fils Henri, il accuse le mouvement d’enfermer l’idéal monarchique dans un système clos et partisan.

 

En 1939, sous la présidence d’Albert Lebrun, le comte de Paris accomplit diverses missions auprès des souverains étrangers, notamment une à Sofia, dont le but était de convaincre le roi Boris de Bulgarie, de rejoindre le camp des Alliés.

 

En août 1940, à la mort de son père Jean, duc de Guise, S.A.R. Henri d’Orléans, comte de Paris, devenait, officiellement, chef de la Maison de France, héritier de tous les titres, prérogatives et devoirs royaux.

 

Entre-temps et faute d’avoir pu s’engager dans l’armée française à cause de la loi d’exil, le comte s’enrôlait dans la Légion étrangère à titre de citoyen suisse, sous le nom d’emprunt d’Orliac, et ceci avec l’accord de Paul Reynaud.

 

Soixante-quatre ans d’exil


Le 24 juin 1950, le président Vincent Auriol signait le décret abrogeant la loi d’exil. Après soixante-quatre années d’exil, la famille de France pouvait enfin rentrer dans son pays.

 

Un homme du Nord contribua fortement à son retour en France, il s’appelait Maurice Schumann, le comte de Paris l’avait rencontré à plusieurs reprises à Londres.

 

Pour le comte et la comtesse de Paris commença une nouvelle époque de leur vie, installés à Louveciennes, entourés de leurs onze enfants : Isabelle, Henri, Hélène, François, Anne, Diane, Michel, Jacques, Claude, Chantal  et Thibaut.

 

Vingt ans à Louveciennes où joies, peines, fiançailles, mariages, fêtes, voyages étonnants, grandes chasses en Afrique tissent une trame où le quotidien qui est la part de chacun se mêle à ce que personne n’aura vécu : la vie trépidante de la Maison de France.

 

En 1954, le comte soutenait la politique de décolonisation de Pierre Mendès-France ; de tous ceux qui se succédèrent, et ils furent nombreux à cette époque, c’était, pour lui, celui qui avait le plus la stature de l’homme d’Etat.

 

Suite à la chute de Diên Biên Phu, c’est le 13 juillet 1954 que le représentant de la France Libre, le général de Gaulle, et le chef de la Maison de France se rencontraient pour parler du système politique français.

 

A cette époque, aux yeux du général, la monarchie conservait des chances, hautement appréciables, à la condition qu’elle sut, elle-même, épouser son époque. Par cet entretien historique, le général et le prince venaient de commencer un long dialogue sur la France qui durera quinze années, alterné de multiples entretiens et d’échanges de correspondance sur la situation intérieure et extérieure de la France (La question algérienne, la constitution de 1958, l’élection au suffrage universel de 1962 auquel le comte se rallia dès 1948, les évènements de mai 1968).

 

Des missions confiées par le général de Gaulle

 

En 1958, le prince, soucieux comme de Gaulle du destin national, lui fournissait, en reconnaissant sa fameuse légitimité, un appui moral incontestable. Dès lors, de Gaulle lui proposa plusieurs missions vers les pays de l’Afrique noire et surtout l’Algérie.

 

Malheureusement cette Algérie, pour laquelle le comte désira tant intervenir afin de hâter la fin des combats et le dénouement  politique, venait frapper cruellement sa famille ; le 11 octobre 1960, son fils cadet François, sous-lieutenant au 7e bataillon de chasseurs alpins, meurt au combat en voulant secourir un harki : il avait vingt-cinq ans.

 

Par la suite de Gaulle fit souvent appel au comte de Paris pour connaître la position de très lointaines monarchies sur sa politique et, en particulier, sur celle de l’Algérie. Il fut reçu, notamment, par Haïlé Sélassié en Ethiopie, par le Shah d’Iran, et en Afghanistan.

 

Les positions prises sans ambiguïté par le comte, quant à l’indépendance de l’Algérie, furent la cause d’un plasticage chez lui à Louveciennes. Après le succès du vote de l’élection du président de la République au suffrage universel, de Gaulle eut un long entretien à l’Elysée, le 18 décembre 1962, avec le comte de Paris.

 

Ce jour-là, il lui confia qu’il n’envisageait pas de se représenter en 1965 et qu’il lui donnait trois ans pour se préparer ; jamais de Gaulle ne s’était exprimé sur le problème de la succession et l’éventualité de sa candidature lors de l’élection présidentielle de 1965, avec une telle netteté.

 

Mais, au fil des mois, le projet s’était effiloché, et à quelques semaines de l’année décisive, alors qu’il restait moins d’un an avant l’ouverture de la campagne électorale, le général lui confia, sous le sceau du secret, qu’il se représenterait.

 

Dès lors, en cette fin d’année 1964, au terme de dix années d’entretiens, de conversations, de projets et de correspondance, il s’ensuivait, entre les deux hommes, une profonde transformation de leurs relations personnelles, vis-à-vis d’une situation qui prenait, incontestablement, une nouvelle orientation.

 

A partir de 1966, en désaccord avec la politique menée par les différents gouvernements, et après avoir remis à de Gaulle, en août 1966, un long rapport sur l’avenir de la France, les divergences entre le comte  et le général devinrent profondes.

 

C’est à ce moment-là que le prétendant au trône préféra cesser toute activité politique, tout en continuant à manifester publiquement sa confiance au général de Gaulle, lors des évènements de mai 1968.

 

« Intact, clairvoyant et permanent »

 

Fin 1969, le comte lui fit part de sa conviction qu’en dépit de tout, la Nation avait gardé son empreinte ; le général lu répondit en ces termes le 27 décembre :

 

« Pour l’Histoire, mieux encore sans doute que pour les contemporains, 1969 aura, entre beaucoup de choses, montré, d’abord, Monseigneur, avec quelle hauteur de vues et quelle sûreté de jugement Vous avez considéré les hommes et les évènements.

 

Je voudrais vous répéter de quel poids incomparable ont été, pour moi, au long de ma mission nationale, Votre approbation et Votre soutien. En ce qui me concerne, le terme est venu. Vous, Monseigneur, demeurez intact, clairvoyant et permanent, comme l’est, et doit le rester, pour la France, ce que vous personnifiez de suprême dans son destin ».

 

A partir de là, le comte ne devait plus le revoir, ni recevoir  aucune lettre de lui. Dans ses mémoires d’exil, et de combats, Henri VI, comte de Paris, concluait de la façon suivante :

 

« Durant près de quinze ans, nous avions poursuivi notre dialogue. Lorsque nous étions, lui et moi, dans l’exil français, hors des affaires du pays qui occupaient toutes nos pensées, nous semblions marcher, d’un même pas, au nom d’un même dessein

 

Ensuit,e le général étant au pouvoir, c’est-à-dire en prise directe avec les évènements et les urgences, et moi ne relâchant ni mon action politique, ni mes voyages d’information, ni la parution de mon bulletin, nous avions maintenu à intervalles réguliers, l’analyse en commun que nous faisions de l’avenir national.

 

A présent, le silence était tombé. De Gaulle le rompit, en m’envoyant, dédicacés, successivement, ses « Discours et Messages » puis le premier tome de ses « Mémoires d’espoir ». Le 9 novembre, il mourut. Notre long dialogue sur la France avait pris fin. Celui que j’ai, de naissance et de conviction, engagé avec les Français ne s’éteindra qu’avec moi ».

 

Des sondages ont fait état que 17 % des Français se prononcent pour le rétablissement de la Monarchie ! Cela représente quelques millions de personnes qui voient dans le Royalisme sans doute, plus un attachement qu’un engagement.

 

Privée de tout réel pouvoir, la famille de France retient toujours un fort courant affectif. Pour preuve, l’énorme impact médiatique du dimanche 27 septembre 1987 au château royal d’Amboise, où devant quatre mille personnes, trois cents journalistes et quinze chaînes de télévision, eut lieu la présentation dynastique, par laquelle le comte de Paris a fait duc de Vendôme son petit-fils Jean ; ce titre ayant la particularité d’avoir été porté par deux rois de France, avant leur succession au trône, Henri IV et Louis XVIII.

 

(Archives D.D., VdN, 9 Juillet 1989).

 

 

« Depuis ma première rencontre en janvier 1989 jusqu’en février 1999, j’ai entretenu une correspondance régulière avec le comte de Paris ».  (D.D).

 

S.A.R. Henri d’Orléans est décédé le 19 juin 1999 à Cherisy, (Eure-et-Loir).  



Hommage au Comte de Paris

 

« Après la disparition du chef de la Maison de France, je  tiens à exprimer ma profonde tristesse, car des liens d’une grande amitié nous unissaient personnellement.

 

En effet, il y a dix ans, le hasard a fait que nous nous trouvions voisin, sur un lit d’hôpital, pour y subir, le même jour et à la même heure, une importante opération chirurgicale. En ces pénibles instants, je n’oublierai jamais sa présence bienveillante qui fut d’un précieux et grand réconfort.

 

Cinq mois plus tard, il me fit le grand honneur d’être reçu chez lui à Chantilly et depuis lors, j’entretenais des relations amicales avec l’héritier des droits au trône de France.

 

Aux côtés du descendant de Louis Philippe 1er dernier roi des français, on ne pouvait qu’être impressionné par l’importance historique qu’il représentait ; en même temps, le Prince Henri d’Orléans dégageait une grande simplicité, toujours à l’écoute de ceux qu’il approchait.

 

C’était assurément le personnage marquant de la vie monarchique française de ce siècle, en cela, il forçait le respect et l’admiration par sa loyauté envers la royauté et son adaptation aux institutions républicaines ». (…). 



(Archives D.D., VdN courrier du lecteur Juin 1999).



"La mission essentielle du pouvoir est de rendre les  hommes heureux" 

                                                                                         Comte de Paris Henri d'Orléans.

 


L I E N S
 :  http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&num_notice=4&full=relater&total_notices=5   (Vidéo TV  "L'heure de Vérité" 1994).

http://www.roi-france.com/personnages_de_l'histoire_de_France/65/Henri_d_Orleans_comte_de_Paris

http://la-couronne.over-blog.com/article-27158333.html   (La Nécropole de la Famille d'Orléans).

http://pagesperso-orange.fr/stephane.thomas/capetien/orleans_france.htm  (Branche d'Orléans).

http://www.maisonroyaledefrance.fr/  (Aujourd'hui).


Née le 13 août 1911 à Eu (Normandie) Isabelle d’Orléans-Bragance comtesse de Paris s’est éteinte à Paris (XVIe) le 5 juillet 2003.

 

L I E N S :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_d'Orl%C3%A9ans-Bragance

 

http://www.louis-philippe.eu/comtesse-de-paris.html

Par Brandodean - Publié dans : WEBLOGS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 juin 2009


Dernièrement, le club de fléchettes halluinoises (FCM) participait à la coupe de France à Pluméliau (56). Les locaux ont réalisé de très belles performances.

Christian Demazure, en simple termine à la seconde place et consolide sa place de meilleur français au niveau national, avec 10 points d'avance. Il est sélectionné en équipe de France pour la Med Cup qui se déroulera en Italie

En double, Christian et son partenaire de club Michel Tas, prennent la 9e place et restent la meilleure troisième équipe au niveau national.

Toujours en coupe de France, chez les féminines, Dorothée Lemaire termine à la 5e place. Quatre joueurs se rendront à Toulouse pour les masters nationaux. Entre temps, les sportifs se déplaceront aux masters régionaux en individuel et en double à Gavray en Normandie.

(Archives, N.E., 10/6/1009).

Samedi 20 juin 2009 les membres du club de fléchettes se sont réunis en assemblée générale, dans leur local du stade Wancquet, en présence de Didier Delahousse, premier adjoint à la vie sportive et d'Yvon Dumortier président de l'OHS.

En entame, le président Aimé Demazure a remis, un chèque de 200 E à Claude Houset pour l'association en route pour l'espoir. Cette somme est destinée à Diana et Linda, jumelles de 7 ans handicapées moteur et qui 2 fois par an suivent un traitement de myoténofasciotomie pour les maladies de l'appareil moteur à Miami.

Après ces moments d'émotion le président a commenté les différents résultats sportifs de la saison. La palme revient à Christian Demazure, 2e aux masters de Toulouse derrière son copain de club Michel Tas, et devient champion de France.

 Michel Tas, bien que terminant premier à cet open, est classé 10e meilleur français sur 242 sportifs. En double, les 2 licenciés halluinois, terminent à la 3e place et sont vice-champions de France. Ils sont champions de la ligue du Nord Pas de Calais en doublette.

Les féminines ont également réalisé de très belles performances. Dorothée Lemaire est la 3e meilleure joueuse française ; Josiane Lefevre 9e et Fanny Heroguet 14e. Elles se classent 5e en ligue du Nord Pas de Calais en doublette.

Les objectifs ont été atteints selon le président Demazure. « Ces grands déplacements sont en grande partie financés par le club. Le déplacement à Toulouse a été autofinancé par les joueurs », commente le président.


En ce qui concerne les frais de déplacement, le premier adjoint, précise que la municipalité peut intervenir, à condition de remplir les papiers nécessaires et de fournir les justificatifs, pour prétendre à une indemnisation.


Le président de l'OHS, Yvon Dumortier a insisté sur la nécessité pour le club de rejoindre l'OHS, moyennant une somme forfaire annuelle de 15 E.
« Cela vous permet d'avoir un trophée une fois l'an et de participer aux récompenses des meilleurs sportifs de l'année ».


(Archives, N.E., 24/6/2009).

 

Par Brandodean - Publié dans : WEBLOGS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Livre d'Or

Recherche

Texte Libre

 

Réponse à certaines interrogations…

 

Permettez-moi de préciser que ce blog est la réalisation d’un travail d’archives personnelles ou provenant d’articles publiés dans la presse, revues et livres divers.

 

Créé à mon initiative, il était normal que ce blog contienne principalement les archives familiales, mais de suite, ne voulant pas me cantonner à cela, j’ai décidé de l’ouvrir à tous les thèmes qui étaient rattachés au passé halluinois et à son histoire.

 

Au fur et à mesure de son installation, j’ai intégré également des informations présentes, liées à la vie halluinoise en priorité ou d'ordre général, susceptibles d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs ; en essayant d’être au plus près des évènements et en effectuant, si nécessaire, des mises à jour sur des documents déjà publiés.

 

En ce qui concerne l’Histoire d’Halluin, chacun comprendra que je ne peux faire paraître que des documents en ma possession… Mon seul but est d’informer le mieux possible en abordant tous les sujets sans aucune restriction !

 

Ce blog n’ayant aucun caractère officiel, j’invite simplement les personnes qui possèdent des documents sur l’histoire locale, d’ouvrir leur propre blog ou site… Et je serais ravi bien entendu de le consulter.

 

 Aussi, le mien est rédigé dans la mesure de mes possibilités de temps mais aussi d’envie…, et l’espoir, pour ma part, que ce véritable travail reste uniquement le plaisir de faire partager une passion !

 

Merci à vous.  

(2008)                                      


Site officiel de la Ville d'Halluin 59250 :  http://www.ville-halluin.fr

Site Paroisse Notre-Dame de la Lys Halluin : http://www.nordnet.fr/ndlys/

Site Propriété "Le Manoir aux loups" Mont d'Halluin : http://www.parcmanoirauxloups.com


 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus