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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
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et Halluin

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et Halluin

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Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

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Elections Municipales d’Halluin depuis 1789, et diverses depuis 2000.

 

(1789 à 1957) brandodean.over-blog.org/article-5718533.html

 

(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

(Mars 2008 à ce jour) brandodean.over-blog.org/article-18082602.html  


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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 08:06

 

 

Les travaux de la route départementale 617 (av. de l'Abbé Lemire) qui relie le rond-point de l'Europe à la Belgique débuteront lundi 22 novembre 2010. Trois phases sont programmées à partir de Roncq. Le conseil général remanie cet axe dans son ensemble en faveur des déplacements doux.

 

Salle comble. Lundi soir, salle Persyn, de nombreux riverains et commerçants ont répondu à l'invitation de Marie Deroo, conseillère générale. L'élue a laissé à Cédric Ghesquières, le Monsieur voirie du département, et Amar Khiter, chef de projet, le soin de présenter ce chantier d'envergure.

 

Cet axe de communication majeur entre Roncq et Menin mêle à la fois habitat, campagne, et activité économique. Un chantier complexe. Confiés à l'entreprise Jean Lefebvre, les travaux sont prévus pour une durée de 8 mois. 2,8 km à aménager.

 

Les travaux de la RD, entre le giratoire de l'Europe à Roncq et le giratoire de la Palma à Menin, débuteront lundi. Le chantier se déroulera en trois phases. La première entre le giratoire de l'Europe et la rue du Parc s'achèvera mi-février. La seconde phase prendra le relais jusqu'au chemin de Loisel pour se terminer fin mai. La dernière partie jusqu'à la frontière belge est programmée entre juin et fin août.

 

Budget 1,7 million d'euros. « Ces travaux sont financés par le Conseil général, ce ne sont pas les Halluinois qui vont payer en plus... Les aménagements seront de qualité. On sera sur une route qui sera habitée », remarquait Marie Deroo, conseillère générale du canton, candidate à sa succession en mars prochain. « C'est tout de même le contribuable qui paye », pointait aimablement un riverain au milieu des nombreuses questions posées.

 

Place aux piétons et aux cyclistes. La route des plages sera remaniée dans son ensemble. La plateforme véhicule passera de 7,10 m actuellement à 6,50 m. L'idée étant de faire place aux modes de déplacement doux avec des itinéraires réservés aux piétons et aux cyclistes. Ces derniers profiteront d'espaces dédiés et végétalisés, sauf en zone urbaine, où les zones cyclables seront intégrées à la chaussée

 

Un carrefour à feux et un giratoire. Les principaux carrefours ont tous été repensés. Le croisement au niveau d'Intermarché sera équipé de feux tricolores. L'angle de l'avenue du stade comme celui de la route de Neuville seront également retravaillés pour plus de sécurité. Le croisement avec l'av. Marcel Vyncke conservera son régime de priorités mais pourrait à l'avenir passer en feux tricolores.

 

Enfin, un giratoire sera aménagé au niveau de la rue de la Rouge-Porte après la station Total. Point important : l'entrée d'agglomération sera positionnée au rond-point de l'Europe. Ce qui signifie une vitesse limitée à 50km/h. Les usagers ont huit mois pour se faire à l'idée !

 

(Archives, N.E., 17/11/2010).  

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:17

 

 

Dimanche 21 novembre 2010, près de 200 personnes danseront aux rythmes folks du trentième bal à maman (Moederbal) d'Halluin. Depuis quatre ans, ce rendez-vous a provoqué la naissance du festival Trek'n Folk qui réunit plusieurs milliers d'amoureux de la Bretagne et d'ailleurs. Tout cela, Rémy Le Mauff et ses amis en sont un peu pour quelque chose. Voici l'histoire.

Pour tenter de vaincre l'angoissante arrivée dans la métropole lilloise, au milieu des années 90, Rémi et sa femme Sonia courent vers l'amicale des Bretons du Nord, se réchauffer auprès des leurs. « Nous étions arrivés dans le Nord pour notre boulot, avec l'idée que l'on repartirait vite chez nous », confesse Rémi, vingt ans plus tard.

 

À l'amicale, celui qui a tenté l'entrée au conservatoire de Paris avec son violon, trouve des musiciens et monte, en 1995, le groupe Chal ha Dichal, soit Flux et reflux en Français.

 

Très vite, le groupe enchaîne les cafés et les scènes, joue à deux reprises à Lorient pour le Festival Interceltique, et sort des disques. Le créneau breton est assez nouveau dans la métropole lilloise et de fidèles danseurs suivent Chal ha Dichal partout. Ils ne sont pas en costume, mais s'amusent en ronde ou en couple, dans une ambiance très détendue.

 

En même temps, la culture bretonne chevillée au corps, Rémi et Sonia apprennent la langue « que l'État a détruite pendant deux cents ans », lâche l'intéressé. Le groupe verse une partie des recettes des concerts aux écoles Diwan pour l'apprentissage du breton.

 

Puis, la fin de cette aventure sonne : « Trop de membres du groupe sont partis pour pouvoir continuer, se souvient Rémi. Nous avons constitué une association du même nom pour garder la sono et avons partagé les instruments. » Le couple passe par Roubaix, puis rejoint Halluin où l'école du Sacré-Coeur autorise des musiciens à investir les locaux pour jouer entre eux, sans public.

 

Seulement, des oreilles traînent : « La municipalité est venue nous demander de participer à des manifestations comme les Allumoirs, la fête des voisins ou la fête de la musique. » Chal ha Dichal accepte mais ne s'y retrouve pas. Les musiciens ont besoin de voir un public danser.

 

Alors, un dimanche de février 2006, le premier Moederbal, bal à maman en néerlandais, voit le jour à la Ferme du Mont. Là, 170 personnes débarquent. Halluin en fête, association aujourd'hui disparue, aide et apprend à Chal ha Dichal l'organisation. Des groupes de copains assurent gratuitement le concert et seulement trois euros permettent de rentrer.

 

Depuis, 28 autres Moederbal ont, à chaque fois, attiré près de 200 personnes, des fidèles mais aussi des nouveaux avec des formations musicales qui changent. Souvent des amateurs, parfois des professionnels de cette musique folk.

 

Ce succès a donné à l'association l'envie d'un rendez-vous plus grand, plus fédérateur. En 2009, Remi et ses amis lancent Trek'n Folk, festival de trois jours à Halluin et Menin. Ils attirent 800 personnes le dernier soir pour un concert explosif assuré par Marc Perrone, Taraf Dekale, Forzh Penaos ou encore Kv Express.

 

La force de Rémi et des autres bâtisseurs est d'avoir aujourd'hui passé doucement le relais. Cécile, Violette, Sylvaine et d'autres perpétuent cet élan qui contribue au rayonnement d'Halluin.

 

Alors, Rémi se prend à rêver que cette culture folk se diffuse dans toute la ville et le long de la Lys, entre Belges et Français, pour que de toute la région l'on vienne danse le Galop nantais.

 

(Archives, VdN, 14/11/2010).  

 

La fièvre du dimanche

 

L'association Chal ha Dichal organisait dimanche après midi son dernier bal folk de l'année à la ferme du Mont Saint-Jean. Deux cents passionnés, venus de toute la région et de Belgique, étaient au rendez-vous.

 

Il est 15h. Bernadette et Elodie attendent patiemment le début de la fête. Ces deux amies venues d'Orchies et de Douai n'ont pas hésité à parcourir 60 km pour rejoindre la ferme du Mont Saint-Jean. Bernadette est encore novice. A 31 ans, elle découvre un nouvel univers. « J'ai vu un groupe folklorique à Orchies il y a trois semaines. L'ambiance m'a plu, ça m'a donné envie de continuer ». Son amie, Elodie, est plus expérimentée. « Je fréquente les bals folks depuis dix ans. C'est convivial et j'y rencontre de nouvelles personnes ».

 

Etienne Radenne acquiesce. Avec l'aide de bénévoles, le président de Chal ha Dichal prépare l'estrade et les tables de la salle. En cinq ans, son association a organisé trente Moederbal. Traduisez : « bal à maman ». « Le dimanche, il n'y a rien à faire. On invite les musiciens du secteur et on met cette salle à leur disposition. Chal ha Dichal organise cinq bals par an, plus un festival en janvier ».

 

En quelques années, la fréquentation a bien évolué. « Il y a eu un boom après 2005 mais depuis deux ans, le mouvement s'essouffle un peu ». Les musiciens aussi se raréfient : de plus en plus de groupes refusent d'assurer des concerts non rémunérés. « On pourrait payer les artistes si on augmentait le prix d'entrée. Mais ce n'est pas notre politique, on veut que les danseurs puissent venir en famille », explique Etienne Radenne.

 

Ce dimanche, avec 200 visiteurs, le succès est au rendez-vous. Valse, polka, bourrée et scottish... Les danseurs tournoient devant la scène, dans une ambiance décontractée. Impossible de rester immobile : chacun vous invite à rejoindre la piste. Cinq groupes se succèdent au cours de l'après-midi : Tribal Jâze, Embrio, Gan Ainm, Dicop et Ormuz. Les danses françaises et étrangères s'enchaînent. Par deux, en cercle ou en ligne, les danseurs aguerris transpirent, les débutants improvisent. « On fait semblant de connaître les pas », murmurent deux retraités.

 

Enfants, adolescents, pères de famille... Le Moderbal n'est pas réservé aux grands-parents. « La moyenne d'âge, c'est 35 ans », assure Pierre, un trentenaire passionné. « C'est un monde à part, plein de joie et de gentillesse. » Emeline, 20 ans, et Adrien, 22 ans, partagent cette opinion. Ces deux étudiants sont accros au bal folk : « C'est mieux qu'une boîte de nuit. On peut discuter sans hurler et les gens ne sont pas là pour draguer ». L'un des voisins décroche un sourire rêveur. « J'ai rencontré ma copine ici, dans cette salle. Je ne suis pas le premier à qui ça arrive. »

 

Côté nationalités, les Belges sont aussi nombreux que les Français. « Les prix de l'entrée et des boissons sont moins élevés qu'en Belgique », explique Dries. Ce Flamand n'a jamais manqué un Moederbal à Halluin. La plupart des participants sont des habitués, originaires de Bruxelles, Lille ou Calais. « Nous avons peu de danseurs de la vallée de la Lys », regrette Etienne Radenne. Pour susciter de nouvelles vocations, Chal ha Dichal propose des cours de danses folkloriques. Renseignements : moederbal.free.fr

 

L’association Chal ha Dichal

 

Les adhérents : 40 membres dont une dizaine de bénévoles actifs. Le groupe est à la recherche de nouveaux adhérents ;

 

L’origine : Dans les années 90, Chal ha Dichal était un groupe halluinois de musique bretonne. Les musiciens sont aujourd’hui séparés.

 

L’activité : L’association organise cinq bals folks par an à la ferme du Mont Saint-Jean, un festival « Trek’n Folk » en janvier, et propose des cours de dans les 2ème et 4ème jeudis du mois.

 

Le nom : Chal ha Dichal signifie en breton « flux et reflux ». Ses bals sont nommés « Moederbal » en flamand, alias « bal à maman « . Ce sont des fêtes familiales de 7 à 77 ans.

 

(Archives, N.E., 25/11/2010).  

 

 

Liens :  Le Trek'n-Folk Festival 2010 à Halluin et Menin (B).

 

L'Association Halluinoise de Claquettes Irlandaises... "Irish Tap Dancers".    

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 23:24

 

 

Le club de plongée d'Halluin organisait le 14 novembre 2010 sa journée portes ouvertes à la piscine. Créé voici une vingtaine d'années, le club (autrefois hébergé à Tourcoing) mobilise actuellement une cinquantaine d'adhérents autour d'une passion commune pour l'univers subaquatique. Si la plongée est bien un véritable sport, et nécessite un avis médical favorable, elle continue à séduire toutes les générations.

 

Jean-Michel Pini, l'un des moniteurs officiels du club, montre que c'est une discipline plus accessible qu'elle ne semble l'être : « La plongée enfants peut commencer dès 8 ans. Mais si on est curieux et de bonne condition physique, c'est toujours possible de commencer à 60 ans. On en voit même plonger au-delà de 80 ans ».

 

Le club délivre une formation qui permet d'aborder trois niveaux de qualification, en fonction des capacités d'autonomie du plongeur et de ses aptitudes à descendre en eaux profondes.

Le premier niveau nécessite la présence d'un accompagnateur et débute en piscine. Le deuxième niveau habilite à descendre seul jusqu'à 20 mètres de profondeur, et à plonger avec un accompagnateur jusqu'à 40 mètres. Enfin, le troisième niveau autorise à descendre jusque 60 mètres.

 

 

Ces règles très précises permettent donc aux plongeurs de s'évader en toute sécurité. Les moniteurs délivrent aussi des formations en secourisme. Pour les débutants, la piscine est le premier lieu de découverte du matériel et des règles de la plongée.

 

Le sens de cette journée est donc de proposer une première initiation sans risque. Une fois les premiers automatismes acquis, il deviendra envisageable de s'attaquer aux milieux naturels, dans des lacs, des carrières ou dans la mer pour, par exemple, explorer des épaves.

 

Et une fois par an, le club organise une sortie sur la côte méditerranéenne, sur des sites au nom évocateur : Porquerolles, Port-Cros... « Une récompense qui couronne tous les efforts de l'année », selon Stéphane Hélin, secrétaire du club de plongée.

 

(Archives, N.E., 15/11/2010).  

 

 

Un nouveau président…

 Le club de plongée a tenu dernièrement au CCAD son assemblée générale. David Castelain, président de l'association a décidé de passer le flambeau. Il est remplacé par David Mouradoglou.

David Castelain a décidé de quitter la présidence du club mais lui restera fidèle. « Vous pourrez toujours compter sur moi », promettait le président à l'assemblée. Cette année le club a beaucoup investi, avec l'achat de combinaisons pour les dames et des mono-palmes pour les enfants ainsi qu'une mallette pour l'analyse de l'air et l'entretien du matériel...

Après l'adoption du rapport moral et financier, le président a confirmé que les sorties en milieu naturel à Barges, près de Tournai et que la sortie à Bormes Les Mimosa dans un site exceptionnel, près de l'île du Levant avec cette année la visite le matin des épaves et l'après-midi, la roche. Au niveau des sorties pour les jeunes plongeurs, en milieu naturel, celles-ci ont lieu de juin à septembre et pour le niveau 1 d'avril à octobre.

Après la remise des diplômes, les membres ont procédé au renouvellement du conseil d'administration. Sont élus, David Mouradoglou, président, Jules Perez, vice-président, secrétaires, Nathalie et Stéphane Hellin, trésorière, Françoise Moyart, trésorier adjoint Dominique Devos.

Le premier adjoint Didier Delahousse a remercié le club pour la participation au triathlon tout en félicitant les moniteurs pour l'arrivée de jeunes. Le club de plongée créé en 2000, par M. Jean-Claude Courtens, compte 8 moniteurs pour 49 adhérents dont 11 enfants de 8 à 12 ans.

Utile : cours pour les jeunes à la piscine municipale le samedi de 13h à 14h. Possibilité de faire des baptêmes de plongée en dehors des portes ouvertes lors des entraînements adultes le mardi et le jeudi de 21h à 22h.

(Archives, N.E., 21/12/2010).  

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 08:24

 

 

Pendant ses vacances, Thomas Dutat , 28 ans, s'est frotté au circuit des Annapurna (chaîne de montagne du Népal). De retour à Halluin, il revient sur cette expérience qu'il renouvellera dès que possible. Témoignage.

 

C'était son premier trek et Thomas Dutat ne savait pas encore comment son corps allait réagir. Parcourir 230 kilomètres en 15 jours dans les montagnes du Népal n'a rien d'un parcours de santé. Ennemi numéro un de l'Halluinois qui habite à deux pas du « plat pays » : l'altitude.

 

De 800 mètres à Besisahar, point de départ du périple, à 5400 mètres au col de Thorung-la, point culminant. « Plus tu montes, plus ton coeur bat la chamade, résume-t-il. Il y a aussi les maux de tête ». Et ces chemins étroits, « à 2, 3 mètres du vide » où mieux vaut ne pas avoir le vertige. L'un des dix participants de l'expédition organisée par « Nouvelle frontières » a d'ailleurs dû renoncer. Épuisé par les kilomètres avalés et les levers à 6 heures du matin.

Thomas, bien préparé physiquement à l'image de sa participation au triathlon d'Halluin, a tenu le rythme. Souvent en tête du groupe, avec un ancien guide de haute montagne, « excellent marcheur ». La cadence est donnée par les sherpas, ces accompagnateurs chargés de porter les bagages et de cuisiner. « Ils nous disaient de ralentir, le risque c'est de perdre son énergie ». Le soir, il se couche lessivé « à 21 heures grand maximum ».

 

Ce qu'il a préféré : la rencontre avec les habitants. Mais aussi les « paysages magnifiques », sans oublier les expériences gustatives. « Le plat typique qui est le dal bath (riz aux lentilles). La viande de yak, comme du boeuf avec un goût plus prononcé ».

 

Des souvenirs pleins la tête donc pour celui qui n'est pas revenu les mains vides. Hiver oblige, le Nordiste a offert à sa maman et à sa petite amie une couverture et une écharpe... en poils de yak !

 

(Archives, N.E., 14/11/2010).

 

Liens :  L'Halluinoise Maud Ramaen de Retour de l'Himalaya.

 

L'Halluinoise Anne Dedeine au Grand Raid 2009 de la Réunion... 2ème de sa Catégorie !  

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:53

 

 

Originaire de Minsk en Biélorussie, Olga Malakhova, 41 ans, crée son restaurant de spécialités russes et slaves au 77 rue de Lille. La jeune femme rêve de partager la culture et le folklore de sa terre natale. Une table unique dans la métropole.

 

Chevelure blonde, jolis yeux bleus et taille mannequin... Elle a tout du charme slave. Et surtout un accent à rendre fou un régiment de cosaques. Native de Minsk en Biélorussie, Olga Malakhova vit en France depuis sept ans. « Je rêvais depuis toujours de découvrir Paris.  J'ai fait ce voyage avec ma fille. C'était magnifique. » Au hasard des visites et des pages de son guide touristique, elle rencontre Jean-Michel, originaire de Tourcoing.

 

Coup de foudre sous la Tour Eiffel. « Je ne parlais pas un mot de français. C'était très compliqué. Le premier mot qu'il m'a appris c'est : je t'aime ! » s'amuse la jeune femme. Le couple se retrouve quelques mois plus tard à Minsk : « C'était insupportable cette distance mais nous étions tous les deux très attachés à notre pays, à nos racines... », poursuit Olga alors gérante d'un restaurant dans la capitale biélorusse.

 

C'est sa fille, âgée de 13 ans à l'époque, qui finit par prendre le destin de sa maman en main. « Un jour, elle a préparé les valises et m'a dit : mais qu'est-ce qu'on fait encore ici ! » Yuliya est aujourd'hui âgée de 20 ans et poursuit des études de commerce.

 

« J'ai suivi des cours de français tout en travaillant dans la restauration avec l'idée d'ouvrir mon propre restaurant », explique Olga. Une aventure dans laquelle son mari est partie prenante : « Il s'occupe de tout l'administratif et des stocks. » Installé à Tourcoing, le couple a eu un coup de coeur pour Halluin.

 

« Je rêvais de m'installer à Lille, c'est une ville splendide. J'ai visité des tas de d'endroits mais c'était tellement cher et je perdais un temps fou à me garer. Ce que j'aime à Halluin c'est l'esprit village et la proximité avec la Belgique », poursuit la patronne.



Raviolis russes et Charlotka aux pommes


La Russie Blanche ouvrira ses portes le 23 novembre 2010 au 77 rue de Lille (anciennement Cap Saveurs) où Olga met sa dernière touche de vermillon au décor. Elle a fait appel à une amie, originaire de Géorgie, pour la cuisine. Olga l'avoue sans fard : elle n'a jamais été très copine avec les casseroles mais connaît parfaitement la gastronomie slave.

 

La carte est déclinée façon brasserie. Les hors-d'oeuvre à base de charcuterie -les zakouskis- dont raffolent les Russes donnent d'entrée la couleur. Tout comme le Kahachapuri géorgien, une tarte à base de fromage typique. Olga en a découvert une production confidentielle dans un monastère en Belgique !

 

Les Pelmenis, des raviolis frais à la viande, le Goulash, un ragoût de boeuf, ou encore le Goloubsti, du chou farci, figurent parmi les spécialités maison. Les anti-cholestérol choisiront les blinis au caviar rouge. Côté desserts, la Charlokta aux pommes serait une petite merveille...

 

Ouverture le 23 novembre. Ouvert tous les jours midi et soir. Fermé le lundi, mardi soir et mercredi soir. Tel : 09 51 95 43 76.

 

(Archives, N.E., 11/2010).

 

 

Seul restaurant russe de la métropole.

 

La cuisine russe a désormais son adresse dans la métropole : rue de Lille, à Halluin, où Olga Malakhova a ouvert, depuis bientôt trois mois, son restaurant.

De sa Biélorussie natale, Olga a emporté le charme slave : des perles bleues en guise de regard et un sens du contact à toute épreuve. Il suffit qu'un passant, intrigué, s'attarde devant le menu affiché en vitrine et elle vous plante là, pour tendre au curieux la carte de visite du restaurant et engager la conversation. « C'est comme ça, justifie-t-elle d'un délicieux accent, en revenant sur ses pas. Il faut que je me fasse connaître... »

 

Bientôt trois mois que cette jolie et grande blonde a ouvert son enseigne à Halluin, dans les anciens murs de Cap Saveurs. Et il est vrai que choisir Halluin comme épicentre de la cuisine slave tient du pari. Pas question, dès lors, de laisser passer une opportunité.

 

« Au début, c'est à Lille que je voulais m'installer, confirme la jeune femme de 41 ans. D'autant qu'il n'y plus aucun restaurant de cuisine russe là-bas.  » Mais le montant des loyers dans la capitale des Flandres l'en a vite dissuadée. « Et quand ce n'était pas les prix, c'était des travaux énormes ! »

 

Cela faisait plusieurs mois qu'elle cherchait où s'implanter quand une agence immobilière lui a proposé de visiter un local à Halluin. « Je ne connaissais la ville que de nom, reconnaît-elle. J'y passais, comme tout le monde, pour faire du shopping en Belgique ou me rendre à la piscine de Menin. » À sa grande surprise, c'est ici qu'elle a trouvé son bonheur : « un prix intéressant pour un restaurant déjà entièrement refait à neuf ».

 

Il n'y avait qu'à prendre possession des lieux. A l'effigie de la cathédrale de la Place Rouge et le décor était planté. « C'est vrai, ça manque encore un peu de rouge, regrette Olga dans son « uniforme » au chemisier fleuri et au tablier brodé. Mais peu à peu, j'en ajoute », la priorité restant l'assiette.

 

C'est un cuisinier géorgien qui est derrière les fourneaux, pour « une clientèle lilloise d'origine russe quelquefois, mais surtout des employés de bureaux du secteur ». Les plats les plus demandés ? La chouba, salade de légumes disposés en couches successives sur fond de harengs marinés le bortsch, soupe à base de betteraves, choux, carottes, oignons, pommes de terre, auxquels on ajoute de la viande les goloubtsi, feuilles de choux farcis à la viande... la carte met l'eau à la bouche.

 

Pour celle qui a travaillé dans un restaurant marcquois pendant trois ans, mais qui a tout appris de son métier à Minsk (où elle a été gérante d'un établissement pendant des années), ce petit resto est un rêve devenu réalité. Entourée de sa mère, de sa fille Yulya de 20 ans et de son époux français rencontré en 2004, Olga Malakhova a trouvé ici une nouvelle vie pleine de promesses. Au point de ne retourner en Biélorussie que tous les deux ans. « Ouvrir ma propre affaire là-bas ? Je n'aurais pas pu le faire. La nourriture y trop chère, la vie plus dure. »

 

La Russie Blanche, 77, rue de Lille à Halluin. Réservations au 09 51 95 43 76. Fermé le lundi, les mardi soir et mercredi soir. Ouvert le dimanche soir sur réservation.

 

(Archives, VdN, 12/2/2011).

 

   

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:39

 

 

 

En 2010, la région du Nord Pas-de-Calais reste marquée dans sa chair et sur ses terres par la guerre 14-18. Alors qu'on en célèbre le 62ème anniversaire de l'Armistice, le conseil régional dévoile quatre circuits pour se souvenir.

 

« À l'heure de la mondialisation, nous nous tournons à nouveau vers ces quatre années terribles où le sang a coulé, coulé, coulé... ». C'est par ces mots que Daniel Percheron, président du conseil régional, présente les nouveaux parcours baptisés « Les chemins de mémoires ».

 

La région ne s'en cache pas : avec ce nouveau circuit touristique - décliné en quatre itinéraires - elle espère attirer encore plus de touristes, et ce du monde entier, puisque les soldats qui ont combattu sur le sol nordiste pendant la Première Guerre mondiale venaient de France et d'Europe mais aussi d'Asie et d'Afrique.

 

En rouge : le front. À partir de fin 1914, les armées françaises et britanniques font face aux forces allemandes le long de cette ligne de 800 km allant de la côte belge aux Vosges. Dans la région, les traces de cette sanglante guerre d'usure sont encore visibles à travers des cimetières (français, du Commonwealth , allemand, tchécoslovaque, indien et chinois) et de nombreux mémoriaux, comme à Vimy.

 

En marron : la guerre de mouvement et la première occupation allemande. Malgré la résistance de l'armée belge, les Allemands franchissent la frontière, puis occupent les territoires conquis. Résistance, répression (monument aux fusillés lillois) et libération des territoires occupés (mémorial du Quesnoy aux libérateurs néo-zélandais) sont aussi au coeur de ce parcours.

 

En orange : le littoral, base arrière des armées alliées. À partir de 1916, Montreuil-sur-Mer devient le quartier général de l'armée britannique. La côte réceptionne les ravitaillements en provenance de l'empire et soigne les blessés dans de vastes complexes hospitaliers.

 

En vert : la reconstruction des territoires dévastés. On retrouve ici les rêves des élus et des architectes au lendemain d'une guerre destructrice. Arras a décidé de se reconstruire à l'identique. Bailleul a misé sur un style régionaliste traditionnel et un nouvel aménagement urbain. Cambrai et Lens se sont modernisées avec le style Art Déco.

 

Les nouvelles technologies au service de la mémoire. Outre les brochures papier disponibles dans les offices de tourisme, le comité régional de tourisme mise sur l'usage des nouvelles technologies pour développer ses chemins de mémoire. Sur Internet par exemple, (www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr) : avant de partir, vous avez la possibilité de repérer les sites, les restaurants, les hôtels... Et approfondir vos connaissances en revenant, sur des points précis.

 

Et si vous faites partie des 7 millions de Français qui possèdent un smartphone, il vous accompagnera au long de votre visite. Un site adapté aux téléphones mobiles (www.nordpasdecalais.mobi) propose les mêmes services que le site Web, plus la géolocalisation. En fonction de l'endroit où vous vous trouvez, on vous oriente vers d'autres visites.

 

(Archives, N.E., 11/11/2010).

 

Lien :   La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (39) Les Données Clés - Lieux de Mémoire - Cimetières...

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 17:52

 

 

Récemment, le conseil communautaire a accepté de modifier le PLU (plan local d'urbanisme) du site Gratry. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Sauf que le passage en zone constructible permet à Philippe Ruffin, propriétaire d'une partie des lieux de réaliser son ambitieux projet.

 

Il y a la cheminée industrielle haute de 35 mètres qui offrira une vue imprenable sur la Lys. La salle des métiers à tisser de 3000 m² dédiés aux toboggans, aux parcours d'obstacles, aux jeux gonflables... « La pièce principale, détaille Philippe Ruffin. À droite ce sera pour les petits, à gauche pour les grands. Il y aura au fond un endroit plus calme avec téléviseur et baby-foot ». Juste à côté, l'autre atelier accueillera des terrains de sport. Dehors, les 4000 m² d'espaces verts seront eux aussi dédiés aux jeux.



Le passé industriel en valeur

Quelques jours après la modification du PLU, Philippe Ruffin peut enfin parler de son projet avec plus de sérénité. Un soulagement. « J'ai parfois pensé à arrêter. Mais quand je voyais mon fils le matin, je me disais "je ne lâcherai rien" ». Si le Roncquois va au bout de ses idées, c'est bien pour Augustin, son garçon âgé de 11 ans touché par le handicap. Mais aussi suite à une tumeur qui a changé son regard sur la vie.

 

C'était en 1999. Philippe Ruffin exerçait alors le métier de coiffeur depuis 30 ans. « J'ai dû arrêter. Mon fils est né, on a découvert son handicap quand il avait deux ans. Je me suis dit "je vais m'occuper de lui" ». Très vite, ce basketteur passionné constate que les activités sportives font un bien fou à son fils. D'où cette idée de parc qui aurait double fonction : lieu d'amusement et d'approche thérapeutique pour les kinésithérapeutes ou les psychomotriciens.

 

En 2005, après deux années de recherche, le Roncquois se lance. Il achète pour 500 000 E les anciens bâtiments de Gratry, au 12 rue de la Lys. L'endroit lui rappelle des souvenirs. « Mes copains travaillaient ici. C'est là que j'allais les chercher pour aller en boite de nuit ! ».

 

Surtout, il répond à ses attentes, à son projet mûrement réfléchi, mille fois étudié. Autour des deux espaces de jeux, une dizaine de cellules qu'il souhaiterait louer à des professionnels de la santé. L'idée ? Utiliser les structures à des fins thérapeutiques quand le parc sera fermé au public les jours de classe.

 

Philippe Ruffin imagine aussi un restaurateur ou pourquoi pas un brocanteur. Une crèche est également dans ses plans. Aussi, un animateur organisera des tournois et créera du lien entre parents et enfants afin « de donner de la valeur à la famille ». Si vous n'êtes pas convaincu par cette pléiade d'activités, ajoutons que des ateliers menuiserie ou poterie seront mis en place. Le tout en prenant soin du patrimoine. « Une chaufferie sur trois a été gardée, elle sera mise en valeur. »

 

Mais Philippe Ruffin, n'est pas au bout des démarches. Après l'enquête publique, il pourra seulement entamer les travaux. Dans le meilleur des cas, la structure ouvrira ses portes dans deux ans. Sans brûler les étapes : la pièce principale d'abord, les autres ensuite, à condition que le succès soit au rendez-vous.

 

Si le projet se réalise, le futur maître des lieux réputé pour jouer collectif le garantit : ce ne sera pas « une boîte à chaussures où on met les enfants et ils se débrouillent ». Plutôt un petit paradis où la nature, le passé et les hommes vivront en harmonie.

 

(Archives, N.E., 12/11/2010).

 

Parc de loisirs, rue de la Lys…

 

Depuis l'annonce d'un parc de loisirs dans l'ancien site Gratry, il s'est écoulé deux ans. Soit l'attente d'un vote de la communauté urbaine qui est finalement intervenu vendredi, pour le plus grand bonheur de Philippe Ruffin.

 

Si Philippe Ruffin n'était pas réveillé chaque matin par son petit Augustin, 11 ans et atteint d'une maladie mentale, il aurait lâché depuis longtemps son projet de parc de loisirs à Halluin.

La maladie de son fils lui donne des forces pour aller au bout de son idée qui a connu, vendredi, une avancée considérable.

 

La communauté urbaine a voté la modification du plan d'occupation des sols du terrain acheté en mars 2008 par P. Ruffin au sein de l'ancienne usine Gratry. Sans cette modification, rien n'était possible. À présent, une étude publique va être diligentée. Elle durera au moins six mois pour permettre aux riverains de donner leur avis sur ce futur parc qui ne devrait pas ouvrir avant un an.

 

« Je veux que ce parc soit un outil de travail avec des jeux et de très nombreuses activités comme l'on peut trouver chez Kidzy ou Taho & Lina, mais avec également un lieu d'accueil pour les crèches ou garderies privées ou publiques, un pôle médical et paramédical pour que des professionnels puissent venir avec des enfants handicapés, des artisans qui sont en recherche d'un lieu pour montrer leurs produits... » Philippe Ruffin porte seul cette aventure.

 

Il a vendu sa maison, son salon de coiffure, pour pouvoir acheter les bâtiments 500 000 euros, réussissant à obtenir sans augmentation du prix d'autres locaux vers la Lys et un espace vert de 4 000 m² : « Je voulais un endroit où l'on puisse développer des activités extérieures et ne pas rester enfermé les beaux jours. »

 

Pour l'ancien coiffeur, il ne s'agit pas tellement de monter une affaire juteuse, mais plutôt de créer l'outil dont il rêve pour son fils depuis qu'il a pris connaissance de sa maladie : « Je me suis rendu compte du peu de structures pour qu'un enfant comme lui se développe. Alors, pour répondre à une demande très forte de parents, j'ai pensé à ce parc », explique P. Ruffin, qui préside l'association tourquennoise Tremplin sport adapté, pour permettre la pratique d'un sport malgré un handicap.

 

Il y a deux ans, lors de l'annonce du projet, de très nombreux partenaires s'étaient rapprochés de Philippe mais l'attente a freiné les ardeurs. Aujourd'hui que le parc a la possibilité concrète de fonctionner, le réseau devrait se former à nouveau. Ce n'est pas la place qui manque, reste à Philippe Ruffin de bien délimiter le périmètre de son concept pour qu'il parvienne à répondre à son ambition de loisirs et d'aide au développement de chaque enfant.

 

Parc Pinocchio…

 

 

Le futur parc de loisirs devrait prendre le nom de Pinocchio. ... Explication de Philippe Ruffin, 53 ans, qui porte le projet : « Pinocchio est le fruit d'une réflexion avec des 8-12 ans et je l'ai choisi, car cela parle d'un artisan qui a créé un enfant un peu handicapé, manipulé par tous et qui trouve la raison et devient un enfant comme tout le monde ».

 

Depuis 1999, lors de la naissance d'Augustin, la vie de Philippe et son épouse a basculé : « J'avais un salon de coiffure mais je rentrais chaque soir en pleurant, car à la suite de problèmes de santé, j'ai perdu une oreille et la relation avec la clientèle a radicalement changé. » L'homme s'arrête et réfléchit. Arrive, alors, la découverte du handicap mental de son fils et Philippe choisit de rester avec lui. À force de chercher des structures pour Augustin, il conçoit l'idée d'un parc de loisirs adapté.

 

Philippe vend son salon, après trente années de coiffure, et sa maison, monte une société civile immobilière et cherche dans toute la métropole un bâtiment, ayant refusé de faire construire à cause du coût.

 

« Je ne savais pas que cela mettrait autant de temps », lâche, toujours souriant, Philippe. Alors qu'il achète les locaux à Gratry, il doit encore attendre, se trouvant dans une situation financière compliquée. Mais l'homme a une ressource incroyable.

 

Il fait des petits boulots, puis décroche un poste dans une école pour aider un enfant handicapé. Il vient également de louer à la ville une partie de bureaux, et il a vendu à la communauté urbaine l'un des bâtiments de son site de deux hectares dont il n'avait pas besoin. Une vente qui lui permettra de lancer des travaux pour son parc.

 

(Archives, VdN, 11/11/2010).  

 

Lien :       Le Tissage Jules Gratry à Halluin... Historique 1854 - 2010.  

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:11

 

 

L’association des seniors halluinois organisait en mars 2007 un rendez-vous sur le thème 39-45 à Halluin. Il était présenté et animé par le président historien local, Roland Verkindère avec la collaboration des vidéastes de Cinélys.

 

Cette thématique intéressante, bien présente dans l’esprit des uns et des autres, a été développée par plusieurs intervenants locaux bien connus. Le déroulement de la réunion s’est déroulé en six étapes chronologiques.

 

1ère étape : la préparation de la défense à la frontière, par la construction d’une ligne de fortins qui a débuté en 1937, de la Rouge Porte à la route du Dronckaert, on peut encore les découvrir.

 

Ils ont été occupés par les troupes du Génie et du 43e RI. A côté de ces fortins de profonds fossés antichars ont été creusés, ce qui gênait considérablement les cultivateurs pour pouvoir accéder à leurs champs.

 

2ème étape : la déclaration de la guerre et ses conséquences, la mobilisation générale. La présence des troupes, la fermeture de la frontière. Le gouvernement français de Vichy nomme Gaston Petit pour la délégation spéciale municipale nommée par le préfet, suite à la suppression du conseil municipal. Il sera remplacé par M. Wanquet.

 

Cette délégation se poursuivra jusqu’en 1945 pour avoir un conseil municipal élu avec un secrétaire général, Stéphane Dubled. Le receveur de la TP est M. Penasse que l’on connaît bien sur ses aspects patriotiques.

 

3ème étape : la drôle de guerre de septembre 39 à mai 40, avec l’arrivée des troupes alliées à Halluin. C’est aussi les permissions des personnes mobilisées.

 

4ème étape : l’arrivée des troupes allemandes, l’invasion de la Belgique (Gembloux) et les réfugiés belges. Le passage des prisonniers français, les évacuations, la fuite vers le sud. Un comité de guerre est constitué à Halluin. Il s’efforcera de veiller à l’approvisionnement bien difficile de la population.

 

André Lescroart, ancien cultivateur implanté chemin de Péruweltz, se souvient qu’en mai 40, une batterie anglaise s’est installée près de son exploitation, et les officiers anglais lui avaient demandé de déménager au plus vite. Cette même batterie est revenue en 44 pour récupérer une moto oubliée.

 

Alfred Simono, se souvient comme si c’était hier d’avoir évacué à pied avec son ami le Docteur Dubled vers Eblinghem, puis à vélo pour une seconde étape sur Neuville sous Montreuil. Ils subirent plusieurs mitraillages. Des « Stoka », c’était épouvantable, au bout de 15 jours, ils devaient prendre la direction du sud vers Biarritz, mais ils restèrent bloqués à Neuville sous Montreuil. Les Allemands étaient déjà là.

 

Michel Onraed, confirme une sacrée débandade en 40 sur la commune. Il n’y a plus de police, plus de gendarmerie, il ne reste qu’un boulanger qui ne distribuait qu’un seul pain pare famille.

 

5ème étape : les quatre années d’occupation de juin 40 à la fin août 44. Le rationnement est instauré avec les tickets, les activités économiques ralentissent, le STO s’installe avec les réfractaires. Certains déportés ne reviendront jamais.

 

René Dewulf a vu l’arrivée des tanks canadiens et prendre la direction de la Hollande. Résistance et la Libération avec le retour des prisonniers bien souvent malades, qui retrouvent leurs familles après trois ou cinq ans d’absence.

 

Jean-Marie Gevaert évoque l’arrivée des Anglais le jour de la Libération et leurs chenillettes garées dans la rue de Lille, bloquées avec les ponts qui avaient sauté. Alfred Simono souligne que la période de la Libération a été très historique et à la fois douloureuse. Bon nombre de rues portent les noms des résistants tués au cours des combats.

 

6ème étape : la période de septembre 44 à avril 45 a vu la 1ère élection municipale avec le vote des femmes, après la délégation municipale d’union, et il fallait relancer l’industrie locale avec toutes les difficultés de l’époque.

 

(Archives, N.E., 28/3/2007).  

 

 

Liens : La Mémoire Halluinoise (11) Se Nourrir à Halluin... Pénurie et Abondance.

 

La Mémoire Halluinoise (10) Se Loger à Halluin : Hier, Aujourd'hui et Demain.

 

La Mémoire Halluinoise (9) Les Vagues d'Immigration...

 

La Mémoire Halluinoise (8) 1er Bilan, une Enquête et un DVD...

 

La Mémoire Halluinoise (7) Les Congés, Vacances, Sports, Loisirs... Retour en Arrière.

 

La Mémoire Halluinoise (6) La Médecine Autrefois...

 

La Mémoire Halluinoise (5) Jardins, Parcs et Vie Agricole.

 

La Mémoire Halluinoise (4) Souvenirs de bancs d'école...

 

La Mémoire Halluinoise (3) Mémoire de Frontaliers.

 

La Mémoire Halluinoise (2) Cafés, bistrots, brasseries et estaminets d'antan.

 

La Mémoire Halluinoise (1) L'Estaminet de la Mémoire Halluinoise... Historique.   

 

Les Seniors Halluinois Filment l'Histoire de la Cité.    

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:06

 

 

L’association des seniors halluinois organisait, en Février 2007, un rendez-vous sur le thème : « Se nourrir à Halluin, des temps de pénurie aux moments d’abondance », sujet présenté et animé par l’historien local Roland Verkindère.

 

Trois chapitres ont été abordés et développés avec plusieurs interventions spontanées très riches en anecdotes, et particulièrement avec MM Dochy, Vuylstecke, Berland et Dewulf, anciens commerçants.

 

La nourriture traditionnelle et son évolution

 

Les interventions de Roger Vuylstecke ont été très intéressantes sur l’histoire et l’évolution de la boucherie à Halluin. Ayant débuté à 14 ans dans le commerce de son père, il a appris le métier sur le tas, il faisait alors le portage du Mont au Colbras.

 

Il se souvient qu’avant guerre, il y avait vingt-six bouchers, à ce jour il n’y en a plus que quatre… (2 en 2010 !). L’implantation des supérettes et grandes surfaces n’a rien arrangé à la disparition rapide des petits commerces de proximité dans nos divers quartiers avec, en prime, les contraintes sanitaires européennes draconiennes en vigueur.

 

Il se rappelle que le jeudi il fabriquait des kilos de saucisses et de hachis. Le samedi c’était la grosse vente avec le pot au feu qui était une des premières ventes du magasin. On commença à vendre de la volaille dans les années 60. Les cafés dineurs commencent à s’implanter un peu partout. L’essor des banques a vu le jour.

 

Laura et René Dewulf, anciens tenanciers du « Repos » anciennement « Chez Germaine », rue de Mouscron à Menin (B) ont tenu plus de trente-cinq ans le café dîneur, créé par la maman de Laura, veuve de guerre.

 

Elle débuta en faisant de la soupe pour des ateliers nouvellement implantés aux baraques (Menin). Le commerce se développa très vite et évolua vers des repas complets avec des légumes frais. Laura s’en souvient comme si c’était hier, des cent kilos de pommes de terre épluchés pour les frites chaque midi, avec les vingt-cinq kilos de chicon pour faire la salade en plus des trois bacs de salade ‘scarole ».

 

Il y avait cent vingt à cent quarante dîneurs par jour. La maison était très renommée pour la fraîcheur des produits. On devait refuser du monde ! Les propriétaires sont en retraite depuis 1988, mais ils évoquent leurs souvenirs professionnels avec une certaine nostalgie des bonnes années passées derrière le fourneau, et auprès de la fidèle clientèle.

 

La nourriture dans les temps de pénurie

 

De 1939 à 1947 les commerces ne sont pas très bien approvisionnés. Le rationnement et les tickets s’installent. Le « boulitch » au lait battu devient le plat du moment très apprécié en cette période austère. Les élevages familiaux se développent avec l’implantation des clapiers et poulaillers, la moindre parcelle de jardin est exploitée.

 

De 1940 à 1944, Halluin comptait 14 000 habitants et les champs étaient vastes par rapport à aujourd’hui. Cette période de pénurie a vu l’arrivée du marché noir à Halluin avec le troc et les échanges de marchandises pour ceux qui avaient les moyens.

 

Les activités de solidarité se développèrent également, dont la soupe populaire et les cantines municipales avec l’aide de la Croix Rouge.

 

M. Dochy, boulanger, avait 11 ans à l’époque de la dernière guerre. Il a évoqué l’évolution du pain rond de 1500 grammes vers les pains longs, et de la baguette à la ficelle. La farine de maïs n’était pas toujours de première qualité pour fabriquer le bon pain. Il a fallu quelques années pour avoir du bon blé et faire de la qualité boulangère.

 

Les repas de fêtes

 

Au moment  de la ducasse on cuisinait le lapin, c’était sacré. Le verre de vin blanc était servi en apéritif. Il n’était pas rare de voir au menu également de la langue de bœuf pour une réunion familiale avec le célèbre carré de gâteau en dessert, le « Tom pouce ».

 

Le « pâté patate » traditionnel fait encore les beaux jours dans la vie associative locale, comme le « Pierrot ». Ces deux spécialités typiques à notre région amènent la convivialité et la bonne humeur.

 

Aujourd’hui les jeunes découvrent et se rééduquent au goût des saveurs faisant parti du folklore des Flandres.

 

(Archives, N.E. 23/2/2007).

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:51

 

 

En Janvier 2007, l’Association des Seniors Halluinois organisait un rendez-vous sur le thème « Se loger à Halluin hier et aujourd’hui », présente et animé par l’historien local Roland Verkindère, avec la collaboration des vidéastes de Cinélys.

 

Cette thématique a été développée avec plusieurs interventions riches en histoire à partir de 1800 où la commune n’était à l’époque qu’un bourg rural disloqué et démembré. En 1848 on dénombrait 1004 logements dont 580 étaient regroupés au bourg, situés au tour de l’église Saint-Hilaire, et dans le bas de la rue de Lille.

 

De 1850 à 1870, c’est la périodes des immigrants flamands qui arrivent en masse et se regroupent dans des maisons ateliers, les rangées de maisons ouvrières, les courées. Certaines ont conservé leur appellation d’origine : cour Beyls, Dewyn, Porchet, Devos…

 

A partir de 1870, on assite à la construction des maisons bourgeoises et à l’émergence de la classe moyenne, la construction de bâtiments industriels, l’évolution des quartiers ouvriers.

 

En 1900, Halluin devient une cité industrielle et Menin (B) prend le relais pour l’habitat. Développement des « Baraques » et la rue de Mouscron, de nombreux commerces

apparaissent. La Grande guerre a laissé des séquelles le long de la rue des Ecoles. Des maisons n’ont plus de fenêtres et leurs toitures sont endommagées.

 

Après 1945/47, on voit surgir les cités-jardins du CIL qui prennent place dans l’espace rural. La transformation des courées, l’occupation des friches industrielles par de nouvelles formes d’habitat, dont des appartements à la place des anciennes usines (Defretin, Demeestère, Sion), les résidences Brel, Pompidou, du Manoir.

 

M. Etienne Carème de Notre Logis a retracé toutes les étapes du développement en 1970 du Colbras, Résidence Bouvier. C’est la création d’une véritable mixité de l’habitation. 1980 a amorcé la restauration du parc ancien, 300 logements sont encore en projet à ce jour sur la commune.

 

(Archives, N.E., 27/1/2007).

 

Le logement halluinois raconté en 2010…

 

Ce vendredi 29 octobre 2010, l'Association des Seniors Halluinois a organisé une rencontre autour de la mémoire, animée par Roland Verkindère, vendredi après-midi à l'Estaminet du Moulin. Le thème du jour : se loger à Halluin, hier, aujourd'hui, demain...

 

Une vingtaine de personnes se sont réunies autour d'un café pour évoquer l'évolution des logements à Halluin depuis 5 ou 6 générations. Animée par Roland Verkindère, ancien président de l'association, l'après-midi a commencé par un historique de la démographie de la ville et de l'évolution des habitations.

 

On apprend ainsi que pour répondre au développement industriel, il y a eu au début du XXe siècle une poussée anarchique d'habitations modestes à Halluin, entraînant donc des conséquences pour la population : cohabitation, inconfort, insalubrité.

 

Les anciens ont ensuite été invités à témoigner de leur vécu. Solange se souvient : « Quand j'étais petite, ma tante vivait dans une courée qui donnait sur la rue Henri-Barbusse. Elle était composée d'une dizaine de maisons. Chaque maisonnette comprenait deux pièces en bas et deux pièces à l'étage. Il n'y avait pas d'eau courante, juste une pompe dans la cour pour tous les logements et tous les habitants devaient se partager deux toilettes, situés à l'extérieur ce qui n'était pas drôle en hiver ».

 

A l'époque, souligne l'Hallluinoise : « je ne me rendais pas compte de l'insalubrité qui régnait là-bas. Mais je me souviens que tout le monde s'entraidait ! ».Cette après-midi s'inscrit dans la logique d'un travail de mémoire organisé depuis quelques années par l'association, le but étant de recueillir des témoignages sur la vie à Halluin depuis des générations.

 

Un DVD sera réalisé à la suite de cet évènement par l'association Cinélys d'Halluin, qui a filmé toute l'après-midi.

 

(Archives, N.E., 3/11/2010).

 

7300 résidences principales en 2010

 

La dernière session de l'Estaminet de la mémoire, sur le thème « Se loger à Halluin hier, aujourd'hui, demain », a rassemblé son public habituel à l'estaminet du moulin, vendredi après-midi, 29 Octobre 2010.

 

C'est un Roland Verkindère en pleine forme qui a dirigé cet atelier, n'ayant rien perdu de sa verve, emporté par la chaleur de l'animation. Ce thème rentre dans la droite ligne du travail effectué par l'Association des seniors halluinois, concernant le logement des aînés.

 

« Notre objectif, comme toujours à l'estaminet, devient plus une collecte de témoignages anciens et plus récents, sur l'évolution des logements, de la population la ville, des années 800 à nos jours ». L'orateur a dressé une échelle qui part de l'époque de Jeanne d'Arc jusqu'à nos jours.

 

En 1440, Halluin comptait 300 habitants pour 56 feux, arrivant en 1549 à 1 625 habitants pour 325 feux en 1846, 5 400 habitants pour mille maisons en 1901, 16 600 habitants pour 3 426 maisons et enfin de nos jours, 20 000 environ pour 7 300 logements.

 

« Halluin cité industrielle, s'intègre dans un développement important au sein d'une métropole. Pour répondre au développement industriel, une poussée anarchique d'habitations modestes sur une trame du bourg rural à la frontière, avec des écarts sur la rive droite de la Lys, au nord du Ferrain. »

 

Avec les conséquences vécues ou évoquées par les anciens : cohabitation, inconfort, insalubrité en fort contraste avec les maisons bourgeoises. Tout cela suivi par des vagues d'améliorations : plan d'alignement, d'aménagements individuels et collectifs, courées, rangées, cités, pavillons... Soutenu par une uniformité sur un fond de solidarité qui dépasse les sensibilités religieuses ou politiques.

 

Avec une arrivée de maison de la loi Loucheur en 1928, le CIL après la guerre et Notre Logis dans les années 50-54. Une délégation de Notre Logis s'était rendue en Angleterre, à l'époque pour étudier le développement des maisons et jardins.

 

Actuellement, le vent vient des Pays-Bas avec un récent voyage d'étude sur les éco-quartiers. « Sûr que le sujet est vaste, note Roland Verkindère , mais il faut noter que la ville d'Halluin traverse une grande mutation urbanistique, afin d'avancer à grand pas vers l'avenir, au sein de la métropole, avant de se faire englober dans une mégapole, qui le saura ? »

 

(Archives, 3/11/2010).

 

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Les Amis de l"Orgue Halluin : orgue-halluin.123.fr

Propriété "Le Manoir aux loups" Mont d'Halluin : parcmanoirauxloups.com
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