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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
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La Libération d'Halluin en Septembre 1944.

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marins.halluin.neuf.fr

1 volet sur l'Afghanistan et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre du Vietnam

(1963 - 1975

 


4 volets concernant les évènements

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(1954 - 1962)

et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre d'Indochine
(1946 -1954)

et Halluin

1 volet sur Les Colonies et Halluin

2 volets concernant les évènements

de la Guerre 1870 - 1871

et Halluin


2 volets concernant les évènements

des Guerres de Crimée (1854 -1856)
 d'Italie (1859)

et Halluin

Trois Grognards Halluinois de l'Empire,
Historique Militaire.

 

 

11 volets concernant l'Histoire

d'HALLUIN de 1850 à 2000.

 

 

Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

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Elections Municipales d’Halluin depuis 1789, et diverses depuis 2000.

 

(1789 à 1957) brandodean.over-blog.org/article-5718533.html

 

(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

(Mars 2008 à ce jour) brandodean.over-blog.org/article-18082602.html  


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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 07:21

 

 

Hervé Delcourt, 35 ans, porteur de journaux, nous emmène pour sa tournée. Au pas de course. Dur de me séparer de mon oreiller à 3 h du matin. La routine pour Hervé Delcourt, 35 ans, carrure de sportif et concentré de bonne humeur. « Vous avez vos baskets ? » me demande le gaillard remonté comme un coucou dopé à la vitamine C. Je me surprends bêtement à regarder mes pieds, des fois que je serais venue en pantoufle comme dans mes cauchemars ! Tout va bien. La nuit ronronne sous le grand ballet des étoiles. Il est 3 h 45 au dépôt de presse, route de Linselles.

 

Hervé fait partie des quinze colporteurs de presse qui déposent quotidiennement les journaux chez les abonnés de la Vallée de la Lys. Tous les matins, c'est le même rituel. Chacun guette l'arrivée des journaux.

Avec des yeux plus ou moins endormis. Le livreur qui vient de la Pilaterie, à Villeneuve d'Ascq, est attendu comme le messie. « S'il y a de la casse sur les rotatives, les journaux arrivent plus tard forcément et les clients n'aiment pas ça », explique Jérémy Delsalle, le dépositaire de presse.

En deux temps-trois mouvements, plus de 5 000 journaux, Nord éclair et Voix du Nord, chauds comme des croissants, sont répartis entre les porteurs. Chacun a sa place sur les tables et ses petites manies pour plier les journaux. Pas le temps de commenter l'actualité du jour.

La course contre la montre peut commencer pour Hervé : 300 journaux à livrer dans Roncq centre. « Habituellement, j'assure ma tournée en scooter, je vais beaucoup plus vite parce que je peux me faufiler partout. » 4 h 35, nous voilà partis. Hervé a son circuit bien rodé entre le centre et les Chats-Huants. Ce Tourquennois connaît Roncq comme sa poche. Il exerce l'activité de colporteur depuis deux ans et demi. « J'étais déménageur mais mon dos me faisait trop souffrir. »

Porteur de journaux... Un job solitaire. À quoi pense Hervé quand il arpente les rues endormies ? Allez savoir. Papa de cinq enfants, il est président du club de foot du Brun Pain. Et supporter de l'OM. La mascotte des footballeurs marseillais se trémousse sur le rétroviseur. La débâcle des Bleus lui a mis le coeur à l'envers : « C'est dommage pour l'image que ça donne aux jeunes. »

Son record : 160 canards à l'heure !

Hervé saute de sa voiture. Disparaît en petites foulées. Revient. Redémarre. S'arrête à nouveau. C'est comme ça tous les jours de l'année. Par tous les temps. « L'hiver, c'est très dur. Quand les routes sont gelées, il faut prendre son courage à deux mains. Mais on s'y fait. » La valse des boîtes aux lettres se poursuit. Des petites, des grandes, toutes différentes. On s'amuse à deviner des vies derrière chacune d'entre elles.

« J'ai appris que cette dame était tombée, je lui glisse son journal dans la poignée de sa porte, c'est plus facile pour elle... Ici, le monsieur a de la difficulté à marcher, je lui monte son journal. Quand je peux rendre service, je le fais. Il nous arrive d'être attendus avec le café mais on n'a pas le temps ! »

 Il y a les bons jours et les mauvais : « Les gens attendent leur journal. C'est frappant. Quand ils ne l'ont pas à l'heure, ça rouspète... Ils ne comprennent pas toujours que le retard n'est pas de notre fait. Et puis on ne peut pas livrer tout le monde en même temps. J'essaie de commencer par ceux qui travaillent. » Bientôt 6 h. Direction les Chats-Huants. « Regardez ce magnifique lever de soleil. C'est ma récompense », sourit Hervé.
Son petit défi, c'est de terminer son portage pour 7 h.

Son record : 160 journaux en une heure ! Un vrai marathon pour cet homme qui, outre sa mémoire d'éléphant, est doué d'un redoutable sens de l'orientation. « Tout est sur mon petit calepin mais j'ai toutes les adresses en tête. Certains clients prennent le journal tous les jours, d'autres deux ou trois jours par semaine, il faut retenir... La hantise, c'est d'oublier quelqu'un », explique Hervé qui se fait parfois accompagner par sa fille. Justine, 11 ans, ne rechigne pas à se lever en même temps que son père. C'est du bonus pour sa tirelire. Le job d'Hervé ne s'arrête pas là. Il tient un livre de bord, assure les encaissements et démarche des clients potentiels.

Certains abonnés reçoivent leur journal à la volée. C'est le cas de David, employé aux espaces verts de la Ville, affairé depuis 5 h à l'arrosage des massifs : « On a notre petit code. Quand il n'est pas chez lui, je m'arrange pour lui déposer son journal en route. Cet homme, c'est mon baromètre. Il me dit toujours la météo et ne se trompe jamais. Je sais si je dois prévoir mon imper pour la tournée du lendemain. » Il est 7 h. La ville se réveille dans la langueur estivale. Les commerces ouvrent doucement leurs rideaux. Mission accomplie pour Hervé. Il peut enfin savourer son journal.

Vendeur-colporteur de presse : « Un métier difficile mais valorisant »

On recense environ 20 000 vendeurs-colporteurs de presse en France. Un métier ancien et au statut particulier. Cette activité s'exerce en nom propre et de façon indépendante pour le compte d'un dépositaire ou d'un éditeur.

Jérémy Delsalle, dépositaire de la presse quotidienne régionale à Halluin, travaille avec quinze colporteurs de presse. Ils rayonnent sur Halluin, Roncq, Comines, Linselles, Bousbecque et Wervicq-Sud pour un volume global de 5 000 à 6 000 journaux par jour.

L'activité constitue le plus souvent un complément de revenus mais peut aussi, pour des grosses tournées, assurer un salaire convenable. Les vendeurs-colporteurs perçoivent un intéressement d'environ 15 % sur le prix du journal. Les rémunérations peuvent varier de 300 à 1 500 E pour une mission à honorer sept jours sur sept et toute l'année.

Franck Vandorpe est colporteur, une activité qu'il cumule depuis un an avec son métier de chef-cuisinier dans un restaurant de Linselles : « J'ai ouvert une poissonnerie à Halluin il y a quelques années mais j'ai fait faillite, je dois rembourser mes dettes. Un beau jour, j'ai vu une annonce en lisant le journal, je me suis dit pourquoi pas proposer mes services. Je travaille 90 heures par semaine mais je n'ai pas le choix. Et puis l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, paraît-il ! » Priscille et Jacques Descheerver exercent depuis huit ans. En couple. À respectivement 55 et 62 ans, ils sillonnent les rues de Linselles dès potron-minet.

« Il y a une certaine part d'insécurité la nuit. C'est pour cela que nous avons choisi d'assumer cette tournée ensemble. On ne se marche pas sur les pieds pour autant », sourit Jacques en mari protecteur. À 27 ans, Maxime Guzik vient de Tourcoing chaque matin pour assurer sa tournée avant de commencer sa journée de travail. Dans la vie, ce Tourquennois est chef d'équipe dans une entreprise de couverture à Roncq.

 

« Ma compagne élève notre enfant, ce job est un complément. C'est sûr, je ne fais jamais la grasse matinée mais j'ai découvert un univers que je ne connaissais pas. C'est un boulot difficile mais valorisant. J'aime beaucoup le contact avec les lecteurs. » Chacun vit l'activité différemment mais tous partagent la même hantise : la panne de réveil.

 

Renseignements et candidatures : M. Delsalle, 822 route de Linselles, 59250 Halluin. Tél : 03.20.03.69.60 ou 06.30.03.33.76.

 

(Archives, N.E., 11/7/2010). 

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 15:35

 

Kalyss écrit cet été un nouvel opus, à mi-chemin entre l'électro et la pop. Le chanteur-compositeur d'Halluin utilise internet pour trouver les financements nécessaires à la production de son album. Tous les Halluinois peuvent participer au projet.

Lunettes noires et barbe fine. Sur scène, il se fait appeler Kalyss. Dans le civil, il redevient Pascal Sicard, père de famille et accompagnateur de nuit pour personnes handicapées. Ce chanteur-compositeur originaire de Toulon vit à Halluin depuis 2002. À 39 ans, il a déjà autoproduit deux albums : Spirit of dreams en 2004 et Human technology en 2007.

Pas question de s'arrêter en si bon chemin. Depuis un an, Pascal Sicard travaille en solo à l'écriture d'un nouvel opus. Un CD d'une dizaine de titres, « à tendance pop-rock irlandais ou électro zen ». Le nom de l'album reste à définir, mais quelques démos (Z'Haine, Délice, Sometimes...) peuvent être écoutées sur internet.

Pour enregistrer un album, le talent et les idées ne suffisent pas. Pascal Sicard a aussi besoin de « beaucoup » d'argent. Où trouver les financements ? L'artiste ne veut plus entendre parler des grandes maisons de production. « Je n'ai pas envie d'être un esclave de l'industrie du disque », martèle-t-il.

 

Il teste un nouveau mode de production. Internet. Et plus précisément, un site internet, Akamusic. Sur ce site, n'importe quel internaute peut donner de l'argent pour financer le projet musical de son choix. La participation minimale est de cinq euros.

La formule marche. Pascal Sicard a d'abord proposé aux internautes un single, intitulé Z'Haine. En quinze jours, le chanteur a récolté 15000 E de la part de 129 internautes, ce qui lui a permis d'enregistrer son single dans un grand studio Bruxellois. Z'Haine est en vente sur toutes les plateformes de téléchargement légal depuis le 31 mai dernier.

 

« Internet, c'est génial, s'enthousiasme Pascal Sicard. Personne ne me dit comment travailler. J'ai été produit par des passionnés de musique, et non pas par des boîtes qui veulent se faire du fric dans mon dos ».

Fort de ce premier succès, Pascal Sicard met également en production son prochain album sur Akamusic. L'objectif : réunir 50000 euros pour enregistrer le CD, le promouvoir et organiser des concerts. Depuis le 12 juin, Pascal Sicard a atteint 30% de cette somme. « Je remercie les producteurs qui m'ont fait confiance et j'appelle les habitants d'Halluin et des alentours à venir sur Internet pour découvrir mon travail », lance l'artiste.

Malgré un démarrage poussif, Pascal Sicard reste confiant. « Je me débrouillerai avec moins s'il le faut ». La présentation du nouvel album est prévue pour la fin de l'été. « Je veux vite refaire des concerts pour donner, partager, et vider la tête des gens une heure ou deux ». Kalyss n'est pas remonté sur scène depuis l'été 2009.

 

Site : www.akamusic.com/kalyss

 

(Archives, N.E., 8/7/2010).

 

Liens : Decibel Station à Halluin : La 1ère Webradio Techno et Hard Dance de France.  

 

L'Halluinois Ata Orhan... Auteur et Interprète de la Culture Hip-Hop.

 

L'Halluinois Bobby Luccini, Musicien et Compositeur en Vogue...

 

Mimi Crincrin et Justin Chicon... La Ch'tite Love Story made in Halluin.

 

L'Halluinois Hugues Fantino et... l'Evangile en Musique !

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 06:42

 

 

Stressés durant une grande partie de la finale, les Espagnols d'Halluin ont pu exploser lorsque le but victorieux a été marqué à quelques minutes de la fin des prolongations. Pour une explosition de joie qui résonne encore dans les rues d'Halluin.

La Roja est championne du monde. Pour la première fois de son histoire. Ils sont nombreux à attendre ce titre depuis très longtemps. Pour beaucoup c'était cette fois-là ou jamais. Alors quand, à quelques minutes de la fin des prolongations, Andres Iniesta propulse le ballon au fond des filets des buts hollandais, la salle surchauffée des Franco-Espagnols explose. Après plus de deux heures de stress, d'angoisse, de sueurs froides. De sueur tout court.

L'ambiance a d'ailleurs eu un peu de mal à monter tant la grosse centaine de supporters présents était tendue durant toute la rencontre. Qui aurait pu basculer sur un rien. Enrique Acebo, depuis 41 ans à Halluin, peste contre l'arbitrage qui aurait dû sortir des cartons rouges contre les Oranje. « Mais bon, on n'arrive pas à les mettre au fond, on a eu pleins d'occasions », souligne-t-il au milieu des prolongations.

Le but, dix minutes plus tard va devenir une véritable délivrance. Pour lui, comme pour tous ses supporters, des plus jeunes aux plus anciens, portant maillots de l'équipe nationale ou maquillage aux couleurs sang et or. Certains brandissent une réplique de la coupe du Monde, d'autres s'embrassent quand certains ne peuvent réprimer quelques larmes de joies.

Il est alors temps d'envahir les rues d'Halluin, à coup de klaxons, de drapeaux espagnols, de feux d'artifices. La nuit s'annonce longue pour ces supporters Espagnols. « Notre ville c'est Halluin, pas Lille, on va faire la fête ici, résume Sandalio Pérez, le président des Franco-Espagnols d'Halluin. On attend ce titre depuis 80 ans. C'est l'un des plus beaux jours de mon existence ».

Il avait vibré en 1998 pour l'équipe de France. Pour ce natif d'Espagne, arrivé en France à l'âge de 6 ans, ce titre est sans commune mesure. Le plus beau. Campeon del mundo !

(Archives, N.E., 12/7/2010).

 

LiensL'Association Culturelle et Sportive Espagnole d'Halluin... 30 ans déjà !

 

La Commémoration Halluinoise des Attentats de Madrid - 5ème Anniversaire.

 

Adeline Verkindère... d'Halluin en Afrique du Sud, pour la Coupe du Monde 2010.

 

Les Halluinois... le Football, la Victoire de 1998 et Kopa 2010.  

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 07:46

 

 

Adeline Verkindère est originaire d'Halluin où elle a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans. Elle a ensuite quitté la commune pour travailler en région parisienne mais revient régulièrement dans sa vile natale pour rendre visite à sa famille et à ses amis.

Aujourd'hui, elle a la chance d'assister à la Coupe du monde de football et nous livre ses impressions, directement d'Afrique du Sud, à la veille de la grande finale. Entretien avec la VdN.

Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qui vous a conduite à vous rendre en Afrique du Sud pour suivre cette Coupe du monde de football ?

 

« J'ai 30 ans. Je travaille depuis trois ans pour l'agence IMG (International Management Group), agence de marketing et de management spécialisé dans le sport et je suis basée à Boulogne-Billancourt. Je fais partie du département IMG Consulting en France, pour lequel je suis en charge des programmes d'hospitalité internationale pour la société IBM.

 

Les événements que je couvre sont notamment Roland-Garros, Wimbledon et, cette année, la Coupe du monde de la FIFA. Étant en charge du management de ce projet depuis la France, je me suis rendue en Afrique du Sud afin de couvrir l'ensemble des matches pour lesquels IBM accueillait des clients, soit un total de 21 matches et plus de 250 clients. Pour information, IBM a accueilli des clients sur l'ensemble des matches se déroulant à Johannesburg (Soccer City et Ellis Park Stadium) et à Pretoria (Loftus Versfeld Stadium). »

 

Comment cela se passe-t-il sur place ? Quelle est l'ambiance ? Les points forts et les points faibles ?

 

« Les clients sont enchantés de pouvoir assister à un tel événement car ils ne le feront sans doute qu'une seule fois dans leur vie. L'ambiance sur place est vraiment exceptionnelle. En témoigne le bruit des vuvuzelas, les chansons et danses diverses entre les supporters.

 

Ils sont tous simplement ravis de pouvoir assister à une rencontre et une véritable communion règne entre les supporters venus de tous pays. Sur l'ensemble des matches auxquels j'ai assisté, je n'ai remarqué aucune scène de violence ou de bagarre entre supporters et c'est sans doute l'un des points forts de cette compétition.

 

En revanche, le point faible se situerait peut-être au niveau des contrôles à l'extérieur des stades et de la surveillance dans les tribunes, qui sont sans doute effectués avec beaucoup plus de légèreté qu'en France ou en Europe. Heureusement, je ne pense pas qu'il y ait eu de problèmes majeurs à ce niveau ».

 

Avez-vous été déçue par le parcours de l'équipe de France ? Comment cela a-t-il été ressenti sur place ?

 

« Comme tout supporter de l'équipe de France, j'ai évidemment été très déçue par son parcours qui s'est révélé être un fiasco général.

 

Depuis l'Afrique du Sud et loin de la tourmente médiatique française, j'ai sans doute moins ressenti la déception du peuple français. Néanmoins, sachant que j'étais Française, les clients se montraient tantôt compatissants tantôt moqueurs. »

 

Qui soutenez-vous désormais et pourquoi ?

 

« À l'heure où je vous écris, l'Espagne vient de se qualifier pour la finale et je supporterai désormais cette équipe, car j'apprécie son jeu et la combativité des joueurs, mais également parce que l'Espagne est un pays que j aime beaucoup. »

 

Avez-vous eu l'occasion de découvrir l'Afrique du Sud ? Quels souvenirs en garderez-vous ?

 

« Pendant la première partie de la Coupe du monde, je n'ai pas eu le loisir de découvrir le pays, compte tenu du rythme effréné des rencontres (NDLR : une par jour). Depuis les 8es de finales, mon agenda m'offre davantage de disponibilité et j'ai commencé à visiter Joburg et ses environs.

 

Joburg est une ville toute en contrastes avec de grandes artères, des rues verdoyantes, des villas design ultra sécurisées et des townships... J'ai également eu l'occasion de prendre part à une visite guidée de Soweto à vélo, de découvrir la vie au sein des townships et d'emprunter Vilakazi Street, seule rue au monde ou vécurent deux Prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela et Desmond Tutu.

 

Plus récemment, je me suis rendue à Durban, une ville extraordinaire avec un stade incroyable. Je garderai de très bons souvenirs de l'Afrique du Sud et y reviendrai sans doute afin de découvrir d'autres villes, telles que Cape Town, Port-Elizabeth ou encore le Kruger Park. » 

 

(Archives, VdN, 10/7/2010).

 

Liens Les Halluinois... le Football, la Victoire de 1998 et Kopa 2010.  

 

Le Champion du Monde de Football Didier Deschamps donne son nom à un stade d'Halluin.

 

L'Halluinois Hamid Guenaoui Arbitre Zinédine Zidane en Algérie.  

    

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:51

 

 

Trois thèmes se partageaient la 4ème réunion (en 2006) de l’estaminet de la mémoire : jardins, parcs et vie agricole. Une riche moisson de souvenirs enregistrée par Cinélys d’Halluin.

 

Le premier thème traitait des jardins, d’abord intimement liés à la vie agricole d’Halluin.  Vers 1850, de nombreux brassiers cultivent (à la main) un petit lopin de terre à la lisière des grosses exploitations agricoles.

 

Ils louent leurs bras (d’où leur nom) lors des gros travaux agricoles : fenaison, moisson, plantation ou arrachage des betteraves et pommes de terre… car l’agriculture n’est pas encore mécanisée comme actuellement. A la mauvaise saison, ils tissent, aidés de leur femme et de leurs enfants. Cette tradition du jardin perdure avec l’industrialisation. Le brassier devenu ouvrier veut garder le contact avec la terre.

 

Augustin Declercq, fils de Joseph, fondateur des jardins ouvriers d’Halluin, rappelle que dans un courrier à l’abbé Lemire, le doyen d’Halluin se félicitait d’avoir obtenu des paysans assez de terrain pour une vingtaine de jardins familiaux. C’était en 1907. Ces jardins ont fonctionné de 1908 à 1914, la guerre leur portant un coup d’arrêt.

 

Les jardins, ouvriers ou familiaux, ont vraiment redémarré en 1934. Avec un essor remarquable. René Vandevelde se souvient : « en 1940, j’ai accompagné mon père qui voulait obtenir un jardin. On lui a octroyé un bout de terrain entre les cimetières anglais et allemand. Il était même question de planter au jardin public ».

 

Les sites se multiplient : tuilerie, hospice, chemin des meurins… « A la tuilerie, le fond était vraiment incultivable, une vraie piscine. Il a fait le bonheur de jardiniers asiatiques et Roubaisiens. Je ne sais pas ce qu’ils cultivaient, mais cela ressemblait à une vraie rizière ».

 

D’autres anecdotes cocasses sortent des mémoires. Des fossés antichars, creusés chemin des meurins, avaient fait remonter des limons et glaises stériles. Il fallait donc davantage amender la terre dans ces jardins.

 

« Chaque année, à la même époque, c’était la procession des charrette à purin. On les couvrait de sacs mais malgré cette précaution, elles éclaboussaient beaucoup ». « Mon père partait jardiner… avec une échelle, pour franchir un mur qui l’obligeait à un grand détour, lassé de réclamer une porte promise mais qui n’arrivait pas ».

 

Le deuxième thème de l’estaminet de la mémoire englobait les parcs.  L’occasion de se pencher sur l’histoire des petits et grands jardins publics d’Halluin

 

Cet espace vert, qui borde le cimetière, fut créé à l’initiative de Gustave Desmettre alors maire de la commune. Jusqu’alors, le médecin envoyait ses patients de ce quartier très dense prendre un bol d’air… au cimetière. Depuis, le « petit jardin » a malheureusement dû laisser la place à un parking, bien fleuri, il est vrai. .

 

Le jardin public, rebaptisé depuis Jardin de la Paix à l’initiative du conseil municipal des enfants et des jeunes, date de 1933-1934. C’était un projet grandiose, fruit du travail d’un architecte-paysagiste. Le plan prévoyait deux espaces distincts : un jardin à l’anglaise côté route de Neuville, un jardin à la française côté rue de Lille.

 

La rue de Lille, entrée principale de la commune, devait faire impression. Le projet intégrait donc la construction d’un restaurant et d’une salle des fêtes. Un projet aussi coûteux ne pouvait être réalisé qu’en plusieurs étapes. La guerre bouleversa le programme.

 

Ensuite la guerre finie, par souci d’économie, on recycla le manège construit par l’occupant pour ses officiers, pour en faire une salle des fêtes.

 

Le jardin public était très fréquenté. Il était équipé d’un kiosque à musique autour duquel on se rassemblait lors des fêtes. La fermeture des grilles pour la nuit était annoncée par un employé municipal. Marcel Vandeputte, surnommé « le gardien des mœurs » devait chasser les amoureux des bosquets où ils se cachaient. On lui avait donc fourni un sifflet.

 

Depuis d’autres espaces verts publics ont vu le jour, au nombre desquels le Kluit Put (espace naturel du Colbras), l’étang de la tuilerie ou le port de plaisance.

 

La superficie de ces espaces est passé en quelques années de 10 à 50 ha. Une vingtaine de jardiniers en assure l’entretien. Gérard Stehlé, responsable des espaces verts, avait accepté de venir détailler leurs tâches et l’évolution de leur travail.

 

« Au printemps, c’est surtout les plantations. En été, l’arrosage et la taille des haies. En automne, le ramassage des feuilles et en hiver la préparation des nouveaux aménagements, les plantations d’arbres.

 

Ces dernières années, on a beaucoup augmenté le nombre de jardinières et des suspensions. Cela n’aurait pas été possible sans l’arrosage automatique. On s’oriente aussi vers une gestion plus naturelle, comme le fauchage deux fois par an au Kuit Put ».

 

Le troisième volet de l’estaminet de la mémoire traitait de l’évolution du monde agricole ces cinquante dernières années. On avait fait appel à André Lescroart.

 

« L’évolution à Halluin a suivi l’évolution commune à toute la France, a souligné André Lescroart. De 4 millions d’agriculteurs en 1950, on est passé à 500 000 actuellement. La surface des terres agricoles continue de se réduite :

 

10 000 ha disparaissent chaque année au profit de l’urbanisation et des loisirs. A Halluin, sur 52 fermes, il en reste 11 en exploitation qui emploient 15 personnes, sans compter les emplois indirects ». On est loin  de l’époque des brassiers qui louaient leurs bras en nombre dans les grosses fermes.

 

A noter que ce sont ces grosses exploitations qui n’ont pas pu s’adapter à la mutation agricole et qui ont été les premières à disparaître du paysage agricole halluinois. Les exploitations actuelles occupent des superficies variant de 5 ha à 100 ha. La moyenne d’âge des exploitants agricoles est de 45 ans.

 

La relève est loin d’être assurée sur des terres qui sont pour la plupart en fermage. Les jachères, imposées par la PAC, occupent 70 ha sur les  650 ha de terres agricoles que compte encore la commune « Ferrain veut dire terre à blé » a rappelé André Lescroart. 

 

On cultivait donc beaucoup de blé à Halluin. Mais il y avait aussi les betteraves, les pommes de terre et le lin. Le lin qui laisse un souvenir ébloui aux anciens. "Quand le lin est en fleur, cela ne dure que 48 heures, mais en beauté ça ne peut se comparer qu’à un champ de lavande ".

 

L’élevage bovin tenait une grande place jusqu’à une date récente : 600 bovins encore en 2000, 150 seulement aujourd’hui. « L’agriculture n’est pas encore sortie de la crise, concluait l’ancien agriculteur. « On nous dit que l’avenir pour nous c’est « la chimie verte », c’est-à-dire essentiellement la production de bio-carburants. Mais pour un paysan c’est dur de ne plus travailler à nourrir ses semblables ».

 

Les autres participants ont pour leur part exprimé leur nostalgie de l’époque où les citadins gardaient le contact avec le monde agricole. « On allait acheter les produits frais à la ferme. On participait aux moissons, à l’arrachage des pommes de terre. On glanait. Une grange servait de terrain de jeux… ».

 

Depuis il ya eu rupture entre la population agricole et la population non agricole. Un fossé qui va sans doute s’atténuer dans la vallée de la Lys, si on en croit la montée en puissance des ventes à la ferme et le succès grandissant du marché des saveurs.

 

(Archives, D.D., Presse 2006).

 

Liens :   Il y a cent ans, les Prémices du "Coin de Terre Halluinois".

 

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (57) L'Halluinois Joseph Declercq Président-Fondateur des Mutilés de 14-18... Hommage.

 

Les Jardins Familiaux Halluinois... Nouvelle Implantation et Inauguration.

 

Un Verger Pédagogique Créé au Groupe Scolaire Halluinois Frank - Moulin.

 

"Le Jardin Public" et "Le Nid de Mousse" d'Halluin... Historique.

 

Un Jardin Japonais au Centre Ville d'Halluin...

 

"Le klute-Put"

 

La Mémoire Halluinoise (4) Souvenirs de bancs d'école...

 

La Mémoire Halluinoise (3) Mémoire de Frontaliers.

 

La Mémoire Halluinoise (2) Cafés, bistrots, brasseries et estaminets d'antan.

 

La Mémoire Halluinoise (1) L'Estaminet de la Mémoire Halluinoise... Historique.   

 

Les Seniors Halluinois Filment l'Histoire de la Cité. 

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 11:23

 

 

En mars 2006, l’Estaminet de la Mémoire halluinoise était consacré aux souvenirs d’école, de 1900 à aujourd’hui. Dans une salle pleine, une demi-classe de 6ème du Sacré-Cœur était présente comme d’anciens maîtres d’ école, Roland Verkindère, ancien professeur et Michel Régnier, ancien directeur de l’école Michelet.

 

L’école gratuite laïque et obligatoire est un « fondement de notre république démocratique »,  a rappelé M. Verkindère en exergue. En 2006 près d’un quart des 20 000 Halluinois (es) vont à l’école, de la maternelle à l’université.

 

En 1906, « les écoles se répartissaient en trois groupes  : celui, privé et catholique, de la place de l’église où les garçons étaient enseignés, avec en annexe, l’Asile (la maternelle) de l’Enfant Jésus (qui est la MJC de nos jours !).

 

Il y avait celui, privé et catholique, dit du Cercle, fondé au XIXème siècle, qui est en fait le Sacré-Cœur et s’est construit en trois fois, avec une annexe au Mont d’Halluin, à la chapelle de la route de Neuville.

 

Et finalement, le groupe public de Jean Macé rue du Molinel auquel s’est adjointe l’école Jules Guesde ». A cela s’est ensuite ajouté le groupe scolaire de la Rouge Porte. Aujourd’hui encore, on retrouve cette configuration et 15 établissements scolaires enseignent sur la ville.

 

Comme le rapporte un ancien élève du Sacré Cœur, scolarisé entre 1928 et 1935, il y avait au sein même de l’école un cloisonnement : « il y avait l’école des riches et l’école des pauvres ». En effet, il y avait des écoles « à 10, 5, 2 ou 1 franc et les écoles gratuites ».

 

Idem pour le sport : c’était l’époque du sport ouvrier et du sport olympique dans cette ville où l’empreinte des Frères Maristes et du Parti Communiste se sont fait durement ressentir. Par ailleurs, explique Roland Verkindère, « 70 à 80 % des élèves catholiques étaient de parents flamands. Comme la base de l’enseignement résidait sur le Français, le niveau était abaissé et les enfants français de parents riches étaient lésés ».

 

Un jeune élève se demande pourquoi les sexes étaient séparés… L’ancien directeur Michel Régnier prend le micro : « avant 1968, ç’aurait été un scandale. Mais l’enseignement savait se montrer très dur avec les garçons et les filles en pâtissaient ».Jean-Claude Hazebrouck, ancien directeur du Sacré Cœur, rappelle toutefois que la cour d’école en 1969, séparait encore filles et garçons.

 

Devoirs et punitions

 

« Il y avait les sanctions bénéfiques, comme la médaille du samedi et les images ». D’autres étaient effectivement plus dures : «  dans notre classe, il y avait le bonnet d’âne en carton, pour ceux qui ne comprenaient rien ; puis la bavette rouge, une grande langue à mettre au cou des bavards.

 

Autrement, les garçons turbulents étaient accrochés à la grille du poêle pendant une heure ou couraient dans la cour et dans le froid ! Mais je n’ai jamais rien connu de tout ça »  se rassure une ancienne. « Il y avait aussi les lignes à copier, ou les dictionnaires dans chaque main, à genou sur des règles », ajoute une seconde. Des punitions d’un autre âge. Une dernière personne rajoute : « Autrefois, les élèves avaient de la discipline, et ils respectaient le maître qui savait se faire obéir ».

 

L’enseignement allait prioritairement « au français et au calcul mental », se souvient Roland Verkindère, « on allait à l’école jusqu’à 14 ans pour la plupart des élèves ». Michel Régnier reprend : « On enseignait en 1958-68 la morale, les calculs, l’histoire géographie et les science pour les meilleurs en français et surtout la lecture et l’écriture, avec une dictée chaque jour et des récitations obligatoires.

 

Ainsi que du chant avec les hymnes. Cela tous les jours de 8 h à 16 h, du lundi au samedi sauf le jeudi ». Et M. Verkindère de poursuivre : « Le français était une priorité pour l’Etat qui voulait effacer les langues régionales. Et apprendre des langues étrangères était difficile ». Le bac ? « En 1955, il y avait 20 bacheliers par an sur Halluin. Aujourd’hui ils sont 200 ».

 

Beaucoup apprenaient déjà le métier de leurs parents, sur le tas, avec eux. A Sainte-Marie on apprenait le ménage et la couture, la sténo-dactylographie, la comptabilité et le commerce afin d’obtenir un diplôme en trois ans », raconte une ancienne élève. Ailleurs on apprenait encore la mécanique et la maintenance des machines industrielles. Ou encore la musique !

 

Cet Estaminet de la Mémoire a aussi ses limites : « On voit bien souvent les mêmes personnes ici... Or, toute la mémoire d’Halluin n’est pas présente ! ».

 

(Archives, N.E., 19/3/2006).

 

Liens :  La Mémoire Halluinoise (1) L'Estaminet de la Mémoire Halluinoise... Historique.  

 

La Mémoire Halluinoise (2) Cafés, bistrots, brasseries et estaminets d'antan.  

 

La Mémoire Halluinoise (3) Mémoire de Frontaliers.

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 07:08

 

Le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet (qui vient de démissionner ce 4 juillet), était à Roncq, jeudi 1er juillet 2010, pour rencontrer les élus et les représentants des associations de la Vallée de la Lys oeuvrant à la coopération avec des villes d'Afrique.

 

Après la signature de la convention triennale avec la Région - 1,7 million d'euros de l'État sur les 8 millions engagés par la Région -, le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie s'est rendu à Roncq pour une table ronde sur la coopération décentralisée.

 

Et sur le secteur, les communes montrent l'exemple depuis des années. Avec sur la circonscription du député Vanneste, cinq des six communes jumelées avec des villes d'Afrique et montent des projets sur place. « C'est un exemple de réussite de coopération décentralisée, se félicite-t-il. La mutualisation est aussi remarquable. »

 

Roncq-Sélinkégny. Les échanges avec la ville du Mali de 3 000 habitants remontent à 1987. Les derniers projets sont axés autour de la santé et de l'éducation. Cette coopération est le fruit d'une collaboration entre trois partenaires, dont l'association roncquoise ou l'APADS (association pour l'aide au développement de Sélinkégny).

 

Son représentant Babacar Diaby s'est dit très heureux de voir que l'on donnait la parole à « l'Afrique d'en bas. On attend depuis des décennies de voir lier la francophonie et la coopération décentralisée ». « L'Afrique subsaharienne francophone est pour nous axe très important de développement », a confirmé le secrétaire d'État.

 

Halluin-N'kong Zem. Les deux villes sont jumelées depuis 2001. Une association Élans a été créée dans le but de développer des projets d'échanges avec la ville du Cameroun. « Cette démarche de coopération marche grâce à l'implication des élus et des associations, explique le maire, Jean-Luc Deroo. Les projets sont aussi possibles grâce au partenariat avec LMCU et la Région. »

 

« Il y a des résultats concrets aux projets menés, se réjouit pour sa part Blaise Metangmo, président d'Élans. C'est visible. » Parmi les derniers projets lancés, les déchets étaient au coeur des échanges.

 

Linselles-Zogoré. Cette coopération n'existerait pas sans la commune allemande de Willich, jumelée à Linselles depuis 45 ans. Et cela fait 20 ans que les deux villes s'associent pour développer des projets à Zogoré. « Un deuxième groupe de jeunes va partir au Burkina Faso, d'ici la fin de l'année », annonce Marie-Odile Desmarecaux, adjointe aux relations internationales. « Avec Via Zogoré, on a réussi à faire passer le taux de scolarité de 15 à 65 % », explique un membre de l'association.

 

Pour lui, comme pour des représentants de l'association neuvilloise, il faut faciliter les démarches pour remplir les dossiers pour les bénévoles et les associations. Il insiste aussi sur la difficulté d'obtenir des subventions des collectivités territoriales « car nous menons des actions sur du long terme ».

Bousbecque-Zorgho. Avec l'association Lafi bémé, la coopération est engagée depuis 22 ans avec la ville du Burkina sur des thèmes comme la santé, l'éducation ou le micro-crédit. Une grande réussite pour ce dernier contracté essentiellement par des femmes. Pour la présidente, Maïté Druelle, le taux de remboursement est exceptionnel.

 

Elle demande aussi à simplifier les démarches pour la société civile pour « que ce ne soit plus un casse-tête ». Bousbecque travaille de concert avec deux autres communes en France pour d'importants projets tel l'assainissement.

 

(Archives, N.E., 3/7/2010).

 

LiensL'Association Lys sans Frontières... Programme Interrg. 2008-2011.

 

Le Syndicat Lys Nord Métropole... et la Présidence Halluinoise.

 

"La Lys" et Halluin... Historique. 

 

 

La Coopération Nord-Sud

 

La semaine de la solidarité internationale 2010 s'achève. L'occasion d'aller à la rencontre des villes et des associations qui s'engagent pour un monde plus équitable. De l'utopie aux réalisations concrètes.

 

Halluin porte dans son coeur le Cameroun. À la différence de la majorité des jumelages, c'est le Sud qui a gommé les frontières vers le Nord. Une belle histoire qui remonte aux années 1980. Pierre-Marie Metangmo, un jeune étudiant camerounais, fait médecine à Lille et rencontre StanislasVerschae.

 

Figure halluinoise, élu au conseil municipal, l'homme anime à l'époque tout un réseau de solidarité pour la Pologne. L'amitié grandit. Celle de la fraternité. Celle de tous les possibles. De son côté, la MJC se mobilise pour la construction d'une maison de jeunes à Bafou. En 2001, Alex Faidherbe officialise le jumelage Halluin-N'kong Zem. Depuis, la Ville finance le forage de deux puits par an dans cette région.

 

Deux ONG sont créées dans la foulée, Elans à Halluin et Tockem au Cameroun, avec le dessein d'ouvrir le pays au tourisme équitable. Pierre-Marie Metangmo, qui mène aujourd'hui une brillante carrière aux États-Unis, fait don d'une propriété familiale pour la création d'une maison d'hôtes. Elle ouvre ses portes en 2003 adossée à trois bungalows financés par le biais d'Elans.

 

Sur ce continent de tous les extrêmes, Elans et Tockem sont des pionniers du tourisme solidaire. Loin des complexes hôteliers assis sur la misère. Loin du pillage culturel façon bibelot. « C'est aller à la rencontre d'un vrai partage, de cultures et de traditions préservées. Nos voyageurs adhèrent à une éthique dans un élan citoyen respecteux de l'autre », exprime Marc Desbuquois, vice-président d'Elans et élu en charge de la coopération Nord-Sud à Halluin.



Acteur de l'économie locale et porteur d'espérance

 

Situé à N'Tsingbeu dans l'ouest du Cameroun, une région foisonnante, le gîte a permis la création de six emplois. Il accueille une trentaine de voyageurs par an. C'est peu et beaucoup à la fois. Le prix du séjour varie entre 300 et 600 euros auquel il faut ajouter le vol. « Le tourisme équitable n'est pas plus cher que le tourisme marchand. C'est le billet d'avion qui est onéreux vers le Cameroun, il faut choisir les bonnes dates », note Marc Desbuquois. 10 % des bénéfices du séjour sont reversés à des projets locaux (accès à l'eau, enseignement, santé).

 

Le tourisme solidaire chemine aussi comme messager de l'espérance sur un continent où la pauvreté et la corruption s'entremêlent dans des gouvernances peu exemplaires. « Nous avons la chance entre Elans et Tockem de travailler de façon sereine et intègre. Mais il ne faut pas être angélique dans la coopération, il faut parfois être dans le rapport de forces pour le bien des populations locales. Cela n'enlève rien à la richesse de l'échange. On donne des signaux et on reçoit en retour des valeurs que l'on a perdues malgré nous. »

 

Elans porte par ailleurs, pour le Conseil général, son deuxième programme de santé contre la mortalité infantile prescrit par l'OMS. Il vise à former tout le personnel médical du département de la Ménoua qui compte 600 000 habitants et 45 centres de santé. Dans le même élan fraternel. Association Elans, site internet : www.elans.org, tel : 03 20 37 02 07.

 

À l'échelle locale, on est tous des « citoyens du monde »

 

La semaine de la solidarité internationale (SSI) est organisée depuis 1998. Quels sont les enjeux d'une semaine événementielle ? Vice-président aux relations internationales à LMCU, Vincent Ledoux nous répond.

 

Comment a évolué la solidarité internationale ?   Il faut remonter après-guerre, où il y a cette volonté de construire une Europe de paix, de retricoter des relations avec l'Allemagne. Il y a après le contexte de décolonisation. Ça correspond aussi avec la loi de décentralisation dans les années 80 et la diplomatie nouvelle des villes avec la coopération décentralisée. Il y aura plus une volonté de co-construction, de co-fédération. On a cette idée qu'on se développe ensemble.

 

À quoi sert la semaine de la solidarité internationale ? À sensibiliser le grand public. Car la solidarité internationale, c'est souvent l'affaire des associations, ce sont des gens acquis à la cause. Ça sert à élargir des réseaux de public.

 

Comment sensibiliser les gens à l'échelle locale ?  À Roncq par exemple on organise un atelier de cuisine maghrébine. Car souvent on ne se connaît pas. Cette rencontre est fertilisante, ce sont des moments très riches. Ensuite, le moment de la restitution est aussi important. Sur un projet de coopération, on fait un retour de mission pour dire : « Vous nous avez donné de l'argent, voilà ce qu'on en a fait ».

 

Est ce que les dons sont plus importants lors de cette semaine ?  La sensibilisation est plus importante que la collecte. La SSI, c'est le moment de se dire : « Je suis un citoyen du monde » et de prendre conscience des grands défis de la planète. Il ne s'agit pas d'être blasé ou fataliste mais d'être en révolte et de se demander : « Qu'est ce que je peux faire ? ». Il y a la force du don, mais ça peut être aussi acheter autrement, être acteur d'une association, car la semaine de la solidarité internationale c'est aussi la semaine de la proximité.

 

À Bousbecque : les écoliers approchent le quotidien des élèves burkinabè. Comment sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale ? Peut-être en mettant en perspective le quotidien. L'association Lafi Bémé intervenait cette semaine dans les écoles de Bousbecque sur le thème de l'alimentation. Laurine se dit qu'elle regardera autrement son bol de lait : « J'aime pas quand ça fait des morceaux quand je trempe mon pain alors je jette le lait ». C'est peut-être ça la solidarité internationale quand on a dix ans : ne pas culpabiliser mais prendre conscience. Mettre en parallèle son quotidien à celui des autres. Chose sûre après l'intervention de l'association Lafi Bémé dans les écoles les enfants regarderont autrement ces petits luxes du quotidien dont ils n'avaient pas conscience.

 

Les bénévoles de l'association intervenaient en effet sur le thème de l'alimentation à Zorgho, ville jumelée à Bousbecque depuis 20 ans. « Combien de fois mangez-vous par jour ? », interroge Martine Bermyn, secrétaire de l'association Lafi-Bémé. Trois fois, voir quatre avec le goûter. Et même cinq avec la collation de la récréation du matin. « À Zorgho les enfants ne font qu'un seul repas par jour », poursuit la bénévole. Bien souvent celui du midi à la cantine.

 

Une cantine loin de ressembler à celle que connaissent les petits Bousbecquois et que peut-être ils leur envieraient. « Là-bas, ils mangent à l'ombre des arbres ». Les repas, moins enviables, sont souvent les mêmes : du riz, du tô ( préparation à base de farine de mil ou de mais). « On a de la chance de ne pas manger tous les jours la même chose », se rend compte Nicola. « On ne voulait pas faire de misérabilisme, mais les ouvrir à la différence et qu'ils se rendent compte qu'ailleurs, ça se passe autrement ».

 

Alors les bénévoles sont venus présenter les ingrédients de base de la cuisine zorgholaise : mil, manioc, igname, pâte d'arachide, sorgho, patates douces, gombo... « Il y a aussi des légumes qu'on trouve sur le marché comme les aubergines africaines (qui ressemblent à des tomates vertes), des courges, du chou. Mais c'est plus rare », poursuit Martine. Plus rare encore la viande. « Là-bas, on mange surtout du poulet mais seulement les jours de fête ».

 

Quel est l'impact de ce genre d'intervention sur des enfants ? « Ça les amène à réfléchir sur la façon différente dont on peut vivre et on aura l'occasion d'y revenir en classe », souligne Hélène Debuyser, professeure des élèves de CM2. À l'école Jules-Verne-La Fontaine, les échanges sont réguliers avec l'association Lafi-Bémé. La délégation zorgholaise leur avait déjà rendu visite lors de leur venue pour les 20 ans du jumelage(mi-septembre).

 

Des correspondances sont aussi organisées avec des écoliers à Zorgho pour qu'ils se racontent leur vie de tous les jours. Oui, c'est sûrement ça, la solidarité internationale à 10 ans : découvrir le quotidien des jeunes de son âge à l'autre bout du monde.

 

Les prémices à Comines ?

 

Si beaucoup de communes de la vallée de la Lys ont développé des systèmes de coopération, cela n'a jamais été le cas à Comines. Mais le projet de couveuse au Cameroun, par Maxime Cattez, pourrait changer la donne. À Linselles, la coopération avec Zogoré au Burkina Faso existe depuis 20 ans. On peut même dire que c'est une coopération triangulaire avec une autre ville jumelée, Willich en Allemagne.

 

À Bousbecque, cela fait aussi 20 ans que cela dure avec Zorgho. À Roncq, c'est même depuis 1987 que la coopération avec Sélinkégny au Mali. Les échanges halluinois sont, eux, un peu plus récents, mais très denses depuis le jumelage en 2001 avec N'Kong Zem.

 

Mais à Comines, point d'échange avec une ville ou région africaine. « Si nous n'avons pas lancé de programme de coopération avec une région africaine, c'est tout simplement parce que nous n'avons pas mis une telle action à l'ordre du jour, nous n'en avons jamais eu véritablement l'opportunité », explique Henri Ségard pour la période où il a été maire de Comines, insistant sur les besoins en équipements et services à la personne, « prioritaires et attendus par les Cominois ».

 

Mais la démarche, personnelle, de Maxime Cattez qui vient de partir au début du mois de novembre monter une couveuse dans un groupement de communes au Cameroun  pourrait changer la donne. « Nous avons rencontré Alain Kenfack, le président de Valeur d'Afrique (qui coordonne le projet du jeune Cominois), explique le maire Alain Detournay. Il faut savoir sous quelle forme on pourrait agir et développer des échanges avec la couveuse. Il faut qu'il y ait des choses de concrètes ».

 

(Archives, N.E., 21/11/2010).   

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 05:25

 

 

En Février 2006, à l’estaminet de la mémoire, l’heure était venue d’échanger sur la frontière, les douaniers, les fraudeurs, les travailleurs frontaliers et les transitaires.

 

On doit l’organisation de cette manifestation à l’action concertée de plusieurs associations (des Seniors, De Kapelle, celle du Moulin, celle de Généalogie et l’association A la recherche du Passé aidées par la Municipalité et Cinélys – qui collecte et met en forme les témoignages). Le principe est de demander aux anciens de rassembler leurs souvenirs sur le passé halluinois.

 

L’après-midi a été dirigée par Roland Verkindère, insistant sur le fait que la frontière entre les deux villes d’Halluin et Menin a beaucoup évolué au long des âges. La frontière naturelle que constitue la Lys n’est pas la frontière politique d’aujourd’hui (rue de la douane, les habitants belges ont leur jardin… en France !).

 

« Le centre ville halluinois devait être situé aux « Baraques ». Mais c’est Louis XIV et Vauban qui en ont décidé autrement pendant la Guerre entre l’Espagne et les Pays-Bas. Vauban a fortifié Menin (B), fait détruire l’église Saint-Hilaire qui était aux Baraques pour la mettre où elle est aujourd’hui. Halluin allait jusqu’à la Lys, frontière naturelle. Voilà pourquoi la frontière a été déplacée ».

 

Un fils de douanier, travaillant sur les quais d’entreprise rue de Lille, se rappelle que celle-ci « était très abîmée : il n’y avait que cette rue pour passer, pas encore l’autoroute ». Il se souvient qu’à chaque changement d’équipe et quand les travailleurs belges arrivaient aussi, « les cafés s’emplissaient et se désemplissaient ». Les commerces vivaient au rythme des entreprises.

 

L’élue Annie Bagein raconte cette histoire : « Nous vivions rue des Frères Baert et nous étions cinq frères et sœurs. Les magasins belges étaient plus proches que les français… et les douaniers plus ou moins tolérants ! Mais on ne trouvait pas en France les mêmes produits qu’en Belgique. Comme nous mangions du pain qu’il était difficile de couper, nous avons acheté une trancheuse… que nous avons démontée et remontée pour l’offrir à notre maman ! ».

 

Une autre dame explique que sa mère l’avait emmenée avec sa sœur acheter du chocolat. « Au barrage, ils voulaient nous faire payer la taxe : nous avons alors sorti la friandise et l’avons mangée. Et nous sommes passés avec… sans payer ! Dans la poche ou le ventre, c’était pareil ».

 

Un ancien employé de la rue de Lille se souvient avoir vu nombre de stars de l’époque passer : « Annie Cordy, Brel, Bourvil, Fernandel, Tino Rossi… mais le plus spectaculaire fut Henri Salvador qui avait chanté toute une après-midi : les gens étaient si nombreux que cela a bloqué la rue ! ».

 

Passer la frontière par les égouts ! 

 

Roland Verkindère, ancien enseignant, raconte avec rire qu’il était parfois sévère avec un fils de douanier « qui ne laissait rien passer quand je tentais de franchir la frontière ». La douane halluinoise était réputée pour sa fermeté. Un ancien transitaire raconte qu’on lui téléphonait « pour connaître les horaires des inspecteurs ».

 

Vu de l’autre côté, un douanier jeune retraité qui a débuté en 1965 énumère sa carrière : marié à une employée de transitaire d’Halluin, il a effectué ses cinq premières années rue de Lille. Il raconte « que les camions de lin étaient dirigés vers la rue de la Lys et les camions dédouanés vers celle des Douanes ».

 

Puis la douane a été déplacée vers la rue de l’Abbé Lemire. Il a alors été muté à Paris jusqu’en 1979. Recevant une promotion, il est revenu cette fois-ci au Risquons Tout où transitait le tout périssable, notamment les animaux… De 91 à 2005, c’est le CIT de Roncq qui l’a accueilli. « On travaillait souvent tard et parfois j’ai connu des conflits difficiles à gérer ».

 

Pendant la dernière guerre, témoigne une personne « un soldat allemand assez tolérant, au courant des descentes de la Gestapo, appelait toutes les entreprises de la ville pour les avertir quand celle-ci emmenait les jeunes au Service Obligatoire en Allemagne ».

 

Fait historique avéré, des fraudeurs avaient également posé dans les égouts, venant de Belgique, « un système de rails afin de passer la frontière pour s’arrêter devant l’actuelle piscine ». On passait aussi de l’or « car en Belgique il valait moins cher ».

 

Roland Verkindère a ponctué cette assemblée sur 1993 et l’ouverture des frontières. « Quand elles ont disparues, un pan de l’économie s’est effondré : les cafés, les garages, les friteries, les épiceries, les restaurants ».

 

(Archives, N.E. 21/2/2006).

 

Liens :  La Mémoire Halluinoise (2) Cafés, bistrots, brasseries et estaminets d'antan.  

 

La Mémoire Halluinoise (1) L'Estaminet de la Mémoire Halluinoise... Historique.  

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 07:42

 

 

Ce vendredi 25 juin 2010 l’actuel président de l’UH Foot a passé le relais. Fidèle aux couleurs de l'UH depuis plus de 40 ans, dont 30 comme joueur, Éric se retire de la présidence mais reste disponible pour assurer une autre fonction.

 

« Cela a été une expérience enrichissante d'assurer cette fonction de président pendant neuf ans. J'ai beaucoup appris et cela me sert actuellement dans le domaine professionnel. » Il est évident que piloter un grand club sportif local, fort de 500 adhérents, est une tâche des plus ardues.

 

Des souvenirs, Éric en a à la pelle : son entrée en équipe première à l'âge de 15 ans à l'époque où l'UH évoluait en régionale : « nous faisions de sacrés déplacements. Nous partions à deux bus, un pour les joueurs un pour les supporters ». Il évoque également l'aventure lors d'une coupe de France où l'UH Foot avait passé sept tours avant d'échouer au Touquet, face à un club qui évoluait sept divisions au-dessus.

 

Sur le parcours chaotique de l'équipe de France, Éric avec sa modération légendaire confie que : « le foot reflète la société actuelle : le manque de discipline, la démission générale des parents. Ici au club, l'éternel objectif a été d'assurer la formation de jeunes. Je ne comptabilise plus le nombre de footballeurs que j'ai connus. Au cours de mon jubilé en 1999, j'ai passé un moment agréable avec mes anciens équipiers et anciens adversaires ».

 

Son souhait le plus cher : « que l'aventure UH continue avec le bon esprit qui a toujours existé, le foot continuera avec ou sans moi, mais je sens un léger pincement au coeur. Je ne regrette rien ! » Une pensée très forte également pour son épouse Véronique qui l'a toujours épaulé sans aucune concession.

 

(Archives, VdN, 25/6/2010).

 

Un nouveau président chez les footballeurs halluinois…

Après neuf ans à la présidence de l'UH Foot et quarante et un ans au club, Éric Desseaux a décidé de passer le flambeau. Jean-Philippe Luc, au club depuis quatorze ans et trésorier depuis huit ans, lui succède à l'unanimité. Le club halluinois compte plus de 500 licenciés.

Avec plus de 500 licenciés, l'UH Foot est l'une des plus importantes associations sportives d'Halluin. Cette saison, les féminines A et B ont réalisé, en Ligue, un parcours exceptionnel de même que les U19. En entame, le président sortant, Éric Desseaux, a adressé sa profonde gratitude à Jean-George Stock, président de l'athlétisme, et à Maurice Hernaert, président du judo-club, qui travaillent en parfaite harmonie avec le club sur le site du stade Wancquet.

 

« Une saison de football est toujours très longue et divers problèmes et désillusions viennent parfois s'y greffer. Mais heureusement, notre travail de proximité fait que nous tenons le coup et que notre politique autour de la jeunesse porte encore et toujours ses fruits. »

Et Éric Desseaux de donner un coup de chapeau aux membres du comité directeur, dirigeants bénévoles et éducateurs. « Depuis 41 ans que je suis au club, je suis passé par différents postes que j'ai essayé d'honorer selon mes possibilités. J'ai beaucoup semé ces dernières années et je commence à récolter maintenant. J'ai sacrifié du temps, parfois même ma famille, pour assumer tous mes challenges », confiait le président sortant.

Pour le secrétaire, Georges Dhalluin, « les résultats sont très satisfaisants ». Les féminines A sont championnes et remportent la coupe du district contre, pour la première fois, les féminines B à Fretin. Les féminines espoirs terminent à la 3e place. Les U19 ont réalisé un très beau parcours, en terminant à la 1ère place et montent en division supérieure. L'équipe réserve est également mise à l'honneur pour le titre de champion de leur division.

Le bilan financier est en léger déficit. « Nous sommes dans l'obligation d'augmenter le prix des licences de 5 E cette année car toutes les prestations de la Ligue du Nord et du district ont pratiquement doublé en quatre ans » précisait Eric Desseaux.

Vincent Wacquet, du service des sports a annoncé que le terrain synthétique sera bientôt habillé de neuf. Les travaux devraient durer six à huit semaines et il sera disponible mi-août.

À la fin de l'assemblée ont été élus, à l'unanimité, au comité exécutif : Jean-Philippe Luc, président ; Gérard Hennebique, président délégué ; Georges Dhalluin, secrétaire ; Jean Lagneau, trésorier ; Éric Desseaux, relations extérieures ; Hamaïda Benfyala, correspondant seniors ; Vincent Six, correspondants jeunes. En ce qui concerne l'entraîneur des seniors A, c'est Eddy Dutoit, quatorze ans de présence au club, qui reprend l'équipe première suite au départ d'Yves Havransart.

Pour terminer, Jean-Claude Hazebrouck et Laurent Caure, pour la municipalité, ont adressé un grand merci à Éric Desseaux pour ses neuf années de présidence tout en observant par rapport à l'actualité du moment : « Nous espérons qu'il y aura des retombées financières pour les clubs amateurs de la part de la Fédération française, les joueurs de l'équipe de France ayant abandonné leur prime du mondial ».

 

(Archives, N.E. 29/6/2010).

 

Liens :    Hildevert Wancquet Président de la Délégation Spéciale en 1957 et "Monsieur Union Halluinoise".

 

Le Footballeur Professionnel Marcel Van Hecke... de l'Union Halluinoise à Lille et Lens !

 

Le Champion du Monde de Football Didier Deschamps donne son nom à un stade d'Halluin.

 

L'Halluinois José Saez, Footballeur Professionnel, en Visite dans son Club d'Origine...

 

L'Halluinois Hamid Guenaoui Arbitre Zinédine Zidane en Algérie.    

 

Les Halluinois... le Football, la Victoire de 1998 et Kopa 2010.

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 06:02

 

 

Pas de doute, le club halluinois de force athlétique se porte pour le mieux. À l'image des vétérans qui se sont illustrés, accédant à plusieurs reprises aux premières places. Tour d'horizon des différents résultats.

Dernièrement, trois vétérans du club halluinois de force athlétique ont participé à Limoges aux championnats de France de développé couché. Jean Pierre Nuyttens, président de l'association halluinoise, en master deux, 90 kg, réalise une très belle performance en décrochant le titre de vice-champion de France 2010.

Son ami de club Alain Boussery, en master trois, 100 kg, dont c'était le retour après blessure, monte sur la troisième marche du podium et décroche la médaille de bronze.

 

Quant à Eric Verhaege, il termine à la septième place dans une catégorie de très haut niveau. L'Halluinois se retrouvait en effet dans sa catégorie avec le champion du monde de la discipline.

 

 À noter que le club local devrait accueillir en 2011, la finale nationale, master, pour la première fois de son histoire.

 

(Archives, N.E., 27/6/2010).

 

Liens :  L'Halluinois André Dochy, des titres nationaux... aux J.O. d'Helsinki de 1952.

Le Club d'Haltérophilie d'Halluin : Historique de 1942 à 1956.

L'Halluinois Jean Nolf pharmacien et président de l'Haltérophilie Halluinoise.

Jean Debuf, ancien haltérophile Halluinois, Porte-Drapeau et le Bronze aux J.O. de 1956.

L'Halluinois Roger Delet médaillé d'Or de la Jeunesse et des Sports.

Deux Halluinois Champions de France 2008 de Force Athlétique.

L'Halluinois Alain Boussery Médaillé de Bronze aux Européens 2008 de Force Athlétique.

 

 

Une Halluinoise championne du monde junior.

Le club halluinois de musculation et de force athlétique a accueilli les championnats du Nord de force athlétique et de développé couché.

En force athlétique, les Halluinois Julien Sahiri et Bruno Delepaut sont champions du Nord. Le public a assisté à un beau spectacle assuré par la nouvelle championne halluinoise Caroline Potencier (championne du monde junior). 12 halluinois sont qualifiés pour le championnat régional. Les championnats de France auront lieu à Halluin en mai 2011.

(Archives, N.E., 19/12/2010).

 

 

 

 

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Texte Libre

Depuis février 2007, ce site vous est offert gracieusement, il est le fruit d'un travail bénévole important de recherches, de rédaction et mise en page.

Alors n'hésitez-pas à laisser un message (cliquez sur ajouter un commentaire à la fin de chaque article), ou sur le Livre d'Or afin que je puisse connaître vos impressions sur les articles consultés et votre intérêt pour l'histoire locale ; ou si vous désirez apporter des rectifications, des précisions ou informations complémentaires.

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous, une excellente plongée dans le passé halluinois.

Vous pouvez me contacter aussi à l'adresse suivante :
daniel.delafosse@wanadoo.fr

 

Depuis plus de 4 ans, 1000 articles (+ Compléments d'informations) ont été présentés sur ce blog...

 

A compter du 4 Juillet 2011, ce lien ne sera plus consacré à la parution d'écrits et aux mises à jour.

 

Désormais, vous trouverez uniquement la publication de photos (archives personnelles), anciennes ou récentes, relatives à Halluin (Vos commentaires sont toujours les bienvenus !).

 

Vous pouvez continuer à me lire sur le site :   http://alarecherchedupasse-halluin.net/  

 

Merci à vous.  

  

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Réponse à certaines interrogations…

 

Permettez-moi de préciser que ce blog est la réalisation d’un travail d’archives personnelles ou provenant d’articles publiés dans la presse (La Voix du Nord, Nord Eclair, La Vie Chez Nous etc...), revues et livres divers.

 

Créé à mon initiative, il était normal que ce blog contienne principalement les archives familiales, mais de suite, ne voulant pas me cantonner à cela, j’ai décidé de l’ouvrir à tous les thèmes qui étaient rattachés au passé halluinois et à son histoire.

 

Au fur et à mesure de son installation, j’ai intégré également des informations présentes, liées à la vie halluinoise en priorité ou d'ordre général, susceptibles d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs ; en essayant d’être au plus près des évènements et en effectuant, si nécessaire, des mises à jour sur des documents déjà publiés.

 

En ce qui concerne l’Histoire d’Halluin, chacun comprendra que la parution d'un article n'est faisable uniquement pour des documents en ma possession… Mon seul but est d’informer le mieux possible en abordant tous les sujets sans aucune restriction !

 

Ce blog n’ayant aucun caractère officiel, j’invite simplement les personnes qui possèdent des documents sur l’histoire locale, d’ouvrir leur propre blog ou site… Et je serais ravi bien entendu de le consulter.

 

 Aussi, le mien est rédigé dans la mesure de mes possibilités de temps mais aussi d’envie…, et l’espoir, pour ma part, que ce véritable travail reste uniquement le plaisir de faire partager une passion !

 

Merci à vous.  (2008)   

Liens Sites Halluinois
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Site officiel de la Ville d'Halluin 59250 :  ville-halluin.fr

"A la recherche du Passé d'Halluin
" (Photos) :
alarecherchedupasse-halluin.net/

 

brandodean.over-blog.org/article-la-politique-halluinoise-et-les-sites-et-blogs-sur-internet-50337926.html

 

Paroisse Notre-Dame de la Lys Halluin : nordnet.fr/ndlys
Les Amis de l"Orgue Halluin : orgue-halluin.123.fr

Propriété "Le Manoir aux loups" Mont d'Halluin : parcmanoirauxloups.com
Le Syndicat d'Initiative d'Halluin : .tourisme-halluin.fr

Ecole de Musique Halluin : ville-halluin.fr/culture.
La Lyre Halluinoiselyre-halluinoise.com

 

M.J.C.  M.P.T. Halluin : mjchalluin.free.fr
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Cinélys Halluin : cinelyshalluin.asso-web.com

 

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