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(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 06:51

 


Pendant 34 ans, « Les Aiglons » ont écrit quelques-unes des plus belles pages artistiques et sportives de l’histoire locale.

 

André Deblauw, fondateur de l’association « Les Aiglons » avec ses amis Walter Debusscher, Robert Lepoutre et Paul Houte, a publié en février 1995, aux Editions de la Lys à Lille (Nord), un livre de souvenirs racontant l’histoire de cette société.

 

A l’époque, en 1937, il n’existait que deux équipes de football et deux sociétés de gymnastique.


Décidés à agir seuls, en toute indépendance, les quatre hommes eurent quelques difficultés à faire démarrer une association sportive basée sur l’épanouissement des jeunes athlètes et non sur la recherche des performances. Même si les Aiglons remportèrent souvent de belles victoires dans des disciplines telles que la gymnastique, le tir, l’escrime… Après un bel envol, un coup d’arrêt pendant la guerre 39-45, puis le développement de numéros aux anneaux, les Aiglons connurent une certaine gloire et le succès, surtout grâce à leur section « artistique ».

 

Pendant trente-quatre ans, André Deblauw anima la société qu’il avait portée sur les fonds baptismaux, mais dût finalement interrompre ses activités suite à des problèmes de santé. Aucun de ses amis ne voulut continuer sans lui et les Aiglons arrêtèrent donc volontairement leur envol.

 

C’est cette histoire que l’on peut revivre dans les feuilles d’un livre, que je vous invite à feuilleter…

 

La société « Les Aiglons » comportait plusieurs sections : artistique, escrime, sports de combat et de défense, tir, culturisme et musculation. « Le foyer », où se réunissaient des sportifs de tous âges et conditions, fut aussi un des hauts lieux de l’histoire de l’association, et tout particulièrement pour sa section culturelle.

 

Malgré une terrible infirmité, conséquence de la poliomyélite qu’il contracta très jeune, André Deblauw son fondateur, apporta au sein du groupe un dynamisme extraordinaire. Avec la jambe gauche paralysée, il arriva à force d’énergie et de courage, à devenir un acrobate de grande classe, réalisant des numéros exceptionnels de force, celui par exemple, au cours duquel il supporta plus de 300 kilos


Les membre de la société Les Aiglons lui vouaient d’ailleurs une confiance et une affection unanimes, et ce malgré l’esprit de stricte discipline qu’il n’a cessé d’exiger de tous.

 

Les premiers entraînements de la société se déroulèrent dans des conditions qui furent tout sauf faciles : chaque samedi après-midi, les adhérents s’entraînaient sur le terrain de sports de l’Olympique rue de Lille. En cas d’intempéries, il était prévu qu’ils rejoignent des vestiaires désaffectés. Malgré leur manque de moyens, les Aiglons se distinguèrent rapidement par leur bonne humeur et leur organisation. Les adhésions se multiplièrent et la société devint vite célèbre… notamment pour ses cours d’éducation physique corrective, qui permirent de corriger maintes scolioses.

 

La société n’avait pas encore deux années d’existence quand une première réunion artistique fut organisée le 23 avril 1939 dans la salle paroissiale du Mont d’Halluin. Ce fut un important succès, auquel allait toutefois bientôt succéder la tristesse apportée par la seconde guerre mondiale. Certains Aiglons furent tués au combat (Walter Debusscher, Michel Danset), d’autres durent fuir pour échapper au travail obligatoire, ou furent envoyés en Allemagne.

 

Le jeune Walter Debusscher, Maréchal des Logis au 21ème Régiment d’Artillerie Coloniale fut tué le 9 juin 1940 ; Il allait avoir 20 ans le 18 juillet de cette même année. Membre fondateur, il était toujours resté fidèle à sa société, et à chaque permission, il venait passer de longues heures chez son ami André. Quant à Michel Danset tué dans les combats de la Libération en septembre 1944, il était le meilleur espoir de la section d’escrime catégorie jeunes, cadets, membre également des sections culturisme et musculation ; c’était aussi un étudiant brillant, et à 16 ans il était déjà développé comme un athlète adulte, mais surtout il était très dévoué et disponible pour sa société Les Aiglons.

 

Le soir du 22 juin 1941, André Deblauw était victime d’un grave accident au cours de l’essai d’un nouveau numéro très difficile et dangereux. Ce dernier fut projeté tête en avant d’une grande hauteur, et ne fut sauvé que grâce à une constitution robuste. Il n’eut aucune fracture, mais subit un traumatisme crânien. Cet accident était entièrement de sa faute, car il n’avait pris aucune précaution, et avait eu la stupidité de chahuter pendant ce nouveau numéro très dangereux.

 

Malgré toutes ces difficultés, l’association poursuivit toutefois ses activités durant ces « années noires » : Dès 1941, il y eut des séances pour les prisonniers et leurs enfants, puis pour les familles nombreuses, organisées par Gérard et André Verkindère.


Le 22 novembre 1942, un grand gala artistique fut agencé dans la salle de spectacles du cercle catholique, rue de la Gare, qui était pleine à craquer, où Les Aiglons ont obtenu un succès triomphal ; cette salle était assez haute pour produire le numéro aux anneaux, au-dessus des spectateurs.


Par la suite,Les Aiglons furent notamment sollicités par la section d’athlétisme de l’Union Halluinoise pour fournir un numéro de music-hall. Ils durent ainsi jouer trente-deux fois à Halluin, depuis 1939, sans jamais lasser le public galvanisé par de telles performances physiques. Aussi il fallait compter sur les innombrables séances produites dans toutes les villes de la région.


 
Des démonstrations d’escrime et de sports de combat étaient également organisées à cette époque.

 

A la fin de la guerre, le nombre d’adhérents rendait un déménagement indispensable. L’association loua donc une usine désaffectée qui avait précédemment été utilisée comme entrepôt de lin. Nettoyé et transformé en une superbe salle équipée de différents agrès, sans oublier un bar, une bibliothèque et des tables de ping-pong, un baby-foot pour la détente, l’endroit fut réclamé par le propriétaire un an plus tard.

 

Face à une augmentation de loyer beaucoup trop lourde pour leur budget, LesAiglons se retrouvèrent dans une situation précaire, dont les tirèrent les présidents actif et d’honneur des anciens combattants de l’UNC : Maurice Toulemonde et Henri-France Delafosse. Ces derniers leur offrirent en effet d’utiliser gracieusement la vaste et belle salle des fêtes et de réunions du « Foyer de la Paix » rue Emile Zola.

 

Cette heureuse solution présentait toutefois un sérieux inconvénient : le plafond était trop bas pour exécuter les exercices d’acrobatie et de gymnastique. Les autres sections purent néanmoins s’y entraîner pendant plusieurs années, jusqu’au moment où Les Aiglons purent louer l’ancien piqûrage des Etablissements Paul et Jean Tiberghien, à côté de l’église du Mont.


Ils utilisèrent ce bâtiment pendant sept ans, qui leur permit d’organiser de nombreuses activités – entraînement mais aussi bibliothèque, galas, bals, cinéma amateur – avant sa mise en vente et sa transformation par la suite en une école, celle de Saint-Alphonse.

 

Les adhérents de l’association durent à nouveau « travailler dur pour construire un autre local, encore dans une usine désaffectée en mauvais état » est-il rappelé dans le livre qui lui est consacré. 


Ces perpétuels déménagements n’ont cependant pas empêché Les Aiglons de former des athlètes souvent célèbres dans toute la région. La section sports de défense et de combat était particulièrement  connue, notamment pour la sévère discipline qui y régnait.

Pas question, en effet, de chercher la bagarre : le sport y était conçu comme une école de vie et non comme un moyen d’écraser les plus faibles. Une ambiance identique régnait au foyer, où les vols et les disputes étaient inconnus.

 

Quelques personnalités truculentes comme Joseph Demeyer dont le sens de l’humour était légendaire, sont venues égayer les rangs des Aiglons. La société comptait aussi un « miraculé », Joseph Cappelier qui, engagé dans l’Armée belge en 1940, avait eu le cou  traversé de part en part par une balle. Il fut recueilli par des soldats allemands et survécut, sans qu’aucun organe vital n’ait été endommagé.

 

La section « phare » des « Aiglons » fut certainement celle consacrée à l’acrobatie et aux numéros artistiques. On peut même dire que certains de ses adhérents, et adhérentes ! connurent une belle gloire.


Les représentations ou Les Aiglons effectuaient des exercices aériens à l’aide de cerceaux, échelles et cordes (numéros détaillés plus loin) ont attiré les foules pendant des années. Ainsi, pour les fêtes du centenaire de l’église Saint-Hilaire d’Halluin, en 1956, le programme dont ils étaient les vedettes a attiré un public record sur la place, devant l’édifice religieux. 

La section escrime des Aiglons en 1956 était notamment composée de : Marcel Trachet, Jacques Mahieu, Jean-Pierre Vermeersch, Jean-Pierre Meunier, Lucien Callewaert, Willy Deprez, Jacky Lossery, Adrien Vandewattine, Alain Lameire, Marcel Vancoillie.
 

Germaine Tacquet, épouse d’André Deblauw, décédée en octobre 91, fut une des grandes figures féminines de l’association. Tout comme Jacqueline Tacquet et Ginette Van Hecke, particulièrement douées pour les numéros acrobatiques les plus difficiles. Quant aux spécialistes de plongeons, c’étaient Paul Houte et Arthur Tant, qui passaient notamment à travers un cercle de feux.

 

Un petit groupe appelé « Les trois Aiglons » se distingua aussi par des numéros extrêmement dangereux. Ils furent à juste titre surnommés « Les acrobates de la mort ». Yvonne De Ridder fut la première élève de la section féminine et la première partenaire des « trois Aiglons » ; trapéziste, équilibriste et contorsionniste, elle fut rattrapée en pleine gloire par la mort, suite à une grave maladie.

 

Yoland Van Baelen lui succéda aux côtés de Paul Houte et André Deblauw, dont le nom d’artiste était André d’Avelys.

 

Les Aiglons purent, grâce à leur flatteuse réputation, participer aux tournées des Roubaisiens Gaby Verlor et Jean Davril. Ils côtoyèrent aussi Georges Milton, célèbre vedette de cinéma des années 30 à 38.

 

Disposant aussi d’un important répertoire de sketches et pièces uniques, ainsi que de plusieurs comédiens de talent, tels Joseph Demeyer, Nicadore, Jean-Pierre Quartier, Robert Lepoutre ou Joseph Losfeldt, les Aiglons étaient capables de présenter plusieurs heures de spectacle varié. Des spectacles, il est vrai, à faire frémir le public, surtout quand on sait qu’à l’époque, les files et les câbles de sécurité n’existaient pas.

 

Une simple défaillance pouvait alors se payer très cher : « Il fallait réussir ou périr » était-il rappelé dans le livre. Aujourd’hui encore, la description de certains numéros fait froid dans le dos : équilibres tête à l’envers et à grande hauteur, sur un échafaudage construit à l’aide de tables, chaises, bouteilles et échelles… Ou encore sur la rambarde du phare de Dunkerque !

 

En effet, l’halluinois André Deblauw fut le seul qui se soit risqué à faire un équilibre impeccable sur la rambarde, au,sommet du phare de Dunkerque, ceci devant de nombreux témoins, qui plus est, dans le mauvais sens en plus, comme le répétait souvent Paul Houte ; exploit très difficile à réaliser, à cause du vent du large qui souffle toujours très fort à cet endroit.

 

Si Les Aiglons arrivèrent même à créer des numéros fantastiques, art périlleux et toujours inédit ; le numéro d’équilibriste au-dessus des baïonnettes était le plus dangereux et le plus difficile à réaliser.


Ce numéro consistait à tenir en équilibre sur des échafaudages fragiles, instables, composés de tables, de quatre bouteilles, de chaises et d’échelles, en évitant la moindre secousse, et situés au-dessus d’une baïonnette, il fallait descendre en fléchissant sur les bras pour mettre la pointe de cette dernière sur la gorge ; ensuite remonter le poids d’un corps de 80 kilos, redescendre à la force des bras pour faire pénétrer l’arme profondément dans la bouche, remonter, puis redescendre une troisième fois pour placer cette pointe entre les deux yeux.


Tous les équilibristes et anciens gymnastes savent à quel point il est difficile et dur de faire l’équilibre en force, mais en plus descendre et remonter trois fois le poids du corps, c’est quelque chose ; surtout quand il y a la mort au bout, une défaillance ou une glissade et l’      arme aurait été enfoncée jusqu’à la garde, à cause du poids du corps.

 

Il fallait une foi absolue en la solidité de ses muscles pour prendre de tels risques mais parole « d’Aiglon », le public adorait cela.

 

Un autre numéro difficile et dangereux provoquait l’enthousiasme du public : Deux chaises étaient placées debout sur une table de café, siège contre siège, entre les deux, une baïonnette était solidement fixée. André Deblauw faisait l’équilibre sur les deux dossiers des chaises, ainsi écartées au-dessus de la baïonnette, tandis que son partenaire Paul Houte se lançait dans un plongeon formidable, pour passer au-dessus de la baïonnette et sous son partenaire en équilibre. Il ne pouvait toucher ni son partenaire ni la baïonnette.


Ce beau numéro obtenait toujours une ovation frénétique et prolongée. Tenir en équilibre sur deux chaises posées sur une table, avec en plus une baïonnette au milieu, était déjà d’un haut niveau, mais y exécuter un plongeon d’une extrême précision, cela devenait spectaculaire.

Il y avait ainsi une dizaine de numéros combinés d’équilibres et de plongeons, tous plus difficiles les uns que les autres.

 

De même le numéro aux anneaux avait la faveur du public, surtout s’il pouvait être exécuté à grande hauteur et au-dessus du public, dans les grandes salles ou en plein air.


C’était un travail très dur et épuisant. Il fallait grimper plusieurs mètres de corde pour atteindre ces anneaux. Au trapèze, on peut récupérer et se reposer un instant en se mettant debout ou assis sur le trapèze, mais aux anneaux il n’y a pas de répit, et il faut disposer davantage de force, d’énergie et d’agilité, surtout à cette hauteur.


André Deblauw avait réussi à créer un numéro sensationnel, unique au monde et qu’aucun champion olympique, selon lui, n’a été capable de réaliser, même à hauteur normale.

 

Après les plus beaux numéros classiques, croix de fer en équilibre, planche libre, casse-cou, etc. L’halluinois remontait les bras tendus sur les anneaux par renversement, les jambes pointées vers le haut, puis debout sur les bras tendus, il se lançait tête en avant dans le vide, pour tourner en dislocations avant, à une vitesse fantastique, pour effectuer ensuite une série de dislocations arrière.


L’effort et l’énergie, que ce numéro exige, sont indescriptibles ; il faut bloquer la respiration pour tourner le plus vite possible. La réaction du public était à chaque fois formidable, mais l’artiste, lui, est complètement ivre d’avoir tourné à cette vitesse record ; heureusement que le temps de ces longues ovations lui permettait de récupérer et de reprendre le contrôle de lui-même.

 

Le troisième numéro était un numéro aérien de toute beauté, produit par sept femmes et un homme. Les exercices de voltige étaient audacieux et spectaculaires mais trop difficiles à décrier. Dans un des derniers numéros, le partenaire tient horizontalement une lourde échelle par les dents, et deux partenaires produisent leur numéro à chaque extrémité. Lorsqu’il faisait ce numéro avec deux partenaires hommes, il soutenait un poids de 150 kilos par les dents, et pendu par les genoux qui devaient être d’un solidité à toute épreuve ; surtout dans le dernier numéro dans lequel il portait ainsi ses sept partenaires, dont le poids impressionnant était de 380 kilos, dans une telle position, suspendu par les genoux, c’était incroyable !

 

Il est dit que les meilleures choses doivent avoir une fin. Ce mot mit un terme à l’histoire des Aiglons au début des années 70, quand les adhérents décidèrent de ne pas poursuivre l’œuvre d’André Deblauw en l’absence de ce dernier. Ultime fidélité au fondateur de cette société.

 

  

Ce récit est tiré du livre « Histoire de la société artistique sportive et culturelle « Les Aiglons » (160 pages et documents) par l’halluinois André Deblauw.

 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 19:52

 

 

 

Lucien Poncet (1899-1965) fut le fondateur et directeur de l’usine dite du caoutchouc, chemin de Neuville.

 

Dans les années 20 et 30, étaient fabriqués, à cet endroit, des pneus de tous calibres même des pneus d’avions. Il était ce qu’il est convenu d’appeler un patron d’avant-garde.

 

En même temps que l’usine, il fit construire une longue rangée de maisons pour les ouvriers et trois villas, pour les directeurs, qui existent encore en face du moulin d’Halluin.

 

Une distribution gratuite de lait était attribuée aux ouvriers pour neutraliser les poussières nocives du caoutchouc, ce qui était rare dans la période 1920-1930.

 

Les salaires étaient les meilleurs de la région, mais les conflits sociaux et les difficultés l’ont obligé à transférer toutes les activités de l’usine à Thionville en Moselle.

 

Lucien Poncet était aussi Président du Rotary Club, Conseiller de la Banque de France et Chevalier de la Légion d’Honneur

 

Il repose avec sa mère au cimetière d’Halluin (Entrée principale route de Neuville allée BD) 

 

 

Récit de l'Halluinois André Deblauw .

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 19:21

 

 

Il y a peu, le 30 avril 2007, Mathilde Brispot fêtait ses cent ans à la maison de retraite d’Halluin. Mariée deux fois, elle a eu deux filles, treize petits-enfants et dix-huit arrière-petits-enfants. Première femme de chambre chez différents industriels, notre centenaire actuelle a eu l’honneur de dresser la table et de servir le Cardinal Liénart évêque de Lille.

 

Cet anniversaire récent est un évènement important, qui nous renvoie à un autre moment de l’histoire locale que relate M. Vanoverschelde, l’anniversaire de la première centenaire halluinoise à l’automne 1939, en l’occurrence son arrière grand-mère.

 

C’était à l’automne 1939. Delphine Duvoskeld-Destailleur et tous ses proches n’ont pas laissé passer l’évènement.


La vieille dame était entourée pour la circonstance de toute sa famille, des cousins, des cousines… Bref d’une centaine de personnes.


Autant de personnes qui ont posé pour la photo officielle devant la première mairie située alors rue abbé Bonpain, en présence du maire de l’époque M. Petit.

 

A ce moment, même si la guerre était encore qualifiée de « drôle », les déplacements n’étaient pas toujours faciles et c’est un véritable cortège qui a quitté l’église Saint-Alphonse du Mont pour rejoindre la mairie.

 

La centenaire était encore très vaillante et c’est elle qui a lancé au maire, durant la réception officielle, un retentissant « y’en a plus » en regardant son verre.Elle parlait du champagne bien entendu.

 

Mme Duvoskeld a eu une longue descendance parmi laquelle figure notamment Charles Vanoverschelde qui a été élu conseiller municipal en 1946, avant de devenir maire en 1957.


Fonction qu’il occupera jusqu’en 1971, époque à laquelle il décida, en fonction de son âge, de ne plus se représenter. Il devait disparaître en septembre 1978 à l’âge de 84 ans.

 

Mme Duvoskeld devait quitter cette terre à l’âge de 102 ans.

 

Mais la municipalité voulait, à l’occasion de la cérémonie du centenaire faire un important cadeau à la dame. Ils eurent pour la circonstance une idée que l’on pourra qualifier sans crainte de se tromper de « bizarre ». Ils ont en effet envisagé un moment de lui payer un caveau et un monument funéraire.

 

Avec beaucoup de fierté, en apprenant cette idée d’un goût douteux, l’un des fils a répondu par la négative à cette proposition : « On est des ouvriers mais on a besoin de personne » a-t-il ajouté.

 

La cérémonie officielle en mairie a été suivie d’un grand banquet bien entendu. Mais un banquet où chaque famille a payé son écot. Les bons comptes font les bons amis… 


En cette année 2007, Halluin compte une seconde centenaire, il s'agit de Marie-Louise Bisbrouck, que sa communauté nomme aujourd'hui soeur Marie-Odile, née à Halluin le 5 avril 1907. Cette fête se déroula à Saint-Quentin où elle réside. Elle a reçu un cadeau de la Ville d'Halluin.

(Archives et Synthèse D.D.).
 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 19:12



Le plus grand nombre de jeunes Halluinois, sont nés ou naissent à Menin (Belgique).


La quasi-totalité en tout cas naissent en clinique. C’est tellement évident qu’un accouchement à domicile constitue un véritable évènement.

 

Ce qui est vrai aujourd’hui ne l’était pas, beaucoup moins en tout cas, avant la dernière guerre.


C’était alors le temps de la gloire pour les sages-femmes. C’est tellement vrai que dans presque chaque commune une ou plusieurs d’entre elles sont devenues de véritables personnages…

 

Qui, par exemple, n’a pas connu avant la dernière guerre à Halluin, « Sidonie », même si le plus souvent on ignorait que son nom de famille était Valcke... Née à Halluin, le 20 Mai 1858, fille de Pierre Valcke et de Constance Vanwalleghem.

 

Ils sont des centaines et des centaines pour ne pas dire plus à avoir été mis au monde par Sidonie. On parlait avec admiration et affection de cette femme courageuse, dévouée et aimable qui remplissait son rôle à la perfection.

 

Le docteur Louf qui l’avait très bien connue, disait qu’elle était admirable et qu’elle a rendu des services inappréciables, jour et nuit, tant aux accouchements que pour les soins aux enfants. 

C’était la première !

 

Veuve de Evariste Pattyn, Sidonie est décédée à Halluin, le 22 Août 1942, mais les plus anciens parlent souvent d’elle encore à Halluin.

 

Lors des baptêmes, Sidonie était en tenue d’apparat… portant le bébé comme c’était la coutume. Une sorte d’heure de gloire pour la sage-femme qui était aussi et dans toute l’acceptation du terme une femme sage !

(Archives D.D).

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 19:55

 


Les légendes et superstitions avaient jadis une grande importance à Halluin ; André Deblauw nous les raconte à sa manière :

 

Nombreux étaient ceux qui, la nuit venue, évitaient de passer chemin de la Grande ville, actuellement rue Dennetière, parce qu’il longeait les ruines du château du Molinel, et que la nuit venue, le fantôme d’une femme planait au-dessus de l’étang ; à cette époque, il n’y avait pas de maisons à proximité.

 

D’autres n’osaient pas passer à côté du cimetière, qui avait alors une haie comme clôture à cause des fantômes et des petites lumières. Sans doute s’agissaient-ils de feux follets à cause du phosphore des os, bien que ce phénomène soit très rare.

 

Un homme qui était pourtant très intelligent, racontait l’histoire de ces gens qui se rendaient au Mont chez des amis, ou dans la famille et qui, arrivés près du pont de la Becque, chemin de Neuville, aperçurent, au-delà du pont,  (près de ce grand arbre, un halo qui fut présent très longtemps jusqu’à ce que le marbrier Vervaecke y construisit son atelier, il n’y avait alors pas de maisons dans ce secteur) trois sœurs sans tête… bigre ! Il y a de quoi perdre la sienne.

 

Plus près de nous en 1938, des gens prétendirent avoir vu l’abbé Coulon dans le ciel, sur le côté du clocher de l’église du Mont, qu’il avait fait construire. Certains restèrent longtemps à scruter certains soirs le retour de l’abbé, alors qu’il reposait tranquillement dans le caveau des curés.

 

A cette époque, Clémence était une vieille cartomancienne, de la rue de l’abattoir, qui avait fait ce métier toute sa vie, en gagnant beaucoup d’argent. Elle avait surtout une importante clientèle belge, à qui elle prédisait l’avenir. Pourtant un jour sa maison fut cambriolée, mais elle ne l’avait pas vue dans les cartes !

 

Aussi, les gens se réunissaient souvent jadis pour passer d’agréables soirées. La télé et la radio n’existaient pas encore, mais une ambiance formidable régnait ; parfois des soirées crêpes s’organisaient, et les histoires fantastiques y avaient leurs places. Ceux qui les inventaient, y croyaient presque ;


Pourtant ces superstitions étaient parfois malfaisantes. Un vieillard nommé Charles Louis, intelligent et d’une grande bonté, qui était bossu et qui avait toujours gagné sa vie en travaillant dans le textile, offrit un jour un pain gâteau au petit garçon de ses voisins ; Dès qu’il fut parti, la mère arracha vite ce petit pain des mains de son fils, en disant que c’était peut-être un sorcier qui lui jetait un sort !! Comme quoi, à toute époque, la stupidité humaine n’a pas de limite… 



(Archives D.D.).

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 19:46



Il ne faut pas confondre le château du Molinel avec celui des Seigneurs d’Halluin qui était situé près de la Lys, à proximité du nouveau pont de la route de contournement d’Halluin Est vers Reckem Courtrai.

 

Au cours des travaux de construction de cette route et du redressement de la Lys, les ouvriers se sont heurtés à une maçonnerie impressionnante et rebelle. Même au marteau piqueur, il a fallu contourner cette masse et creuser pour la dégager. Les ouvriers ont mis ainsi à jour la base de deux tours, l’une de douze mètres de diamètre, et l’autre de neuf mètres avec des murs de trois mètres d’épaisseur ; ils ont aussi découvert un pan de mur de 1 m 75 d’épaisseur bâti de briques mesurant 30 cm sur 20.

 

L’unique vestige de ce château était encore visible en 1940. Il s’agissait d’une des tours carrées du château, jusqu’à hauteur du premier étage, le plafond qui existait encore en partie était une voûte de briques. Sur le mur extérieur qui se reflétait dans l’eau (car le château était entouré d’eau) les quatre créneaux étaient bien visibles, ils s’élargissaient à l’intérieur comme un entonnoir pour permettre de mieux tirer à droite ou à gauche à l’arc ou à l’arbalète. Du côté opposé à ce mur, on distinguait bien la porte d’entrée de l’intérieur qui se reflétait elle aussi dans l’eau et formait dans le bas un rectangle clair.

 

Le premier Seigneur connut fut Guillaume de Lichtervelde, Seigneur d’Assebroucq, Coolscamp et Molinel, car la ville d’Halluin ne fut française qu’à partir du règne de Louis XIV. Guillaume de Lichtervelde épousa Marie de Gremberghe, fille de Gérard, châtelain de Ninove. Il mourut en 1240 (le château était donc très ancien). Il eut quatre enfants Marie, Jeanne, Jean et Baudouin. Marie hérita de la seigneurie du Molinel, elle épouse Jacques de Hallewin, Seigneur de Gavre et Hamsbeke, mort en 1263.

 

Le rapport des marguillers d’Halluin nous apprend qu’en 1384,  Hugues de Hallewin était Seigneur du Molinel, et que le 18 juillet 1409 Jehan de Hallewin fonda une chapelle de la Sainte Vierge dans le château du Molinel.

 

Cette tour, qui, je le rappelle, était le dernier vestige visible du château, fut détruite par les soldats écossais pendant la guerre, afin de récupérer les grandes briques pour construire une casemate dans la pâture de l’autre côté de la route, où se trouvent maintenant les maisons et appartements de la Cense Manoir.

 

C’était le plus ancien vestige d’Halluin et de la région encore debout, les autres n’étaient plus que des fondations sous terre. Ce château fut probablement construit aux environs du dixième siècle, puisque le premier Seigneur connu est décédé en 1240.

 

Le petit pont, où venait se poser le pont levis qui servait à entrer dans le château, s’écroula, il y a une vingtaine d’années, à force d’être escaladé par les visiteurs !

 

Ce château fut pris en 1488 par les Français qui occupaient Courtrai et fut à moitié démoli par ces derniers. Reconstitué par la suite, il fut pris en 1579 par les Ecossais qui s’étaient rendus maître de Menin, et fut presque entièrement brûlé. Le château était déserté par ses défenseurs qui étaient partis au secours du château des Seigneurs de Comines. 


Robert Lepoutre et moi-même (André Deblauw) nous avons récupéré des morceaux de verre d’un vitrail, dont une extrémité avait commencé à fondre, sans doute sous l’effet de l’incendie. Nous possédions aussi des débris de poteries. Quant au château du Molinel, il fut souvent question d’un souterrain, nous avons même eu l’autorisation de faire des recherches et des fouilles, mais pour un laps de temps trop court et avec des moyens dérisoires, nous n’avons rien trouvé… Mais au fait, un souterrain pour aller où ?

 

 

Ce récit nous le devons à M. André Deblauw président-fondateur de la Société Artistique, Sportive et Culturelle « Les Aiglons ».

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 07:14
 

Une première française à Halluin (Nord)

 

 Le 2 septembre 1939, dès le premier jour de la guerre, Henri-France Delafosse, président actif de la section halluinoise de l’Union nationale des anciens combattants, convoquait sa commission et proposait la création d’une œuvre qui s’intitulerait : « Entraide aux combattants halluinois »


C’est ainsi que le 12 septembre 1939, la première du Nord et de toute la France, Halluin constitue un bureau pour venir en aide aux combattants halluinois. Cette initiative eut un très grand retentissement et marqua fortement l’histoire de la vie locale.

 
Ceci fut possible grâce à la mobilisation de toute la ville, notamment des sociétés patriotiques et au dévouement inlassable de plusieurs halluinois qui se sont dépensés généreusement pendant toute la durée de la guerre 1939-1945.

 

C’est l’historique de cet évènement local que je vous détaille ci-après :

 

 Les 2 et 12 septembre 1939 :

 

Le premier comité d’entraide aux combattants français

était créé par les halluinois.

 

En effet, le 2 septembre 1939, l’état de guerre étant déclaré entre la France et l’Allemagne, M. Henri-France Delafosse, président de la section locale de l’Union nationale des anciens combattants, convoquait, le même soir au siège « Foyer de la Paix », les membres de la commission.


Il leur expose que si les anciens combattants de 1914-1918 sont désormais trop âgés pour servir activement leur pays, ils ont néanmoins le devoir moral de venir en aide à ceux qui prendront au front la place qu’ils ont occupée vingt-cinq années auparavant. M. Delafosse propose dans ce but de créer sans tarder, dans la Ville d’Halluin, une œuvre qui s’intitulera : « Entr’aide aux Combattants Halluinois ».

 

Afin de donner à cette œuvre toute l’ampleur désirable, sur la proposition de son président, l’amicale halluinoise des anciens combattants, décide de faire appel à toutes les autres sociétés patriotiques de la ville, ainsi qu’à différentes personnalités, dont la situation ou la condition sociale, sont à même d’apporter le plus précieux concours. Le président des anciens combattants se fait alors octroyer le mandat de mener à bien, toutes les démarches utiles, mission dont il s’acquitte sans tarder.

 

Ses démarches ne tardent pas à être couronnées de succès. Il obtient immédiatement le concours du groupe halluinois des mutilés, dont il est d’ailleurs lui-même vice-président. Henri-France Delafosse s’adresse ensuite à M. Victor Hottelart, président de l’union des sociétés patriotiques et de la société de secours mutuels des anciens sous-officiers ; il reçoit de ce dernier l’accueil le plus chaleureux et le plus encourageant, M. Hottelart, acceptant non seulement la présidence d’honneur qui lui est proposée, mais aussi promet son concours financier ainsi que celui de la société qu’il préside.


C’est ensuite M. Maurice Toulemonde, président du syndicat d’initiative « Les Amis d’Halluin » qui apporte spontanément le concours et l’appui de cet organisme.

 

Messieurs : Gustave Menet président des Anciens militaires, Edouard Delattre président des Frères d’armes, Alfred Maret président des Archers, Achille Descamps président de la Concordia Harmonie, Jules Verraes président de la Philarmonie, Jean Sion président et  Pierre Defretin délégué du Cercle Industriel, assurent tous Henri-France Delafosse président des anciens combattants, de leur généreux concours et leur entier dévouement.

 

C’est ainsi que le 12 septembre 1939, la première Ville du Nord et de toute la France, HALLUIN constitue un bureau et lance un appel  à la population halluinoise, dès le 8 septembre, affichée en ces termes :

 

 « APPEL A LA POPULATION HALLUINOISE »

 

Tous les Anciens Combattants se souviennent de la détresse de leurs camarades du front, qui laissant à leur foyer, femme ou enfants nécessiteux, se trouvaient sans aucune des ressources qui pouvaient adoucir un peu, les rudes privations du soldat en campagne.

 

Aujourd’hui pour tenir la parole donnée à ses Alliés, la France, champion du droit et de la liberté des peuples, a dû appeler sous les armes, les meilleurs de ses enfants. Pour beaucoup de ceux-ci, la pénible situation de leurs aînés de la guerre de 1914-1918 va se renouveler.

Il ne faut pas que ceux de nos concitoyens du front qui seraient dans une gène profonde soient abandonnés par leurs frères d’Halluin.

 

L’Amicale Halluinoise des Anciens Combattants et le Groupe Halluinois des Mutilés ont décidé la formation d’un Comité d’entr’aide aux Combattants Halluinois ; qui sera formé des membres de la Commission de ces deux groupements, auxquels viendront se joindre certains de nos concitoyens bien connus pour leur dévouement et leur philanthropie.

 

Déjà des dons importants ont été souscrits et tous les Halluinois, surtout ceux qu’épargne la mobilisation, sont invités à donner de leur superflu, peut-être même un peu de leur nécessaire, pour alléger les privations de nos combattants, et maintenir chez eux, le moral indispensable, en ces heures pénibles.

 

Dès la semaine prochaine, une permanence, qui fonctionnera tous les jour, sera installée au FOYER DE LA PAIX, où l’on pourra faire inscrire indistinctement tous les combattants, auxquels des secours pourraient être utiles.

 

                          HAUT LES CŒURS                            VIVE HALLUIN

                                                          VIVE LA FRANCE

 

 

Cette réunion du 12 septembre s’ouvre donc sous la présidence provisoire de Monsieur Delafosse président de l’Amicale des anciens combattants. On y compte quarante présents.

 

Après avoir salué l’assistance, remercié d’avoir répondu à son appel, envoyé un émouvant hommage à tous les Halluinois ayant obéi simplement, mais courageusement à leur ordre de mobilisation, le président donne lecture des grandes lignes de l’œuvre qu’il veut mettre sur pied et fait prendre à chacun, l’engagement de servir en acceptant d’avance, les fonctions qui lui seront dévolues.


L’œuvre aura pour but de venir en aide par tous les moyens dont elle pourra disposer, à tous les mobilisés halluinois, en commençant par les plus nécessiteux et les prisonniers de guerre.

 

Elle sera placé sous la présidence d’honneur de Monsieur Victor Hottelart, président de l’Union des sociétés patriotiques et administrée par un président actif et trois vice-présidents.

 

Les trois vice-présidents seront en même temps président d’une des trois commissions composant l’œuvre :

La première sera chargée de la recherche des dons, tant en nature qu’en espèces.

La seconde, chargée de la répartition de ces dons.

La troisième chargée du contrôle, de la vérification de la caisse et des écritures.

 

Après la ratification à l’unanimité de la présidence d’honneur offerte à M. Hottelart, il est procédé à l’élection du bureau définitif. Sont élus :


Président actif : Henri-France Delafosse directeur de banque

Vice-présidents : Pierre Defretin industriel, Maurice Toulemonde négociant et Louis Péraudeau Chevalier de la légion d’honneur percepteur de la ville d’Halluin

Trésorier : Julien Verhulst comptable

Secrétaire général : Paul Parent comptable.

 

Le président énumère les premiers dons versés par les sociétés patriotiques pour un total de 17.000 francs.

 

Dès le lendemain, tous les membres du comité, observant strictement les instructions du bureau, se mettent à l’ouvrage. La composition du comité inspirant à la population halluinoise la plus entière confiance, celle-ci répond généreusement à l’appel lancé.

 

Toutes les sociétés de la ville veulent contribuer au succès, et s’inscrivent pour des sommes en rapport avec leurs disponibilités. Aucune pression, mais partout de l’élan, les industries, le commerce, les banques apportent leur tribut, mais le geste le plus beau est bien celui d’un contremaître des Ets Sion Frères, M. Nicolas Payen qui, au cours de la réunion du septembre, apporte au trésorier une somme de 1.093,45 francs montant d’une collecte entre ses camarades d’usine.


Ce geste est un signal pour toute cette population laborieuse d’Halluin, dont parfois on a dit tant de mal, et qui va prouver par sa générosité, sa solidarité, l’ardeur de son patriotisme. En effet, les collectes d’usine se répètent et se propagent. Elles se font bientôt dans plus de 15 établissements industriels de la ville et, si on ajoute les dons en nature, on évalue à quelque 200.000 francs le montant total des ressources mises à la disposition du comité.

 

Tous les chiffres sont vérifiés par la commission de contrôle, déposant son rapport à chaque assemblée général mensuelle. Son président M. Louis Péraudeau, percepteur ayant fait valoir ses droits à la retraite, quitte la ville en janvier 1940, au grand regret de tous ses collaborateurs et des membres du comité d’entraide.

 

Dans sa réunion du 27 février 1940, au siège du « Foyer de la Paix », l’assemblée générale appelle aux fonctions de vice-président et président de la commission de contrôle, M. Léon Vandewalle Officier d’académie. Après acceptation de ces fonctions, celui-ci succède à M. Péraudeau.


Concernant l’action en faveur des mobilisés, c’est à la commission présidée par l’infatigable Maurice Toulemonde, qu’échoit la tâche la plus accablante de toutes. Dès la fondation de l’œuvre, une permanence journalière est établie au siège. Elle permet le recensement de tous les mobilisés et l’établissement pour chacun d’eux d’une fiche individuelle, portant au recto, les nom, adresse civile, situation de famille et adresses militaires successives. Le verso de la fiche étant destiné à recevoir les émargements des secours accordés.

 

Ainsi en quelques jours, 1300 mobilisés sont recensés ; chiffre imposant, mais qui permettra néanmoins, au comité d’entraide, d’adresser à chacun d’eux pour Noël 1939, les douceurs d’un colis ou les bienfaits d’un mandat.

 

A Cette date, en effet, nous relevons : 953 colis représentant une dépense de 43.080,05 francs,et 362 mandats représentant une dépense de 7.270,00 francs.

 

Les colis étant réservés aux soldats en secteur postal, et les mandats sont adressés aux mobilisés de l’intérieur

 

Si chaque colis représente pour les finances de l’œuvre, une dépense de 45 francs, sa valeur marchande en est toutefois plus élevée, car il y a lieu de tenir compte des dons en nature entrant dans sa composition.


Le contenus d’un colis se décompose ainsi :


Un pain d’épices, deux boîtes de sardines, une demi livre de chocolats, une boîte de crème de gruyère, une savonnette, un mouchoir, un paquet de biscuits, une boîte de thon, une boîte de pâté, un flacon de liqueur (Vieille Cure), une paire de chaussettes, une écharpe de laine.

 

Un mot d’envoi et d’encouragement accompagne chaque colis, qui renferme en outre une carte postale permettant au destinataire d’en accuser réception et de signaler, s’il y a lieu, tout changement d’adresse.

 

Les difficultés rencontrées

 

La mise sur pied et le fonctionnement de l’Entr’aide n’a pas été sans donner à ses organisateurs, quelques démêlés, parfois même de sérieux ennuis, souvent bien des soucis.

 

Lorsque germa chez son président Henri-France Delafosse l’idée de l’entreprise, dans son ardent désir de ne rien entreprendre qui soit illicite, la tâche de ce dernier fût rude, car il fallut résoudre tous les problèmes posés vis-à-vis des autorités administratives, maire et préfet, ainsi que militaires.


Pour commencer, M. Delafosse se mit en rapport avec Monsieur le Commissaire de Police d’Halluin auquel il fit part de son projet. De cette visite, il recueillit l’assurance que rien ne pouvait s’opposer à sa réalisation.

 

Par déférence, pour la fonction de Maire, il en avisa par lettre, Monsieur Gilbert Declercq, alors Député-Maire d’Halluin. Il ne reçut de lui d’autre réponse que celle donnée verbalement au hasard d’une rencontre, et catégoriquement défavorable. Le Député-Maire de la Ville lui signifia l’inutilité complète d’entreprendre cette œuvre attendu que celle-ci ne pouvait que faire double emploi avec le « Sou du soldat » organisation à caractère essentiellement communiste.

 

L’appui de la Municipalité  d’Halluin n’étant donc pas à attendre, le bureau décide de porter la création de l’œuvre à la connaissance de Monsieur le Préfet du Nord. C’est ainsi que M. Adrien Demassiet, vice-président de l’Amicale des Combattants se charge de présenter les statuts à M. Dadent Chef de division à la Préfecture du Nord. Il rapporte de sa visite les meilleurs encouragements verbaux.

 

Des statuts, nous nous contenterons de reproduire le 17ème et dernier article ainsi rédigé :

 

Si d’autres œuvres similaires étaient fondées en notre région, et formaient une Fédération, il pourrait être décidé sur l’avis favorable du bureau d’y apporter l’adhésion de l’Entr’aide aux Combattants Halluinois.


Le présent article devait trouver plus tard son application par l’adhésion de l’œuvre au Comité central d’entr’aide aux familles de mobilisés du Nord et Œuvre du tricot du soldat, présidé par Madame Fernand Carles.

 

Une émotion bien compréhensible s’empara un jour des dirigeants, lors du retour d’un colis, adressé au front, parmi plusieurs centaines. Sur son enveloppe, le colis portait la mention suivante : « Retour à l’expéditeur, colis n’ayant pu être remis au destinataire ». L’Entr’aide aux Combattants n’étant point reconnue par l’Autorité Militaire.

 

Ce retour précéderait-il  celui de beaucoup d’autres colis. Le bureau en eut la crainte ; heureusement, il n’en fut rien. Mais il fallait aviser. Ce fut la tâche de M. Delafosse le président.


Rendant visite à Monsieur le Commandant d’armes de la garnison d’Halluin, il ne tarda pas à le persuader de l’utillité et de l’importance de son œuvre, qui devait à tout prix continuer. Un rapport très favorable de cet officier supérieur permit au président de recevoir, quelques temps après, l’autorisation d’envoyer des colis aux mobilisés.

 

De nouveaux soucis naissent parmi les organisateurs de l’œuvre, lorsqu’une circulaire adressée au président par l’Office départemental du Nord des Mutilés et Victimes de guerre, traite des questions des « œuvres de guerre ».


Elle rappelle que la loi du 30 mai 1916 concernant ces œuvres semble toujours être en vigueur, et indique en particulier que toute œuvre faisant appel à la générosité publique doit faire l’objet d’une déclaration à la Préfecture, avec dépôt des statuts et qu’il doit en être donné récépissé.


L’entr’aide au combattants a bien en effet porté son existence à la connaissance de Monsieur le Préfet du Nord mais ses statuts lui ont été rendus et l’autorisation de fonctionner n’est que purement verbale. Une correspondance avec Madame Carles apaise aussitôt les inquiétudes du bureau, attendu somme toute que l’entr’aide n’a bénéficié jusqu’alors que de générosités privées.


Mais l’avenir est incertain, et le droit de faire appel à la générosité publique peut devenir sous peu d’une nécessité vitale pour l’œuvre. En conséquence, le bureau poursuit ses démarches afin d’obtenir cette autorisation. De ces faits, on peut constater l’extrême souci du président et de ses collaborateurs, de n’agir qu’en toute légalité.

 

En mai 1940, 1600 colis ont ainsi pris la direction du front, tandis que 450 mandats étaient adressés.

 

Ces résultats n’ont pas été acquis sans peine. Et il y a lieu de rendre un hommage tout particulier au dévouement de Messieurs Maurice Toulemonde, Achille Descamps, Camille d’Halluin, Gustave Menet, Jules Descamps. Indépendamment de bien de soirées, ils consacrent tous leurs samedis, parfois même leurs dimanches, à la confection et à l’expédition des colis et mandats.

 

Aucun tableau n’est plus réconfortant que celui offert certains jours, par l’activité débordante régnant au « Foyer de la Paix ». De l’entrepôt des marchandises, méthodiquement sont sortis un à un, les articles destinés à la composition des colis. Dans une pièce voisine, une équipe d’emballeurs les reçoit, tandis qu’à côté, une vingtaine de dames ou jeunes filles s’appliquent à assurer aux colis une fermeture hermétique composée d’une toile cousue. Les colis passant ensuite au service d’expédition.

 

Bientôt la situation pénible de certaines familles de Mobilisés, attire l’attention du bureau, et sur la proposition de son président M. Delafosse, l’assemblée générale décide d’étendre son champ d’action, en votant un article additif aux statuts, permettant l’octroi de secours aux familles de mobilisés.

 

Ces secours sont accordés, après une enquête discrète, et constitués par une livraison de 100 kgs de charbon, ou 100 kgs de pommes de terre.


Les enfants des mobilisés non plus ne sont pas oubliés. La Saint Nicolas ne se passe pas sans que chacun d’eux reçoive un pavé de pain d’épices et une demi livre de chocolats. Distribution qui coûte au comité la somme de 5.000 francs. Ce geste est d’ailleurs renouvelé à l’occasion de Pâques 1940.

 

Le dévouement des membres de l’œuvre reçoit en outre une récompense toute spéciale et significative. Chaque colis insérant une carte postale accusé de réception, avec verso réservé à la correspondance, 95 % de ces cartes apportent au comité, l’impression des soldats du front et surtout l’expression de leur reconnaissance. Magnifique résultat moral qui remplit de satisfaction l’âme de tous ceux qui ont contribué à l’obtenir.

 

Il faudrait pouvoir reproduire toute la correspondance reçue à cette occasion, pour que pleinement en ressorte, tout le naturel et le charme qui en émanent. Nous nous contenterons de relever quelques phrases qui renseignent sur la façon dont on été accueillis colis et mandats. Ces expressions, pour les organisateurs, sont la plus belle récompense et le meilleur encouragement à la pour suite de leur œuvre.

 

Un mot d’abord revient dans toutes les cartes, et c’est celui que nous signalons tout d’abord « MERCI ». 

 

Certes le comité s’attendait à ce mot bien naturel de la part de celui qui reçoit, mais ce mot « MERCI » est présenté bien souvent de façon si originale, si naïve, ou même si émue. Merci où l’on trouve toutes les notes de la gamme de la reconnaissance, avec variantes de « grand plaisir » - « agréable satisfaction » - « je ne m’attendais pas » - jusqu’au « vous pouvez renouveler » et même « merci de tout mon cœur ».

 

Ensuite on félicite pour la composition du colis.

 

Citons : « A passer en revue, tout ce qui s’y trouve, on voit qu’on a à faire à des anciens qui s’y connaissent » .


" Vous avez apporté votre expérience pour savoir offrir ce qui est de première nécessité aux combattants".


« Seuls ceux qui ont connu les heures douloureuses de 1914-1918 et qui connaissent les besoins du soldat en campagne étaient capables de concevoir et d’organiser une œuvre telle que la vôtre ».


« Vous anciens vous comprenez bien les besoins du soldat ».


« Grâce à votre initiative, le petit soldat aura beaucoup de plaisir à ouvrir son colis et y puiser ce dont il a besoin ».


« Colis
(dit l’un) des mieux assortis et des plus utiles, les lainages arrivent juste à point ».

 

Puis exprimée la joie du colis reçu, c’est la fierté d’être d’une cité où l’on sait s’entraider :

 

« Votre geste a été remarqué des copains, car il est le premier de ce genre arrivé dans ma compagnie ».


« Tous mes copains ont été émerveillés de voir l’initiative des Halluinois, c’est la première société du Nord qui fait çà pour ses enfants ».


« Je suis le premier à recevoir un colis des anciens combattants ».


« J’ai pu par cette occasion faire voir aux copains, l’esprit de camaraderie qui anime les Halluinois ».


« Dans les temps difficiles, on peut toujours compter sur la générosité des Halluinois ».


« Les copains qui sont de Roubaix-Tourcoing étaient étonnés de voir que les combattants de la grande guerre se chargeaient si vite des jeunes ».


« J’ai montré le colis, on m’a dit : Eh bien, mon vieux chez toi, il y a de chics types ».

 

On trouve aussi des félicitations et d’agréables constatations.

 

"Félicitations pour la belle initiative "


« Entr’aide et solidarité ne sont pas de vains mots à Halluin ».


« Cela nous fait plaisir de savoir qu’il y a dans notre ville des gens qui s’occupent de nous, et ne nous abandonnent pas ».

 

Parlons aussi du résultat moral. On insiste à maintes reprises sur tout le réconfort apporté. On parle de :

 

« Nos généreux donateurs qui ont si hautement saisi l’immense réconfort qu’ils pourraient apporter aux troupes ».


«  Le moral est meilleur quand on sait qu’à l’arrière, nos compatriotes se chargent de vous rendre service ».


« Je n’avais jamais douté de votre fraternelle camaraderie, mais en recevoir une telle preuve procure de la joie ».

 

Maintes fois des sentiments bien fraternels sont exprimés :

 

« Je pense que ce colis fera plaisir à tous les autres soldats ».


« Je veux croire qu’un grand nombre, sinon tous, de nos camarades mobilisés en profiteront ».

 

Tout naturellement, les sentiments patriotiques s’expriment librement, mais c’est surtout l’exemple de ceux de la grande guerre, que l’on veut suivre. Citons au hasard :

 

« Nous ferons notre mieux pour être vos dignes successeurs ».


« Nous serons dignes de nos pères ».


« Etre digne de nos anciens ».


« Jeunes et vieux, unis pour être forts, etc… ».

 

Cet exposé pourrait être prolongé à l’infini, car plus de 1200 correspondances attestent du résultat obtenu.

 

 

Hélas, l’activité débordante du comité d’entraide subit un arrêt fatal du fait de l’arrivée des troupes allemandes, et de l’exode d’une grande partie de la population.

 

Le 17 mai 1940, le canon tonne à proximité de la ville. On sent l’arrivée de l’ennemi. Le magasin du comité contient encore près de 20.000 francs de marchandises diverses, menacées d’être pillées à tout moment.

 

Le président Henri-France Delafosse prend alors l’énergique résolution, en même temps que la responsabilité de liquider le plus rapidement possible ce stock, destiné primitivement à la confection des colis. Sa liquidation a lieu les 20 et 21 mai au cours d’une distribution, faite gracieusement, à toutes les familles des mobilisés halluinois.

 

Opération ratifiée par l’unanimité des membres présents à l’assemblée générale du 24 novembre 1940.

 

Mais à l’actif du comité, reste une somme de 70.923 francs que M. Pierre Defretin, vice-président et trésorier général, évacue en zone libre, avec la conviction première de poursuivre l’activité du comité, en toute liberté d’action. Les évènements, hélas, ne réussissent qu’à l’isoler complètement de ses collaborateurs, et à priver momentanément l’œuvre de l’intégralité de son disponible.

 

M ; Maurice Toulemonde, second vice-président, se trouve également écarté de toute activité, en zone non occupée.

 

Cependant, l’un et l’autre arrivent à donner de leurs nouvelles. Pierre Defretin, en particulier, écrit au président, en lui offrant de lui adresser son encaisse, si un moyen se présente à la réalisation de cette opération. Il ne tarde pas à être trouvé, et en novembre 1940, par un jeu de compensation, le président Delafosse se trouve avoir à sa disposition une somme de 65.000 francs.

 

Conformément aux instructions communiquées à M. Defretin, et en accord avec le bureau du comité, la somme de 5.923,05 francs qui lui reste, est destinée à venir en aide aux soldats halluinois, maintenus en activité en zone non occupée. Un mandat de 50 francs est adressé à chacun d’eux par les soins de Pierre Defretin.

 

Nanti à nouveau de ses disponibilités, le bureau du comité se réunit, et prend la décision d’accorder aux familles des soldats « Morts pour la France », un allocation de cent francs. M. Achille Descamps est chargé de cette délicate mission. Il s’en acquitte sans retard en apportant dans chacun des 22 foyers éprouvés par la perte cruelle d’un de leurs membres, ce léger pécule, mais surtout des paroles de consolation et de réconfort.

 

C’est ensuite vers ceux de leurs concitoyens, qui souffrent dans les camps de captivité, que le bureau de l’œuvre décide d’intervenir. Il décide l’affectation de la totalité de ses ressources, au soulagement de leurs misères.

 

Un recensement bien vite établi accuse un total de 869 prisonniers dont les familles

sollicitent les faveurs du comité.

 

L’envoi de colis ne semble plus possible. L’approvisionnement en marchandises nécessaire s’avère irréalisable. C’est en conséquence par une subvention aux familles, que le bureau de l’œuvre entend poursuivre ses bienfaits.

 

Cette subvention fixée d’abord à 50 francs par prisonnier, est ensuite porté à 55 francs, en raison d’un don correspondant à cette majoration, qu’un généreux anonyme apporte au président.

 

Une permanence portée à la connaissance du public, est donc établie, et durant toute un semaine, dans un ordre parfait selon les indications données, cette répartition se fait à la satisfaction de tous les bénéficiaires.

 

En supplément des 55 francs, un lot de 200 paires de chaussettes de laine, et un autre de 450 mouchoirs, sont répartis entre les familles de prisonniers chargés d’enfants.

 

Ces deux répartitions coûtent à l’entraide une somme de 49.995 francs, réduisant ses disponibilités à 21.827,85 francs.

 

Les choses en sont là, et le désir unanime de tous ceux qui ont contribué au succès de cette œuvre, est de pouvoir la continuer, tant que leurs concitoyens souffriront dans les camps de captivité. C’est à eux seuls que désormais, le comité entend réserver ses bienfaits.

 

A partir d’août 1940 toutefois, l’acheminement des colis pour les prisonniers est à nouveau possible. C’est le ravitaillement général qui, par les soins du comité central, pourvoie désormais à l’approvisionnement nécessaire. Le prix des divers produits est de plus en plus élevé, tandis qu’augmentent continuellement les frais généraux : transport, manutention, local, emballages, etc… mais rien n’entrave le fonctionnement d’une organisation qui envoie chaque mois un colis d’une valeur supérieure à 125 francs (pour une participation des familles de 75 francs).

 

Cette organisation exigeait un dévouement inlassable et obscur de la part de Mme Deleurence, Mlles Dervaux, Rolande D’Halluin et Messieurs Achille Descamps, Camille D’Halluin, Paul Desbuquois, Jules Descamps, Emile Lernould, Firmin Gombert, Henri-France Delafosse, Stanislas Sion, Paul Parent, Julien Verhulst, Léon Vandewalle, Paul Delangre, Edouard Penasse, Alfred Couzineau.

 

C’est par milliers de francs qu’il faut trouver chaque mois. Chacun  rivalisant de talent et de générosité, les sociétés locales organisaient des fêtes, comme les « Archers de Saint-Sébastien et « L’Union Olympique Halluinoise au Cercle Catholique de la rue de la gare, la douane avec le concours des « Madelons » où la générosité des spectateurs répondit aux talents des artistes et au dévouement des organisateurs.

 

Dans le journal municipal d'Halluin, de novembre 1943, on peut lire notamment ceci :

 


Les Halluinois prisonniers reçoivent chaque mois un superbe colis du comité d’entraide. Ce colis, si apprécié des familles qui se trouvent impuissantes à trouver ce qu’elles voudraient tant expédier à leur absent, l’est davantage encore de la part de celui, dans son kommando lointain, reçoit avec joie toujours nouvelle, ce paquet vite reconnu de loin à son empaquetage minutieux ; lourdement chargé, composé avec tant de variété, il lui rappelle, avec la tendresse des siens, l’affection de ses compatriotes : cette volonté que tous les Halluinois entretiennent fidèlement de soulager la captivité de ceux qu’ils attendent tous les jours.

 

Quand vous reviendrez parmi nous, chers prisonniers, vous vous souviendrez, n’est-ce pas, de cette affection de vos compatriotes ! Et de s’être aimés dans l’épreuve, le goût de l’union nous restera bien. Avec cette conviction que ce qui nous sépare parfois n’est vraiment rien devant ce qui toujours nous unit. Les hommes de bonne volonté n’auront jamais fini d’établir la Paix dans le monde… Halluin en compte assez pour l’espérer au moins dans sa cité ardente. Un de nos vieux flamands ne disait-il pas jadis : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ! ».

 

Chacun trouvera justifié un hommage rendu ici aux dévouements inlassables qui se dépensent généreusement depuis plus de quatre ans.

 

En 1943, voici quelques noms d’autres membres qui formaient le comité d’entr’aide : Anna Descamps, Marie-Antoinette Danset, Jacqueline Defretin, Flore Demeestere, Geneviève Graye, Thérèse Demeestere, Thérèse Joncquiert, Célina Vuylsteke, Jean-Marie Graye, Jules Menet, Alfred Maret, Jean-Marie Vandewoestyne, Berthe Descamps, Solange Nollet, Julien Verhaeghe, Robert Verhulst, Roger Boudry, Maurice Trachez, Nestor Verhaeghe, Julien Demeestere, Maurice Gheysen, Charles Lesage, Lagrou,  Achille Meeuros, Roger Boudry,

Anaïs Menet, Degrande, Marcel Creupelandt, Julien Demeulenaere, Georges Tack, Albert Lannoy, Roger Saver.

 

 

Complètement méconnu par les Pouvoirs Publics, en but aux sarcasmes de certains esprits malveillants, mais bénie par toute une population, l’entr’aide aux combattants halluinois n’en a pas moins poursuivi sa tâche, donnant à ses dirigeants la seule, mais aussi la plus belle des satisfactions, celle du devoir accompli.

 

 

                                                                                           Daniel DELAFOSSE

 


Cet article a été rédigé grâce aux archives originales de la famille Delafosse.

LIEN :  L'Halluinois Henri-France Delafosse, un homme de "Devoir"

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 06:59




Edouard Pierchon est né à Saint-Hilaire-sur-Helpe (Nord) le 19 mars 1845, il décède à Halluin le 2 septembre 1920.

Il repose, avec son épouse et ses trois enfants, dans la sépulture familiale de la famille Pierchon-Robaut située au cimetière d’Halluin, allée A4. Le caveau est surmonté d’un important monument de granit, où se trouve sur la croix une grande gerbe de bronze avec l’inscription : « La population d’Halluin au Docteur Pierchon reconnaissante ».


En 1877, le Docteur Edouard Pierchon s’installe à Halluin pour y exercer sa profession. C’était un homme fort et puissant, il effectuait toutes ses visites en calèche, tirée par un bon vieux cheval.

 

Il a trente-deux ans. Très vite il prend conscience de la misère qui règne dans la population ouvrière. La ville détient le record de la mortalité infantile : un enfant sur deux meurt avant l’âge de sept ans.

 

C’était lui qui criait qu’Halluin était le cimetière des enfants, des articles et des photos des tombes des jeunes enfants parurent dans les journaux parisiens et même dans la presse étrangère, mais il ne fut pas exaucé ; n’oublions pas qu’à l’époque il n’y avait pas de sécurité sociale, donc peu de moyens de payer un docteur.

 

Alors il crée la consultation des nourrissons.

 

Il fut aussi le médecin du Bureau de Bienfaisance, des hospices et des écoles.

 

Sa générosité lui faisait « oublier » de réclamer ses honoraires.

 

Souvent aussi, il glissait discrètement sous la soucoupe, la pièce de monnaie qui aiderait les familles les plus démunies.

 

Il mourut brutalement en pleine consultation en 1920.

 

Le maire de l’époque Gustave Desmettre résumait ce que pensaient tous les Halluinois : « Nous perdons un ami ».

 

Une rue de la ville a été dénommée en reconnaissance de ce médecin « au grand cœur ».

 

(Archives D.D., Presse). 

 

D’hier et d’aujourd’hui : la rue du Docteur Pierchon.


Au début des années 60, des courées, des rues étroites, composent de nombreux quartiers d'Halluin. Autant de rues qui ont évolué plus ou moins différemment.


L'exemple d'une belle requalification : la rue du docteur Pierchon.

Souvent construites au 19e siècle, les maisons de ces rues étaient adossées aux usines ou proches des bâtiments industriels où travaillaient de nombreux ouvriers. Sur le cliché ancien de la rue du docteur Pierchon qui date de 1963 et que l'on doit à Dominique Vermander (dans le cadre d'une étude sur Menin-Halluin), il est 3 heures de l'après-midi, la rue est déserte.


Coïncidence heureuse, un marchand ambulant passe, l'âne tirant la charrette. La rue présentait déjà une largeur de 7 mètres.


Les trottoirs, en mauvais état, mesuraient moins de 1 mètre. Et les maisons n'avaient pas d'étage.

Aujourd'hui, la rue du docteur Pierchon n'a plus la même physionomie même si les maisons sont restées les mêmes mais considérablement aménagées. La voirie a été entièrement refaite et les voitures abondent. Seul point commun : l'étroitesse des trottoirs qui rappelle celle d'hier. Et la population ouvrière d'hier a été remplacée par des familles au niveau de vie supérieur.


(Archives, N.E., le 3/9/2009).

 

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 19:26
 


Blason 
: D’argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d’or.
 

Superficie : 1.256 hectares.

 

Population :  20.088 Habitants (recensement 2007)

 

Topographie :  Altitude moyenne : 20 m, Altitude du Mont : 69 m, Le Colbras : 47 m.

 

Halluin est l’une des 87 communes appartenant à Lille-Métropole (Communauté Urbaine de Lille). Construite sur le dernier des Monts de Flandre, elle se situe dans la Vallée de la Lys.

Bornée au nord par la Lys et la ville de Menin (Belgique), à l’est par la commune de Reckem (Belgique), au sud par les communes de Neuville-en-Ferrain et de Roncq, à l’ouest par la commune de Bousbecque.

 

Traversée par deux petits cours d’eau : La Becque de Neuville et la Becque de la Viscourt.

 

Situation géographique : La commune est située à 18 kms de Lille, 24 kms d’Armentières, 9 kms de Tourcoing, 12 kms de Roubaix, 1 km de Menin  et 54 kms de Gand (Belgique).

 

Situation administrative : 10ème circonscription électorale – Canton de Tourcoing Nord – Nom des Habitants : Halluinois – Code Postal : 59250

 

 

Historique et Origines.

 

L’origine de la dénomination de la ville n’est pas certaine, et diverses hypothèses ont été avancées par des étymologistes. Pour notre part, nous retiendrons deux possibilités. D’après l’Abbé Alphonse-Marie Coulon qui a consacré une bonne part de sa vie à des recherches multiples concernant Halluin, Halluin viendrait-il de HALU et IN, IN ayant la même portée que ghem, hem, gnies, court, zeele, radicaux désignant anciennement une habitation, une demeure.

 

Dans cette hypothèse, Halluin désignerait la demeure ou le siège d’un chef de famille nommé Hallu autour duquel étaient groupés ses familiers ou sujets.

 

D’autres étymologistes pensent que la dénomination d’Halluin a pour origine HASOU HALLE qui signifie entrepôt, magasin et WIN qui signifie VIN.

 

Il est certain que les légions Romaines se sont installées dans le site d’Halluin, particulièrement favorable à la défense par la proximité des monts d’Halluin et de la Lys.

 

Toutefois, le nom d’Hallewyn apparaît pour la première fois dans l’histoire, dans le célèbre diplôme par lequel le Comte de Flandre Baudoin V, en 1066, assigne une dotation à la Collégiale de Saint-Pierre de Lille.

 

Au XIIIe siècle, les prévôts d’Halluin furent anoblis, leurs armes d’Argent à Trois Lions de sable, armés, lampassés de gueules et couronnés d’or, posés 2 et 1.

 

En 1559, Jeanne Henriette, fille héritière de Jean II d’Halluin a épousé Philippe de CROY ; les terres d’HALLUIN passèrent ainsi donc dans cette illustre famille.

 

En 1614 on qualifiait Halluin de Baronnerie. Les seigneurs d’Halluin furent les mêmes que ceux de Comines à partir de la fin du XVe siècle ; ce furent, successivement, les Maisons de Croy, de Ligne-Croy et d’Hénin-Liétard, enfin les ducs d’Orléans depuis 1706.

 

La situation de la ville à proximité de la frontière et de la place de Menin, lui valut d’être éprouvée à maintes reprises : en 1582, le Duc de Parme fit construire un fort sur les ruines de l’église, pour résister aux rebelles installés à Menin. En 1658, 1667, 1706 et 1744, Halluin souffrit des sièges de Menin, pendant le siège de Lille en 1708, les alliés passèrent dix-huit fois par la ville.

 

En 1706, Charles Louis d’Alsace vendit les Baronnies de Comines et d’Halluin, au duc d’ORLEANS et la maison BOURBON d’ORLEANS, les conserva jusqu’à la Révolution.

 

Au cours de l’histoire, la ville d’Halluin eut beaucoup à souffrir des guerres et de plus, elle fut démembrée à deux reprises : une première fois en 1686 par Louis XIV, qui incorpora à la ville de Menin une partie du territoire d’HALLUIN, parce que celui-ci était enclavé dans le tracé des nouvelles fortifications. Et en 1779, Louis XV céda aux Pays-Bas Autrichiens, le hameau du Cornet, soit 179 ha.

 

Les Romains qui s’étaient introduits dans les Gaules par la force des armes, avaient pour politique de donner à leurs nombreux sujets leurs arts et leur science ; c’était en effet le moyen de conciliation le plus sûr. Sous leur domination, on vit s’établir dans les Gaules des lieux choisis où l’on s’occupait spécialement de la filature de la laine et du lin, de la fabrication des toiles et d’une infinité d’autres objets. La zone d’Halluin accepta sans doute ce présent d’autant que, lorsque César entra en Gaule, on y cultivait déjà le lin que l’on convertisait en toile.

 

L’invasion des barbares en Europe sur la fin du Ve siècle fut une époque désastreuse pour l’industrie naissante ; cependant elle ne périt pas complètement, et du temps de Charlemagne, on fabriquait des étoffes de laine et de la toile, mais le règne de ses fils arrêta cet essor des arts.

 

Le mouvement industriel et commercial dans notre pays date du XVe siècle et fut une des heureuses conséquences des croisades. Nos ancêtres qui s’enroulèrent pour ces expéditions lointaines admirèrent les manufactures très précieuses que possédaient l’Orient, et revenus dans leur pays, s’empressèrent d’en élever de semblables.

 

Dès  les XIIe, XIIIe et XIVe siècle, rien n’était plus florissant que les fabriques de pannes, serges, tripes, camelots, calemandes et autres étoffes en laine des villes de la région, dont notamment Halluin.

 

A cette époque, Halluin avait un scel pour marquer ses draps. Ce fait est confirmé  par Ch. Roussel. Defontaines dans son Histoire de Tourcoing page 351 : « Cependant Tourcoing, malgré son importance commerciale, n’avait pas encore de scel et était obligé d’aller à Halluin faire marquer ses draps ».

 

Le Roi Jean autorisa le bailli de Lille, par lettre du 6 novembre 1360 d’octroyer aux habitants de Tourcoing une marque ou signe pour marquer les draps qui s’y fabriquaient.

 

Cette autorisation ne fut sans doute pas suivie d’effet, car jusqu’au 8 juin 1372, date d’octroi d’une nouvelle autorisation donnait à Tourcoing d’avoir son scel particulier.

 

Outre ce scel que les habitants d’Halluin possédaient de très ancienne date, ils obtinrent la permission d’en apposer un second en vertu des lettres qui leur furent accordées au mois de mai 1397 par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne et Comte des Flandres.

 

On raconte qu’à ce sujet au cours d’une assemblée tenue pour la confection de ce scel, le Seigneur et les Echevins entendirent du bruit. On apprit que quelques individus ayant vidé toutes les outres de l’auberge sise à proximité, se promenaient autour d’une table en élevant au-dessus de leur tête une outre renversée et en chantant en flamand « All wyn i suet ». Ce qui veut dire en français « tout le vin est vidé ». Eh bien ! repartit le Seigneur, mettons sur notre scel une table surmontée d’une outre renversée et inclinée.

 

Après une évolution remarquable de l’industrie textile, entravée au cours des ans par les guerres, Halluin comptait plusieurs centaines de tisserands.

 

Cette évolution fut encore accélérée par l’arrêt du Conseil d’Etat qui en 1762 permet aux habitants des campagnes, de filer toutes espèces de matières et de fabriquer toutes sortes d’étoffes comme de les apprêter en se conformant aux règlements. Halluin profita pleinement de cette situation nouvelle et plusieurs centres industriels se formèrent dans la Châtellenie de Lille dont quelques-uns dans Halluin, prirent une importance considérable.

 

On y confectionnait des toiles et du linge de table, blanchis dans les prairies bordant la Lys, des toiles à matelas, des cordons et des rubans de fil, des articles de bourgeterie et de sayetterie, des tripes de velours, camelots, calemandes, molletons et bassins.

 

Halluin s’adonnait encore à une autre spécialité avec trois autres villes de la région : la fabrication des toiles de fil et coton connues sous le nom de toiles à carreaux.

 

La chaîne de ces toiles était en fil de lin et la trame en fil de coton dans les premières qualités, et en fil de lin et de coton dans les autres. En 1789, on comptait 260 métiers battants à toile à carreaux.

 

En 1792-1794, au cours des opérations militaires, Halluin fut occupée tour à tour par les Français et les Autrichiens.

 

Au XIXe siècle, le calme favorable à l’épanouissement fut enfin retrouvé. A la fin du siècle, Halluin peut être considérée comme une ville textile spécialisée dans le tissage de la toile.

 

Le travail en usine, qui s’est généralisé entre 1880 et 1890, a favorisé chez les ouvriers une prise de conscience de leur situation d’exploités.

 

Les grèves et les manifestations se succédèrent rapidement, les grévistes sont directement soutenus par une municipalité communiste. Les tensions croissent et Halluin reçoit l’appellation de «Ville Rouge ».

 

Entre 1920 et 1930, Halluin apparaît pour les militants politiques comme un modèle de la lutte ouvrière.

 

Pour la petite histoire, Halluin peut s’énorgueillir d’avoir reçu d’illustres visiteurs, ainsi Louis XIV, accompagné de la Reine et des Princes Royaux, y dina en la journée du 28 mai 1670 ; Louis XV y vint aussi en 1746 ; le Baron de Comines et d’Halluin, le futur Louis-Philippe y séjourna, une quinzaine de jours, avec son père le Duc d’Orléans en 1792 ; Napoléon la traversa en 1803 et Louis XVIII en 1815.

 

Le Mont d’Halluin, autrefois « Mont des Louvières », vit séjourner dans l’ancienne prévôté d’Halluin, Thomas Becket archevêque de Canterbury, venu vers l’an 1170 tenir son filleul sur les fonts baptismaux. Ce prélat anglais né à Londres en 1118, décéda en 1170 à Canterbury, assassiné dans sa cathédrale sur ordre d’Henri II, roi d’Angleterre, Il fut canonisé par le pape (Saint Thomas).

 

                                                                                         

 (Archives et synthèse D.D.). 

 

Cet historique a été puisé dans « l’Histoire d’Halluin » de l’Abbé Coulon, et des archives de la Ville d’Halluin.  
 
                                                                 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 08:25

 


Le même jour se déroulait le premier tour des Elections Cantonales de mars 1992 : Cinq candidats se présentaient aux suffrages des 37819 inscrits :  Claude Demoustier Parti Communiste, Jean-Bernard Cornu Front National, Henri Desmettre Union Démocratie Française, Alexandre Faidherbe Parti Socialiste, Claude Caignaert Les Verts.

 

Au second tour : 25871 votants soit 68,40 % pour 24814 suffrages exprimés. Ont obtenu Alexandre Faidherbe conseiller général sortant (PS) 9610 voix soit 38,72 %, devancé par Henri Desmettre (UDF) 10508 voix soit 42,34 % et en troisième position,  Jean-Bernard Cornu (FN) 4696 voix soit 18,92 % ;

 

Pour Halluin, sur 11388 inscrits pour 8101 votants soit 71,03 % et 7753 suffrages exprimés : Alexandre Faidherbe totalise 3989 voix soit 51,45 %, Henri Desmettre 2565 voix soit 33,08 %, Jean-Bernard Cornu 1199 voix soit 15,46 %.

 
Alexandre Faidherbe (homme de terrain, connaissant sur le bout des doigts le moindre dossier du canton de Tourcoing Nord,  élu conseiller général en 1987, après le décès d’Albert Desmedt, puis de nouveau en 1989, après l’annulation de la partielle de 1987) est victime de la vague de mécontentement qui touchait alors le Parti Socialiste sur le plan national. Et la presse locale titre : « La défaite d’un parti… plus que celle d’un homme ».

 

 Le Maire d’Halluin laisse son siège de conseiller général à Henri Desmettre candidat de l’Union Pour la France CDS  et Maire de Roncq, âgé de 65 ans, qui devient  ainsi le premier Maire roncquois conseiller général du canton de Tourcoing- Nord.

 

Lors des Elections Législatives de 1993, au second tour, pour 69367 inscrits, 49909 votants (71,95 %) et 48128 suffrages exprimés, Christian Vanneste (RPR) devient le nouveau Député de la Xème circonscription avec 18578 voix (38,60 %) devant Jean-Pierre Balduyck (PS) 16372 voix (34,02 %) et Christian Baeckeroot (FN) 13178 voix (27,38 %)

 

Pour Halluin, au second tour :11572 inscrits, 8766 votants (75,75 %) suffrages exprimés 8392 (95,73 %) c’est Jean-Pierre Balduyck (PS) qui arrive en tête avec 3541 voix (42,19 %) devant Christian Vanneste 2976 voix (35,46 %) et Christian Baeckeroot (FN) 1875 voix (22,34 % ).

 

Malgré ce dernier résultat halluinois, le Maire d’Halluin Alexandre Faidherbe perd son poste de Suppléant du Député sortant Jean-Pierre Balduyck, cela un an après avoir perdu celui de conseiller général.

 

 

Elections Présidentielles 1995 :  Pour Halluin, au premier tour : De Villiers 4,3 % , Le Pen 24,46 %, Chirac 14,68 %, Laguiller 5,2 %, Cheminacle 0,2 %, Jospin 20,44 %, Voynet 2,3 %, Balladur 17,76 %, Hue 10,65 %.

 

Au second tour : Jacques Chirac obtient 48,89 % et Lionel Jospin 51,11 %.

 

 

 Elections Municipales de juin 1995, cette fois-ci, cinq listes sont en présence pour le premier tour : 11738 inscrits, 8170 votants soit 69,60 %, pour 7883 suffrages exprimés.


1- La liste « Union pour Halluin d’abord » emmenée par Jean Vuylteke Divers droite obtient 6,95 % soit 548 voix.


2- Liste Groupe «En avant Halluin, ma ville c’est ma vie » emmenée par le maire sortant Alexandre Faidherbe Parti Socialiste obtient 40,95 % soit 3228 voix.


3- Liste « Mieux vivre à Halluin ». emmenée par Didier Desprez sans étiquette, conseiller municipal, obtient 24,89 % soit 1962 voix.


4- 
Liste « Ensemble pour une ville solidaire » emmenée par Francine Vanoverberghe Parti Communiste, conseillère municipale, obtient 7,27 % soit 573 voix.


5- Liste « Halluin doit vivre » emmenée par Roger Strobbe Front National, obtient 19,94 % soit 1572 voix.

 

Alexandre Faidherbe étant « ballotté » par le RPR et le FN, on assistera à une triangulaire entre le maire sortant, Didier Desprez qui arrive juste derrière à 1266 voix d’écart et Roger Strobbe, pour le second tour, effectivement trois listes restent en présence pour 8184 votants soit 69,72 % et 7901 suffrages exprimés.

 

La liste Alexandre Faidherbe obtient 49,40 % soit 3903 voix, la liste Didier Desprez obtient 31,01 % soit 2450 voix et la liste de Roger Strobbe 19,59 % soit 1548 voix.

 

Comme sur le plan national, on constate une spectaculaire progression des voix du Front National, et la régression importante du Parti Communiste. Mais Alexandre Faidherbe est réélu, juste sous la barre des 50 %.

 

Le maire sortant n’aura pas fait aussi bien qu’en 89, mais il a fallu compter cette fois avec la présence de la liste FN menée par Roger Strobbe, qui obtient 3 sièges avec près de 20 % des voix. Entre les deux, la liste RPR de Didier Desprez y laisse des plumes, sous la forme de deux sièges.

 

Le 25 juin 1995, Alexandre Faidherbe (PS) est élu pour la seconde fois consécutive dans le fauteuil de Premier Magistrat d’Halluin.


Lors de son discours, il eut une pensée personnelle pour sa mère, présente au côté de son épouse, qui longtemps eut un engagement dans la vie publique et sociale d’Halluin, tout en élevant ses six enfants : « Je lui dois cette envie d’un engagement fort au service de notre ville, le désir de suivre le sillon avec pour exigences le respect d’autrui… »

 

 Il est procédé à la nomination de neuf adjoints : Régis Vanhalst, Jean-Luc Deroo, Jeanine Gheysen, Didier Duprat, Jean-François Lesage, Christiane Verkindère, Didier Delahousse, Brigitte Casier, Francis Poulain, et de trois conseillers municipaux délégués : Serge Maugeais, Franck Haelewyn, François Bisbrouck, et des conseillers municipaux : Delbassez Pierre, Plets-Tachon Christiane, Vankesbeulque-Prunez Nelly, Degavre Robert, Daminet Marcel, Bosquillon-Claeys Nadine, Detaevernier Michel, Varrasse Fabrice, Verein-Delebecque Françoise, Lassalle Henri, Watry Didier, Devlies-Elias Ginette. Liste Opposition « Mieux Vivre Halluin », Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Emmanuel Delannoy, Christian Verpraet, Jean-Pierre Verschave. Liste Front National, Roger Strobbe, Claude Potier, Richard Cools.

 

Il est à préciser, que trois des cinq têtes de la liste « Mieux vivre à Halluin » à savoir Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans et Christian Verpraet démissionnèrent pour laisser leur place aux trois suivants sur la liste : René Schmidt, Philippe Grimonpont et Danièle Monteyne qui siégèrent à leur place.

 

 

Dissolution de l’Assemblée Nationale : Elections Législatives juin 1997, au premier tour, onze candidats pour 70855 inscrits,  47791votants (67,45 %),  45705 suffrages exprimés (95,63 %).


Au second tour : 50893 votants (71,83 %), 49334 suffrages exprimés (96,93 %), Jean-Pierre Balduyck (PS) récupère son siège de Député du Nord, qu’il avait cédé en 93 à Christian Vanneste, il totalise 20991 voix (42,55 %) devant Christian Vanneste Député sortant (RPR) 18733 voix 37,97 % et Christian Baeckeroot (FN) 9610 voix 19,48 % ;

 

Pour Halluin : Au second tour : 11885 inscrits, 8784 votants  (73,91 %), 8484 suffrages exprimés (96,58 %), Jean-Pierre Balduyck arrive en tête avec 3899 voix (45,96 %), devant Christian Vanneste 2946 voix (34,72 %) et Christian Baeckeroot 1639 voix (19,32 %).

 

Pour le parti socialiste, les Législatives se suivent mais ne se ressemblent pas !  Le Maire d’Halluin récupère également son poste de Suppléant du nouveau Député, le Maire de Tourcoing Jean-Pierre Balduyck, qui obtient auprès de l’électorat halluinois  près de mille voix de plus que le député sortant Christian Vanneste.

 

 

Aux Elections Cantonales 1998, le dimanche 22 mars 1998, au soir du second tour, Alexandre Faidherbe (PS) maire d’Halluin retrouve son siège de conseiller général perdu en 1992 avec plus de quatre points d’avance, soit 981 voix sur son principal rival le RPR Christian Vanneste.

 

Pour la totalité du canton , les résultats sont les suivants : Inscrits 40039, votants 21702 exprimés 20935 ont obtenu A. Faidherbe PS 43,40 % soit 9086 voix, Christian Vanneste RPR

38,72 % soit 8105 voix et Gérard Ostyn FN17,88 % soit 3744 voix.

 

Pour la ville d’Halluin, la répartition s’établit ainsi : Inscrits 12017, votants 6688, exprimés 6454, ont obtenu Alexandre Faidherbe PS 49,33 % soit 3184 voix, Christian Vanneste RPR 33,11 % soit 2137 voix et Gérard Ostyn FN 17,56 % soit 1133 voix.

 

Le maire d’Halluin a remercié publiquement les candidats du PC et des Verts qui l’ont soutenu au second tour. A nouveau, Alexandre Faidherbe retrouve ses deux fonctions, (de suppléant du député et de conseiller général), cédées à la droite. 

 

 Une bonne nouvelle en cachant une autre, on apprenait qu’en même temps (quasiment) Alexandre Faidherbe était grand-père pour la douzième fois…

 

 

VILLE d’HALLUIN 59250

 

RESULTATS TOUTES ELECTIONS CONFONDUES DEPUIS L’AN 2000

 

 

Elections Municipales de mars 2001, nous retrouvons trois listes en présence, pour le premier tour : 12546 Inscrits, 7457 votants ou 59,44 %, 7023 exprimés.


1- La liste « Mieux vivre à Halluin » emmenée par Didier Desprez sans étiquette totalise 2550 voix soit 36,31 %.


2- 
Liste « En avant Halluin – Vivre sa ville » emmenée par Jean-Luc Deroo PS totalise 3394 voix soit 48,33 %.


3- 
Liste « Agir ensemble pour Halluin » emmenée par René Schmidt RPR  totalise 1079 voix soit 15,36 %.

       

Il manque 120 voix à la liste de Jean-Luc Deroo pour atteindre le seuil des 50 % des suffrages qui lui aurait permis de disposer de la moitié des sièges au conseil municipal !

 

Au second tour, deux listes restent en présence pour 7955 votants ou 63,41 % et 7681 suffrages exprimés.

 

La liste Didier Desprez obtient 48,64 % soit 3736 voix. La liste de Jean-Luc Deroo (soutenue par le maire sortant Alexandre Faidherbe) obtient 51,36 % soit 3945 voix.

 

209 voix seulement séparent les deux candidats. Un mauvais report des voix à droite, une participation qui gagne quatre points entre les deux tours et une mobilisation accrue des électeurs de gauche ont fait pencher la balance dans le camp de la majorité sortante.

 

Résultat, la ville reste à gauche et Jean-Luc Deroo premier adjoint sortant, directeur d’école en préretraite, âgé de 55 ans, succède à Alexandre Faidherbe.

 

Le dimanche 25 mars 2001 à 11 h, le nouveau maire d’Halluin Jean-Luc Deroo était officiellement élu, entouré de neuf adjoints, dans l’ordre de nomination : Christiane Verkindère-Debon, Alain Lambré, Fabrice Varrasse, Annie-Bagein-Declercq, Franck Haelewyn, Didier Delahousse, Serge Maugeais, Jean-Claude Klimanek, Jacques Vanoverberghe, de quatre conseillers délégués : Françoise Verein-Delebecque, Laurence Vanoverberghe-Faidherbe, Jean-Claude Hazebroucq, Stéphane Bedleem, de ses conseillers municipaux : Nadine Bosquillon-Circlaeys, Andrée Brun-Hachin, Christiane Boucourt- Crombez, Francine Lagrange, Maryse Vandevyver, Jocelyne Lefebvre, Marcel Daminet, Michèle Nollet, Pierre Delbassez, Nelly Vankesbeulque-Prunez, , Jean-Louis Leoen et des conseillers municipaux représentant l’opposition : Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Jean-Pierre Verschave, Ghisalin Maerten, Claudette Lebas-Cornard, Marie-Cécile Derveaux, Marie-Madeleine Boone, Dominique Voet.

 

Lors de son discours-fleuve, dont l’introduction sonnait comme un soulagement : «Voilà, je suis à vous ! »  et après avoir élevé Alexandre Faidherbe, conseiller général, au titre de maire honoraire de la ville d’Halluin, Jean-Luc Deroo a répété qu’il serait au service de tous les halluinois en s’appuyant : « sur les compétences et les motivations, les savoir-faire et le sens du service public de l’ensemble du personnel municipal ».

 

 

Elections Présidentielles 2002 : Halluin au premier tour, 12647 inscrits, 8880 votants (70,21 %), 8594 suffrages exprimés, pour seize candidats.


Ont obtenu B. Mégret 218 voix (2,54 %), C. Lepage 138 voix (1,61 %), D. Gluckstein 45 voix (0,52 %), F. Bayrou 643 voix (7,48 %), J. Chirac 1507 voix (17,54 %), J.M. Le Pen 1851 voix (21,54 %), C. Taubira 115 voix (1,34 %),J. Saint-Josse 134 voix (1,56 %), N. Mamère 483 voix (5,62 %), L. Jospin 1374 voix  (15,99 %), C. Boutin 101 voix (1,18 %), R. Hue 381 voix (4,43 %), J.P. Chevènement 346 voix (4,03 %), A. Madelin 384 voix (4,47 %), A. Laguillet 558 voix (6,49 %) O. Besancenot 316 voix (3,68 %).

 

Au second tour : Pour 9867 votants (78,02 %) et 9403 suffrages exprimés, Jacques Chirac obtient 7314 voix (77,78 %) devant Jean-Marie Le Pen 2089 voix (22,22 %).

 

On constate que l’extrême droite a conforté son électorat ; notamment sur le quartier du Colbras où il récolte les plus importants suffrages. Egalement, certains halluinois n’ont souhaité soutenir aucun des deux candidats. 464 personnes ont glissé un bulletin blanc ou nul, presque deux fois plus que lors des précédentes élections.

 

 

Elections Législatives juin 2002. Au premier tour , 15 candidats se présentent aux 42483 votants (57,03 %) pour 74072 inscrits sur l’ensemble de la 10ème circonscription du nord formée de Bousbecque, Halluin, Linselles, Roncq, Tourcoing Nord et Nord-Est.

 

 Au second tour, deux candidats restent en lice pour 40215 votants (54,3 %) et 41702 suffrages exprimés.

 

Le candidat UMP Christian Vanneste l’emporte dans les six villes avec 21806 voix ( 56,4 %) face au député sortant et maire de Tourcoing Jean-Pierre Balduyck 16852 voix (43,6 %).

 

A Halluin, on a moins voté au  second tour qu’au  premier (239 voix en moins pour 57,08 % de participation sur 12696 inscrits) et la droite est sortie majoritaire de ce scrutin sur Halluin (52,27 % pour Christian Vanneste soit 3647 voix, contre 47,73 % soit 3330 voix à Jean-Pierre Balduyck).

 

Mëme en 93, lors de la vague bleue, la gauche avait résisté d’une courte tête dans son fief halluinois. Il faut remonter aux années 80 pour y retrouver une droite victorieuse.

 

C’est dire l’abattement qui se lisait dans les yeux d’Alexandre Faidherbe, le suppléant de Jean-Pierre Balduyck, et du maire socialiste Jean-Luc Deroo.

 

Le candidat UMP a gagné 1409 voix entre les deux tours alors que le député sortant en a compté que 686 de plus. Les reports ont bien fonctionné à droite alors que la gauche ne s’est pas mobilisée. « La population électorale est très versatile », constatait, amer, Alexandre Faidherbe.

 

 

Elections Cantonales Mars 2004, au premier tour, cinq candidats se présentaient aux suffrages des 42148 inscrits : A. Lambré (PC), M. Deroo (PS), J.P. Dufourmont (DVD), V. Ledoux (DVD-UPN), B. Vargiu (LO), R. Declercq (FN), M.A. Callens (Verts), S. Papart (DIV).

 

Au second tour, pour 26204 votants (62,02 %), pour 25325 suffrages exprimés (96,65 %), Marie Deroo (Parti Socialiste) l’emporte avec 10854 voix (42,86 %) devant le Maire de Roncq Vincent Ledoux (UPN) 9913 voix (39,14 %) et René Declerq (Front National) 4558 voix (18 %), et devient pour la première fois Conseillère Général du Nord.

 

 

Pour Halluin, au second tour : 12922  inscrits, 8158 votants (63,13 %), 7864 suffrages exprimés (96,40 %), Marie Deroo arrive en tête avec 3923 voix (49,89 %) devant Vincent Ledoux 2455 voix (31,22 %) et René Declercq 1486 voix (18,90 %).

 

Marie Deroo, l’épouse du Maire d’Halluin Jean-Luc Deroo, flirte avec la barre des 50 % sur Halluin, ce qui est mieux que ce qu’Alexandre Faidherbe avait recueilli en 98 (49,33 %). On peut noter aussi la confirmation du FN dans tous les quartiers halluinois.

 

Pour Marie Deroo, Chevalier de la Légion d’Honneur, surnommée la nouvelle pasionaria socialiste du canton, c’est une « première » en politique halluinoise, car elle n’avait jamais brigué aucun mandat électif auparavant, mais a, assurément,  marqué de son empreinte la vie associative sur la vallée de la Lys, comme présidente de la CLCV d’Halluin, fondatrice des ateliers parents.

 

Reste que la gauche préserve ce canton, tellement prisé, alors que la Vallée de la Lys est plutôt orientée à droite, la mairie d’Halluin étant la seule à être aux mains du Parti Socialiste.

 

Elections Régionales Mars 2004,  au  premier tour, 12922 inscrits, 7582 votants (58,68 %), 7164 suffrages exprimés (94,49 %). Dix listes étaient en lice.

 

Au second tour : Pour 7980 votants (61,76 %) et 7579 suffrages exprimés (94,97 %)la liste de Daniel Percheron (PS) arrive en tête avec 3577 voix (47,20 %) devant celle de Jean-Paul Delevoye (UMP) 2335 voix (30,81 %) et Carl Lang (FN) 1667  voix (21,99 %).

 

Le Front National avec Carl Lang obtient trois points de plus par rapport aux cantonales, avec René Declercq  totalisant (18,90 %) qui se déroulaient le même jour ! L’autre enseignement, c’est la quasi-équivalence des scores Régionales-Cantonales pour la droite et la gauche.


   

Elections Européennes 13 Juin 2004,  Inscrits : 13 022, Votants : 5.214 soit  40,04 %, Abstentions : 7.808 soit 59,96 %, Exprimés : 5 044 soit  38,73 % des inscrits.

 

Ont obtenu : Union pour la Démocratie Française : 11 %

Union pour un Mouvement Populaire : 13 %

Liste du Front National : 16 %

Liste des Verts : 8 %

Liste du Parti Communiste : 6 %

Listes divers Droite : 8 %

Liste du Parti Socialiste : 30 %

Listes d’Extrême Gauche : 3 %

Listes Divers : 4 %

 

 

Référendum du 29 mai  2005   :  A la question,

 

« Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? »

 

Inscrits : 12979   Votants : 8692 (66,97 %)   Suffrages exprimés : 8468 (97,42 %)

 

Les halluinois ont répondu :       OUI   3494 voix   (41,26 %)

                                                          NON   4974 voix   (58,74 %)

 

 

Elections Présidentielles 2007 : Au 1er Tour , Inscrits : 13622, Votants : 10955 (80,24 %), Exprimés : 10790 (98,49 %) ont obtenu :

 

Olivier Besancenot 496 voix (4,60 %), Marie-Georges Buffet 285 voix (2,64 %), Gérard Schivardi 23 voix (0,21 %), François Bayrou 1693 voix (15,69 %), José Bové 117 voix (1,08 %), Dominique Voynet 169 voix (1,57 %), Philippe De Villiers 234 voix (2,17 %), Ségolène Royal 2280 voix (21,13 %), Frédéric Nihous 69 voix (0,64 %), Jean-Marie Le Pen 1476 voix (13,68 %), Arlette Laguiller 229 voix (2,12 %), Nicolas Sarkozy : 3719 voix (34,47 %).

 

Au 2ème tour  , Votants : 11192 (81,97 %), Nules : 437 (3,90 %), Exprimés 10755 (96,10 % ) ont obtenu :

 

Nicolas SARKOZY : 6281 voix (58,40 %) devant Ségolène ROYAL : 4474 voix (41,60 %).

 

Nicolas Sarkozy a plus que transformé l’essai du 1er tour en progressant de façon significative dans 8 des 14 bureaux. Le résultat est historique dans cette commune où LionelJospin et François Mitterrand étaient arrivés en tête en 88 et 95.

 

 

Elections Législatives juin 2007 : Au 1er tour, 12 candidats se présentent aux 78409 Inscrits, pour 40044 Votants (51,10 %)  et 39036 Suffrages Exprimés (97,50 %) sur l’ensemble de la Xème circonscription du Nord formée de Bousbecque, Halluin, Linselles, Roncq, Tourcoing Nord et Nord-Est.

 

Le Député sortant Christian Vanneste (UMP-CNI) obtient 18058 voix (46,30 %) Najat Azmy (PS) 8235 voix (21,10 %) Marie-Paule Heiblé (UDF-MoDém) 3560 voix (9,10 %) Christian Baeckeroot (FN) 3199 voix (8,20 %)

 

 

Pour Halluin : Au 1er tour, Inscrits : 13735, Votants : 7457 (54,29 %), Nuls : 191 (2,56 %), Exprimés : 7266 (97,44 %) ont obtenu :

 

Christian Vanneste (Majorité Présidentielle) 3234 voix (44,51 %), Alain Lambré (P.C.) 441 voix (6,07 %), Christian Baeckeroot (F.N.) 544 voix (7,49 %), David Legauffre (M.N.R.) 59 voix (0, 81 %), Régis Debliqui (Lutte Ouvrière) 115 voix (1, 58 %),  Bernard Despierre (Les Verts) 209 voix (2,88 %), Marie-Paule Heiblé (Mouvement Démocrate) 719 voix (9,90 %), Laurence Hernoult (Nouveaux Ecologistes) 88 voix (1,21 %), Simina Cirjean (La France en action) 41 voix (0,56 %), Najat Azmy (P.S.) 1626 voix (22,38 %), Pascale Risbourg (Mouvement Républicain et Citoyen) 30 voix (0,41 %), Yann Merlevède (L.C.R.) 160 voix (2,20 %).

 

Dans la commune d’Halluin, c’est historique, Christian Vanneste le Député sortant réalise le grand chelem dans les 14 bureaux halluinois. Il s’impose largement en tête dans la ville où la gauche finissait régulièrement devant lors des 1ers tours des élections législatives (36 % pour J.P. Balduyck en 2002, 31 % pour le maire de Tourcoing en 97, 29 % son plus mauvais score en 93). Cette fois Najat Azmy place le PS à 22,38 % (1626 voix) ce qui fait dire à Alexandre Faidherbe : « C’est une raclée méritée, on a tout fait pour ». Marie Deroo la suppléante PS se montre plus mesurée : « La gauche a résisté ».

                          (Suite 4/4).                       
                                                                       
                                                  

 (Archives D.D., Documents Divers).

L I E N S :  Résultats des Elections Municipales d'Halluin (Nord) de 1789 à nos jours (1/4).

Résultats des Elections Municipales d'Halluin (Nord) de 1789 à nos jours (2/4).

Résultats des Elections Municipales d'Halluin (Nord) de 1789 à nos jours (4/4 suite et fin). 


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