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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
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et Halluin,


ainsi que 30 volets consacrés à

La Libération d'Halluin en Septembre 1944.

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3 volets concernant les évènements

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(1963 - 1975

 


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(1954 - 1962)

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de la Guerre d'Indochine
(1946 -1954)

et Halluin

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2 volets concernant les évènements

de la Guerre 1870 - 1871

et Halluin


2 volets concernant les évènements

des Guerres de Crimée (1854 -1856)
 d'Italie (1859)

et Halluin

Trois Grognards Halluinois de l'Empire,
Historique Militaire.

 

 

11 volets concernant l'Histoire

d'HALLUIN de 1850 à 2000.

 

 

Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

brandodean.over-blog.org/article-les-maires-de-la-ville-d-halluin-en-chiffres-depuis-la-revolution-

 

Elections Municipales d’Halluin depuis 1789, et diverses depuis 2000.

 

(1789 à 1957) brandodean.over-blog.org/article-5718533.html

 

(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

(Mars 2008 à ce jour) brandodean.over-blog.org/article-18082602.html  


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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 11:07

 

 

En Novembre 1992, M. Dany Decoene, qui demeurait 25, rue du Mont Fleuri, avait transmis à la presse locale un cliché, pris à Londres durant la Seconde Guerre mondiale, représentant le général de Gaulle, entouré de nombreux Français qui l’avaient accompagné dans la capitale britannique.

 

Parmi eux, un visage que certains halluinois connaissaient, celui de M. Louis Ghekière, qui était à l’époque le cuisinier du général.

 

Louis est décédé en avril 1968. Son frère Daniel, qui habite rue des Frères Lumière à Halluin, n’avait qu’une dizaine d’années à l’époque, mais il a bien évidemment entendu parler de cette époque, et peut expliquer ce qui a conduit Daniel à cette fonction avec les défenseurs de la France Libre.

 

Il fut blessé dans la fournaise de Dunkerque, par un éclat d’obus qui l’avait atteint au bras.

Par malheur, dans le chaos, le médecin qui lui a fait une piqûre a touché le nerf sciatique…

Il est resté la jambe coincée durant la traversée, et, à l’arrivée, elle était paralysée.

 

Plus question pour Louis Ghekière de retourner au combat. Une fois guéri, il suivra des cours, sera cordonnier, puis ensuite nommé cuisinier, au service du général de Gaulle à Londres, où a été prise la photo.

 

Sur cette photo, on reconnaît au passage un autre «grand Français » Maurice Schumann.

 

Louis Ghekière se mariera alors avec une jeune anglaise, avec laquelle il reviendra plus tard à Halluin… Mais l’air et la nostalgie du pays ont pesé lourd dans la balance, et elle s’en est un jour retournée dans la blanche d’Albion.

 

Louis a longtemps vécu place de l’Abbé Bonpain, et il était très connu à Halluin.

 

Mais qui savait vraiment qu’il avait côtoyé de près celui qui est reconnu comme étant l’une des plus grandes personnalités de ce siècle ?

 

 

(Archives D.D., Presse).

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 11:00

  

   

 

 

 

 

 

L 'Appel du 18 juin 1940

La "drôle de guerre" s'est achevée et le maréchal Pétain a demandé l'armistice. Il forme à Bordeaux un nouveau gouvernement. La Troisième République disparaît le 17 juin. A Londres, le général de Gaulle refuse la capitulation, il appelle à résister et à combattre.

 

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 10:51

 

 

 

 

 

Le Général de Gaulle

Lorsque la guerre éclate, le général de Gaulle est toujours colonel (même si son avancement semble prochain), commandant le 507e régiment de chars de combat (RCC), à Metz. En janvier 1940, il envoie à quatre-vingts personnalités, dont Léon Blum, Paul Reynaud, ainsi qu'au général Gamelin et au général Weygand, un mémorandum fondé sur les opérations de Pologne. Intitulé L'Avènement de la force mécanique, le texte insiste sur la nécessité d'allier le char et l'aviation.

Trois jours avant l'offensive allemande du 10 mai 1940, qui conduit à une percée rapide du front français, le colonel de Gaulle est averti de la décision du commandement de lui confier la 4e DCR, la plus puissante des grandes unités de l'armée française dont il prend effectivement le commandement le 11 mai. Le 15 mai, il reçoit la mission de retarder l'ennemi dans la région de Laon afin de gagner des délais pour permettre de mettre en place la 6e armée chargée de barrer la route de Paris. Mais sa division blindée n'est encore qu'en cours de constitution, ses unités n'ayant jamais opéré ensemble. Il dirigea pourtant avec cette unité une contre-attaque vers Montcornet, au nord-est de Laon, l'une des seules qui parvint à repousser les troupes allemandes. Prévoyant la défaite rapide de l'armée française sous l'offensive allemande, les civils et le militaires désarmés sur les routes, il affirmera que c'est durant la journée du 16 mai que « ce qu'il a pu faire, par la suite, c'est ce jour-là qu'[il] l'a résolu. »[8]. N'ayant reçu qu'une partie des unités de la 4e DCR, le colonel de Gaulle lance une première attaque avec 80 chars pour tenter de couper les lignes de communication des divisions blindées allemandes le 17 mai. Après avoir atteint ses objectifs dont la ville de Moncornet, la 4e DCR, n'étant pas appuyée, est contrainte de se replier face à l'intervention de renforts ennemis.

Les autres unités de la 4e DCR ayant rejoint, une nouvelle attaque peut être lancée avec 150 chars qui, après avoir permis d'atteindre les premiers objectifs, est arrêtée par l'intervention de l'aviation d'assaut et de l'artillerie allemandes.

Le 28 mai, après un déplacement de 200 km, très éprouvant pour le matériel, la 4e DCR, dont le chef est général à titre temporaire depuis quatre jours, attaque à deux reprises pour détruire, à hauteur d'Abbeville, une poche que l'ennemi a conquise au sud de la Somme. L'opération est un succès qui permet de faire plus de 400 prisonniers et de résorber toute la poche à l'exception d'Abbeville en raison de la supériorité en nombre et en artillerie de l'adversaire. Celui-ci ne pourra franchir la Somme que plus tard au nord d'Abbeville, mais la deuxième attaque ne permettra pas à la 4e DCR de prendre la ville en raison de la supériorité numérique de l'adversaire.

Le 1er juin, il fait fonction de général de brigade à titre temporaire.
Le
6 juin 1940, le général de Gaulle est convoqué d'urgence à Paris par Paul Reynaud, président du Conseil, pour occuper un poste ministériel dans son gouvernement, celui de sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale.
Charles de Gaulle sort à ce moment-là de la hiérarchie militaire. Il a pour mission de coordonner l'action avec le
Royaume-Uni pour la poursuite du combat. Le 9, il rencontre Churchill qu'il tente en vain de convaincre d'engager davantage de forces, y compris aériennes, dans la bataille. Le 10 juin, de Gaulle quitte Paris, déclarée ville ouverte, pour Orléans, Briare et Tours. En mission à Londres, le 16 juin, il dicte au téléphone la note Anglo-French Unity de Jean Monnet à Paul Reynaud. De retour de mission, le même jour, à Bordeaux, il apprend la démission du président du Conseil, Paul Reynaud, son remplacement par le maréchal Pétain et la demande d'armistice. Le général de Gaulle est donc évincé de ce gouvernement.

 

 

Affichette placardée dans toute la ville de Londres, souvent confondue avec l'Appel, ce qui irritait fortement De Gaulle

Le 18 juin, de Gaulle se prépare à parler au peuple français via Radio Londres de la BBC. Ce jour-là, il appelle les Français à la résistance depuis sa retraite en Angleterre. Le cabinet britannique tente de s'y opposer, mais Winston Churchill le soutient. Depuis la France, l'Appel du 18 Juin peut être entendu à 19 heures. De ce jour, ce texte demeure l'une des plus célèbres allocutions de l’Histoire de France.

Le gouvernement britannique avait au préalable proposé au ministre français de l'Intérieur Georges Mandel de passer au Royaume-Uni et de lancer lui-même un appel. Mandel s'était, par ses avertissements répétés contre les menaces du IIIe Reich (et en opposition à ce sujet avec son ami le président du Conseil Léon Blum), signalé comme un homme d'État et de caractère. Mais il refusa de quitter la France pour ne pas prêter le flanc à une critique de désertion qui aurait aussitôt été exploitée (il était juif).

On sait aujourd'hui que tout au long de la journée du 18 juin, le conseil des ministres britannique a discuté du texte de De Gaulle. Les anciens munichois, derrière le ministre des Affaires étrangères lord Halifax, veulent encore ménager le gouvernement Pétain et attendre de voir s'il va effectivement signer l'Armistice. Winston Churchill, vieux partisan de la fermeté contre Hitler et de la poursuite de la lutte, doit mettre son autorité dans la balance. De Gaulle put finalement prononcer son texte, mais dut accepter d'en modifier les deux premières lignes dans un sens moins dur pour le gouvernement français. Cette modification longtemps occultée disparut dans le texte transmis à la presse, puis dans les Mémoires de De Gaulle.

 

De Londres, de Gaulle forme d'abord et dirige les Forces françaises libres. En France, de Gaulle est condamné par contumace d'abord à dix ans de prison puis, par Pétain lui-même à la peine de mort en juillet 1940 pour trahison. Obtenant le ralliement de plusieurs possessions coloniales françaises, notamment en Afrique (le 28 août le Tchad, le Congo et le Cameroun, le Gabon étant conquis dans le mois de novembre 1940), il constitue la France libre, gouvernée par son Comité national français. Mais il fait surtout en sorte que la France reste présente dans le camp allié, par ses Forces françaises libres (FFL) qui continuent le combat sur les différents fronts. En outre, il stimule et obtient le ralliement de la résistance intérieure, grâce au colonel Passy, à Pierre Brossolette et à Jean Moulin, ce qui le conduit à transformer la France libre en France combattante. Ce ralliement n'allait nullement de soi : comme l'a noté Robert O. Paxton dans La France de Vichy, en 1940, les résistants de gauche refusent de voir dans ce militaire trop proche de l'Action française un chef convenable, et beaucoup de résistants de droite lui reprochent sa dissidence explicite avec Vichy — à moins qu'ils ne préfèrent, comme Marie-Madeleine Fourcade, n'avoir de relations qu'avec les services secrets britanniques. Selon Jean Pierre-Bloch, Christian Pineau, Henri d'Orléans (« comte de Paris ») et même le gaulliste Pierre Lefranc, le ralliement à la République n'aurait d'ailleurs été que tactique, avant une restauration monarchique (selon Henri d'Orléans). Mais les républicains étant hégémoniques dans la Résistance intérieure et de plus en plus puissants au sein de la France libre, la concurrence du général Giraud, militaire égaré en politique et qui commet lui la maladresse de ne pas condamner Vichy avant mars 1943, l'invite à rallier les républicains et à en obtenir le soutien.

 

 

Charles de Gaulle prononçant un discours - Cherbourg, août 1944

À partir de 1942, De Gaulle devient l'incarnation de la France, en opposition au Maréchal Pétain. Il n'aura de cesse que de protéger les intérêts de la France dans la guerre et après le conflit. Il obtient ainsi de Churchill la signature le 7 août 1940 de l'accord des Chequers, par lequel le Royaume-Uni s'engage à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la « restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ». Le gouvernement britannique s'engage de plus à financer toutes les dépenses de la France libre, mais de Gaulle insiste pour que ces sommes soient des avances remboursables et pas des dons qui jetteraient une ombre, aussi ténue soit elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites seront effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre.

Malgré les relations de confiance scellées par traités entre Churchill et de Gaulle, les deux géants ont des relations parfois tendues, gênées par l'anglophobie que manifestait le Général dans les années 1920 et 1930, mais jamais malsaines. Et quand Churchill, à court d'argument lance à de Gaulle « Mais vous n'êtes pas la France ! Vous êtes la France combattante, nous avons consigné tout cela par écrit », de Gaulle réplique immédiatement : « J'agis au nom de la France. Je combats aux côtés de l'Angleterre mais non pour le compte de l'Angleterre. Je parle au nom de la France et je suis responsable devant elle ». Churchill abdique alors en poussant un « J'avais espéré que nous pourrions combattre côte à côte. Mais mes espoirs ont été déçus parce que si vous êtes si combatif que non content de lutter contre l'Allemagne, l'Italie et le Japon, vous voulez aussi combattre l'Angleterre et l'Amérique… ». De Gaulle recadre alors le débat en précisant « Je prends cela comme une plaisanterie, mais elle n'est pas du meilleur goût. S'il y a bien un homme dont les Anglais n'ont pas à se plaindre, c'est bien moi ». Pour la petite histoire, Churchill avait surnommé De Gaulle « Jeanne d'Arc ».

Les relations avec Franklin Delano Roosevelt sont plus problématiques, car le président américain, probablement mal informé sur la situation en France par l'ambassadeur américain à Vichy (jusqu'au mois de mai 1942), l'amiral Leahy, lui-même intoxiqué par les pétainistes, n'a aucune confiance en de Gaulle. De fait, les deux hommes se détesteront. Un mot de De Gaulle à Churchill explique en partie l'attitude française face à l'Amérique : « Je suis trop pauvre pour me courber. » De surcroît, au contraire du Général qui mise beaucoup sur l'Empire français, le président américain est profondément hostile au système colonial, et envisage de confier après la guerre les colonies françaises à une institution internationale qui préparerait leur évolution vers l'indépendance. Roosevelt projetait de faire de la France un État faible, et le projet d'Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT) allait d'ailleurs très loin dans cette direction, en traitant la France comme un vaincu, plutôt que comme une des puissances victorieuses. La haine de Roosevelt était tellement flamboyante (il considérait de Gaulle au pire comme un futur tyran, au mieux comme un opportuniste) que même ses adjoints finirent par en prendre ombrage, y compris le très pusillanime secrétaire des affaires étrangères Cordell Hull qui, finalement, se rangea aux côtés de la France libre et de son chef. Certains pensent que l'une des raisons de ce revirement fut la crainte par les Américains d'un retournement de la Résistance contre eux (alors même que le débarquement était imminent) en cas d'occupation de la France.

La libération de la France et de ses colonies [modifier]

 

 

1943 : avec le général Mast à Tunis

Malgré son exclusion par Roosevelt du débarquement américano-britannique en Afrique du Nord (opération Torch), et surtout malgré le soutien apporté par les États-Unis à l'amiral François Darlan, puis au général de groupe d'armées Giraud, de Gaulle réussit à prendre pied à Alger en mai 1943. Il y créa avec Henri Giraud le Comité français de la Libération nationale (CFLN), pour unifier la direction de l'Empire libéré, et fut bientôt à sa tête.

Après le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, le général de Gaulle fit son entrée en territoire français sur la plage de Courseulles-sur-Mer en Normandie le 14 juin 1944. Ce même jour, il prononça le premier discours de Bayeux. Le CFLN prit alors le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) Les Français découvrent alors son imposante silhouette (il mesure 1,93 m).

La fermeté et la rapidité avec lesquelles le général de Gaulle a rétabli l'autorité d'un gouvernement national permettaient d'éviter la mise en place de l'AMGOT, prévu par les Américains, qui auraient voulu faire de la France libérée un État administré et occupé par les vainqueurs. il insiste avec vigueur auprès du général Eisenhower, commandant en chef des armées alliées, pour que Paris soit libéré rapidement, alors que sa stratégie prévoyait d'aller directement vers l'est sans passer par la capitale.

La 2e division blindée du général Leclerc libère Paris le 25 août et celui-ci reçoit la reddition de Von Choltitz. Ce même jour, le général de Gaulle se réinstalle au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique à Paris, dans le bureau qu'il occupait jusqu'au 10 juin 1940, signifiant ainsi que Vichy était une parenthèse et que la République n'a jamais cessé d'exister. Puis il se rend à l'hôtel de ville où il prononce un discours dans lequel il insiste sur le rôle essentiel joué par les Français pour leur propre libération. Le lendemain, 26 août, il descend triomphalement les Champs-Élysées. Le "peuple dans ses profondeurs" est dans un enthousiasme indescriptible. Le 9 septembre, un gouvernement d'unanimité nationale est constitué, sous sa présidence.

Le GPRF se vit transféré à Paris libéré en septembre 1944.

Une Assemblée constituante fut ensuite élue en octobre 1945, six mois après la fin de la guerre.

 

Article détaillé : Forces françaises libres.

 

Source (Wikipédia).

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 10:43

Charles de Gaulle, de 1890 à 1945, principales dates.  

1890

22 novembre

Naissance de Charles de Gaulle
Charles de Gaulle naît à Lille. Il grandira au sein d'une famille catholique et traditionaliste. Son père, professeur dans un établissement catholique, l'initiera à la lecture des grands auteurs de son temps que sont Bergson et Péguy. Mais parmi ses lectures, De Gaulle se sentira tout particulièrement touché et influencé par les écrits de Chateaubriand.

1908

 

Entre à l'école militaire de Saint-Cyr
Charles entre à 18 ans dans l'école militaire de Saint-Cyr. Il ne se distingue pas lors du concours d'entrée mais sera toutefois treizième lors de la remise des diplômes quatre années plus tard.

1916

2 mars

De Gaulle est fait prisonnier
Au terme d'un long combat contre les Allemands à Douaumont, de Gaulle est à nouveau blessé. Mais ses soins se feront de l'autre côté du front. Prisonnier des Allemands, il est à hôpital de Mayence pour quelques temps. Il sera ensuite enfermé au fort d'Ingolstadt. Durant plus de deux ans de captivité, il fera au moins cinq tentatives d'évasion.

1920

 

Participe à la guerre de Pologne
Frustré par deux années de captivité, Charles de Gaulle ne s'empresse pas de rentrer au pays. Il préfère en effet continuer les combats. Il s'engage ainsi dans la guerre de Pologne contre la Russie soviétique.

1921

7 avril

Mariage avec Yvonne Vendroux
Charles de Gaulle épouse Yvonne Vendroux, fille d'un industriel de Calis. Ils s'étaient rencontrés après son retour de Pologne.

1940

14 mai

De Gaulle à la tête de la quatrième division cuirassée
Alors qu'Hitler a mis fin à la "drôle de guerre" quelques jours plus tôt en attaquant les Ardennes, Charles de Gaulle est affecté à la quatrième division cuirassée. Sous son commandement, ce sera une des rares divisions à présenter une véritable et efficace résistance aux nazis. Elle mènera même des contre-offensives payantes à Montcornet à Abbeville.

1940

5 juin

De Gaulle nommé sous-secrétaire d’État à la Défense par Paul Reynaud
Par les contres offensives qu'il a mené à la tête de sa division cuirassée, Charles de Gaulle a prouvé la pertinence de ses thèses militaires fondées sur le mouvement de troupes et la prépondérance des chars. Paul Reynaud, alors président du Conseil, s'en souvient et appelle de Gaulle à rejoindre un gouvernement restreint et à prendre la place de sous-secrétaire à la Défense. Mais la guerre est déjà perdue pour la France et de Gaulle ne tolérera pas d'armistice avec les nazis et autres fascistes. Ainsi, face aux manoeuvres de Laval et de Pétain, il préfère traverser la Manche pour poursuivre le combat à partir de l'Angleterre.

1940

18 juin

L'appel du 18 juin
Le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres appelle les Français à la résistance. Son message sera diffusé sur les ondes à 22 heures et rediffusée le lendemain à 16 heures. Les journaux encore libres du Sud de la France publieront le message. La veille, les auditeurs ont pu entendre à la radio nationale le maréchal Pétain annoncer que la guerre était perdue. Le 28 juin, le Général sera reconnu par Winston Churchill, Premier ministre britannique, comme le chef des Français libres.

1940

2 juillet

Condamnation à mort par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand
En réponse à l'appel du général, l'Etat vichyste fait le procès de de Gaulle. Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamne alors à la peine de mort pour trahison.

1940

7 août

Churchill reconnaît la légitimité de de Gaulle
Churchill, s'opposant ainsi à une partie de son entourage, reconnaît la pleine légitimité du Général de Gaulle et des mouvements de résistance. Autrement dit, il devient aux yeux des britanniques le véritable représentant de l'Etat français. Rooselvelt, qui n'exclut pas une coopération avec le régime Vichy et qui se méfie de la personnalité du général, sera bien moins enthousiaste. Toutefois, c'est le début d'un processus de reconnaissance et de soutient financier qui permettra à la France Libre de participer aux combats et au pays d'être considéré comme un membre des Alliés en 1945.

1943

3 juin

De Gaulle et Giraud créent le CFLN
Le Comité français de la libération nationale (CFLN) est créé à Alger. Il s'agit du gouvernement de la France libre, né de la fusion de celui d'Alger et de celui de Londres. Sa présidence est d'abord assurée par le général de Gaulle et le général Giraud. En octobre, De Gaulle parviendra à évincer Giraud qui sera nommé commandant en chef des forces françaises. En juin 1944, le CFLN prendra le nom de Gouvernement provisoire de la République française.

1944

30 janvier

De Gaulle amorce la décolonisation à Brazzaville
A l'initiative du gouvernement provisoire d'Alger, les représentants des territoires de l'empire français se réunissent du 30 janvier au 8 février dans la capitale d'Afrique-Équatoriale. Le général de Gaulle, alors chef de la France libre, préside la conférence. Dans son discours d'ouverture, il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'empire français. Pour la première fois, la question de l'émancipation est évoquée. Mais l'indépendance n'est pas encore à l'ordre du jour et l’on tend davantage vers le principe d’assimilation.

1944

25 août

Paris libéré
Le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans. Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des Alliers. Le soir même, le général de Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire.

1945

18 octobre

Création du Commissariat à l'énergie atomique
Sous l’impulsion de Charles de Gaulle et de Frédéric Joliot-Curie, la France crée le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire afin de prévoir ses futures applications. Juliot-Curie sera à sa tête jusqu’à l’appel de Stockholm. Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale. Il fait désormais parti d’Aréva.

1945

13 novembre

De Gaulle chef du gouvernement
Le général de Gaulle est élu à l'unanimité par l'Assemblée constituante nouveau chef du gouvernement provisoire. Il formera son équipe aux côtés de ministres communistes. Mais au début de l'année 1946, en désaccord avec eux, il démissionnera.

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 13:09

 

 

 

La seconde guerre mondiale
Les documents

 

France
1940

Discours du maréchal Pétain 
30 octobre 1940

Voici l'un des discours les plus importants (ou, tout au moins, les plus célèbres) du maréchal Pétain. Quelques jours après avoir rencontré Adolf Hitler à Montoire-sur-le-Loir (le 24 octobre), il rend compte aux Français des résultats de cette entrevue (rappelons qu'aucun document, traité ou accord n'a été signé à Montoire). La notion de "collaboration" entre les vainqueurs et les vaincus, déjà évoquée par Pétain le 11 octobre, est ici au coeur du propos. 


Français,

J’ai rencontré, jeudi dernier, le Chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes ; je vous dois, à ce sujet, quelques explications.

Une telle entrevue n'a été possible, quatre mois après la défaite de nos armes, que grâce à la dignité des Français devant l'épreuve, grâce à l'immense effort de régénération auquel ils se sont prêtés, grâce aussi à l'héroïsme de nos marins, à l'énergie de nos chefs coloniaux, au loyalisme de nos populations indigènes. La France s'est ressaisie. Cette première rencontre entre le vainqueur et le vaincu marque le premier redressement de notre pays.

C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun « diktat », aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement.

A tous ceux qui attendent aujourd'hui le salut de la. France, je tiens à dire que ce salut est d'abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d'avoir confiance. A ceux qui doutent comme, à ceux qui s'obstinent, je rappellerai qu'en se raidissant à l'excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force.

Celui qui a pris en mains les destinées de la France a le devoir de créer l'atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d'occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l'administration et le ravitaillement du territoire.

Cette collaboration doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d'agression, elle doit comporter un effort patient et confiant.

L'armistice, au demeurant, n'est pas la paix. La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui impose de défendre son sol, d'éteindre les divergences de l'opinion, de réduire les dissidences de ses colonies.

Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C'est moi seul que l'histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu'ici le langage d'un père : je vous tiens aujourd'hui le langage du chef. Suivez-moi ! Gardez votre confiance en la France éternelle !

© Anovi - 2004

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 13:04


Maréchal Philippe Petain


Chef de l'état Français (regime de Vichy)

Né en 1856 Gouverne de 1940 à 1944 Mort en 1951

 

 


Henri Philippe Pétain est né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour dans le Pas-de-Calais, il est fils de paysan.

1867 Philippe Pétain fait ses études au collège Saint-Bertin à Saint-Omer.
1875 Philippe Pétain entre au collège des Dominicains d'Arcueil dans la classe préparatoire à Saint Cyr.
1876 Philippe Pétain est admis à Saint Cyr.
1878 Philippe Pétain est affecté au 24e bataillon de chasseurs à pied de Villefranche-sur-Mer.
1883 il est affecté à Besançon au 3eme BCP.
1888 Il est admis à l'Ecole supérieure de guerre.
1888 Il est promu Capitaine.
1895 il est affecté à l'état-major de Paris.
1900 Il est Promu chef de bataillon.
1900 Il est nommé instructeur à l'Ecole normale de tir à Châlons-sur-Marne.
1901 Il est nommé professeur-adjoint à l'Ecole supérieure de guerre.
1907 Il est nommé lieutenant-colonel.
1910 Il est promu colonel.
1910 Il enseigne la tactique générale à l'Ecole de cavalerie de Saumur.
1912 Il est nommé commandant du 33e R.I. à Arras ou le sous-lieutenant Charles De Gaulle servira sous ses ordres.
1914 Il prend le commandement de la 4e brigade à Saint-Omer.
3 aout 1914 Début de la première guerre mondiale.
1914 il se distingue en Belgique avec la 4eme brigade, il accumule les actions d'éclat tout en se montrant soucieux d'épargner la vie de ses hommes dont il gagne le coeur.
1914 Il est promu général de brigade.
1914 ll est nommé commandant de la 6e division, il participe à la bataille de la Marne.
1914 Il est nommé général de division et prend la tète du 33eme corps.
février 1916 Il commande les troupes françaises à Verdun, et les mènent à la victoire, Pétain restera toujours le vainqueur de verdun, ce sera ce fait qui sera mis en avant en 1940 lors de sa prise de pouvoir, et qui sera malheureusement utilisé pour la propagande du régime.
1916 Suite au désastre de l'offensive du chemin des dames, le général Pétain est nommé commandant en chef, à la place du général Nivelle, il réprime la révolte des poilus fatigués des tranchées, en faisant fusiller quelques mutinés dans chaque division pour l'exemple.
11 novembre 1918 L'armistice est signé, le prestige du général pétain est immense, il est le vainqueur de 1918.
19 novembre 1918
Il nommé Maréchal de France.
1919 Le maréchal Pétain est élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques.
1920 Il épouse civilement Eugénie Hardon, divorcée d'un peintre peu connu et devenue, semble-t-il, sa maîtresse pendant la guerre, il n'aura pas de descendance. Il est à noter qu'il l'avait demandée en mariage en 1901, mais que la famille avait incité la jeune femme à décliner l'offre en raison de la différence d'âge (20 ans).
20 juin 1929 Il est élu à l'unanimité membre de l'Académie française, au 18e fauteuil, où il succède au Maréchal Foch.
9 février 1934 Il est nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement Doumergue.
2 mars 1939 Le Maréchal Pétain est nommé ambassadeur de France en Espagne. Le 20 mars 1939, il présente ses lettres de créance au dictateur général Franco, chef de l'État espagnol, résidant alors à Burgos.
17 mai 1940 Le Maréchal Pétain entre, comme vice-président du Conseil, dans le gouvernement Paul Reynaud.
14 juin 1940
Paris est occupé par l'armée allemande. Le gouvernement, le Président de la République et les Assemblées se réfugie à Bordeaux.
16 juin 1940 Paul Reynaud présente la démission du gouvernement et suggère, suivi en cela par les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, de confier la présidence du Conseil au Maréchal Pétain, choix aussitôt approuvé par le Président de la République Albert Lebrun.
17 juin 1940 Le Maréchal Pétain annonce son intention de demander l'armistice.
18 juin 1940 Sur les ondes de la BBC, à 20 heures environ, de Gaulle lance un appel à la Résistance en direction des Français.
22 juin 1940 l'armistice est signé à Rethondes, il approuvé par le Conseil des ministres et le Président de la République.
22 juin 1940
Le général de Gaulle renouvelle son appel à la résitance et au rejet de l'armistice.
29 juin 1940 le Gouvernement se réfugie à Vichy, en zone non occupée par l'armée allemande.
10 juillet 1940 Le parlement est réuni en Assemblée Nationale (Sénat + Chambre des Députés), ils votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, sous la pression de Pierre Laval et de l'extrême-droite, ils lui confient la mission d'élaborer une nouvelle constitution. Seuls 80 parlementaires votèrent contre, l'état français ou état de vichy est mis en place, avec à sa tète le Maréchal Pétain.
12 juillet 1940Pierre Laval est nommé vice président du conseil.
juillet 1940 Le gouvernement de Vichy institue les chantiers de jeunesse.
2 août 1940 Condamnation à mort du général de Gaulle pour "trahison" et " désertion en temps de guerre".
aout 1940 L'Alsace et la Lorraine sont annexées.
aout 1940
Abolition des lois protégeant les juifs (sans demande ou pression de l'allemagne).
septembre 1940 Promulgation des mesures anti-juives.
septembre 1940 Arrestation d'Edouard Daladier, de Paul Reynaud, de Georges Mandel et de Léon Blum.
septembre 1940 Laval déclare à un journal belge : "La République a cessé d'exister en France".
octobre 1940 Promulgation de la loi sur le statut des juifs.
24 octobre 1940 Entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler.
30 octobre 1940 Message radiodiffusé du maréchal Pétain : "Cette première rencontre entre le vainqueur et le vaincu marque le redressement de notre pays. C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi de sa part aucun diktat, aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe... Cette collaboration doit être sincère... Cette politique est la mienne. C'est moi seul que l'Histoire jugera.".
octobre 1940 Pierre Laval devient ministre des affaires étrangères.
novembre 1940 Dissolution des organisations syndicales.
novembre 1940 Annexion de la Lorraine par l'Allemagne, qui devient "district de la Marche de l'Ouest".
9 novembre 1940 le syndicat C.G.T. est dissout par décret.
29 novembre enquête du gouvernement de Vichy sur les origines raciales des journalistes.
1er décembre 1940 acte constitutionnel n°6 qui proclame la déchéance du Parlement.".
decembre 1940 Blum, Daladier et Gamelin sont traduits devant le tribunal de Vichy pour crimes de guerre.
decembre 1940 Renvoi de Pierre Laval, il est mème arreté quelques jours, Pierre Etienne Flandin devient vice président du conseil.
decembre 1940 Entrevue entre l'amiral Darlan et Adolf Hitler.
fevrier 1941 L'amiral Darlan est nommé vice président du conseil à Vichy.
29 mars 1941
Xavier Vallat est nommé "Commissaire Général aux Questions Juives".
18 avril 1941 L'État français se retire de la S.D.N.
9 mai 1941 Le député Pierre Mendès-France est condamné à six ans de prison par le Conseil de guerre de Clermont-Ferrand.
11 mai 1941 Entrevue Hitler-Darlan à Berchtesgaden.
14 mai 1941 Un millier de Juifs d'origine étrangère sont arrêtés à Paris par la police française.
juin 1941
Le régime de Vichy publie le deuxième statut des juifs.
juillet 1941 Création de légions de volontaires français (LVF) contre le bolchevisme.
26 juillet 1941 Marx Dormoy, ancien ministre du Front Populaire, est assassiné dans la chambre où il était en résidence forcée depuis son arrestation.
13 août 1941 confiscation des récepteurs de radio appartenant aux Juifs.
aout 1941 L'obligation de prêter serment de fidélité au chef de l'état, pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les magistrats est instituée.
aout 1941
Pierre George alias le colonel Fabien, tue l'enseigne de vaisseau allemand Alfons Moser à la station de métro Barbès-Rochechouart.
21 septembre 1941 le maréchal Pétain fait savoir qu'il condamne fermement les attentats commis contre des officiers allemands.
4 octobre1941 Promulgation de la Charte du Travail : syndicats uniques et obligatoires, divisés en trois catégories : patrons, cadres et ouvriers.
12 octobre 1941 Les combattants de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (L.V.F.) prêtent serment à Hitler.
22 octobre 1941 Après deux attentats contre des officiers allemands, une centaine d'otages sont fusillés à Châteaubriant, Nantes et Bordeaux. Pétain et Darlan condamnent les attentats. Les otages ont été choisis par le ministre de l'intérieur Pucheu parmi les communistes.
novembre 1941 Le general Weygand est relevé de ses fonctions et est remplacé par le général Juin à la tête de l'armée d'Afrique.
1er décembre 1941 Entrevue Goering-Pétain à Saint-Florentin (Yonne).
15 décembre 1941 Exécution du député communiste Gabriel Péri.
avril 1942 L'amiral Darlan démissionne et Pierre Laval revient au pouvoir, il cumule les fonctions de chef de gouvernement, ministre de l'intérieur, des affaires étrangères et de la propagande.
18 avril 1942
Suite au retour de Laval au pouvoir, qui forme à Vichy le nouveau gouvernement. De Gaulle à la radio de Londres : "Il paraît que, parmi les traîtres de Vichy, Hitler a prononcé certaines mutations..."
5 mai 1942 arrivée à Paris du chef des S.S. Heydrich pour la mise en oeuvre d'une collaboration plus étroite entre la Gestapo et la police française
11 mai 1942 Darquier de Pellepoix, nouveau commissaire aux Questions Juives, déclare : "Les Français doivent se rendre compte que le principal responsable de leurs misères actuelles est le juif."
mai 1942 Obligation du port de l'étoile en jaune en France pour les juifs âgés de plus de 6 ans.
22 juin 1942
Laval à la radio : "Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que , sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout... La France ne peut rester passive et indifférente devant l'immensité des sacrifices que l'Allemagne consent pour édifier une Europe dans laquelle nous devons prendre notre place."
juin 1942 Laval institue le principe de la relève, envoie d'ouvriers français en Allemagne.
16 juillet 1942 Rafle du "Vel d'Hiv" à Paris, les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs parisiens, dont 4.115 enfants, seront arrêtés par la police française au cours d'une opération baptisée cyniquement "vent printanier". La plupart d'entre eux mourront à Auschwitz.
15 août 1942 Arrestations de en zone non occupée, de 4000 Juifs apatrides qui sont livrés aux Allemands par les autorités de Vichy.
août 1942 Édouard Herriot renvoie au maréchal Pétain sa Légion d'honneur pour protester contre l'attribution de cette décoration aux Français qui combattent en Russie sous l'uniforme allemand.
30 octobre 1942 Édouard Herriot est placé en résidence surveillée.
8 novembre 1942 le maréchal Pétain répond au débarquement américain en Afrique du nord en donnant l'ordre aux troupes françaises d'Algérie de se défendre contre les Américains. Il n'est pas suivi.
novembre 1942 entretiens Hitler-Laval à Berchtesgaden
novembre 1942 Les Allemands envahissent la zone libre en France.
novembre 1942 La flotte française se saborde dans le port de Toulon.
janvier 1943 Création de la milice française avec Joseph Darnaud.
fevrier 1943 Institution du service du travail obligatoire (STO), 600.000 Français y seront soumis par Vichy, 60.000 vont y perdre la vie, (dont 15.000 furent fusillés, pendus ou décapités).
5 avril 1943 Vichy annonce officiellement le transport en Allemagne de Daladier, Blum, Reynaud, Mandel et Gamelin, livrés aux autorités allemandes. Blum est conduit dans un camp de concentration.
28 avril 1943 Pétain s'adresse aux chefs de la Légion des Combattants : "Miliciens et légionnaires, aidez-moi à montrer le vrai visage de la France !".
29 avril 1943 Entrevue Hitler-Laval.
2 mai 1943 appel de Pétain aux travailleurs : "Depuis trois ans nous payons, vous et moi, les fautes de ceux qui nous ont précédés, de ceux qui nous ont menti...". mai 1943 Création du conseil national de la résistance par Jean Moulin.
juin 1943 Arrestation et exécution de Jean Moulin par Klaus Barbie. Georges Bidault devient président du CNR.
5 juin 1943 Allocution de Pierre Laval : "Il est des Français qui combattent en Russie. Ils sont partis comme volontaires. Ils incarnent nos meilleures traditions militaires et ils défendent le véritable intérêt français...".
10 juillet 1943 Discours de Pierre Laval : "Je porte devant l'Histoire une très lourde responsabilité, puisque j'ai accepté l'armistice et que non seulement j'accepte de faire une politique de réconciliation et d'entente avec l'Allemagne, mais que je souhaite pouvoir faire cette politique ... Montoire, c'était une grande espérance !".
27 août 1943 Entretiens Pétain-Von Rundstedt à Vichy.
novembre 1943 Création des forces françaises de l'interieur FFI.
1er décembre 1943 Jacques Doriot, dirigeant de l'organisation fasciste P.P.F. et qui a revêtu l'uniforme S.S., est décoré de la Croix de Fer.
2 décembre 1943 Des miliciens assassinent Maurice Sarraut, ancien président du Parti Radical.
avril 1944 Visite du maréchal Pétain à Paris.
28 avril 1944 Allocution radiodiffusée de Pétain : "La prétendue libération est le plus trompeur des mirages auxquels vous pourriez être tentés de céder... Grâce à la défense du continent par l'Allemagne..., notre civilisation sera définitivement à l'abri du danger que fait peser sur elle le bolchevisme".
29 avril 1944 Constitution du Comité français des Waffen S.S. où l'on retrouve Doriot, Déat, Darnand...
2 juin 1944 Le gouvernement provisoire de la république française est crée, Charles de Gaulle en est le président.
6 juin 1944 Débarquement allié en Normandie.
10 juin 1944 Massacre d'Ouradour-sur-Glane, par les SS, le massacre fera 642 victimes, Parmi elles 246 femmes et 207 enfants, dont 6 de moins de 6 mois, qui ont été brûlés dans l'église.
juillet 1944 repression sanglante par les Allemands du maquis du Vercors.
aout 1944 Le gouvernement de vichy moribond, est installé par les allemands à Sigmaringen.
aout 1944 Débarquement des alliés en Provence.
aout 1944 Paris est libéré par la 2eme DB du general Leclerc, le gouvernement provisoire de la france libre avec le general de Gaulle s'installa à Paris, qui redevient la capitale.
avril 1945Le maréchal Pétain se constitue prisonnier.
8 mai 1945 L'allemagne capitule.
23 juillet 1945
Début du procès du maréchal Pétain, pour haute trahison.
15 aout 1945 Le maréchal Pétain est condamné à mort, le general de Gaulle commue Sa peine en détention à perpétuité, il est emprisonné au fort du Portalet dans les Pyrénées.
octobre 1945 Procès et exécution de Pierre Laval.
novembre 1945 Le marechal Petain est transféré dans la citadelle de la Pierre-Levée au centre de l'île d'Yeu, en Vendée.
23 juillet 1951 Déces du marechal Petain, il est inhumé sur l'ile le 25 juillet.

 

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 12:44


L’an mil neuf cent quarante, le six avril à 16 heures, les Membres de la Délégation Spéciale de la Ville d’Halluin, dûment convoqués par M. le Président, se sont réunis à la Mairie.

 

Etaient présents : MM Gaston Petit, Président de la Délégation Spéciale, Joseph Wanquet et Emile Vandaele Adjoints.

 

Objet : Dénomination des rues.

  
Le Président fait connaître par circulaire de M. le Ministre de l’Intérieur du 15 Mars 1940, rappelée le 3 Avril courant par M. le Préfet du Nord, l’attention des Municipalités et des Délégations Spéciales a été attirée sur la nécessité qui s’impose, dans les circonstances actuelles, à ce qu’aucune appellation de voie ou d’édifice public n’évoque plus, ni les hommes, ni les faits, ni les idées de la IIIème Internationale.

 

A la suite de l’échange de vues qui a eu lieu à ce sujet, les Membres de la Délégation Spéciale sont d’accord pour appliquer les principes suivants dans les changements à apporter dans la dénomination de certaines rues.

 

1) Honorer la mémoire de quelques personnes ayant des titres à la reconnaissance des habitants de notre Cité. Il en est ainsi pour le Docteur Pierchon, qui pratique toute sa vie à Halluin et qui était vénéré de la population.


Même observation pour les frères Baert, dont un fut tué pendant la Guerre 1914-1918, un second réformé à 100 %, mort des suites de ses blessures, un troisème encore vivant est mutilé de guerre.


La famille de ces braves, très connue et très estimée à Halluin, a déjà reçu la consécration qu’elle mérite du public, puisque la rue que les parents habitent depuis longtemps est malgré son appellation actuelle, communément désignée sous les noms de « rue ou demeurent les Baert ».

 

2) Rappeler également quelques grandes figures de la Guerre 1914-1918. Georges Clémenceau qui sut grouper toutes les forces de la Nation pour hâter la Victoire, Georges Guynemer, le légendaire héros de l’aviation française.

 

3) Rendre à notre Grand Génie littéraire, Victor Hugo, l’hommage qu’il mérite.

 

 

4) Rappeler aux générations futures le droit pour lequel notre généreux peuple s’est si souvent battu en dénommant une rue, rue de la Liberté. La défense de ce droit sacré est la cause de la Guerre actuelle, car c’est pour nous le ravir, et pour nous réduire à l’esclavage que l’Allemagne n’a pas hésité à la déclencher.

 

5) Donner quelques noms cadrant avec la situation des voies auxquelles ils sont destinés.

 

6) Enfin rendre justice au bon sens populaire qui, malgré les nouvelles appellations, a conservé les anciens noms à deux cités de notre Ville.

 

En conséquence, les Membres de la Délégation Spéciales décident que les changements ci-après seront apportés dans la dénomination des rues :

 

La rue Paul Lafargue deviendra rue du Docteur Pierchon.

La rue Karl Liebnecht prendra le nom de rue des Frères Baert.

La rue Henri Barbusse s’appellera la rue Georges Clémenceau.

La rue Camélinat sera rue Georges Guynemer.

La rue Edouard Vaillant se dénommera rue Victor Hugo.

La rue Robespierre répondra au nom de Rue de la Liberté.

La rue Jeanne Labourbe se désignera rue de Flandre.

La rue Blanqui se désignera rue de la Limite.

 

Enfin la Cité Sacco et Vanzetti reprendra son ancien nom Cité Saint Paul et la Cité Louise Michel redeviendra Cité Saint Pierre.

 

ADOPTE.

 

Fait et délibéré en séance à la date que dessus

 

Pour extrait conforme.

Le Président de la Délégation Spéciale.

 

 

(Archives Municipales d'Halluin).

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 21:33

  

 

M. René Everaert qui s’intéresse particulièrement à tout ce qui touche sa ville natale, a fait le récit des quatre années qui ont plongé les Halluinois comme tous les Français dans la consternation, les deuils et les souffrances, avant les évènements de la Libération d’Halluin en septembre 1944.

 

Au matin du 10 mai 1940, les avions commençaient leurs bourdonnements nuisibles et la D.C.A. inscrivait ses petits nuages noirs dans le ciel. La radio annonçait la nouvelle lugubre pour les habitants des régions du Nord. Dans la nuit, les forces allemandes ont commencé l’invasion de la Hollande., de la Belgique et du Luxembourg.

 

Les appels à l’héroïsme demandé aux défenseurs du canal Albert ajoutaient le désespoir à l’angoisse. Chaque minute, chaque seconde, le grondement du canon devenait plus perceptible. Les nouvelles parvenant par les ondes ne laissaient aucun espoir.

 

Les Allemands avançaient avec rapidité, alors le spectacle de la rue commença.

 

  L’exode de 1940 

 

Les barbelés qui coupaient la frontière avaient été enlevés dans la joie. Et les troupes françaises et anglaises passaient la frontière montant au secours des amis belges.

 

Bientôt ce fut le pitoyable spectacle des réfugiés belges. Ils arrivaient de toute la Belgique, en auto, à cheval, à vélo, à pied, poussant des voitures d’enfants encombrées de leur pauvre richesse. Ils remontaient les rues de la Lys et Henri Ghesquière, fuyant allant plus loin en France en groupes de plus en plus serrés.

 

Le soir, ils trouvaient à manger, à se rafraîchir, à se loger dans les maisons halluinoises. Ils étaient les premiers de cette longue cohorte qui allait défigurer l’Europe, ces hommes, ces femmes, ces enfants apeurés par les avions qui les mitraillaient, sales, assoiffés.

 

Parmi eux, deux d’entre eux, portant des couvertures rouges sur leur porte-bagages. Certains Halluinois prétendaient même qu’il s’agissait des hommes de la « Cinquième colonne ». La maladie de l’espionnage commençait. La peur devint contagieuse.

 

Des soldats français, fatigués, revenaient de Belgique et prenaient la même route que les réfugiés. Ceux qui avaient connu l’invasion de 1914 ne voulaient plus revoir cela. Les nouvelles de la radio étaient mauvaises. On vit partir vers le sud de la France, les hommes valides de 18 à 60 ans. Certains, après avoir parcouru le Nord et le Pas-de-Calais, tentèrent vainement leur chance en essayant de s’embarquer à Dunkerque, à destination de Douvres, en Angleterre.


Le Nord était encerclé et un grand nombre de réfugiés reprenaient le chemin du retour. Hélas, l’évacuation annoncée par voie d’affiche, avait mis un grand nombre d’Halluinois sur le chemin de l’exil.


Ils se dirigeaient principalement vers Tourcoing et Roubaix où disait-on, les obus pleuvaient semant la mort et la désolation. Ceux qui restaient, se hâtaient vers les abris, portant matelas, vêtements, ustensiles, . D’autres s’affairaient à faire surgir un petit lieu de sûreté.

 

La ville devint morte. Les maisons, les usines, les magasins étaient fermés, persiennes et volets clos. Dans les rues, quelques soldats anglais patrouillaient et les canons de la D.C.A. étaient mis en batterie.


Dans le ciel, c’était le ronronnement des oiseaux de mort, le sifflement des obus et leur éclatement proche, le fracas de ceux percutant le clocher de l’église Saint-Hilaire, l’explosion du château d’eau situé dans le quartier du Pont-Neuf à Menin-Baraques, et celle de la route de Mouscron où la croix située au lieu-dit « Le Christ Dall » demeure intacte.

 

Halluin n’avait plus qu’à attendre que le feu de la guerre soit passé.

 

Dans son avance éclair, l’ennemi ne tardait pas à atteindre la frontière. A Menin (B), le pont de la Lys venait de sauter, et les Allemands se préparaient à traverser la rivière à l’aide de petites embarcations, face aux soldats anglais, dont quelques-uns tombèrent victimes du devoir, et qui étaient embusqués dans les étages supérieurs des maisons riveraines.

 

Quant aux Britanniques stationnés à Halluin, ils se barricadaient derrière des sacs de sable et de terre, cependant qu’au bois Gratry, des canons disposés en batterie attiraient l’attention de l’ennemi.


Un jour, ils arrivèrent, ces soldats allemands. Déjà aussi, hélas, les premières victimes étaient à déplorer ;

 

 

Un triste cortège 

 

La ligne de bataille avait dépassé Halluin. Le pont de Menin étant détruit, les Allemands l’avaient remplacé par deux petits ponts de bois, un de chaque côté, et les troupes allemandes continuaient de passer.

 

Mais voici que dans l’autre sens, arrivaient de Roncq et de plus loin, des milliers de prisonniers français. Quelques jeunes cyclistes partis à leur rencontre les avaient annoncés. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre. Les provisions qu’on avait pu faire pour les jours difficiles : saucisson, pain, fromage, conserves, fruits, tout arrivait sur les trottoirs. Des cuves de boissons étaient posées au bord de la route pour qu’ils puissent se désaltérer.

 

Et quand on les vit, descendant la rue de Lille sur toute sa largeur, si fatigués, si tristes, on se précipita pour leur offrir tout ce qu’on avait dans les mains. Mais eux disaient : « Donnez plutôt à ceux qui viennent derrière, il y en a tant ». En effet, des colonnes interminables de prisonniers passaient, rappelés à l’ordre par les sentinelles, s’ils s’aventuraient dans une rue adjacente. Chaque uniforme était considéré avec espoir de voir surgir le visage d’un fils ou d’un mari. La longue marche vers les stalags commençait. Un mot sur la vitre du bureau de douane déserté, était formé avec des timbres anti-tuberculeux : Espoir… Petite flamme au creux de la longue nui qui commençait.

 

 

L’occupation et ses conséquences

 

Halluin, théâtre de scènes tragiques allait faire connaissance avec les cartes d’approvisionnements et les interminables queues devant les boulangeries, épiceries, boucheries…

 

Queues également, à certaines heures de la journée, devant les barrières douanières du grand bureau, où parents halluinois et meninois échangeaient quelques mots. Plus tard, lorsque le passage de la frontière fut à nouveau autorisé, la facilité de se procurer des denrées en quantité plus abondante chez nos voisins belges, amena la pratique du « marché noir ».

 

Puis ce fut l’astreinte au travail obligatoire, refusé par un grand nombre d’hommes appelés « réfractaires », la Résistance avec son esprit libérateur, la fameuse émission radiophonique « Ici Londres ! Les Français parlent aux Français ! ». La guerre poursuivait son œuvre. Les Allemands livraient bataille au-delà de notre pays. Mais le conflit ne pouvait s’éterniser en Russie et en Afrique.

 

 

La libération


Le 6 juin 1944, alors que la guerre paraissait interminable, l’armée de la libération débarquait sur les côtes normandes, et après de rapides progrès, se trouvait aux abords d’Halluin, qui allait prendre sa place dans l’histoire de la libération de la France.

 

 

(Archives D.D., Presse).

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 21:22
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 19:29

 Préambule

 • 18 juillet 1936 au 1er avril 1939[1] : la Guerre d'Espagne civile. Le 1er ministre anglais Neuville Chamberlain refusant d'aider le Gouvernement Républicain Espagnol fit que le gouvernement de Léon Blum ne pût déroger aux accords de l'Entente cordiale Franco-Britannique, ce fait permit à Hitler et Mussolini tant d'avoir les mains libres pour intervenir aux cotés des militaires espagnols putschistes conduits par Franco que pour tester leurs machines de guerre respectives.

• 30 septembre 1938 : les accords de Munich[2]. Avant de signer cet accord le 1er ministre anglais Neuville Chamberlain avait rencontré 3 fois Hitler sachant que le Royaume Uni n'était suffisamment pas armé pour faire face aux ambitions du 3ème Reich et que les populations britanniques et françaises ne voulaient pas d'une nouvelle guerre. Lors de son retour à Londres N. Chamberlain déclare: «Mes bons amis, pour la deuxième fois de notre histoire, un premier ministre britannique revient d'Allemagne apportant la paix dans l'honneur. Je crois que c'est la paix pour notre temps… Retournez à la maison et dormez paisiblement.» (" My good friends, for the second time in our history, a British Prime Minister has returned from Germany bringing peace with honour. I believe it is peace for our time... Go home and get a nice quiet sleep.") ainsi que.... [3]. De son coté Édouard Daladier -Président du Conseil-, amer et lucide, confiera à Saint-John Perse dans l'avion du retour et à sa sortie de l'avion au Bourget à Alexis Léger -secrétaire général du Quai d'Orsay-: "Les cons! Ah les cons! S'ils savaient ce qui les attend...[4]

• 15 mars 1939 : invasion de la Tchécoslovaquie par le 3ème Reich.[5]

• 1er septembre 1939, à 4h45 du matin : les troupes Allemandes envahissent la Pologne[6], sans déclaration de guerre, et après d'intenses bombardements. En conséquence le Royaume Uni et la France, alliés de la Pologne, déclarent ce même jour la mobilisation générale.

La déclaration de guerre

le 3 septembre 1939 : en réponse à l'invasion de la Pologne par les troupes d'Adolf Hitler, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre au IIIe Reich.

La drôle de guerre

Adoptant alors une stratégie défensive, les deux alliés, au lieu d'envahir l'Allemagne dont l'armée est occupée en Pologne, laissent celle-ci régler tranquillement leur compte aux troupes polonaises. La France réagit mollement en lancant le 7 septembre, neuf des ses 102 divisions dans une offensive sur la Sarre. L'Allemagne n'a pourtant pas dégné réagir, mais très vite devant la vitesse à laquelle l'armée polonaise, organisée avec les conseils français, s'effondre (à peine plus d'une semaine !), renforçant ainsi le mythe d'une armée allemande invincible, la France rappelle ses troupes qui quittent l'Allemagne le 17 octobre. Les Français restent donc derrière la ligne Maginot et "jouent la montre" : le blocus maritime qui provoquera l'effondrement allemand comme en 14-18. C'est la drôle de guerre.

L'offensive allemande

Mais le 10 mai 1940, Hitler attaque en envahissant les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Le commandement français s'y attendait et lance ses troupes à la défense de la Belgique, comme prévu. Utilisant à plein les concepts des novateurs français de 1918, ignorés par leur propre commandement (choc et rapidité, couple char-avion, concentration), le fer de lance de l'armée allemande (une dizaine de divisions blindées) traverse le massif des Ardennes, jugé impénétrable par les généraux français (et donc mal défendu, et mal soutenu lorsque l'attaque apparut évidente) et encercle du Sud vers le Nord l'armée franco-britannique engagée en Belgique.

Début juin la messe est dite. Vaillament défendu autour de Dunkerque par quelques divisions françaises qui se sacrifient, le contingent britannique regagne l'Angleterre lors de l'Opération Dynamo, Le gouvernement quitte Paris le 10 juin pour Bordeaux. Les réfugiés qui fuient la Belgique et le Nord de la France sont alors rejoints par 2 millions de réfugiés de la région parisienne. Pour Jean-Pierre Azéma, entre le 15 mai et le 10 juin, au moins 6 millions de Français auront abandonné leur domicile et participé à l'exode de 1940, se retrouvant sur les routes sous les attaques de la Luftwaffe et ruinant la logistique militaire française. La bataille de France est perdue, en dépit de la résistance farouche et héroïque de nombreuses unités. La campagne militaire cause près de 100 000 morts français et 40 000 allemands, et les Allemands font plus de deux millions de prisonniers.

Le 10 juin 1940, Mussolini, allié de Hitler, déclare la guerre à la France, mais ne parvient pas à faire avancer ses troupes à travers les Alpes bien défendues. Franco, sollicité, refuse d'entrer en guerre contre la France, même lorsque l'effondrement français est patent.

La demande d'armistice

C'est la panique en France dans le monde politique et militaire. Les uns se résignent à la défaite et réclament l'armistice, les autres veulent poursuivre la lutte comme promis aux Britanniques, en s'appuyant sur les colonies et notamment l'Algérie.

C'est le premier camp, soutenu par le général Maxime Weygand le maréchal Pétain, Pierre Laval et François Darlan, qui l'emporte. Le général de Gaulle, partisan de la poursuite de la guerre, rejoint Londres, où il prononce son appel devenu célèbre mais passé relativement inaperçu dans le chaos ambiant. Le noyau de la France libre se constitue alors, avec d'autres volontaires français. D'autres personnalités se sont aussi réfugiées en Amérique. Le Président du Conseil Paul Reynaud, qui lui voulait continuer la lutte, choisit finalement de démissionner le 16 juin 1940.

Le président de la République Albert Lebrun nomme alors Philippe Pétain Président du Conseil. Le lendemain, ce dernier annonce à la radio que la France doit cesser le combat et demander l'armistice. Le Gouvernement Philippe Pétain, constitué à Bordeaux le 17 juin, et le Parlement vont s'installer en juillet à Vichy, ville calme, et disposant de grandes capacités hôtelières.

Le 22 juin 1940, la délégation française doit aller signer à Rethondes dans le wagon de l'armistice, celui-là même qui avait servi de cadre à l'armistice de la Première Guerre mondiale et devant le monument qui parlait de l'orgueil criminel de l'Empire allemand vaincu par les peuples qu'il voulait faire esclaves, l'armistice. Hitler fait ensuite exploser le monument devant les caméras. Quant au wagon il sera envoyé à un musée berlinois où il sera détruit par un bombardement allié en 1943. L'Allemagne entend ainsi effacer la défaite de la Première Guerre mondiale et humilier la France.

Malgré la signature de l'Armistice (à Rethondes) Allemands et Italiens poursuivent leur avancée militaire jusqu'au 24 juin 1940 minuit ce qui fait que les 2/3 de la France sont envahis ainsi que les Iles Anglo-Normandes britanniques[7].

L'Appel du 18 Juin 1940

Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un Appel à ses compatriotes.

Cet Appel est rediffusé le lendemain et publié dans la presse encore libre du sud de la France, notamment «La Dépêche de Toulouse».

Immense détresse

Il survient dans un moment d'immense détresse nationale. Suite à une offensive des armées allemandes, les troupes franco-anglaises se débandent ou gagnent l'Angleterre. Huit millions de civils fuient sur les routes de l'exode

Charles de Gaulle (49 ans), sous-secrétaire d'État à la Défense, a tenté de convaincre son gouvernement de résister jusqu'au bout.

De retour d'une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il a appris le 16 juin que le maréchal Philippe Pétain (84 ans), partisan de l'armistice, était le nouveau chef du gouvernement.

Le 17 juin, il a repris l'avion pour Londres cependant que Pétain annonçait à la radio sa décision de cesser le combat.

De Gaulle entre en résistance

De Gaulle place ses espoirs dans la mondialisation du conflit, plus lucide en cela que la plupart de ses contemporains, qui croientà une victoire inéluctable de l'Allemagne.

A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n'a accès que le lendemain aux studios de la BBC.

C'est que le cabinet britannique reste hésitant. Il veut éviter une rupture avec le gouvernement de Pétain, dans la crainte que la flotte française ne soit livrée à l'ennemi.

 

Appel du 18 juin

 

Charles de Gaulle


Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.

 

L'Appel arrive trop tard pour enrayer la ferveur des Français envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que «Le Maréchal».

Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite

Le 24 juin 1940, la France doit aussi signer une armistice avec l'Italie qui avait de son coté envahit plusieurs zones frontalières de la Savoie à Menton.

L'armistice

: Armistice du 22 juin 1940.

Les conditions de l'armistice sont motivées par les préoccupations d'Hitler à cette époque : Il faut bien sûr, empêcher de façon durable que la France ne redevienne une grande puissance militaire, mais à court terme, il faut veiller à ce que sa flotte ne rejoigne pas le Royaume-Uni qui reste le dernier pays à vaincre ou à séduire, car un accord de paix avec le Royaume-Uni reste souhaité en cette fin du mois de juin. Enfin, il ne faut froisser ni l'allié italien, ni le potentiel allié espagnol. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice, un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment les clauses suivantes :


    ·        
Les prisonniers de guerre (plus de 1,5 million d'hommes) restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.

·         La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande : c'est la zone occupée, qui couvre à peu près les trois cinquièmes du territoire. Le reste constituant la zone libre, c'est-à-dire non occupée, regroupée essentiellement au sud de la Loire. Les deux zones étant séparées entre elles par la ligne de démarcation.

·         La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation. Il s'avéra que le montant de ces indemnités allait être fixé de façon quasi-discrétionnaire par les Allemands, et leur montant s'élevera, en moyenne, à 400 millions de francs par jour.

·         Dans la zone libre, l'armée française est limitée à 100 000 hommes.

·         La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l'Alsace et la Moselle, mais dans la zone occupée, il est stipulé que l'Allemagne exerce les droits de la puissance occupante, ce qui implique que l'administration collabore avec elle d'une manière correcte.

·         L'Empire français reste également sous l'autorité du gouvernement français.

 

(Source Wikipédia).

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