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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 07:53


 En ce mois de Novembre 1996, « Sept ans se sont écoulés depuis la parution du livre « Halluin Images d’autrefois ».

 

Le succès immense qu’a remporté ce premier livre (l’édition originale fut tirée à 1500 exemplaires et il fallut en rééditer 1000 pour satisfaire la clientèle) nous a quelque peu étonnés, mais nous a encouragés à réaliser un second livre » écrit André Louf, président de l’Association « A la recherche du passé d’Halluin », en introduction au nouvel ouvrage, sous-titré « Industries d’hier et d’aujourd’hui ».

 

Ce thème a été retenu compte-tenu de la renommée d’Halluin. Et c’est avec la même rigueur historique et le même sens de l’anecdote et de l’image que Jeanne Saint-Venant, Marie-Thérèse Provost-Decottignies, Claude Rembry et André Louf, avec la collaboration de Pierre Vermeersch et de toute la population locale, ont réalisé un second chef-d’œuvre qui ne manquera pas de trouver une place de choix dans des bibliothèques bien documentées…

 

« Ce livre est un hommage à tous ceux qui ont contribué à l’essor industriel de notre ville » commence M. André Louf. Le livre, d’une qualité exceptionnelle, raconte l’industrie textile et celle du bois, les deux moteurs de l’activité halluinoise, mais sans oublier le papier, l’agro-alimentaire, la construction, les fabriques diverses et bien sûr, l’inévitable monde des transports, marqué par les agences en douane très présentes dans cette zone frontalière.

 

Au fil des pages, l’attention du lecteur est d’abord captivée par une phénoménale collection d’images, de photos, de logos datant souvent du début du siècle. Le rouissage du lin le long de la Lys est ainsi illustré par de nombreuses photographies, parfois des cartes postales oblitérées

 

et d’autre portant la marque déposée « La Belgique historique ».

 

Et quand il s’agit de raconter l’histoire des nombreuses entreprises comme les blanchisseries, les filatures, les tissages, la confection ou les industries annexes, les photos du personnel sont les bienvenues.

 

Les jeunes Halluinois y retrouveront sans doute un grand-père, une grand-tante ou un arrière grand-oncle… Des cartes de visite de ces entreprises, des publicités sont aussi publiées. Certaines n’ont pas vieilli, comme celle-ci : « Réserver tous vos achats de fils à la grande firme française filatures et filteries de France, c’est défendre l’industrie française, combattre le chômage donc hâter la reprise des affaires, c’est donc bien servir ses propres intérêts ! »

 

Dans l’ouvrage de l’association « A la recherche du passé », on trouve aussi bien des photos techniques que des tranches de vie de l’époque. C’est ce qui en fait un livre de très grande qualité qui se dévore comme un bon roman.


Ainsi, à côté des métiers plats des établissements Gratry, trône une photo de l’équipe de football de cette entreprise, en 1947 ! Il y a aussi des photos aériennes très parlantes, des extraits de catalogues de mode ou de tapisserie « made in Halluin »

 

Le chapitre des chaiseries comporte de nombreux documents de grande valeur, sortis de catalogues dans lesquels on retrouve, peut-être, des modèles que seuls nos grands-parents possèdent encore ! Cette industrie a d’ailleurs connu un bel essor grâce aux églises et à leur énorme besoin de Prie-Dieu. Eh oui !

 

On se lèche les babines, aussi, au moment des chocolateries et on s’attarde dans les pages concernant les transports, tant ce secteur économique a évolué aujourd’hui.

 

On sourit aussi, face à cette photo de l’agence en douane Mussche, sur laquelle le joueur de clairon « Cyrille », fait un salut militaire très respectueux à côté de ses collègues plutôt « cool » pour l’époque.

 

On trouve aussi cette belle photo aérienne des années 60 avec le jardin public, la bonneterie Vanackère, les entrepôts municipaux, les deux châteaux d’eau, l’usine Sion, le cimetière etc… et dans le fond le quartier du Mont Fleuri en construction.

 

Egalement de nombreux documents de grande valeurs, comme le bureau de l’octroi à la gare d’Halluin en 1925 ; Beaucoup de photos de groupes aussi : de quoi trouver dans ce livre un membre de chaque famille halluinoise depuis une ou deux générations !

 

Ce deuxième tome était présenté officiellement en mairie d’Halluin, le vendredi 8 novembre 1996, en présence des membres de l’association.

 

Le maire Alexandre Faidherbe n’est pas homme à confier ses sentiments, mais ce soir là, il était d’évidence très ému en feuilletant les quelques 200 pages qui composent le deuxième tome du livre « Halluin Images d’autrefois ».

 

Puisque cet ouvrage retrace le passé de la cité qu’il administre. Déjà en 1989, un premier livre expliquait par le menu la physionomie de la commune. Ses rues, ses cafés, ses pavés.

 

Aujourd’hui, c’est la vie industrielle et artisanale d’Halluin qui est passée au crible par André Louf et de son équipe. Une équipe qui reste d’ailleurs inchangée dans sa composition depuis la publication du précédent ouvrage.

 

Encore une fois donc nous devons ce recueil à Jeanne Saint-Venant, véritable mémoire vivante d’Halluin. Marie-Thérèse Provost-Decottignies et Claude Rembry sont bien connus eux aussi des halluinois. Ils appartiennent également au comité de rédaction. Enfin,  nous devons la conception informatique de l’ensemble à Pierre Vermeersch. Et le résultat de ce travail est surprenant.

 

Tout a disparu

 

 Beaucoup de photographies illustrent ce tome 2. Des épreuves anciennes surtout, sur lesquelles apparaissent des halluinois célèbres ou inconnus, mais qui tous devraient émouvoir les lecteurs. L’on trouve encore une foule d’explications sur cette ville importante de la vallée de la Lys.

 

C’est comme cela que l’on découvre les causes heureuses de l’essor industriel d’Halluin avec ses blanchisseries, ses filatures et ses usines de rempaillage de chaises. Car la ville a grandi grâce à sa situation géographique exceptionnelle. Cela n’est une surprise pour personne. Mais le livre d’André Louf vient le confirmer.

 

En effet, la Lys, cette rivière d’or pour le rouissage du lin, fournissait la matière première pour son industrie textile et ouvrait la ville aux grands ports marchands belges et français. Bien entendu, son positionnement frontalier a fait bénéficier la cité d’un large potentiel de main-d’œuvre venue des proches régions flamandes.

 

Dans l’histoire d’Halluin et plus précisément au début de l’année 1903, l’        abbé Alphonse-Marie Coulon recensait pas moins de quinze fabriques de toile, une de cuivre, cinq de tissages mécaniques de tissu, deux de sacs de toile et d’emballage, deux filatures de lin, une de coton, deux entreprises de caoutchouc, huit de chaises, trois de chicorée, une de construction de ciment armé, une manufacture de carreaux en ciment, deux fonderies de fer, une fabrique d’orgues, une d’huile, une tuilerie mécanique, une tannerie et corroierie, une bonneterie et une vannerie.

 

A Halluin au début du siècle, l’on comptait aussi sept brasseries. Après avoir exporté leurs productions aux quatre coins de la planète, toutes ces entreprises aujourd’hui ne son plus. Elles ont disparu. La dernière usine de chaises, pour ne citer qu’elle, a fermé ses portes en 1995.

 

On le voit, Alexandre Faidherbe avait toutes les raisons du monde d’être ému devant une telle liste de faillites. Et Bien malin qui peut dire pourquoi tant de créativité a été sacrifiée. Sans doute doit-on se retourner contre la crise qui balaie tout sur son passage. Et qui fait fi des particularités d’une région.

 

Le souvenir indélébile

Reste bien sûr le souvenir d’une époque dorée, du plein emploi et donc du bonheur de pouvoir encore travailler. De même nous garderons gravés en mémoire, ses bruits, ses odeurs et puis une ambiance qui plus jamais ne sera égalée.

 

Halluin à l’aube du siècle ne pouvait d’ailleurs pas se concevoir sans sa foule bruyante de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

 

Au temps béni de la prospérité, l’on pouvait en dénombrer 8.000, dit-on, qui rejoignaient d’un pas pressé leurs ateliers, leurs usines ou la gare pour ceux qui se dirigeaient vers les plateformes du textile de Roubaix et Tourcoing.

 

Alors un incroyable mouvement s’ébranlait sans que jamais il soit possible de l’interrompre, ou tout le moins de le contrôler.

 

En lisant cet « Halluin Images d’autrefois » tome 2, les plus âgés d’entre-nous entendront peut-être le bruit strident des sifflets qui réveillaient la population halluinoise d’alors. Aigu, grave ou résonant d’une manière sourde tel une corne de brume, chaque sifflet était reconnaissable entre tous. Puisqu’ils avaient un son particulier. Même les écoliers prenaient pour repère ces signaux sonores.

 

Aux heures d’affluence, les rues devenaient impraticables, tant il est vrai que la foule emportait tout. Une marée humaine. Et un vrai spectacle. Chacun s’empressait de regagner son domicile pour une demi-heure. C’est bien suffisant pour avaler une collation, fumer une pipe et détacher le linge qui séchait dehors sur des fils maladroitement accrochés. Et puis, il fallait repartir bien vite, en rangs serrés…

 

Après l’époque du tramway « R » qui circula pendant trente années, ce fut le temps des autocars. Ils traversaient la frontière pour rallier les usines roubaisiennes. Les rédacteurs d’ « Halluin Images d’autrefois » se souviennent avec précision que, pendant longtemps, 49 cars ont sillonné la ville à raison de six fois par jour au rythme des horaires de travail en équipe. Les premiers à 5 heures du matin, les derniers à 22 heures. Joyeuse et espiègle, une atmosphère de ducasse régnait à la frontière.

 

Dans l’air flottait l’inimitable odeur de frites qui se mélangeait à celle des vapeurs d’essence. Tout le long de la rue de Lille stationnaient des camions, patients, majestueux et paisibles qui attendaient de passer la frontière. La file s’étendait parfois jusqu’au monument aux morts diront les plus anciens halluinois.

 

De cela et de bien autres choses encore, il est question dans cet ouvrage dont les trois cents premiers exemplaires sont numérotés.

 

Heureuse ou malheureuse, triste ou épique, les halluinois ont donc rendez-vous de nouveau avec leur histoire. Celle de ces heures laborieuses. Mais toujours empreintes de générosité et d’espoir. Car c’est vrai, les cheminées existent à jamais dans le cœur des gens d’ici. Voilà bien une certitude.

 

Pour raviver la mémoire 

 

La rédaction de ce deuxième tome d’ « Halluin Images d’autrefois «  a été initiée par la délicieuse Jeanne Saint-Venant la « cheville ouvrière » de l’association. Ce vendredi 8 novembre 1996, le maire d’Halluin a même souhaité la remercier pour cela. Alexandre Faidherbe lui a donc offert la médaille de la Ville. 

 

Le président André Louf, après avoir remercié M. Pierre Vermeersch pour son aide technique, s’attacha également à féliciter Jeanne Saint-Venant pour sa volonté d’aboutir et sa grande connaissance de la vie halluinoise, et précisé :

 

 « Tous les jeudis pendant quatre ans, je suis allé la chercher et je la ramenais chez elle à 20 heures. Jeanne Saint-Venant est un exemple. Tout le monde peut s’investir dans une telle entreprise ».

 

Très émue par tant d’honneurs déployés, Jeanne Saint-Venant devait préciser :

 

« Je n’ai pas fait tout cela par nostalgie, mais pour raconter l’histoire et le travail des Halluinois. C’est un travail pour raviver la mémoire ».

 

Nous lui sommes déjà reconnaissants !

 

« Une association ne travaille bien que lorsqu’elle a un bon capitaine de route. Mais le capitaine a préféré que ce soit Jeanne Saint-Venant qui reçoive les honneurs ». conclut le maire avant de remettre la médaille de la ville et des fleurs à celle qui se demande si le tome II sera bien le dernier auquel elle participera.

 

Echanges de procédés.

 

Lors de la présentation du tome 2 d’Images d’Autrefois, deuxième du nom, le docteur André Louf s’est fait un plaisir de remettre cet ouvrage de référence au maire Alexandre Faidherbe.

 

Le président d’ « A la recherche du passé d’Halluin » était loin de se douter que le stand installé salle du  Manège à l’occasion du premier salon des associations les 16 et 17 novembre 1996 allait littéralement être pris d’assaut par les Halluinois.

 

Et outre les honneurs revenant à l’équipe qui a pioché dans ses souvenirs et retourné les greniers (Jeanne Saint-Venant,  Marie-Thérèse Provost-Decottignies, Claude Rembry et André Louf), il restait à connaître les intentions de ces chercheurs tenaces.

 

« Sur quoi allez-vous bien travailler maintenant ? » s’est hasardé le maire… « La vie scolaire ne doit pas être inintéressante » répondit le docteur Louf en attendant la réaction de Jeanne Saint-Venant. A en juger par la mine de celle-ci, la première page du tome III est presque déjà tournée.

 

«Beaucoup de gens doivent avoir ça dans leur grenier » insista le maire qui venait de faire un tour dans le sien. Toujours est-il que dans le registre des bons procédés, Alexandre Faidherbe rappela qu’un certain  docteur Albert Louf (le grand père d’André Louf) l’avait mis au monde un jour de juin 1935.

 

Qu’en conséquence et en reconnaissance de ce jour mémorable, il se faisait un plaisir d’alimenter les archives d’A la recherche du passé d’Halluin » en offrant deux ouvrages de son illustre grand-père, également médecin, Alexandre Faidherbe : Note médicale sur l’ancienne Flandre et un médecin théologien inconnu, respectivement écrits en 1895 et 1896. 

 

 (Archives D.D., Presse 1996).

LIENSL'association "A la recherche du passé d'Halluin" (1) Si Halluin d'Autrefois m'était contée... ou la naissance de l'association.

L'Association "A la recherche du passé d'Halluin" (3) Mémoire en Images Halluin : Troisième tome.

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 17:29



En cette année 1989, tout le monde pouvait photographier la gare d’Halluin. Aujourd’hui il est trop tard. Ceux qui ont des photos de cet établissement sont maintenant possesseurs de documents. Ceux qui détiennent des cartes postales ou des photos de la gare en pleine activité possèdent des trésors.

 

Tous ces clichés font partie du patrimoine local. Si les châteaux forts ont vécu des centaines d’années, les constructions modernes ont de plus en plus de mal à franchir le siècle. Peut-être parce que les matériaux modernes et les conceptions évoluent beaucoup plus vite qu’autrefois ? Et si on a vécu longtemps dans une société d’économie, les temps modernes ont apporté avec eux le phénomène de consommation voire de gaspillage.

 

 Il est des hommes et des femmes qui sont soucieux de préserver le patrimoine, notre histoire. C’est le cas de la toute jeune association « A la recherche du passé » qu’anime le Docteur André Louf qui vient de publier un livre « Halluin, Images d’autrefois » dont un exemplaire fut offert le vendredi 12 mai 1989, en mairie, à M. Alexandre Faidherbe, conseiller général et maire.

 

Lors de cette réception,  le Docteur Louf rappela comment ce livre avait été imaginé un dimanche de novembre 1987, au hasard d’une exposition de cartes postales, il commença une collection toute entière consacrée à Halluin.

 

Et au fil que cette collection s’enrichissait, une idée germa : puisqu’on a publié tant de livres de cartes postales sur les villes voisines, pourquoi ne pas en faire autant pour Halluin, en utilisant des documents d’avant la Seconde Guerre mondiale ?

 

D’autant que le Syndicat d’initiative le lui confirma à l’époque, ce travail n’avait jamais été réalisé. Aussi, le livre de l’abbé Coulon s’arrête au début du XXe siècle et Dominique Vermander a écrit un ouvrage sur un sujet délimité.

           

Au début du siècle, Halluin fut vraiment une très grande ville tant d’un point de vue industriel que politique ou syndical :

 

« Halluin possède un passé assez extraordinaire, explique André Louf, l’essor du textile, la contrebande, Halluin la Rouge… Il était vraiment très intéressant de se pencher sur ce passé ».

 

Très vite pourtant, il se rendit compte qu’il ne pourrait seul suffire à la tâche. Et se rapprocha donc des autres collectionneurs de cartes postales d’Halluin et des environs : René Baly, Joël Desot, Claudine Noyelle-Cardon, Marie-Thérèse Provost-Decottignies, Claude Rembry et Jean-Pierre Vuylsteke.

 

Très vite aussi, il apparut à ce petit groupe qu’il serait dommage de ne traiter que les cartes postales qui ne représentent généralement que des bâtiments, des monuments et d’écarter ainsi tous les éléments humains.

 

C’est la raison pour laquelle ils décidèrent d’inclure dans leur ouvrage des photo-cartes, sorte de publicités d’avant 1940 qui faisaient poser devant leur établissement les patrons avec leur famille et leurs employés.

 

Les documents photographiques existaient, et en abondance. Mais le Docteur Louf et ses acolytes ne voulaient pas d’un ouvrage qui n’aurait été qu’une simple compilation de photographies.

 

Et c’est là qu’intervient Mademoiselle Jeanne Saint-Venant : passionnément halluinoise, cette dame possède une mémoire quasiment encyclopédique de tout ce qui s’est passé ces soixante dernières années dans la ville !

 

C’est elle qui a fait parler toutes ces photos. Par ses souvenirs des lieux, des évènements, des personnes bien sûr, mais aussi par la mémoire des vieux et authentiques Halluinois qu’elle est allée questionner, « des commentaires faciles à lire, volontiers anecdotiques ». des centaines de cartes postales sous le bras.

 

« A peine avais-je dit le but de ma visite que j’étais déjà dans la cuisine ! » explique-t-elle pour montrer la chaleur de l’accueil qui lui fut réservé.

 

« Les anciens ont vécu des moments difficiles, poursuit-elle, mais ils racontent cela comme un roman, comme une épopée qu’ils ont traversée ». Et de citer en exemple l’incendie du cinéma Bucksom en 1912, qui fit 14 victimes : « Certains s’en souviennent encore, parce que leur frère ou leur sœur était à cette séance »

 

Ou les concerts du lundi durant l’été sur le kiosque de la Place Verte : « Les Musiques municipales jouaient à tour de rôle. Qu’est-ce qu’on aimait çà ! Et lorsque le kiosque fut démoli, on allait écouter les concerts au jardin public ».

 

Jeanne Saint-Venant, on pourrait l’écouter parler pendant des heures de ses souvenirs, et de ceux que lui ont confié les anciens Halluinois. Et ce premier ouvrage à peine sorti, elle pense déjà à l’avenir : « J’ai plus de cinq kilos de notes et de documents, il y a bien de quoi en faire un second ! ».

 

En attendant, c’est en février 1988 que commença la conception du premier ouvrage, par des réunions hebdomadaires chez Madame Provost. C’est qu’il s’agissait d’opérer un tri sévère parmi les milliers de documents. Et de déterminer un itinéraire à travers la ville, du bourg à la Lys, en passant par la douane, le Mont et le Colbras.

 

Le but recherché : réaliser « un livre d’images qui plaise au plus grand nombre, qui réveille des souvenirs mais aussi qui soit beau, agréable à feuilleter », explique le Docteur Louf.

 

Et de ce côté, on peut dire que c’est réussi, car ce livre est superbe.

 

 Ce livre se découpe en deux parties, l’une charpentée comme une promenade en ville de l’église Saint-Hilaire au Pellegrin ; la seconde offre des reproductions de photos touchant à la vie associative, religieuse, sportive ou industrielle.

 

« Nous nous sommes limités, a déclaré André Louf, car un livre de cinq cents pages n’y aurait pas suffi ».

 

Quand la maquette fut terminée, celle-ci fut confiée à l’imprimerie tourquennoise Georges Frères, « qui a réalisé un livre dont la qualité et l’élégance nous ont enthousiasmé ».

 

Lors de la cérémonie d’officialisation du premier ouvrage, en mairie d’Halluin le 12 mai 1989, le Docteur André Louf regretta que certains bâtiments aient disparu et notamment le consortium textile dont la façade aurait pu être sauvegardée. Il évoqua aussi les usines qui ont fait la grandeur du passé industriel halluinois, la gare, qui a permis d’envoyer jusqu’aux extrémités du monde des produits manufacturés à Halluin.

 

« Dans ces périodes difficiles où nos villes voisines bénéficient d’un essor économique, fabuleux pour certaines, nous ne pouvons que souhaiter que notre ville puisse un jour reprendre le flambeau qui fut le sien. Nous avons fait le livre à vous de faire le reste ».

 

André Louf présenta en quelques mots l’association « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

Pour faire paraître ce livre, il fallait en effet un support associatif qui veut œuvrer dans deux directions : préserver le patrimoine historique en incitant notamment les Halluinois à ne plus se débarrasser inconsciemment de leurs vieux papiers, de leurs documents anciens et en accueillant toute personne, surtout les aînés, pour qu’ils transmettent la mémoire collective.

 

Il conclut en espérant que ce livre ne soit pas le dernier et le remit officiellement à M. Faidherbe.

 

Le maire remercia le Docteur Louf et l’association pour leur travail considérable :

 

« Vous avez réalisé un ouvrage remarquable, en personnes qui connaissent très bien leur ville et qui avaient à leur disposition une somme de documents extraordinaires.

 

Et je ne puis que vous remercier d’avoir permis à tous les Halluinois de pouvoir les consulter : les anciens y revivront leur passé, les nouveaux pourront se faire une idée de la grande histoire de leur ville. Et je ne puis que vous souhaiter d’être obligés de prévoir une ou plusieurs rééditions ! » Des « petits frères » ?

 

Le maire ajouta : « On peut regretter la disparition de certains bâtiments, mais notre époque a de nouvelles nécessités ». Il releva les gros changements qui sont intervenus en ville avec l’essor industriel. Il espéra que la bande de copains qui s’était formée poursuive son travail, et qu’il se constitue de manière plus officielle.

 

« Si vous allez dans ce sens, la ville vous aidera ». Il espéra que l’on se penche sur la campagne et par exemple sur la richesse des chapelles.

 

Après les discours, chacun trinqua à la santé du nouveau-né, dont les premiers exemplaires seront vendus le 20 mai 1989 à l’occasion de l’exposition des collectionneurs.

 

Mon premier est canadien…

 

En réalité, et si l’on excepte bien sûr les auteurs, M. Alexandre Faidherbe ne fut pas tout à fait le premier à recevoir un exemplaire de l’ouvrage « Halluin Images d’autrefois ».

 

C’est un … Canadien qui a eu cet honneur, et l’histoire mérite d’être contée.

 

En passant ce vendredi 12 mai 1989, devant la vitrine du journal « Nord Eclair », un monsieur ne manqua pas d’y voir l’affiche consacrée au livre du Docteur Louf, et entra pour voir s’il était possible d’acquérir cet ouvrage.

 

Très ennuyé, ce monsieur, quand il apprit que le livre ne serait disponible que le 20 mai : en effet, s’il est né rue de la Paix à Halluin en 1922, Monsieur François Dumortier habite dans la jolie province du Québec, au Canada, depuis 1952 ! Et son séjour à Halluin s’achevait dès le 13 mai.

 

Avouez que la circonstance était exceptionnelle : contacté, le Docteur Louf apporta immédiatement un exemplaire du bouquin, que M. Dumortier put donc emmener outre-atlantique, dans sa petite ville nommée Drummonville.

 

Nul doute que notre « Halluino-Québécois » aura beaucoup de plaisir à feuilleter ces anciennes images d’Halluin, lui qui fut notamment élève à l’école du Colbras et de la Rouge-Porte.

 

Un plaisir qu’il pourra partager avec une autre famille de Drummonville, originaire de Linselles celle-là : quoi de plus normal entre anciens habitants de la vallée de la Lys.

  
 
                               « Halluin, Images d’autrefois » : par-delà les frontières !

 

En novembre 1989, le succès du livre bien au-delà de l’Hexagone ne se démentait pas, comme en témoigne la petite histoire suivante :

 

C’est en effet de St-Clair Shores (Michigan USA) que le Docteur Louf a reçu, en novembre 1989, un mandat international de 45 dollars 70 cents. Il est rédigé à l’ordre de l’association « A la recherche du passé d’Halluin », par un certain M. Maurice Engels qui, à voir son nom et son intérêt pour le passé d’Halluin, devrait avoir quelques racines dans notre région !

 

En tout cas, ce sont deux exemplaires de l’ouvrage qui ont traversé l’Atlantique pour prendre place dans une bibliothèque du nord des Etats-Unis !

 

Et ce n’est pas tout : des commandes sont également arrivées de Nouvelle-Calédonie et de…Madagascar !

 

Visiblement, même si les Halluinois sont essaimé aux quatre coins du globe, ils n’en sont pas moins restés fort attachés à leur bout de terre flamande.

 

Et ce n’est pas le moindre mérite du livre « Halluin, Images d’autrefois » de leur avoir permis de retrouver, par photos interposées, des endroits ou des gens qu’ils croyaient peut-être disparus à tout jamais…

 

Le passé à l’affiche…

 

En 1992, et grâce aux bénéfices retirés de la vente du premier tome « Halluin, Images d’autrefois », l’association « A la recherche du passé d’Halluin » a pu racheter toute une série d’affiches datant de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème.

 

« Nous avons pu récupérer un lot de documents qui appartenaient à la municipalité et avaient été abandonnés lorsque la mairie avait quitté ses locaux de la rue de Lille pour aller s’installer rue Marthe Nollet, raconte André Louf.

 

Ce déménagement a eu lieu en mars 1974. Et pendant 18 ans, c’est un particulier qui a conservé tous ces documents chez lui, avant de nous les revendre, en octobre 1991 ».

 

Il s’agissait en fait d’un véritable trésor d’informations et de souvenirs qui venait de ressurgir du passé

 

En lisant cette petite centaine d’affiches, plus ou moins bien conservées, on apprend par exemple qu’en 1938, des distributions de gâteaux et de vin étaient organisées dans les écoles…

 

Ou encore qu’en septembre 1891, les sapeurs-pompiers, la Musique Sainte-Cécile, les « pinsonneux », la colombophilie et les « archers » faisaient partie du cortège de la kermesse.

 

Quant aux mesures de police à l’égard des personnes en état d’ivresse, elles étaient plutôt sévères en 1861…

 

Dans le lot, on trouve également d’autres documents qui intriguent beaucoup les adhérents de l’association : des lettres datant de 1857 et signées de la main du maire d’Halluin, un dessin d’architecte réalisé en 1895, représentant le premier kiosque construit sur la place Verte.

 

Mais le plus étrange est sans conteste ce carnet qui répertorie tous les transports de vivres effectués en 1915 dans la commune.

 

« Nous ne savons pas du tout quelle est la signification de ce carnet ». avoue l’un des membres du groupe.

 

 Depuis la constitution de l’association, la petite équipe se préoccupe surtout de classer, d’archiver et de conserver, dans les meilleures conditions possibles, tous ces témoins du passé d’Halluin.

 

« Nous voulons constituer un patrimoine et aussi faire comprendre aux gens que, dans leur grenier, il peut y avoir des « pièces » très précieuses du point de vue de l’histoire locale, affirme le docteur Louf. Tout nous intéresse : photos anciennes, menus de banquets, faire-part, etc… ».

 

En ce début de l’année 1992, l’association « A la recherche du passé d’Halluin » a déjà réussi à rassembler une quantité impressionnante de documents en tout genre.

 

Une petite visite dans les archives du groupe s’impose. On y découvre par exemple 4.000 à 5.000 faire-part de décès, les plus anciens remontent à 1942, classés par ordre alphabétique dans 17 classeurs à anneaux.

 

Le groupe possède également le tout premier drapeau de la société de gymnastique « L’Halluinoise » en 1896. Une « pièce » qui vient compléter un autre document : une photo d’époque montrant les gymnastes de la société en train de poser sous leur drapeau flambant neuf !

 

Autres témoins de la vie halluinoise : des plaques photographiques datant de la première guerre mondiale et environ un millier de reproductions de photos de classes, de commerce, de fêtes locale ou d’associations sportives… Enfin, quelques « curiosités » des factures du 19ème siècle surmontées de superbes gravures représentant les bâtiments des anciennes usines de la commune, des paquets de la chicorée « Deprost-Wacrenier » à Halluin et un catalogue de « chaisier » où sont dessinés les différents modèles de chaises d’enfants et de prie-dieu.

 

Des trésors que le Docteur Louf et son équipe ne souhaitent pas garder secrets. « Nous aimons collectionner et faire partager notre passion », explique-t-il.

 

Une bien belle devise qui se concrétisera dans les années suivantes…

 

(Archives D.D., Presse 1989).

LiensL'association "A la recherche du passé d'Halluin" (2) "Halluin Images d'autrefois", un deuxième tome pour comprendre la Ville.

L'Association "A la recherche du passé d'Halluin" (3) Mémoire en Images Halluin : Troisième tome.

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 11:52



En 2007, le Tennis Club Halluinois, emmené par son président Philippe Franchomme, affiche plus de 200 licenciés qui pratiquent leur discipline sur les six courts de la rue de la Lys.

 

Mais au fait, connaissez-vous l’histoire du Tennis Club Halluinois ? C’est ce que je vous propose de feuilleter de 1927 à 2007 ou l’épopée des pionniers… à nos jours :

 

Il y a 80 ans, l’établissement et l’entretien de courts de tennis en terre battue étant onéreux, un certain nombre d’amateurs de notre ville ont constitué une société, et aménagé un terrain de jeu, sous la houlette de son fondateur M. Jacques Demeestere, et en compagnie de M. Edouard Lemaitre qui fut à l’initiative de la construction de ce premier court situé Route de Linselles, à côté de l’ancienne brasserie Demeestere.

 

                                                    Les pionniers… de la raquette

  

C’est donc le 5 avril 1927, que les statuts du club furent déclarés aux services préfectoraux. L’inauguration officielle du premier et unique court de tennis se déroula le Lundi 2 mai 1927 en présence des membres de la première commission constituée ainsi :

 

Premier président d’honneur du Tennis Club, M. Antoine Demeestere-Dufour, la présidence active étant assurée par M. Edouard Lemaitre-Duprez, à l’époque joueur numéro un du club, le secrétariat est tenu par M. Jacques Demeestère et la trésorerie par M. Aimé Castelain Fils. Les autres membres de la commission étant M. François Vandewynckèle pour les relations extérieures, M. Fernand Montreuil commissaire aux terrains, M. André Destombes responsable des tournois ainsi que Mlle Hottelart présidente déléguée du groupe des Dames.

 

La société d’alors ayant un caractère strictement privé, un noyau infime de joueurs eurent le privilège de piétiner la fameuse surface en terre battue. Après la guerre, en 1950, M. Paul-Bernard Lemaitre occupa le poste de président actif. Il entreprit, à ce moment-là, la construction du second court avec l’aide  des membres de la commission constituée de MM Jean Demeulenaere secrétaire et Jacques Delafosse trésorier, tous deux joueurs émérites, et l’appui de quelques bénévoles.

 

Plusieurs soirées et week-end se passèrent avec une pioche à la main ! Mais le plaisir de pouvoir pratiquer le tennis était si intense, que rien n’aurait pu faire reculer ses pionniers de la raquette halluinoise.

 

En 1960, M. Paul-Bernard Lemaitre devenait président d’honneur, M. Eugène Boudewyn (copropriétaire du terrain) quant à lui, était élu au poste de président actif. Ce fut une année symbolique, car pour la première fois, le club ouvrit ses portes à tous les pratiquants.

 

Ces dévoués dirigeants voulaient « déjà » que la société soit conçue et administrée selon une formule « démocratique » de par son recrutement et l’importance très modérée de ses cotisations. C’est ainsi qu’un jeune ne payait alors que 1.000 anciens francs de cotisation annuelle. Sur ce point, aucun club de la région ne pouvait rivaliser avec le club frontalier.

La remise en état des deux courts en terre battue nécessitant chaque été, une dépense importante, ce minimum de cotisation ne fut possible, parce que tout le monde s'y mettait, lorsqu'il s'agissait de retaper et d'entretenir les installations, et aussi, faut-il le dire, grâce au dévouement et à la générosité de ses membres bienfaiteurs.  



                                                            
L'adhésion à la FFT et à l'UH

L'année 1962 fut une nouvelle étape importante de la section. Celle-ci comptant une cinquantaine de membres, le club adhéra pour la première fois à la Fédération Française de Tennis et à l'Union Halluinoise.

Le club de tennis manifestait par ce geste son esprit de solidarité avec tous les autres groupements sportifs halluinois. La signature de l'accord eut lieu en présence de M. Hildevert Wancquet président du comité de l'U.H. et du nouveau comité directeur composé comme suit : président d'honneur Eugène Boudewyn, président actif Jean Demeulenaere, vices-présidents Mme Jean Sion, le docteur Charles Dereu, trésorier Jacques Delafosse, secrétaires Jacques Demeulenaere et Angéline Demeestère.

Depuis lors, vers le mois de mai, les premières rencontres avec les clubs voisins  étaient organisées, notamment avec Comines, Menin, Wervicq, Ypres, Mouscron, mais aussi les clubs réputés d'Iris de Lambersart et Lille.

C'est à partir de 1960, que la section de tennis organisa ses premiers championnats du club, en septembre de chaque année, puis en 1967 les traditionnels tournois de Pentecôte, mais surtout les premières participations aux interclubs régionaux.

De 1960 à 1966, les deux meilleurs joueurs halluinois étaient Gérard Sion (Numéro un sans interruption) et son frère Daniel Sion. Chez les Dames, Mme Jean Sion Defretin et Thérèse Desmazières se succèdent.

En 1964, la section passa à 80 membres dont 30 féminines. La nomination de M. Jacques Demeulenaere comme secrétaire mais surtout en tant qu'éducateur, fut un fait capital à la bonne continuation du club. En effet, celui-ci enseigna les cours de tennis à plusieurs centaines de personnes (Halluinois et gens extérieurs à la commune) de 1964 à 1978, le flambeau étant repris par la suite par Manuela Desmazières, Pierre Tison et Daniel Delafosse nouveaux éducateurs diplômés.

Un nouvel essor important fut amorcé en 1966 avec l'arrivée de M. Jean-Marie Ampe à la tête de la présidence. Il fut secondé à la vice-présidence par Yves Biaré et le docteur Charles Dereu, ainsi que Pierre Delafosse nouveau trésorier, en remplacement de son frère Jacques nommé membre d'honneur.

A partir de 1967, sous la houlette de son éducateur expérimenté Jacques Demeulenaere, on assiste à la première véritable relève halluinoise avec les jeunes espoirs masculins Michel Duthoit, les quatre frères Gérard, Daniel, Didier, Pascal Delafosse, Xavier Dedeine, Pierre Grouwet, Eugène Mussche, Pascal Witdouck, Jean-Noël Danset, mais aussi les jeunes féminines Rita Sion, Colette et Martine Duthoit, Catherine Grouwet, Martine Vanhalst, Catherine Ampe, Anne-Françoise Toulemonde, Marie-Christine Rembry, Catherine Vanoverschelde.

Chez les séniors, derrière les trois frères  Gérard, Daniel et Jean Sion, la bataille était rude entre Maxime Dedeine, Bernard Degeeter, Jean-Luc et Jean-Pierre Dereu, Jacques Demeulenaere, Jean Devernay, Alain Messelin, Jean-Luc Staelens...


                                           
           La ville propriétaire des courts

La ville devenait propriétaire des installations de la Route de Linselles en 1967, mais la remise en état des courts, ainsi que l'entretien durant la saison d'été, étaient toujours assurés par les membres du club.
 


A cette époque et lors de certaines années difficiles, si le club ne mit pas la clé sous le paillasson, il le doit, essentiellement, aux diverses commissions qui se succédèrent, et notamment à Jean-Marie Ampe président de 1966 à 1981 ; celui-ci sut s'entourer d'une équipe dynamique et compétente, en particulier MM. Jacques Demeulenaere et Daniel Delafosse, dont les centaines d'heures bénévoles consacrées à l'entretien des terrains extérieurs, durant ces quinze années, on été primordiales pour sa continuité.

Dès 1968, le président Jean-Marie Ampe, en sa qualité de trésorier des "Amis d'Oer" contribua aussi, pendant plusieurs années, au développement des premières relations de jumelage entre les associations halluinoises et la ville allemande d'Oer.

En juin 1968, le tennis créa le trophée "Alain Messelin" réservé aux jeunes, en souvenir de ce jeune tennisman halluinois décédé dans un accident de la route, à l'âge de 23 ans.

En septembre 1971, le TCH était le premier club de la vallée de la Lys équipé d'un remarquable éclairage extérieur, sur le second court situé Route de Linselles, qui permettait les entraînements et compétitions en soirée.

Depuis quelques années, la vétusté et le drainage déficient des courts, ainsi que la forte augmentation des effectifs, amenèrent la municipalité du maire Albert Houte, à construire trois nouveaux courts en bitume poreux, situés rue de la Lys. Ceux-ci furent opérationnels le 25 juillet 1981, et les deux courts en terre battue seront définitivement fermés en 1983.

En ce qui concerne la compétition, chez les Hommes, après le départ de son indétronable frère Gérard, Daniel Sion alternait la première place, de 1967 à 1974, avec Maxime Dedeine, Jean-Luc Dereu, Jacques Demeulenaere et Jean Sion.

En 1975, Gérard Maïr, l'ancien footballeur professionnel de Bruges et d'Anderlecht (B), réalisait le premier grand chelem du club en remportant 2 tournois en simple et 1 en double. Le nouveau numéro un du TCH récidivait l'année suivante, en réalisant la même performance d'ensemble.

Chez les Dames, c'est Brigitte Demeestère qui dominera sans partage le tennis féminin de 1967 à 1977.

Le Tennis-Loisirs n'est pas oublié, et enlève un franc-succès avec la création en 1973 de la 1ère Coupe de Ménages remportée en finale par Francine et Eugène Duprez face à Solange et Jacques Demeulenaere. Cette même épreuve est gagnée en 1974 par Maggy et Philippe Delefosse et en 1975 par Marie-Claire et André Louf.


                                             Performances individuelles et par équipes

C'est en 1976 que l'équipe première masculine, composée de Gérard Maïr, René Danset, Maxime Dedeine, Pascal et Didier Delafosse, participait aux interclubs d'été, pour la première fois en Régionale 1 !

En ce temps là, le leader, qui n'était autre que le célèbre Tennis Club des 3 villes de Bondues et qui alignait des joueurs classés 3ème série nationale, reconnaissait que l'équipe qui leur avait causé le plus de problèmes était celle d'Halluin.

En 1977, la même équipe était reconduite (Maïr, Danset, Dedeine, Delafosse), mais, pour la première fois, on retrouvait trois frères en régionale 1, après l'accession de Daniel Delafosse, auparavant capitaine de l'équipe seconde, pour le compte de la régionale 2.

Cette même année, il y a trente ans exactement, le club enregistrait pour la première fois également de son histoire, trois classés 4ème série nationale : Brigitte Demeestère, René Danset et Daniel Delafosse ainsi que deux joueurs classés régionaux : Gérard Maïr et Pascal Delafosse.

De 1977 à 1982, si Maxime Dedeine et Gérard Maïr se maintiennent dans le trio de tête des meilleurs joueurs halluinois, talonnés par Robert Casier, Réginald Sion, Xavier Dedeine et les frères Daniel, Pascal et Didier Delafosse, on assiste durant cette période à la domination incontestable de l'halluinois René Danset, qui remporte pas moins de 9 tournois individuels et 5 tournois en double, fait unique dans les annales du club !

Chez les Dames, Brigitte Demeestère reste invaincue jusqu'en 1982 soit 15 ans, un record ! Elle cède alors la première place à Manuela Desmazières qui devient en même temps la première joueuse halluinoise classée 3ème série nationale à 15/4 ! Durant cette période faste de cinq ans, Pascale Gadenne, Maggy Delefosse, Florence Scalabre, Marie-Claire Louf, Sylvie et Nathalie Demestère, Marianne Legrand, Laurence Verstraete, Maryvonne Casier se disputeront les accessits.

Vice-président depuis 1977,Jean-Marc Desmedt succédait à Jean-Marie Ampe à la présidence du club en janvier 1982. Il était entouré de Danièle Scalabre  (secrétaire de 1973 à 1981) nommée vice-présidente, de Daniel Delafosse secrétaire et éducateur, Manuela Desmazières trésorière et Pierre Tison responsable de l'école de Tennis depuis 1978.

Durant la saison 82/83, le TCH devenait le premier club sportif d'Halluin au nombre de licenciés avec 516 inscriptions !

C'est aussi en 83, que pour la première fois, le TCH remporte le challenge par Equipes de la Vallée de la Lys. Cette même année, on assiste à une autre première avec l'homologation par la Fédération Française de Tennis du tournoi interne aux membres du club. Pour ce premier tournoi individuel officialisé par les instances nationales, c'est Jean-Pierre Vanhoutte qui l'emporte en finale, face à l'inusable Maxime Dedeine. Quant à Robert Casier il remporte cette même compétition les deux années suivantes 84-85, et devient à son tour le numéro un halluinois.

En 1984, l'équipe fanion masculine composée de Robert Casier, Yves Blondel, Maxime Dedeine et du capitaine Daniel Delafosse, grâce à son brillant résultat en interclubs d'hiver 83/84 (seconde invaincue en régionale 1) accédait pour la première fois en 4ème Division Flandres (ce qui équivalait en football à la Promotion) obtenant ainsi le meilleur résultat jamais réalisé par une équipe masculine halluinoise, et toujours en vigueur en 2007 !

Aussi, pour une première, les féminines accédaient en Régionale 1, après avoir terminé invaincues les interclubs d'été 1984. L'équipe emmenée par son entraîneur Christophe Lécuyer, était composée de Sylvie Demeestère, Nathalie Sion (numéro un en 84 et 85), Isabelle Pouligny, Sylvie Prévost, Janine Dehondt et du capitaine Maryvonne Casier.

Après avoir exercé une multitude de fonctions durant dix-sept ans, de 1968 à 1984, (responsable de l'entretien des courts et du matériel, joueur, capitaine, arbitre, organisateur des tournois, secrétaire, éducateur, archiviste et correspondant de presse) Daniel Delafosse se retire de la commission en 1985, et le président Desmedt le nomme membre d'honneur pour les services rendus au tennis halluinois.


                                                       Courts couverts et  Record !

Afin de permettre au club halluinois de poursuivre sa constante et formidable progression, c'est en juin 1985, que M. Albert Desmedt maire inaugure une nouvelle salle exclusivement réservée à la pratique du tennis et dotée de deux courts jouxtant les trois courts extérieurs rue de la Lys. Cette installation est financée pour moitié par le club.

En septembre 1986, pour la première fois également, le tournoi interne du club officialisé par la Fédération devient open, c'est-à-dire accessible à tous les participants des autres clubs. Cette première ouverture avait attiré 125 hommes et 25 dames venus de touta la région. Les premiers vainqueurs étant Franck Monoyez et Laurence Doyenette.

Cette même année, faute de terrains supplémentaires imposés par la Fédération, le club dut se résoudre, pour la première fois, à limiter le nombre d'inscriptions à 610 licenciés, record historique !

Deux ans plus tard, le club réalisait son meilleur classement d'ensemble, jamais égalé depuis, en se classant au 11ème rang régional sur 311 clubs ;
et pas moins de 140 jeunes s'initiaient à l'école de tennis, sous la férule du Moniteur d'Etat Christophe Lécuyer, et formaient ainsi l'un des plus gros effectifs de la région.

Les féminines en 1990, obtiennent leur meilleur résultat d'ensemble depuis la création du club, car l'équipe composée de Patricia Graye, Charlotte Ségard, Peggy Six, Sophie Voet, Sylvie Prévost et du capitaine Maryvonne Casier accède en division Flandres d'hiver !
(niveau Promotion Football).

Pour la première fois aussi, une halluinoise Peggy Six remporte le championnat des Flandres de 4ème série nationale, et participe donc aux championnats de France sur les courts de Roland Garros.
 

De 1986 à 2000, à côté de l'infatigable Robert Casier, des anciens et nouveaux joueurs se succéderont, au fil des ans, parmi les meilleurs du club comme : Yves Blondel, Jean-Pierre Vanhoutte, Serge Terrier, Alain et Jean-Pierre Monsorez, Julien et Peter Bennecer, David Debel, Juan Perez, Pierre Tison, Claude Michelotti, Jean-Pierre Leroy, Robert Hennion, Eric David, Jérôme Lacoste, Niels Casier, Vincent Del Vento, Jean-Pierre Peelman, Frédéric Dupont, Vural Orhan.

Et chez les filles : Nathalie Demeestère, Marie-Françoise Devos, Roselyne Maugeais, 
Nathalie et Florence Sion, Catherine Carpentier, Sylvie Prevost, Isabelle Pouligny, Sophie Voet, Patricia Graye, Peggy Six, pour ne citer que les plus performants du club et dont plusieurs joueuses et joueurs se distingueront également dans les différents tournois et championnats de la Lys, du district Roubaix-Tourcoing, des Flandres et de la région.

Lors de l'assemblée générale du 16 novembre 1991, et après 10 années à la tête de la présidence, Jean-Marc Desmedt se retire pour raisons professionnelles, de même que Pierre Delafosse trésorier durant 25 ans. Ils seront nommés président et membre d'honneur pour services rendus au club.

Vice-président depuis deux ans, Françis Baert devient alors officiellement le nouveau président actif, aidé au secrétariat par la fidèle Danièle Scalabre et Annick Bartier à la trésorerie. S'ouvre alors une nouvelle ère pour le club, celle des communications, avec la mise en place d'une carte d'entrée magnétique pour accéder aux installations, ainsi que la réservation des courts par minitel, remplacée par la suite par le système informatique.

C'est en 1992, qu'un troisième court couvert vient compléter le site tennistique qui compte désormais six courts, ainsi que l'agrandissement d'un nouveau club housse.

En 2001, un généreux mécène verse un don de 12.000 F !

Cette même année, sous l'impulsion de Christelle Delefortrie responsable de l'école de tennis depuis 1990, le club voit ses efforts récompensés par l'éclosion de nouveaux et jeunes talents comme Chloé Bisbrouck, Frédéric Desseaux, Antoine Carpentier, Julien Del Vento et notamment les frères Julien et Clément Monsorez. Ce dernier, âgé de 11 ans, intègre une section de sports-études... Une première dans les annales du club.

Trois ans plus tard en 2004, Clément Monsorez, classé 3ème série nationale à 15/2, atteint le sommet dans la hiérarchie en remportant plusieurs tournois régionaux dont le masters du grand prix des jeunes de la Ligue des Flandres à Marcq, encore une première pour un halluinois !

Adhérent depuis 1972, et après quatorze années de bons et loyaux services en sa qualité de président, Françis Baert se retire des responsabilités en novembre 2005 :

 
"Totalement  rassuré quant à l'avenir du club grâce aux qualités des bénévoles du comité, qui poursuivront le travail qui fait que le TCH est toujours un club reconnu et respecté de la Ligue des Flandres".

Depuis deux ans, c'est l'actuel président Philippe Franchomme qui lui a succédé ; il est secondé dans sa tâche par Jean-Pierre Monsorez secrétaire.

En cette année 2007, le club compte sept équipes masculines, une féminine et quatre formations de jeunes. Le TCH affiche 59 joueurs classés sur les tablettes nationales de la Fédération Française de Tennis. 

Il est emmené par son chef de file et entraîneur diplômé d'état Matthieu Pastureau classé 0 suivi de Clément Monsorez qui continue sa progression classé 2/6, améliorant le meilleur classement national réalisé par un joueur issu du club, puis viennent Jessy Vanhoutte 15, Benoît Deledique 15/2, Antoine Baert, Jean-Noël Delporte, Julien Monsorez et Mickaël Perez classés 15/3, Thibault Dalle et Hervé Vuylsteker classés 15/5.

Chez les Dames, Pelagie Grimonprez et Claire Delegrange classées toutes deux 15/2 ont démontré brillamment, lors du tournoi open en octore 2007, que la relève était assurée, et que l'octogénaire tennis club halluinois a encore de belles années en perspective !


                                                                                             
 Daniel DELAFOSSE

(Archives originales Daniel Delafosse).



Les figures marquantes… disparues, du Tennis Club Halluinois.

 

                                         Le Décès accidentel du jeune Alain Messelin.

En juin 1968, le jeune Halluinois Alain Messelin, âgé de 23 ans, est décédé à son arrivée à l’hôpital civil de Roulers, après un terrible accident de voiture, qui s’est déroulé sur la route Ostende-Roulers (B) à l’entrée de cette dernière ville.

 

Alain Messelin était une figure bien connue du club de Tennis d’Halluin, dont il était un joueur confirmé et unanimement apprécié.

 

En juillet 1968, les dirigeants du Tennis Club Halluinois avait organisé un tournoi des Jeunes qu’il avait dédié à la mémoire d’Alain Messelin.

 

(Archives D.D.)

 

Le sport halluinois perd un bénévole dévoué Jacques Delafosse.


Troisième d’une famille de vingt enfants, Jacques Delafosse est décédé à Tourcoing, le 1er Février 2001 dans sa 77ème année.

 

Il fut, assurément, l’un des « piliers » de l’agence halluinoise de la banque Scalbert Dupont qu’il quitta en 1982. Médaillé d’Or du travail pour quarante années de services bancaires, de nombreux Halluinois ont eu l’occasion de bénéficier de ses précieux conseils financiers.

 

Après la guerre, et jusqu’à son retrait de la vie sportive en 1964, il était trésorier puis membre d’honneur de la commission du Tennis Club Halluinois.

 

En 1960, en compagnie de M. Jean Demeulenaere, il fut l’un des principaux artisans de l’ouverture du club à tous les pratiquants, et d’une véritable démocratisation avant l’heure de ce sport, dans la vie locale.

 

(Archives D.D., NE. 4/2/2001.)


          

Le décès de Jean-Marie Ampe Ancien président du Tennis Club Halluinois.

C’est avec émotion et tristesse que les sportifs halluinois, et principalement ceux très ombreux qui ont fréquenté les anciens courts, route de Linselles, apprendront le décès, survenu le 15 juillet 2001 à Vichy (Allier) dans sa 70e année de Jean-Marie Ampe président du Tennis club d’Halluin de 1966 à 1981.

 

Durant ce mandat de quinze ans, Jean-Marie-Ampe fut parmi les principaux artisans du maintien, puis de la formidable expansion du tennis dans la cité (le club comptait déjà 450 licenciés en 1982 !) ;

 

La disparition de cet Halluinois d’origine coïncide avec le 20ème anniversaire de l’inauguration, en juillet 1981, des trois courts extérieurs rue de la Lys.

 

En effet, c’est sous l’impulsion de Jean-Marie Ampe, en collaboration étroite avec la municipalité de l’époque que cette nouvelle implantation tennistique se concrétisa.

 

De même, dès 1968, Jean-Marie Ampe, en sa qualité de trésorier de l’associaion des « Amis d’Oer-Erkenschwick », contribua, pendant plusieurs années, au développement des premières relations de jumelage entre les associations halluinoises et la ville allemande d’Oer.

 

Ses funérailles se sont déroulées à Saint-Bonnet de Rochefort, la commune où il s’était retiré avec son épouse.

 

(Archives D.D., VdN 29/7/2001).

 

  Gerhard Maïr Ancien Footballeur Professionnel  et Tennisman Halluinois n’est plus.


De très nombreux sportifs ont appris le décès de Gerhard Maïr survenu à Tourcoing (Nord) le 15 avril 2004 dans sa 62ème année.

 

Né le 27 mai 1942 à Innsbruck (Autriche), Gerhard Maïr s’installa à Halluin, après avoir effectué une brillante carrière professionnelle dans le football comme gardien de but, en particulier dans les prestigieux clubs de Bruges et d’Anderlecht (B)

 

Doté d’un physique impressionnant aux qualités exceptionnelles, l’Halluinois d’adoption fut un joueur incontournable au sein de l’équipe première du tennis club d’Halluin durant toute une décennie (1970 à 1980) t lors des différentes compétitions interclubs de la Ligue du Nord. Il fut aussi un élément important de la formidable progression de cette société sportive qui comptait déjà 300 licenciés en 1980 !

 

En 1973, Gerhard Maïr devenait pour la première fois numéro un du club halluinois, et il renouvelait cette performance en 1975 et 1976 remportant six tournois consécutifs d’affilée.

 

Il était généreux dans l’effort, sa modestie et son fair-play irréprochable étaient un véritable exemple de sportivité.

 

(Archives D.D N.E. 4/2004).

    

Hommage à Bertrand Bartier dirigeant du T.C.H.

 

Ancien dirigeant, durant de très nombreuses années, de la section de gymnastique halluinoise, Bertrand Bartier était aussi membre du Comité Directeur du Club, chargé de l’animation et de la gestion du club-house.

 

Après son décès survenu en mars 1999, à l’âge de 60 ans, la commission du Tennis Club d’Halluin, présidée par Francis Baert, a décidé de baptiser le nouveau Club House du nom de Bertrand Bartier pour les services rendus au club.


Très connu dans le milieu sportif, Bertrand Bartier représentait pour tous ceux  de l’Union Halluinoise une valeur technique et morale.

 

Digne représentant de ce que le bénévolat devrait être, il était depuis près de 50 ans présent au sein du club de gymnastique. Rentré comme gymnaste, il a rapidement passé ses diplômes d’entraîneur. Il a été également secrétaire de l’U.H. Omnisport.

 

En mars 1999, au moment de son décès, il était vice-président du club de Gym-danse, membre du comité administratif et responsable technique masculin, il représentait également ce club au sein de Halluin échanges internationaux, où il occupait le poste de secrétaire.

 

Afin de mieux suivre l’évolution de son fils au Tennis Club Halluinois, il avait intégré le club, et le naturel, reprenant le dessus, il avait rapidement rejoint le comité directeur.

 

 (Archives N.E. 10/3/1999).

 

En 2008, une autre activité a vu le jour, à savoir le tennis à l’école publique (Depuis 2001, uniquement dans les écoles privées) . Au total 60 enfants de CM1 ont bénéficié pendant six semaines de cette initiative sous la responsabilité de Patrick Top et Matthieu Pastureaux manager général du club.

 

Pour 2009, 116 enfants sont déjà inscrits à l’école de tennis du club.

 

Les meilleurs résultats individuels du club pour 2008 sont à mettre à l’actif de Clément Monsorez finaliste du championnat du Nord (17-18 ans), finaliste aux championnats des Flandres, sélectionné par la Ligue des Flandres pour le championnat de France.

 

Claire Delegrange est vainqueur de plusieurs tournois cette année. L’équipe des plus de 35 ans (P. Desprez,  F. Leblond,  P. Ampe,  P. Top) est vainqueur du championnat départemental.


L I E N S :  Photos et Résultats du Tennis Club Halluinois de 1960 à 1990.

 

 http://tennisclub.halluin.free.fr

L'Halluinois Charles Dereu, médecin et poète. 
 
  

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:27


 Au cours des siècles, Halluin a reçu la visite d’illustres personnages. Il est établi que le Mont d’Halluin, autrefois « Mont des Louvières », vit séjourner dans l’ancienne prévôté d’Halluin, Thomas Becket, archevêque de Canterbury, chancelier d’Angleterre, pour le baptême de son filleul, l’enfant de Reinelme de Lampernesse.

 

Ce prélat anglais né à Londres en 1118, décéda en 1170 à Canterbury, assassiné dans sa cathédrale sur ordre d’Henri II, roi d’Angleterre. Il fut canonisé par le pape (Saint-Thomas).

 

En 1195, Baudouin IX comte de Flandre et de Hainaut qui devint neuf ans plus tard empereur de Constantinople, et sa tante, la reine Mathilde séjournèrent à Halluin quelque temps.

 

En 1488, Maximilien d’Autriche, roi des Romains et futur empereur d’Allemagne, en guerre contre les états de Flandre traverse Halluin à la tête d’une armée de 12.000 hommes.

 

Un siècle plus tard, en 1582, Alexandre Farnèse, duc de Parme, gouverneur des Pays-Bas, tint une conférence à Halluin, avec les députés des états de Lille.

 

Le 22 mai 1670, le roi de France Louis XIV accompagné de la reine et des princes de la maison royale ainsi que de Louvois, traversa Halluin.

A cette occasion les Halluinois lui dressèrent un arc de triomphe. Sur le chemin de retour, Louis XIV dîna même à Halluin, en la journée du 28 mai 1670.

 

Le 3 avril 1746, son successeur Louis XV, allant à Bruxelles, passa à son tour à Halluin.

Les sonneurs de la paroisse firent honneur au roi et reçurent pour cela trois florins.

 

En 1762, Wolfgang Amadeus Mozart a traversé la commune d’Halluin, venant de Belgique.

 

En 1792, le duc d’Orléans, séjourna une quinzaine de jours à Halluin, en compagnie de ses fils dont l’un était le futur Louis Philippe 1er.

 

Napoléon Bonaparte traversa Halluin le 9 juillet 1803, alors que venant de Lille, il se rendait à Ostende.

 

En 1815, Louis XVIII qui cherchait le salut dans sa fuite passa par Halluin pour se réfugier à Gand.

 

Le 1er juin 1940, en venant de la Belgique, Adolf Hitler traverse Halluin pour se rendre à Annappes, où il passa la nuit dans le château de Brigode.

 

Le 11 octobre 1991, Michel Delebarre Ministre d’Etat est accueilli à la Mairie d’Halluin par  M. Alexandre Faidherbe maire.

 

Le 13 juin 2002, Nicolas Sarkozy (futur Président de la république) tenait un meeting, salle Alexandre Faidherbe rue Marthe Nollet, pour soutenir Christian Vanneste candidat aux élections législatives de la Xème circonscription du Nord.

 

 

 

(Archives Daniel Delafosse).

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 08:25


Toute la vie de cet halluinois de 69 ans a été tricotée autour de l’accordéon, miroir magique de sa générosité. Le « piano à bretelles » prolonge plus que la virtuosité de ses doigts, il est à lui seul un orchestre. A cinq ans, il possédait déjà son 1er accordéon que son père adoptif lui a offert.

 

Ses yeux pétillent comme ceux d’un enfant dès qu’il parle de l’accordéon. S’ouvre un univers où la nostalgie se conjugue avec le rythme endiablé du bal-musette, de valses, de la variété et même de la musique dite classique. Et lorsqu’il lâche ses doigts sur les boutons nacrés de l’instrument qui ondules comme par enchantement, son regard se lève vers cette inspiration heureuse qui l’habite soudainement.

 

Raymond Mahieu varie les registres comme les plaisirs musicaux. Aussi intarissable que l’accordéon. De son enfance, il ne garde que la tendresse éprouvée pour son père adoptif qu’il l’accompagnait partout. « On a joué ensemble au café « Le mal plaqué », rue de la Lys, je tapais sur des marmitons et autres ustensiles avant que mon père m’achète une petite batterie ».

 

Voici donc le parcours passionnant de ce virtuose halluinois, qui aime rappeler ceci : « Ma vie, c’est ma famille. Et mon accordéon, c’est ma seconde femme ».

 

A 3 ans, un petit garçon tâte de la batterie. A l’âge de 5 ans, son père musicien lui offre son 1er accordéon et l’initie très vite au solfège. Et voilà, c’est parti pour un parcours brillant :

 

A 8 ans, il entre au conservatoire de Tourcoing et à 10 ans, après une âpre sélection qui le verra terminer 3ème sur des centaines de prétendants, il enregistre sur la Grand-Place de Lille sa première émission à Radio Luxembourg, en compagnie de l’accordéoniste Charlet Bazin et de l’animateur Zappy Max.

 

Puis, « à l’âge de 11 ans, j’ai commencé à passer des concours. La même année,avec un ami de mes parents, Pierre Dufour, j’ai joué au casino de la Bourboule, en Auvergne », se souvient Raymond Mahieu. Survient aussi la première petite interruption dans ce parcours, pour quelques mois d’arrêt, à l’âge de 12 ans.

 

Mais l’homme s’émerveille tout autant de ses premières vacances vécues à la montagne, à Montferrand, que de ces succès d’accordéoniste. Après avoir raflé des prix, dans toutes les catégories, au point qu’on le surnommait « le voleur de coupes », il sera même hors concours à l’âge de 15 ans, l’académie lui décernant un prix de « compositeur de musique ».

 

C’est également à cette époque, que l’un de ses élèves, Joseph Chifano, gagne un premier prix. Le jeune adolescent n’est cependant pas seulement une « bête de concours », Raymond Mahieu rentrait dans un orchestre de Tourcoing à 14 ans, le « Blue jazz » puis prenait la direction d’un orchestre en Belgique. Balades et concerts à travers le Nord et la Belgique.

 

Seconde rupture avec l’accordéon à 17 ans. Le jeune homme quitte le domicile de ses parents et n’a plus d’instrument pendant un an. « A 18 ans, je me suis marié. Et la première chose que ma femme a faite alors, ça a été de m’acheter un accordéon ».

 

Raymond Mahieu est encore pour beaucoup d’Halluinois « l’accordéoniste coin-coin », un surnom affectueux qui l’a toujours poursuivi. « J’en ai fait mon métier après mon retour d’Algérie » raconte-il, « je suis parti en Afrique du Nord avec mon accordéon. J’ai joué sur le pont du bateau « Le koutoubia » où ne figuraient que des appelés originaires du Nord ».

 

C’est son ami de toujours Maurice Schumann qui l’a mis en relation avec Jean Nohain au début des années 60. Sa première émission de télévision se déroulera effectivement en 1960, pour l’inauguration de la salle des fêtes de Loos.

 

 Jean Nohain m’a dit à propos de Maurice Schumann :

 

 « On a tous deux un ami qui est le même homme, toi tu lui dois ta carrière, et moi je lui dois la vie (Jean Nohain a en effet été grièvement blessé durant la guerre) ».

 

Raymond Mahieu n’oubliera jamais ces paroles et ces moments-là.

  

Les émissions de télévision se succéderont à grand train, jusqu’en 1971, il va alors jouer sur différents plateaux télé de l’ORTF comme dans le « Le train de la gaieté ».

 

La plus marquante des émissions était celle du 20 juin 1964, « Bonnes nouvelles » avec Jean Nohain et André Leclerc. Une rencontre entre trois Raymond : Raymond Siozade pour le midi de la France, Raymond Boisserie pour le centre et moi-même je représentais le Nord », se souvient-il, «Avec nous il y avait des vedettes comme Annie Cordy, Charles Trénet, Mikikou, une Japonaise qui était l’héroïne d’un feuilleton intitulé « Vol 272 » .

 

Raymond Mahieu fera éclater sa virtuosité dans d’autres émissions comme dans un « Télé dimanche » le 6 février 1966, en compagnie  d’Alain Barrière et de son accordéoniste, de John William. Mais aussi le « Magazine du mineur » en 1970, ou encore les très populaires : « Sur un air d’accordéon », «  Accords d’accordéon », et « Le monde de l’accordéon ». L’histoire du petit écran , en somme.

 

Les compositions de Raymond Mahieu sont légions. « De 1960 à 1970, j’écrivais de la musique pour Mme Maurice Comédon, « Margot Maurice », médaille d’argent de la ville de Paris, société des gens de lettres, société des poètes français, société dramatique, palmes académiques en 1959, lauréat de l’académie de la Manche…  Et l’obtention en 1968 du 7ème Prix du Festival de Rio de Janeiro.

 

Comme tout compositeur il possède un catalogue à la SACEM. En 1992, Raymond Mahieu compte à peu près une centaine de compositions.

 

En 1972, il mettra un terme à ses collaborations avec la télé, ne supportant pas le play-back. En 76, son épouse ouvrira un magasin de musique au 46, puis au 87-89 rue Gustave Desmettre à Halluin.

 

Raymond lui, continue à pianoter avec la même verve et multiplie les galas pour des publics très variés où figurent jeunes et moins jeunes. « J’ai donné jusqu’à 14/15 galas par mois sans compter les tournages musicaux pour la télé », se souvient-il. Il regrette que la télévision soit devenue « un vrai moulin à vent qui s’occupe plus de faire du commerce qu’autre chose ».

 

D’autres souvenirs savoureux s’enracinent dans son esprit comme celui de la venue d’André Verschuren à Halluin en 1972, avec lequel il a joué une bonne partie de la nuit, chez lui au 8, rue Arthur Houte.

 

Il change d’accordéon très souvent dont les sons font rire comme pleurer. « C’est un instrument complet » reconnaît-il, « depuis 1980, je les fais tous fabriquer par René Lachaise, PDG de l’usine Maugein à Tulle, c’est mon meilleur ami ».

 

Raymond Mahieu se souvient aussi qu’il avait obtenu un 1er prix de conservatoire de saxophone à l’âge de 15 ans. Et maintenant, voilà qu’il aimerait bien s’acheter un piano à queue !

 

Rappelons que Raymond Mahieu a créé, depuis de nombreuses années, l’association S.O.S. Cancer. Chaque année il continue d’organiser ou participer à des galas, thé ou repas dansant, dont l’intégralité des bénéfices est reversée au Centre lillois de recherches sur le cancer. (Adresse de l’association, S.O.S. Cancer « Aux accords d’accordéon », ruelle Dassonville 59250 Halluin)

 

Notamment en 1997, Raymond Mahieu avait organisé avec le collectionneur Jeannot Perret, une exposition, à la salle des fêtes « Le Manège ». A cette  occasion, trois cents pianos à bretelles, (issus d’une collection inestimable et sans doute unique de plus de 700 accordéons provenant des quatre coins du monde), avaient été réunis pour une même cause : la générosité.

 

 Mais aussi c’est toujours avec une grande émotion qu’il arrive parfois à Raymond Mahieu de jouer lors de funérailles, comme ce triste jour où il tint la promesse faite à une halluinoise de jouer de l’accordéon sur sa tombe : « Parce que c’était une grande dame, qui faisait le bien autour d’elle ».  

 

Dans ces instants douloureux, l’accordéon c’est aussi un peu la petite musique du cœur.

 

 (Archives et Synthèse D.D., Presse).

                       
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 18:29


Le Docteur Charles Dereu, médecin généraliste, exerça en son cabinet, rue de Lille à Halluin, de 1925 à 1969. Il nous quitta en 1985 à l’âge de 84 ans. Passionné par la poésie, il fut notamment l’auteur d’un recueil de poèmes, intitulé « Au carrefour du sentiment et de la pensée ».

Dans cet ouvrage, on peut y trouver deux  poème écrits pour la célébration de Noël. 


                                                     "Pour la Noël"

                                                     Il y a près de deux mille ans

naquit de Marie un enfant,

au fond d’une étable isolée

pendant une nuit étoilée.

 

Parmi les frimas de l’hiver

ce fut un banal fait divers,

un fait bien simple en apparence,

un incident sans importance.

 

Or cet enfant était un dieu

descendu jusqu’à nous des cieux,

pour tous les mortels que nous sommes,

un vrai dieu venu chez les hommes.

 

Lui que tous les Juifs attendaient,

ne vint pas comme ils l’entendaient

dans la gloire, mais solitaire,

pauvre chez les fils de la terre.

 

Donner vie à un enfant-dieu

se peut-il imaginer mieux ?

un enfant de plus sur la terre

ne ravit-il pas une mère ?

 

Noble et neuve fraternité,

cette nuit de la charité

dont il n’est de plus favorable

nous est à jamais mémorable.

 

De Noël sous le blanc manteau,

le monde ému par ce berceau,

chaque hiver, reprend souvenance,

s’étonne et s’incline en silence.

 

                  Charles Dereu

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 18:01

Quand à Bethléem, en l’étable,

vous naquîtes, divin Enfant,

que sur terre apparut, aimable

ce menu corps peu triomphant,

 

vinrent bientôt à votre couche

de pauvres gens, pleins de ferveur,

qui s’étaient dit de bouche en bouche

« Il est né pour nous un sauveur ».

 

Ils s’empressèrent à la ronde,

ces bergers boiteux et bossus,

pour vous voir. Mais grand est le monde,

Le monde est grand, petit Jésus.

 

N’étaient-ils point pâtres de Flandre ?

On dit qu’ils étaient d’alentour.

Qui sait ? Pour de si loin se rendre

Etaient-ils durs cavalcadours ?

 

L’étoile, guidant les trois mages

avait pu les conduire aussi ;

elle a du trouer les nuages

d’un des ciels gris de par ici.

 

Du fond de leurs forêts bourbeuses,

peut-être s’en sont-ils allés,

réconfortés d’un peu de « gueuze »,

vers l’immense espoir étoilé.

 

Il y avait en l’humble étable

le bœuf et l’âne, à chaque coin,

régnait une odeur délectable

de pipe. Or cela se sait moins.

 

 

L’hypothèse est peu vraisemblable,

pourtant je l’évoque en mon vœu :

La Flandre présente à l’étable

où naquit jadis l’enfant-Dieu.

 

        

                        Charles Dereu

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 17:33


Si les journaux locaux étaient au rendez-vous, pour évoquer le 60ème anniversaire de la Libération d’Halluin, nous ne pouvons pas en dire autant de l’engagement manifesté par la Municipalité halluinoise !

 

En effet, en dehors de la traditionnelle journée officielle, qui s’est déroulée en cette année 2004 le dimanche 12 septembre, aucun effort marquant n’avait été fait pour commémorer cet évènement.

 

Si l’on se réfère au 50ème anniversaire, en 1994, trois journées exceptionnelles avaient été consacrées à cette célébration, notamment une importante exposition ouverte non seulement à la population mais aussi aux scolaires, ainsi qu’une conférence-débat et divers faits symboliques.

 

En septembre 2004, j’ai collaboré avec la presse locale à la publication de plusieurs articles, et je ne peux que regretter l’attitude de la Municipalité, qui n’a pas daigné répondre favorablement aux divers points soulevés dans mon courrier, du 9 Août 2004, adressé à Monsieur le Maire d’Halluin, en ces termes :

 

«J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien renouveler le geste symbolique effectué, le 25 août 1944, par Monsieur Henry Supply résistant halluinois, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Libération de Paris, mais aussi de notre ville, qui se déroula entre le 30 août et le 1er octobre date à laquelle eut lieu le cortège officiel de la Libération d’Halluin.

 

Symbole de la liberté retrouvée pour tous les Français, je vous suggère que les services municipaux placent le drapeau tricolore, sur l’ange du Mémorial de la rue de Lille, dans sa position originale du 25 août 1944 (photo jointe), du Lundi 23 août jusqu’au 1er octobre 2004 inclus.

 

Rappelons-nous aussi, la journée historique vécue par les halluinois le mercredi 6 septembre 1944 où, venant de Menin (B) cinq chars anglais sont acclamés rue de Lille. Les troupes alliées étaient là ! Comme prévu les cloches sonnent, il est 11 H 45 !

 

Cet évènement pourrait être commémoré de la façon suivante :

 

Le mercredi 6 septembre 2004 à 11 H 40 faire retentir la sirène des pompiers (afin de marquer les hostilités et l’occupation allemande).

 

Et à 11 H 45 (60 ans après, à l’heure précise) faire sonner les cloches de la paroisse Notre-Dame de la Lys, jusqu’à 12 H éventuellement.

 

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette démarche,

 

Je vous prie…. ».

 

 

Réponse de l’Adjoint aux Fêtes et cérémonies en date du 11 août 2004 :

  
 « Faisant suite à votre courrier qui a retenu toute mon attention, je vous remercie de l’attention toute particulière que vous portez aux faits d’héroïsme dans notre Commune durant la seconde guerre mondiale, et plus particulièrement au moment de la Libération.

 

Vous comprendrez bien que chaque fait individuel ne pouvant être mis à l’honneur, c’est lors d’une cérémonie qui se déroulera le Dimanche 12 septembre prochain, que nous célébrerons le 60ème anniversaire de la Libération d’Halluin et les actions patriotiques qui s’y sont rattachées.

 

Lâcher de pigeons sur la Place Charles De Gaulle, défilé de véhicules militaires « d’époque » et fleurissement des Tombes des Résistants halluinois ainsi que celles des Soldats Alliés, par les élus du Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes, seront les temps forts de cette cérémonie à laquelle j’ai l’honneur de vous inviter.

 

Avec mes remerciements renouvelés et dans l’attente de vous rencontrer,

 

Je vous prie… ».

 

  Conclusion :

 

 

J’observe que l’adjoint aux fêtes n’a pas pris le temps de la réflexion et de la concertation, car au lendemain de la réception du courrier en mairie, je recevais sa réponse ci-dessus.

 

De même, entre le 11 août et le 25 août 2004, les services municipaux avaient tout le temps, pour draper l’ange des couleurs nationales comme cela avait été fait en 1994 ! A cette époque, cela n’avait demandé qu’une petite ½ heure pour procéder à cette opération.

 

Quant à la demande de faire retentir la sirène et sonner les cloches, aucune allusion n’étant faite dans la réponse de la mairie, concernant ces deux points,

 

Je me suis adressé à M. Guy Desreveaux  (responsable de la paroisse Saint-Hilaire), qui me répondit très favorablement à la proposition de faire sonner les cloches, (Effectivement celles-ci sonnèrent à toute volée le 6 septembre 2004 entre 11 H 45 et 12 H).  Encore une fois, grand merci à lui…

 

Quant à la proposition de faire retentir la sirène, M. Desreveaux me répondit logiquement qu’il fallait une autorisation préfectorale…

 

 Je m’interroge : Cela était-il si difficile au service des fêtes de la mairie d’adresser une simple autorisation en Préfecture….  Répondre par la négative ou ne pas soulever le problème est beaucoup plus rapide, n’est-ce pas !

 

Tant d’efforts, et de dépenses parfois inutiles, sont faits pour de multiples festivités, qu’il m’est difficile de comprendre, encore aujourd’hui, l’absence d’engouement qu’avait manifesté l’adjoint aux cérémonies.

 

Chaque année, en septembre, si nous pouvons louer le travail fourni par la municipalité halluinoise pour organiser la Fêtes des Tisserands (en remplacement de l’ancienne fête des Allumoirs), il ne faudrait pas pour autant délaisser complètement, ne serait-ce qu’un effort exceptionnel tous les dix ans !!! le souvenir de la célébration de nos anciens Résistants !

 

Mais encore, si je partage « l’appel » du Maire d’Halluin afin que les divers historiens de la Vallée de la Lys s’attachent à rédiger cette mémoire collective liée aux différents évènements de la Libération ; encore faut-il que les élus répondent positivement à de simples gestes symboliques, qui ne demandent aucun effort excessif, ni humain, ni financier.

 

Aussi, le Devoir de Mémoire devrait toujours être aux ordres du cœur, et non uniquement aux obligations traditionnelles voire obligatoires d’une fonction d’élu !

 

   

                                                       Je pose la question…

   

Si l’initiative d’intégrer une délégation du conseil municipal des enfants et des jeunes aux cérémonies commémoratives est une excellente idée, par contre, celle de faire lire un document officiel par un de leurs membres est, je crois, sujette à discussion…

 

En effet, depuis de nombreuses années, à chaque manifestation officielle du souvenir, on assiste, très souvent, de la part des jeunes, à une lecture hésitante, timide, incompréhensible voire inaudible !

 

Cette constatation est tellement vraie, qu’on peut même percevoir la crispation voire l’agacement des personnalités, quand, effectivement, il arrive à certains jeunes de buter sur des mots simples, ou plus compliqués parce qu’ils ne comprennent pas souvent la signification !

 

De même, parmi les gens qui assistent aux cérémonies, on peut entendre les réflexions ou chuchotements comme : « On n’entend rien…, Il ou elle bafouille… Ils ne savent pas lire les jeunes… On a rien compris… Articulez…»,

 

Au point que l’assistance ne prête même plus attention au contenu de la lecture, et la solennité de l’évènement fait place, hélas fréquemment, à la gêne voire au sarcasme !

 

Ne pourrait-on pas revenir tout simplement à la lecture officielle par un adulte, de préférence un ancien combattant, à l’élocution franche, compréhensible,  et surtout audible pour tous ?

 

Mais aussi, pour les jeunes, les moments forts exprimés par les symboles comme (l’Ange drapé, la sirène, les cloches, ou d’autres) valent certainement mieux, pour la mémoire collective, qu’une lecture parfois incomprise et souvent bafouillée…

 

 

Quant au geste symbolique du 25 août 1944, au lieu d’être effectué qu’une seule fois (en 1994) depuis 1944 ! Pourquoi ne pas procéder à cette opération, spécifique à la Ville d’Halluin, chaque année, en drapant l’Ange du drapeau national, du 25 août au 30 septembre inclus (la cérémonie officielle de la Libération d’Halluin s’étant déroulée le 1er Octobre 1944).

 

  

                                                                                        Daniel DELAFOSSE

 

 

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 17:45


Le 6 septembre 1944, après une nuit et une matinée mouvementée, Halluin se réveillait dans une joie exaltante. Soixante ans après, ce Dimanche 12 septembre 2004, les Halluinois parmi lesquels de nombreux enfants, ont commémoré ensemble cette journée historique en rendant hommage à ceux qui combattu pour la liberté.

 

Le 2 septembre 1944, alors que les Allemands tentent de fuir par la Belgique, une fusillade éclate entre FFI et Allemands dans les rues de Lille et de la Gare.

 

Les deux jours suivants sont marqués par l’attente des Anglais dont l’arrivée serait imminente. Le 5 septembre, Menin est repris par les Allemands, les Forces françaises de l’intérieur (FFI) lancent un S.O.S. et la nuit est marquée par de nombreux affrontements.

 

Le 6 septembre, à l’aube, une détonation retentit, ce sont les Allemands qui ont fait sauter le pont mais quelques heurs plus tard, 5 chars anglais arrivent de Menin, la joie peut enfin éclater.

 

Symboles de la mémoire qui se transmet de génération en génération, les enfants ont tenu une place importante dans les cérémonies qui ont commémoré cette libération, ce dimanche 12 septembre 2004 au matin.

 

Regroupés au centre de la place Général de Gaulle, les représentants du conseil municipal des enfants et des jeunes tiennent une lettre dans la main. Ensemble, ces lettres forment le mot « Liberté ». L’un d’entre eux s’exprime :

 

« Il faut donner un sens au mot Liberté. La Liberté, c’est la loi, l’idéal, le bonheur, l’espoir, les rires, pour tous l’égalité ».

 

Un envol de colombes symbolise cette liberté retrouvée à la fin de l’été 1944.

 

 

Un appel

Puis l’harmonie municipale et les sapeurs-pompiers ouvrent le défilé, suivis des associations patriotiques, du maire Jean-Luc Deroo, du député Christian Vanneste, d’une délégation de Machelen (B), des élus ainsi  que de l’ensemble des Halluinois venus se souvenir.

 

En costumes d’époque, les membres de l’association « Auto-rétro », garnissent le défilé de véhicules militaires.

 

Trois cérémonies et hommages fleuris ont lieu au monument aux Morts, au Mémorial des victimes de la Libération et de la déportation puis aux tombes du Commonwealth.

 

Lors de chaque cérémonie, des enfants déposent symboliquement une rose sur les monuments des victimes.

 

Une réception à la salle du Manège achève les commémorations. Au cours de celle-ci, un texte sur l’histoire de la libération d’Halluin a été lu par les enfants. Le maire Jean-Luc Deroo met en évidence l’importance des témoignages :

 

« Nous avons fait nôtre cette volonté de garder mémoire et de transmettre cette mémoire…

 

 Je lance un appel, il serait bon que, en vue de la préparation des futurs anniversaires, quelques-uns se retrouvent historiens de notre vallée de la Lys, pour prendre les archives, les compulser et rédiger cette mémoire ».

 

 

Ce fut l’occasion de remettre la médaille d’or de la ville à quatre résistants très émus : Pierre Desmedt déporté, Albert Verhellen ancien FFI, André Deprétère, membre du comité de Libération :

 

« Ce jour-là, je suis resté bloqué tout le samedi dans le café « la Taverne ». J’ai essayé de participer à la Libération, mais je n’avais pas d’arme ».

 

Ainsi qu’Alfred Simono 21 ans en 1944. Membre des FTP puis des FFI, il s’est ensuite engagé dans l’armée, il se souvient :

 

« J’ai occupé le commissariat de police sans trop de problèmes puisqu’ils ne demandaient qu’à se rendre.

 

Après quatre ans d’occupation, nous avions besoin d’air frais, besoin de retrouver notre identité. De dire haut et fort ce que nous murmurions depuis longtemps et ce pendant ces journées exaltantes par la volonté de libération, mais aussi dramatiques par les pertes humaines.

 

Nous avons un devoir de mémoire vis-à-vis des victimes : les honorer, c’est se souvenir et Halluin n’est pas près d’oublier. Il faut l’apprendre aux enfants ».

 

 

(Archives D.D., Presse).

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 17:42


 

C’est une cérémonie sobre et digne qui a marqué le cinquantième anniversaire de la libération d’Halluin, ce dimanche 11 septembre.

 

Aux côtés du maire, Alexandre Faidherbe, et d’une importante délégation municipale, on notait la présence des bourgmestres de Menin et Zulte-Machelen. Le consul de France à Courtrai (Belgique) – Halluinois de naissance – a également participé à la commémoration, tout comme le député Christian Vanneste, les représentants des associations patriotiques et les sapeurs-pompiers.

 

John Webster, premier Britannique à être entré à Halluin en 1944, et Reginald Smith, venu de la ville jumelle de North-Tyneside, avaient eux aussi fait le déplacement.

 

 

A l’issue de l’office religieux célébré dimanche matin à l’église Saint-Hilaire à l’initiative des sociétés patriotiques, les participants à la cérémonie se rassemblèrent sur la place de l’Abbé Bonpain.

 

Après un lâcher de pigeons qui s’envolèrent dans un ciel menaçant, le cortège se dirigea vers le Monument aux Morts de la rue de Lille. Un cortège qui ne passa pas innaperçu , en raison de la présence de voitures et camions d’époque, conduits par des collectionneurs passionnés habillés de tenues kaki évoquant les uniformes anglais.

 

De très nombreuses gerbes furent déposées au Monument aux Morts. Tour à tour, MM Régis Vanhalst et Alexandre Faidherbe, M. Christian Vanneste, M. Piers, bourgmestre de Zulte-Machelen, Bertrand Vangaeveren et Guy Desreveaux de l’U.N.C.. A.F.N., Christian Verpraet de l’association des anciens marins d’Halluin et John Webster fleurirent le square de la rue de Lille.

 

Vint ensuite la traditionnelle minute de silence, la sonnerie aux Morts, puis les hymnes belges et français. Le cortège prit alors la direction du cimetière, où se trouve le Mémorial des Victimes de la Libération et de la Déportation. Là aussi, le recueillement était de mise, recueillement partagé par les représentants du conseil municipal des Jeunes, qui fleurirent aussi les tombes.

 

Un dernier arrêt devant l’emplacement réservé aux tombes anglaises, avec l’interprétation de l’hymne britannique par l’Harmonie municipale et les participants se retrouvèrent à la salle du Manège.

 

Premier à prendre la parole, Alfred Simono Président d’honneur de l’A..R.A.C. évoqua le 2 septembre 1944, journée qui aura marqué sa mémoire à tout jamais :  

 

« Vers 14 h, les membres des corps francs   armés, mais si peu, occupent le commissariat de police et la gendarmerie. Les premiers coups de feu retentissent mais les armes que Maurice Simono, Jules Devos et Jean Fiévet doivent nous amener de Tourcoing ne nous parviennent jamais. 

Ces trois malheureux résistants ont été tués à Neuville-en-Ferrain ». « Ensuite, poursuivit-il, de nombreux Halluinois nous rejoignent, étoffant nos rangs. Grâce aux armes récupérées, grâce au courage et à la témérité, les combats des jours suivants permettront de nettoyer notre ville des soldats allemands s’y trouvant encore, et ainsi de faciliter l’arrivée des Anglais ».

 

Au salut des résistants qui ont trompé l’ennemi sur la réalité de leurs effectifs, au rappel de ce que représenta la libération dans les familles et des conséquences cruelles du conflit, Alfred Simono étendit la notion de résistance à ceux qui, ici et là ont aidé à la libération : passeurs, ravitailleurs, hotes, distributeurs de journaux et de tracts et même « semeurs de clous »…

 

Si le président d’honneur de l’A.R.A.C. parla aussi de l’euphorie qui régna après ces quatre années d’occupation, il n’omit pas de saluer ses hommes de la 10e compagnie de la caserne kléber alors formée de volontaires halluinois. Et de conclure :

 

« En ce jour mes pensées vont aux victimes et à leurs familles en espérant que la dernière guerre mondiale soit vraiment la « der des der ».

 

Quant au maire Alexandre Faidherbe, il remercia l’association « A la recherche du passé » et Daniel Delafosse pour leur contribution à l’exposition sur « Halluin en temps de guerre », présentée tout le week-end au centre culturel « Albert Desmedt ».

 

Le maire se félicita de la présence des deux Britanniques, Réginald Smith et John Webster puis excusa l’absence de celui qui fut la voix de la France libre mais aussi député du Nord Maurice Schumann.

 

La volonté de rappeler le sacrifice des uns et la douleur de ceux qui ont perdu un être cher trouva son expression dans la manifestation qui suivit : la remise de la médaille d’honneur de la ville : « au travers de ces hommes et femmes qui vont se la voir décerner et au-delà de leur personne, il faut voir un hommage à tous ceux qui ont participé à cette libération, la reconnaissance due à la population » dit le maire.

 

La médaille fut donc remise symboliquement à Mme Yvonne Vanackère, à M. Pierre Desmedt, à M. Gaston Danset, et à M. Alfred Simono.

 

 

Le dernier anglais…


Le mot de la fin revint à Réginald Smith. 

 

Coiffé du béret vert qu’il portait en 1940, il arrivait tout droit de North-Tyneside, pour apporter, avec un savoureux accent anglais, le témoignage de son passage dans notre ville :

 

« Ma connaissance des alentours commençait le 29 avril 1940, quand mon détachement de l’armée britannique était établi au château Lagache, à Roncq.

 

Notre séjour dura 16 jours avec quelques petites visites agréables à Halluin…

 

Le 10 mai votre monde était bouleversé, le mien aussi. Nous étions réveillé au son des bombes et du bourdonnement de beaucoup d’avions.

Nous ouvrions la radio pour apprendre que les Allemands avaient envahi la Hollande et la Belgique. De notre bureau nous popuvions voir une rougeur et des grandes vagues de fumée noire.

C’était l’aérodrome de Wevelghem en feu. Quatre jours après nous quittions le château pour la Belgique, mais pas pour longtmeps. Trois jours après nous étions à Orchies et sur la défensive…

 

En quittant Roncq, il ne se doutait pas que la guerre serait aussi longue et aussi terrible…

Ni que plus d’un demi-siècle plus tard, il appellerait avec humour, les jeunes Halluinois à ne pas oublier :

 

 « Que les générations, pour lesquelles ces mémoires ne sont que des contes de grand-père, auront le bon sens à bien écouter et en déduire la moral ».

 

Réginald Smith qui faisait partie de l’Intelligence Service est aujourd’hui âgé de 80 ans. Journaliste retraité, il fut le dernier anglais à quitter Halluin et Roncq.

 

Et c’est sur l’air célèbre du « Pont de la rivière kwaï » interprété par l’Harmonie municipale que l’assistance fut invitée au vin d’honneur.

 

                                                                            

(Archives D.D., Presse).

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