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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
  • : Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
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90 volets concernant les évènements

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38 volets concernant les évènements

 de la Guerre 1939 - 1945

et Halluin,


ainsi que 30 volets consacrés à

La Libération d'Halluin en Septembre 1944.

unc.halluin.free.fr

marins.halluin.neuf.fr

1 volet sur l'Afghanistan et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre du Vietnam

(1963 - 1975

 


4 volets concernant les évènements

de la Guerre d'Algérie
(1954 - 1962)

et Halluin

3 volets concernant les évènements

de la Guerre d'Indochine
(1946 -1954)

et Halluin

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2 volets concernant les évènements

de la Guerre 1870 - 1871

et Halluin


2 volets concernant les évènements

des Guerres de Crimée (1854 -1856)
 d'Italie (1859)

et Halluin

Trois Grognards Halluinois de l'Empire,
Historique Militaire.

 

 

11 volets concernant l'Histoire

d'HALLUIN de 1850 à 2000.

 

 

Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

brandodean.over-blog.org/article-les-maires-de-la-ville-d-halluin-en-chiffres-depuis-la-revolution-

 

Elections Municipales d’Halluin depuis 1789, et diverses depuis 2000.

 

(1789 à 1957) brandodean.over-blog.org/article-5718533.html

 

(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

(Mars 2008 à ce jour) brandodean.over-blog.org/article-18082602.html  


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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 07:54


Un Récit de Dominique Vermander


Dans un mémoire sur l'agglomération Menin-Halluin dans le cadre de ses études supérieures de géographie (en 1962-1963), Dominique Vermander revient sur le centre-ville de Menin, à « la mesure de la cité frontalière ».


« Le centre de Menin se réduit à la Grand'place communale et aux rues adjacentes. Ce centre correspond donc à une partie seulement de l'ancien noyau urbain de Menin. Le site primitif qui dès le Moyen-Age avait perdu sa prépondérance, ne peut être entièrement incorporé à celui-ci. Seule une fonction de la rue de Lille, comprise entre la place et l'église doit y être rattachée ».


« La population est essentiellement commerçante »,
reprend-il, « les immeubles collectifs, les appartements sont inexistants. Tout au plus au sud-ouest de la place du marché, sont demeurées quelques maisons bourgeoises du 18e siècle ainsi que l'ancien collège. En retrait du centre-ville, l'ancien noyau urbain accueille une population moins aisée, voire ouvrière. »


Dominique Vermander remarque par ailleurs qu'à la différence de villes « comme Ypres, Courtrai, la distinction entre quartiers bourgeois et quartiers ouvriers n'est guère sensible. A Menin, les maisons ouvrières qui n'ont rien de comparable avec celles d'Halluin côtoient les villas ou les demeures plus luxueuses. Seules quelques rues, comme la route d'Ypres entre l'église St-François et la gare où résident commerçants, docteurs, professions libérales, pourraient être qualifiées de "bourgeoises".


Menin ne compte aucun quartier de villas ou de pavillons individuels. Ceux-ci se rencontrent à la périphérie de la ville, parallèlement aux axes de circulation (route de Wervick, de Courtrai). »


Brassage de populations


« Un autre caractère qui ne manque pas d'uniformiser les différents secteurs de la ville, est la propreté des maisons. Les couleurs vives tranchent sur celle plus sombre de la brique tandis qu'à travers les rideaux ou les vitraux se devine un ameublement particulièrement soigné. Cet aspect coquet des habitations donne à certaines rues une atmosphère urbaine beaucoup plus attrayante que celle de la commune d'Halluin (...).


La population y est extrêmement variée. A côté des commerçants, cadres, employés et fonctionnaires habitent des ouvriers (...). Les femmes au travail sont aussi nombreuses que les ménagères mais les ouvriers ne représentent que les 2/5 de cette population active ».

« Ce voisinage de différentes classes sociales est un phénomène courant à Menin. De nombreux travailleurs frontaliers y ont construit leur maison entre les deux guerres alors que les habitations récentes sont le fait de cadres, fonctionnaires ou employés. »


En 1963, les ouvriers représentaient à Menin 47,5% de la population active, les fonctionnaires et employés 19,1%.


La Grand-Place de Menin n'a guère changé de physionomie entre 1963 et aujourd'hui. La population bien progressé entre temps: de 36 000 habitants en 1963, elle est plus proche aujourd'hui des 50 000 habitants.


(Archives, N.E., 10/8/2009).


Plongée dans le Menin Historique.


Dimanche 15 septembre 2009 avait lieu la journée du patrimoine à Menin, en Belgique. Des dizaines de personnes ont visité les monuments et découvert l'histoire de la ville frontalière.


L'église Saint-François.
De 14h à 18h, l'église de l'ordre mendiant des Capucins était ouverte au public qui a pu y admirer son orgue du XIXe siècle. Eric Hallein, organiste de carrure internationale et professeur à l'académie municipale, a joué des partitions de musique flamande du XVIIIe siècle pour agrémenter la visite des curieux et des amateurs d'histoire.

Le moulin de la Bonne Espérance. Le molen de goede hoop en flamand a également permis aux gens de découvrir le fonctionnement d'un authentique vestige de la fin du XVIIIe siècle.. Construit en 1798, ce monument local est l'un des plus anciens moulins à brique de la Flandre occidentale. Mis à l'arrêt en 1946, il a été restauré entièrement en 1994-1995 grâce à un projet Interreg, comme pour celui de Villeneuve-d'Ascq.

Il pourrait désormais recommencer à moudre du grain. Ce moulin à galerie est composé de cinq étages : le grenier à farine, celui du montesacs, la calotte du moulin, l'entrepôt et le grenier où on broie le grain. L'enceinte abrite maintenant une expo permanente consacrée au patrimoine molinologique de la Flandre.


Visite guidée du vieux Menin. À l'occasion de cette journée du patrimoine, le musée municipal Schippershof a organisé une promenade d'1h30 à travers les rues de Menin, à la découverte des bâtiments du Moyen-Âge. Emmenés par des guides de langue flamande, des dizaines de personnes se sont plongées dans le Menin d'autrefois, celui de la peste du XVIe siècle, des vieillards et des orphelins.


Une visite avec une guide francophone, Martha Toye, était prévue à 14h30. Seuls deux Français étaient présents pour arpenter les ruelles de la cité frontalière. « Je ne connais pas assez l'histoire de cette ville et nous souhaitons développer des projets interfrontaliers », explique José Barbieux, conservateur du musée d'histoire de Tourcoing.


« Je connais bien le passé de cette ville car j'habite à Halluin mais je veux approfondir mes connaissances sur le sujet »
, admet Marie Dereu, ancienne professeure d'histoire-géographie de 83 ans. A chaque coin de rue, les anecdotes fusent.Une pharmacie a remplacé la clinique Saint-Georges que Marie Dereu a connu dans son enfance.


Le point d'orgue de la visite intervient devant l'église Saint-Vaast.
Trois comédiens de la troupe de théâtre Tattoo attendent les promeneurs pour leur expliquer le système du bouillon autorisé par le pape Benoît XIV dans une bulle du XVIII e siècle. 12 femmes, une par mois, se relayaient pour distribuer du bouillon aux pauvres sur les marches de l'église. Scène reconstituée d'ailleurs par les comédiens.


 
Le guide a ensuite présenté l'ancien couvent, la maison du Saint-Esprit pour finir devant la fabrique de tabac, à deux pas de l'église Saint-François.


(Archives, N.E., 15/9/2009).


LIENS
 :  La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (36) 1939 (1) L'amour n'a pas de frontières ! et 1989 (2) des Noces d'Or... comme à la guerre ! Ou le récit détaillé de ces deux évènements historiques. 

La Libération mouvementée de la ville de Menin (Belgique) - Récit du 12 septembre 1944.

Le Café et Cinéma "Bucksom" : Clap de Fin.

Les Baraques à Menin (Belgique)... d'Hier et d'Aujourd'hui.

La rencontre du roi des Belges Albert II et du maire d'Halluin Alexandre Faidherbe.

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Historique par l'Halluinois Dominique Vermander en 1978.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:08



Le 30 Novembre 2009, les restos du cœur ouvrent leur 25ème campagne d’Hiver.


L’an passé, les Restos ont accueilli 100 000 personnes supplémentaires, soit 14 % de plus en une seule année au niveau national. Dans 21 départements, le plus souvent ruraux ou semi-ruraux, cette augmentation a même dépassé les 20 %.


Dans leur histoire, les Restos n’ont jamais connu une augmentation aussi rapide et préoccupante du nombre de personnes démunies : à ce rythme, combien de temps encore pourront-ils faire face ?


Les Restos à Halluin…


Après la disparition de Michel Lafont, décédé en septembre 2008, Régis Ferret vient de prendre le relais à la tête d'une équipe de 28 bénévoles.

 

« C'était dans mes projets de retraite, explique l'ancien commerçant roncquois de 61 ans. Je voulais m'investir dans une association caritative. J'ai choisi les Restos car ça ne se limite pas à la distribution de denrées alimentaires, mais ça comprend un accompagnement social des bénéficiaires, une aide dans leurs démarches... De plus, j'ai été bien préparé par Michel et je retrouve l'équipe dynamique de l'an passé. »

 

En 2008, alors que les inscriptions viennent de s'ouvrir à Halluin, ils sont une dizaine à accueillir, écouter, enregistrer les bénéficiaires. « Étant donné le contexte économique et social actuel, on s'attend à recevoir davantage de bénéficiaires que l'an dernier , admet R. Ferret, avec davantage de familles monoparentales et beaucoup de retraités ».

 

 

(Archives, VdN, 20/11/2008).

 

Le décès de Michel Lafont


Le président des Restos du coeur d'Halluin s'est éteint le 17 septembre 2008 après une douloureuse maladie.


Il ne fera pas la campagne d'hiver des Restos du Coeur. Michel Lafont, 65 ans, le président de la section halluinoise, est décédé hier matin. L'homme avait commencé à venir en aide aux plus démunis à Tourcoing avant de prendre la tête des Restos d'Halluin.


Deux fois par semaine, il était présent salle Wancquet pour servir les denrées, aider les bénéficiaires dans leurs démarches... En 2007, le maire Jean-Luc Deroo l'avait choisi pour présenter ses voeux aux associations.


(Archives, VdN, 18/9/2008).

LIENSLe Premier Comité d'Entraide aux Combattants Français était Créé par les Halluinois, Une Première Française ! 

Au coeur de l'Entraide Halluinoise. 

Le Secours Catholique et l'Antenne Halluinoise...

L'Entraide Alimentaire Halluinoise...

Le Centre Communal d'Action Sociale "Maurice Schumann" inauguré le 15 avril 2000.

La campagne 2009-2010…


La campagne halluinoise des Restos du Coeur a démarré le 1er décembre 2009, salle Wancquet. À raison de deux distributions hebdomadaires, 2 500 repas seront servis cette semaine. Un chiffre qui pourrait atteindre mille de plus en fin de campagne, les inscriptions restant ouvertes...


La matinée se termine, salle Wancquet. Pour la vingtaine de bénévoles des Restos réunie autour du président Régis Ferret, c'est l'heure d'une ultime mise au point. « Tout doit être bien huilé pour la première distribution de la saison » dont le coup d'envoi sera donné dans un peu plus de deux heures... Légumes, conserves, boissons, fruits, le stock en provenance de Wattrelos a été installé sur les tables qui longent la salle. À ces provisions s'ajoutent du pain « offerts par les boulangers », des vêtements d'occasion, des jeux pour enfants et même un coin livres lancé l'an dernier. Au centre de tous ces stands se déploie une longue table où prendre le café et un morceau de gâteau.


« D'année en année, on essaie toujours de s'améliorer » poursuit celui qui préside le groupe depuis trois ans. Et cette saison ne fait pas exception avec la mise en place d'une permanence d'écrivain public animée par Michèle et Jacques, deux bénévoles. L'objectif ? « Aider les bénéficiaires qui en expriment le besoin à rédiger un courrier administratif, un CV ou une lettre personnelle,
résume R. Ferret.


Il y a quelque temps, nous avions aussi proposé les services d'un coiffeur. Mais faute de bénévole compétent, nous avons dû arrêter. C'est dommage... »
Pour cette nouvelle campagne, 160 familles d'Halluin et de Neuville-en-Ferrain sont enregistrées. « C'est à peu près identique à l'an dernier : ça représente un total de 2 500 repas chaque semaine. »


Mais ce n'est qu'un début. En 2008, la campagne s'était achevée sur un rythme de 3 500 repas hebdomadaires. Face au nombre d'inscriptions qui ne cesse de croître au fil des jours, les Restos d'Halluin ont revu leur organisation. « Pour des raisons de sécurité et de qualité d'accueil, nous avons scindé la distribution sur deux jours : le mardi après-midi et le jeudi matin », ce qui diminue l'attente devant le local, une fois l'heure de la distribution arrivée.


« C'est vrai que c'est de mieux en mieux »,
approuve Franck, 37 ans. Trois ans qu'il fréquente les Restos et au-delà de l'aide alimentaire, il y a trouvé « un endroit sympa, chaleureux, où discuter » et même se lier d'amitié. « On s'est rencontrés autour d'un café, ici », témoigne Arthur, 54 ans, son compagnon de galère. « Ici, on se sent accueillis, attendus », complète Marina, jeune maman de 19 ans. Un coup de pouce « sans lequel je ne sais pas très bien où j'en serai... ».


Restos du Coeur : salle Wancquet, avenue du Stade. Inscription : le mardi de 10 h à 16 h et le jeudi de 9 h 30 à 12 h.


(Archives,VdN, 2/12/2009).

 

Campagne 2009-2010 en chiffres


228
 : Le nombre de familles inscrites en 2009/2010.

560 : Le nombre de bénéficiaires dont 60 parts majorées.

57120 : Le nombre de repas distribué durant la campagne.

28 : Le nombre de bénévoles dont 3 chauffeurs

60 : Le nombre de bénéficiaires en grande précarité qui pourront prétendre à l’inter-campagne de Tourcoing.


(Archives, N.E., 27/3/2010).
  

 

 

Campagne 2010 – 2011



Mardi 30 novembre 2010, les Restos du Coeur d'Halluin ont entamé leur première distribution, salle Wancquet. Au-delà des denrées alimentaires, l'association joue un rôle indispensable de lien social.



Trente minutes que la distribution de denrées alimentaires a démarré, salle Wancquet. Devant leur petite table qui fait office de bureau d'accueil, Yvette et Martine ont déjà fait entrer une cinquantaine de familles. Parmi elles, « beaucoup de nouveaux, des jeunes », estime l'une. « Et puis pas mal de retraités, des personnes entre 55-60 ans », ajoute sa comparse.

 

Pour cette campagne qui démarre, près de 170 familles d'Halluin et de Neuville sont enregistrées, « soit une dizaine de plus que l'an dernier », estime le responsable, Régis Ferret. Mais les chiffres peuvent encore évoluer, l'association enregistrant les nouveaux inscrits chaque mardi matin.



 Comme les années précédentes, les Restos d'Halluin ne se limite pas à la distribution de lait, surgelés, boîtes de conserves... Les bénéficiaires peuvent également bénéficier de vêtements, chaussures et couvertures. « Tout ça, ce sont des dons, explique Sabine, bénévole depuis 10 ans. On a encore eu un carton ce matin ! » A cela s'ajoutent un coin jouets et puériculture, ainsi qu'un espace animé par un écrivain public « vraiment très utile quand on a une lettre à écrire à la CAF, à son propriétaire, aux Assedic... », apprécie Ahmed.



En plus de ces différents services, les Restos d'Halluin ont encore ajouté une nouveauté cette année : un espace coiffure pris en mains par Roselyne, nouvelle volontaire d'Armentières. « C'est ma soeur, bénévole ici depuis plusieurs années, qui m'a emmenée, confie-t-elle. Pour l'instant, je n'ai coupé les cheveux qu'à une seule personne. Mais plusieurs ont déjà pris rendez-vous pour la semaine prochaine. L'important, aujourd'hui, c'est surtout la nourriture. Ils en ont bien besoin... » Comme cette maman attablée devant un petit café, qui par pudeur taira son prénom.



Maman célibataire avec une fille de 21 ans, ses revenus se limitent au RSA. « Ça fait quelques années que je suis inscrite aux Restos, glisse-t-elle. Ce qu'ils me donnent, c'est autant que je n'achète pas. Grâce à ça, je peux payer ma facture de chauffage. » Plus important encore à ses yeux : les après-midi jeux instaurés au printemps dernier (une fois la campagne de distribution terminée) et qu'elle n'a presque pas manqués. « Ça coupe la journée », sourit sa fille. « Surtout, on n'a pas quitté les bénévoles juste comme ça. On a continué à les voir, à pouvoir discuter. C'est ça aussi qui fait du bien... »



Face à elle, Bruno acquiesce. À 51 ans, cet Halluinois vit avec 90 E par semaine. « Du travail ? Je n'en cherche plus. Marre des CDD, des p'tits boulots. » Ce célibataire a vendu tout ce qu'il possédait. Des Restos, il repart « avec de quoi me nourrir » et une veste molletonnée qu'il a déjà adoptée. « Au-delà de la nourriture, ce qu'on trouve ici c'est de la chaleur », intervient son voisin de table de 53 ans. Il l'avoue, il a mis sa fierté de côté quand il a poussé la porte des Restos. Mais ici, il a trouvé « un refuge, des gens avec qui échanger ». Pendant quelques heures, comme beaucoup, il retrouve le bonheur d'avoir une place dans la société. « Ici, on n'est plus des laissés pour compte. »



(Archives, VdN, 1/12/2010).

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 17:50



Les 27 et 28 Novembre 2009 s'ouvre la collecte nationale de l'Entraide alimentaire. À Halluin, on attend des denrées... mais aussi des volontaires pour les recueillir.


La collecte
. À l'Entraide alimentaire,
« la campagne pour les plus démunis, c'est toute l'année », rappelle le président halluinois, Michel Coquet. Chaque semaine, une distribution aux familles dans le besoin a lieu dans les locaux du 104, rue de Lille.


Lundi matin, 1,2 tonne a ainsi été récupérée depuis la Banque alimentaire de Lille « pour une redistribution le lendemain même ». Dans les cartons : conserves, boissons, fruits frais... Dans les nombreux frigidaires et congélateurs : pâtisseries, viandes, poisson... « Nous sommes en contrat avec la Banque alimentaire du Nord, notre principal fournisseur, explique M. Coquet.

Mais les quantités de denrées que nous recevons ne sont pas régulières. En règle générale, elles se situent à environ une tonne par mois. »
L'ensemble est redistribué sous forme de colis « constitués en fonction des arrivages, de la composition des familles (âges des enfants) et des habitudes alimentaires (avec ou sans viande) de chacun ».


En plus de ces arrivées régulières, l'Entraide alimentaire organise, chaque dernier week-end de novembre, une grande collecte nationale. « Elle se déroulera ces vendredi et samedi, pour toutes les personnes voulant faire un don. »


Les bénéficiaires.
- Toutes les familles qui bénéficient du soutien de l'Entraide alimentaire sont inscrites au Centre communal d'action sociale. « Chaque semaine, nous recevons une liste avec le nom des bénéficiaires ayant droit à un colis, poursuit le président. Cette liste est régulièrement actualisée par le CCAS, sachant qu'une famille ne peut bénéficier d'un colis plus d'une fois par mois. »


Quels sont les profils de ces familles ?
« Ce sont des gens en difficulté, ayant à surmonter un accident de parcours (chômage, accident, divorce...) et qui ont besoin d'une aide ponctuelle. » Par rapport à septembre-octobre et novembre 2008, l'Entraide alimentaire a enregistré une hausse de 26 % de ses bénéficiaires, « soit un total de 73 personnes », pointe Françoise Coquet, secrétaire.


Parmi les familles reçues, 40 % de familles monoparentales 20 % d'hommes seuls 20 % de couples avec enfants 10 % de femmes seules 10 % de couples sans enfants. « La misère touche les couches sociales qu'on croyait à l'abri. De plus en plus, nous accueillons des familles dont un des parents travaille mais dont le revenu équivaut au SMIC. Une fois payés loyer et charges, il ne reste presque plus rien pour se nourrir... »


Les bénévoles
.- À Halluin, ils sont une quinzaine à s'investir et prêter main forte pour les livraisons hebdomadaires. Parmi eux, plusieurs planchent déjà depuis un mois pour préparer la collecte de demain et samedi, « via la distribution de prospectus, le démarchage auprès des magasins, la distribution de sachets... ».


Ceux qui optent pour un don en denrées alimentaires pourront le faire dans six magasins du secteur : Match, Intermarché, Aldi et ED à Halluin ED et Liddl à Roncq. « Des bénévoles seront placés à l'entrée ou la sortie de ces enseignes pour recueillir les dons, précise le président, mais nous avons encore besoin de volontaires pour l'équivalent de 20 % des plages horaires (9 h - 19 h). » Prêts à donner un peu de votre temps ? Rendez-vous au CCAD, les jours mêmes.


L'an dernier, l'Entraide alimentaire halluinoise avait récolté 6 694 kg sur deux jours : un record !
« Vu la crise, nous avions craint de récolter moins. Nous avions donc renforcé notre réseau de collecte, comme notre communication, et ça a porté ses fruits ! » Espérons aussi bien, sinon mieux, cette année.


Entraide alimentaire : Michel Coquet au 06 63 04 37 12.


(Archives, VdN, 26/11/2009).

LIENSLe Premier Comité d'Entraide aux Combattants Français était Créé par les Halluinois, Une Première Française !

Au coeur de l'Entraide Halluinoise.

Le Secours Catholique et l'Antenne Halluinoise...

"Les Restos du Coeur" à Halluin...

Le Centre Communal d'Action Sociale "Maurice Schumann" inauguré le 15 avril 2000.


6092 kg
de denrées collectées en 2009…


L'Entraide alimentaire est satisfaite du bon résultat de la collecte ... qu'elle a organisée à Halluin, à l'occasion des Journées nationales de la Banque Alimentaire.


Le poids total des denrées collectées s'élève à 6 092 kg et « la répartition des catégories d'aliments est restée stable en comparaison des années précédentes », précise le président, Michel Coquet.


Le résultat global est en légère baisse par rapport à 2008 (6 694 kg), mais il reste néanmoins « très honorable puisque largement supérieur à celui des années antérieures ». Ce résultat est d'autant plus satisfaisant que cette collecte a été effectuée avec des conditions climatiques médiocres et que les situations financières des familles se sont particulièrement dégradées avec la crise économique et les répercussions dans la Vallée de la Lys.


La participation par les enfants des écoles est restée stable, alors que la contribution de la collecte s'est réduite pour 3 des 6 magasins collectés. Une augmentation de 230 kg a cependant été constatée pour l'un des supermarchés.


De nombreux bénévoles.


Les foyers d'Halluin ont, une fois de plus, témoigné de leur légendaire générosité en offrant aux plus nécessiteux un don moyen de 700 g de nourriture aux personnes en situation de besoin, apprécie le président.


Ce résultat est également le fruit de nombreux bénévoles (environ 120 personnes) qui n'ont pas ménagé leur temps et leur courage pour cette action de solidarité.


L’Association locale "Entraide Alimentaire d'Halluin" tient à remercier les personnes qui ont distribué les tracts dans les boîtes aux lettres, les sachets dans les magasins et qui ont assuré la manutention et la logistique des aliments collectés.


 
(Archives, VdN, 9/12/2009).

 

 

Nouveaux locaux en novembre 2010…

 

L'Entraide Alimentaire et le Secours Catholique ont changé d'adresse. Le déménagement a eu lieu dans la période la plus délicate de l'année 2010  pour les deux associations caritatives mais le résultat en vaut la peine.

 

Les deux associations devaient quitter le 104 rue de Lille, dont le bail venait à expiration. La municipalité les a relogées dans des bâtiments inutilisés de l'usine Gratry, 12 rue de la Lys. « Heureusement, les agents municipaux sont venus assurer le déménagement », précise Michel Coquet de l'Entraide Alimentaire Halluinoise.

 

Une aide d'autant plus bienvenue que novembre est un mois chargé pour les deux associations. Le Secours Catholique assure sa campagne annuelle de collecte et l'Entraide organise la collecte nationale de la Banque Alimentaire sur la commune.


On recherche des bénévoles


« On me demande souvent pourquoi je fais la collecte pour la Banque Alimentaire et non directement pour l'Entraide. La raison est simple. Au long de l'année, la Banque nous fournit beaucoup plus de denrées que nous n'en collectons à Halluin, et surtout des aliments beaucoup plus variés, incluant des surgelés, des produits frais », explique Michel Coquet.

 

Actuellement, en plus de l'activité habituelle, l'association recherche des bénévoles pour la collecte les 26 et 27 novembre prochains aux portes des supermarchés. « Il en faut 120 pour que chacun n'ait que quelques heures à consacrer », assure-t-il. Notons qu'on pourra aussi déposer des denrées au CCAD et dans les établissements scolaires de la commune.

 

Le déménagement a perturbé un peu le fonctionnement, obligeant à réduire préalablement les stocks, mais de l'avis des bénévoles le résultat en vaut la peine. Les lieux ont été remis à neuf et chacune des deux associations caritatives a ses propres locaux, alors qu'avant elles devaient se partager une partie des 100m² qui leur étaient dévolus.

 

Le Secours Catholique dispose maintenant de deux pièces, l'entraide Alimentaire, d'une salle d'attente, d'une vaste salle de préparation des colis et d'accueil des bénéficiaires, de deux salles de stockage, une pour les produits frais et surgelés, une pour les denrées non périssables.


Une centaine de personnes accueillies chaque semaine


« Nous avons 120m² rien que pour nous, avec une entrée qui nous est propre et une zone de déchargement. La disposition des lieux est beaucoup plus commode et avec l'espace en plus nous avons pu installer davantage de rangements, un chariot pour transporter les denrées. Le travail des bénévoles est ainsi facilité. Et ces locaux clairs et repeints de frais, ça encourage l'équipe à poursuivre », énumère le président.

 

Chaque semaine, l'association accueillera jusqu'à 25 familles envoyées par le CCAS, soit une centaine de personnes. Et qu'en pensent les bénéficiaires ? « Nous les avons prévenus que nous déménagions. Leurs réactions dépendent de leur lieu de résidence. Certains auront moins de chemin à faire, d'autres plus », reconnaît le président.

 

(Archives, N.E., 16/11/2010).  

 

La Banque alimentaire et les Halluinois en 2010.

 

« C'est en toute convivialité et dans la bonne humeur que s'est déroulée l'édition 2010 de la collecte au profit de la Banque Alimentaire, dans l'agglomération halluinoise », estime Michel Coquet, président de l'Entraide alimentaire locale, avant d'ajouter que, comme de coutume à Halluin, cette collecte a été organisée par son association qui, du reste, se charge de redistribuer les aliments tout au long de l'année aux personnes en situations de précarité.

 

Sur les 6,200 tonnes de denrées non périssables récoltées cette année (6,1 tonnes en 2009), une partie est venue des enfants fréquentant les écoles maternelles et primaires des écoles publiques et privées.

 

Par ailleurs, les bénévoles se sont postés aux sorties de caisse de six supermarchés et il y a eu l'apport direct des particuliers, au centre de tri du (CCAD), rue de Lille. Une fois récoltées, les denrées non périssables ainsi rassemblées et pesées sont acheminées par camion au port fluvial de Lille, au siège de la Banque alimentaire du Nord, afin d'être redistribuées toute l'année aux 140 associations caritatives du département.

 

Outre les bénévoles attitrés, cette collecte a fait appel à la bonne volonté de cent vingt personnes, pour la distribution de tracts dans les foyers halluinois et la distribution de sachets à l'entrée des magasins. Parmi les bénévoles, des personnes d'origine et de conditions diverses sont venues prêter main forte aux acteurs de la collecte.

 

« Au nombre des généreux donateurs, nous avons eu l'honneur d'accueillir une dame qui est venue seule apporter un sachet d'aliments le jour de son 96e anniversaire ! », note Michel Coquet. Il adresse des remerciements à tous les partenaires et à tous les intervenants de ces deux journées de collecte.

 

(Archives, VdN, 2/12/2010).   

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:01


Elle a encore les yeux mouillés d’émotion quand elle pense au titre de chevalier dans l’ordre du Mérite que lui a décerné, juste à la fin de son septennat, François Mitterrand. Odette Verroye l’a pourtant bien mérité. Cette « super maman » » a élevé, en plus de ses propres enfants, vingt-six petits « abandonnés » en quêtre d’un foyer.

 

« Nous sommes des petites gens, jamais nous n’aurions imaginé cela. On ne fait partie d’aucun mouvement, d’aucune association, à part celle des Papillons Blancs. Déjà l’année dernière, nous avions été agréablement surpris de recevoir la médaille de la ville d’Halluin. Alors là, vous imaginez… » lance Raymond, le marie d’Odette. Qui, elle n’en revient pas encore.

 

Quand elle repense à cette lettre du Préfet reçue voci deux semaines, l’informant que le président Mitterrand venait de lui décerner « la Bleue », la médaille de chevalier dans l’ordre du Mérite, elle a encore les yeux au bord des larmes, et une boule d’émotion dans la gorge. Qui fait qu’elle s’arrête de parler, un instant… Une générosité comme la sienne ne pouvait pourtant pas passer inaperçue.

 

A Halluin, tous ses voisins du quartier du Vieux Moulin, à deux pas du foyer Altitude, la connaissent bien. On la voit souvent, promenant la petite Juliette, handicapée, sur son fauteuil, ou avec Philippe, 27 ans, qu’elle a élevé depuis l’âge de 3 ans, aujourd’hui employé municipal. Derrière elle, une vie qu’elle ne pouvait concevoir qu’offerte à l’amour des enfants.

 

Il n’y a pas vraiment de hasard… Si Odette Verroye a tant et tant voulu faire de bonheur d’enfants autour d’elle, c’est peut-être pour exorciser, par l’amour, une enfance marquée par un sale coup du destin. Explication :

 

Odette Homond vient au monde le 30 janvier 1930 à Villers-Bretonneurx, un village de la Somme près d’Amiens, petite dernière d’une famille de treize enfants. Mais à deux ans et demi, elle perd sa mère, et son père se révèle incapable d’élever ses enfants. Après un bref passage à l’Assistance Publique, elle sera placée chez une nourrice, Yvonne à Dompierre sur Authie. « Quand j’étais petite, je disais que comme métier plus tard, je voudrais être « Maman Yvonne »  se souvient Odette. Un souhait d’enfant réalisé.

 

A 14 ans, Odette est placée, comme c’était le cas de bien des jeunes filles de cet âge, en tant que servante chez une famille d’industriels halluinois, les Gheysen-Vandeputte. C’est en se rendant au cinéma, alors situé dans l’actuelle M.J.C., dans la rue, («et aussi aux vêpres, où elle allait souvent ! », rigole son mari) qu’elle rencontre Raymond.

 

Elle n’a alors que 17 ans, et il faut batailler ferme pour obtenir l’autorisation de se marier. La cérémonie aura lieu le 31 mai 1947, à Halluin… Tout en s’occupant de la cantine et de l’entretien des classes pendant vingt ans à l’école du Sacré-Cœur, Odette met au monde trois garçons Jean-Marc en 48, Jean-Luc en 49 et Bruno en 60 qu’elle élève… en plus de quelques enfants, déjà, du dispensaire. Raymond, lui est ouvrier texctile chez Demeestère, puis chez Sion, après la guerre.

 

En 1968, Odette est agrémentée par l’assistance publique, et entre dans le service « adoption ». Elle peut alors accueillir des enfants abandonnés. « J’avais en tête d’en élever un ou deux de la petite enfance jusqu’à la majorité, explique-t-elle, mais ce n’est pas possible. Ils ne restaient en moyenne que 2, 3, 4 ans au début, puis moins longtemps, les démarches de la DASS prenant moins de temps.

 

« Comme mes propres enfants ».


C’est ainsi que vingt-six enfants ont connu la douceur d’Odette, le sourire de Raymond… et les attentions de Danielle, 26 ans, la première fille a avoir vécu avec eux… pour n’en plus jamais repartir. Là aussi, il a fallu slalommer entre les lois, l’adoption étant encore interdite pour les « déjà-mères ».

 

Parmi ces vingt-six enfants, quelques-uns handicapés, moteur ou mentaux, auxquels le couple porte une attention toute particulière. « Je me suis occupée de chacun d’eux comme si ils étaient mes propres enfants » confirme Odette. 3Mais quand l’assistance sociale venait les enlever pour les conduire dans leur famille d’adoption, en détruisant toute trace de leur passé (depuis, la loi a changé), j’avais toujours un gros pincement au cœur ».

 

Aussi, quand la proposition lui a été faite de garder Juliette et Philippe définitivement, pour arrêter les séparations successives d’enfants, Odette et son mari n’hésitent pas une seconde.

 

« J’adore les enfants, mais aussi les fleurs, les animaux. J’aime m’occuper des autres. Si on devait aujourd’hui me les enlever ces deux jeunes, ce serait terrible » lance-t-elle, alors que Danielle confirme : « Tu ne le supporterais pas ! »

 

Cet ordre du Mérite, c’est Alexandre Faidherbe qui en fait la demande au chef de l’Etat, le 20 mai 1994, avec un rappel en février dernier. Et puis la nouvelle est tombée, début mai 95. Une réception sera organisée à la mairie. En attendant, Odette a bien du mal à réaliser ce qui lui arrive.

 

« Mais ne croyez pas que cette médaille là est plus importante pour moi que celle que m’a donné la ville l’année dernière. C’est autre chose… ». Et Odette de repartir promener Juliette, s’occuper de la maison, et préparer le repas du soir. Une vie de maman, et plus encore…

 

(Archives D.D., N.E., 28/5/1995).

 

La remise de la Médaille de Chevalier du Mérite National


Bien sûr, elle s’y attendait. Bien sûr ce n’était plus véritablement une surprise. C’était plutôt comme une bénédiction annoncée qui vous tombe du ciel. Ou de l’Elysée. Mais Odette Verroye n’a pu maîtriser son émotion, contenir ses larmes, réprimer un sanglot, quand elle a dû prendre la parole.

 

Pour remercier ceux qui venaient de prononcer, avec tant de pertinence et tant de délicatesse, les discours d’usage, et plus largement ceux qui en ce jour du 14 juillet, où l’on honore plus fréquemment les militaires ou les patriotes que les mères de famille (fût-elle nombreuse !), l’entouraient de leur bienveillante affection.

 

Que voulez-vous ? Il y a des gens comme çà, qui mériteraient une statue au Panthéon de l’altruisme, et qui ne savent pas dire deux mots en public, même si les oreilles qui l’écoutent sont celles des proches ou de familiers. On n’aime pas parler de soi, de tout le bien que l’on a fait. Par discrétion, par pudeur, et parce que c’est tellement naturel.

 

Sa modestie et son humilité en souffriront peut-être. Mais l’hommage rendu à Mme Verroye, nommée au grade de chevalier dans l’Ordre national du Mérite, restera gravé dans les mémoires. La sienne, mais aussi celle de tous les siens, ses enfants d’adoption (elle en a élevé 26) ou ses trois garçons par le sang.  En tout cas, les compliments et les marques d’affection qui lui ont été témoignés à l’occasion de cette cérémonie lui sont allés droit au cœur. Le cœur innombrable d’une maman.

 

Le maire Alexandre Faidherbe qui a sollicité auprès de la présidence de la République la distinction attribuée à Mme Verroye, devait d’emblée justifier, le choix du 14 juillet, pour organiser cette cérémonie.

 

« La remise de cet insigne s’inscrit pleinement dans les valeurs que défend notre République. Liberté, égalité et fraternité », expliquait Alexandre Faidherbe, avant de retracer la vie de la récipiendaire. « Une vie prioritairement tournée vers les autres et plus singulièrement vers ceux qui souffrent, ceux qui ont le plus besoin de sollicitude et d’amour »  ajoutait Alexandre Faidherbe en associant son époux Raymond à cette distinction, ainsi que Maman Yvonne, la nourrice de Dompierre-sur-Authie, qui l’a élevée avant qu’elle ne débarque à Halluin, à l’âge de 14 ans, pour travailler comme employée de maison.

 

« Votre vie porte  une formidable leçon qui démontre qu’en dépit d’inégalités flagrantes, la possibilité de s’accomplir pleinement reste à chacun offerte pour peu qu’une main accepte de se tendre vers vous en cours de route.

 

M. et Mme Verroye auront joué leur rôle social, une vie pleine, chaleureuse, jalonnée de joies et de peines, mais toute entière consacrée à l’amour des autres ».

 

Louis Vancapernolle, président de la caisse d’allocations familiales de Roubaix-Tourcoing, et « parrain de promotion » de Mme Verroye, évoquait quant à lui un défilé militaire après 1914-18, où, quand le dernier corps d’armée formé de fantassins est arrivé, le peuple était à genoux.

 

« Si demain, il y avait un défilé de la paix, c’est devant les mamans que nous serions à genoux. Et dans ce défilé, vous seriez en tête Madame, pas seulement pour votre médaille mais parce qu’après vos enfants vous aviez encore assez d’amour pour accepter chez vous, ceux qui n’en avaient pas assez ou pas du tout.

 

C’est exaltant de recevoir du pays la charge d’un enfant. Quand c’est multiplié par 26, on pourrait croire que c’est de l’inconscience ou de l’héroïsme, non c’est de l’amour tout simplement ».

 

Avec ces témoignages de reconnaissance Mme Verroye allait recevoir des mains de Louis Vancapernolle, les insignes de chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

 

Une médaille assortie de cadeaux : celui de la C.A.F. (une fontaine de jardin), et celui de la municipalité (une montre) ; ainsi qu’une symbolique gerbe de 26 roses rouges. Autant que Mme Verroye a choyé d’enfants de l’Assistance.

 

Et c’est un geste qui en dit plus long qu’un discours : Mme Verroye a remis une plante fleurie au maire. Quand on est plus habitué à donner qu’à recevoir…

 

(Archives D.D., VdN, 20/7/1995). 

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 12:27



L'émotion suscitée par la destruction de la tristement nommée «­jungle­» de Calais et l'expulsion de trois Afghans prend une dimension singulière à Halluin, qui accueille des demandeurs d'asile depuis 2002. Le CADA a été créé suite à la fermeture de Sangatte.


Rue de Lille, à quelques battements de cœur du centre-ville d’Halluin, les anciens l'appellent encore le foyer Sonacotra. Créé à l'époque de l'âge d'or industriel, il avait pour mission d'accueillir les travailleurs migrants venus principalement du Maghreb. En 2007, le foyer d'hébergement a changé de nom en entrant dans le patrimoine d'Adoma, une société anonyme d'économie mixte dont l'État est l'actionnaire majoritaire. Son activité l'insertion par le logement auprès des personnes vulnérables.

 

Depuis son ouverture en 1956, le centre d'hébergement, qui compte 150 places, s'est adapté à de nouvelles vocations. Les travailleurs migrants venus honorer les besoins de main d'œuvre dans les années 60 sont pour une majorité restés à demeure, avec des problématiques propres liées au vieillissement, à de faibles ressources Le foyer est progressivement devenu une résidence sociale où sont admises des personnes en grande précarité et exclues du parc immobilier traditionnel.

 

Des pays de l'ex-URSS à l'Afrique subsaharienne

 

En 2002, à la demande du gouvernement et suite à la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte, un accueil d'urgence pour demandeurs d'asile est ouvert au sein de la résidence. Dix chambres sont mises à disposition de candidats à l'exil venus principalement d'Irak et d'Afghanistan.

 

 En 2005, la structure a reçu l'habilitation de Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) pour une capacité de 50 places. Il en existe 9 dans le Nord, environ une cinquantaine en France, pour 20 000 places au total. Les CADA sont financés par l'État et fonctionnent sous la tutelle de la DDASS.

 

Actuellement, 50 demandeurs d'asile sont hébergés au CADA d'Halluin, dont 18 enfants. Des familles, des parents isolés ou des personnes seules. Des candidats à l'exil venus des pays de l'ex-URSS, des Arméniens, des Tchétchènes, et dans les mêmes proportions des pays de l'Afrique subsaharienne.

 

Ces personnes sont accueillies dans le cadre de l'autorisation provisoire de séjour délivrée par les services préfectoraux et préalable à la procédure de demande d'asile diligentée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui étudie les demandes à la lumière des récits de vie. Durant ce délai, le récépissé de droit au séjour est renouvelé tous les 3 mois jusqu'à la décision définitive de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

 

Outre l'accueil et l'hébergement des demandeurs d'asile, le CADA a la responsabilité du suivi administratif, social et médical des personnes. Il gère également la scolarisation des enfants. La vie quotidienne du centre d'Halluin repose sur une équipe de six personnes: un directeur, une secrétaire, et trois animatrices.

 

Du suivi médical à la scolarité des enfants


« Nous travaillons beaucoup avec les services sociaux tels que le CCAS, les associations comme les Restos du cœur ou encore des organismes de formation. Le but est d'œuvrer au maximum à l'intégration de ces personnes dans la vie locale. Nous entretenons des très bonnes relations avec les écoles qui accueillent chaque année des enfants du centre »,
explique Maurizio Sini, le directeur du CADA.

 

Il confie n'avoir jamais ressenti de défiance de la part de la population halluinoise à l'égard des résidants. « Nous avons organisé des portes ouvertes en 2008, c'était un vrai défi sur le plan humain. Ces personnes sont porteuses de lourds traumatismes et le parcours de la demande d'asile est quelque chose de très éprouvant. »

 

Les résidants passent en moyenne un an et demi au CADA en attendant la reconnaissance du statut de réfugié ou, le cas échéant, une éventuelle invitation à quitter le territoire. En moyenne, depuis la création du CADA, 60 % des demandes trouvent une issue favorable. Les moins chanceux ont un mois pour quitter le territoire français.

 

Durant le séjour en CADA les demandeurs d'asile, qui à de très rares exceptions ne peuvent pas accéder à un emploi, perçoivent une allocation de subsistance de 202­euros pour une personne isolée, 311 euros pour un couple ou un adulte avec enfant. Le strict minimum pour se nourrir et s'habiller. Dans l'attente d'une vie meilleure.

 

Menacée d'expulsion en 2003, la famille Arezki revit


En 2001, Norah et Djaffar Arezki sont contraints de fuir leur terre d'origine, l'Algérie, face aux exactions et menaces dont ils sont victimes. Depuis, leur vie s'est reconstruite à Halluin.

 

A l'époque]Norah est professeur de sciences naturelles. Djaffar est directeur d'une succursale de véhicules industriels à Alger. Le couple, d'origine kabyle, laisse tout derrière lui. Alicia et Lydia, leurs jumelles, ont tout juste deux ans.

 

Pourquoi la France? « Pour ses valeurs, répond Djaffar. Je voulais que mes enfants grandissent dans une démocratie. » Halluin, où habite un neveu de Djaffar, sera le point de chute. L'accueil est immédiat mais la famille n'est pas au bout de ses peines. Les traumatismes font place à l'incertitude des lendemains dans la réalité bien âpre des « ­sans papiers­ ». « Nos récépissés étaient renouvelés tous les trois mois. Tous les jours, on avait à l'esprit la possibilité d'une reconduite à la frontière. » .

 

Le couple, demandeur d'asile, rassemble ses forces et ses espoirs. Norah et Djaffar s'investissent dans le monde associatif. D'abord aux Restos du cœur, dont la famille est bénéficiaire, où Djaffar sert d'interprète aux demandeurs d'asile chassés de Sangatte. Le bénévolat les amène également à la MJC ainsi qu'aux ateliers-parents. « Nous sommes allés au-devant des autres car cela fait partie de notre éducation. Nous avons été bouleversés par l'extraordinaire générosité des gens du Nord. C'est une telle fierté pour nous. »

 

Le cauchemar du retour

 

Mais en avril 2003, tout s'effondre. Deux ans après son arrivée, la famille se voit notifier une obligation à quitter le territoire français. À Halluin, l'indignation est unanime. L'élan démocratique immédiat. Élus, associations et anonymes se mobilisent. La procédure d'expulsion sera finalement annulée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. La régularisation interviendra quelques mois plus tard.

 

Six années se sont écoulées, la famille Arezki file des jours heureux, sans tourner le dos au passé, mais réconciliée avec l'avenir. Norah est devenue assistante maternelle à domicile, Djaffar est formateur dans le domaine de la logistique. Il a créé avec d'autres bénévoles l'association Mosaïque, qui prodigue des cours d'alphabétisation auprès des demandeurs d'asile du CADA. Par devoir. « Ce ne sera jamais suffisant par rapport au soutien que nous avons reçu. Mais c'est un devoir pour moi d'accompagner ces personnes dans la maîtrise de la langue car sans elle on ne peut pas avancer et s'intégrer. »

 

La destruction de la jungle et l'expulsion médiatique des trois jeunes Afghans ont évidemment marqué la famille. « Ces images nous bouleversent. J'étais loin d'imaginer que c'était possible en France. C'est un drame. Ces gens-là ont mis leur vie en péril pour connaître une démocratie. Ce n'est pas par plaisir que l'on abandonne son pays. Je ne peux pas accepter que l'on renvoie des gens dans un pays en guerre. »

 

Faut-il alors donner de faux espoirs à toutes celles et ceux qui rêvent d'une vie meilleure? « Évidemment j'ai envie de dire à ces personnes que ce n'est pas si simple quand on arrive, mais ce sera toujours plus sécurisant que la détresse vécue dans leur pays. Il faudrait pouvoir bousculer certains régimes pour lesquels c'est l'omerta la plus totale. Chaque individu a le droit de vivre dignement dans son pays. J'ai foi dans les projets de co-développement. Mais, suffiront-ils? »

 

Maurizio Sini, d'Erasmus aux demandeurs d'asile

 

Maurizio Sini, 33 ans, est le directeur du CADA d'Halluin. Natif de Rome, économiste de formation, il a fait ses études en France dans le cadre du programme Erasmus. Rien ne le destinait à travailler auprès des demandeurs d'asile.

 

Son accent chante merveilleusement la Dolce vita. Né à Rome, Maurizio Sini débarque en France dans le cadre du programme universitaire Erasmus, rendu si célèbre par le film L'auberge espagnole! L'étudiant se passionne pour l'économie. Il passe une maîtrise et un DESS en ingénierie des programmes de coopération avant de traverser la Manche pour parfaire son anglais. Il s'installe à Londres pendant un an où il vivra une expérience marquante et décisive.

 

 « Je suis devenu bénévole dans une association d'aide aux réfugiés et demandeurs d'asile. Cette expérience a modifié quelque chose en moi. » Le jeune diplômé rentre en France en 2003 et se met en quête d'un emploi qui corresponde à ses aspirations. « Je suis tombé sur une annonce, la société Adoma recherchait un intervenant social dans le cadre de l'accueil d'urgence des demandeurs d'asile. C'était pour moi. » En 2005, Maurizio Sini prend la direction du CADA d'Halluin. Une mission aussi exigeante que passionnante, au chevet de destinées chahutées, de cœurs apatrides. 

 

« C'est une richesse extraordinaire. Le monde se présente à nous avec des trajectoires douloureuses mais avec tellement d'humanité » explique Maurizio Sini en songeant à la solidarité spontanée qui s'exprime entre les résidants du centre. Des élans plus forts que toutes les frontières linguistiques réunies. Depuis son arrivée au CADA, Maurizio Sini a croisé des centaines de demandeurs d'asile. Il y a eu des grands bonheurs, comme des naissances parfois, et des moments plus douloureux quand la régularisation n'a pas lieu.

 

L'expulsion récente de trois jeunes Afghans lui parle évidemment: « Il y a sans doute des méthodes discutables. Mais selon moi la France demeure un modèle de terre d'accueil par rapport à bien d'autres pays. Des moyens importants sont consacrés à l'accueil des demandeurs d'asile. La loi de finances de 2010 prévoit un budget de 318 millions d'euros dans ce domaine. Et 1 000 places supplémentaires devraient être ouvertes en CADA sur le territoire national. »

 

En 2008, on a enregistré 42 000 demandes d'asile en France, soit 20 % de plus que l'année précédente, devant l'Angleterre et l'Allemagne.

 

 EN DATES


1956
 : Le foyer Sonacotra ouvre ses portes pour les travailleurs migrants, venus principalement des pays du Maghreb.

 

2002 : Ouverture d’un accueil d’urgence pour demandeurs d’asile au sein de la résidence suite à la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte.

 

2005 : La structure reçoit l’habilitation de Centre d’accueil de demandeurs d’asile pour une capacité de 50 places d’hébergement financées par l’Etat. Elles sont ouvertes aux familles et aux personnes seules en demande d’asile et en possession d’un titre de séjour provisoire.

 

2007 : Sonacotra devient Adoma. Cette société d’économie mixte, dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire, gère les 157 logements de la structure dont ceux du CADA. La résidence sociale accueille des personnes en situation de grande précarité.

 

(Archives, N.E., 2/11/2009).
 
LIEN :
  Le Foyer Sonacotra d'Halluin souffle ses 30 Bougies !


Les industriels du textile conçoivent un abri pour les réfugiés.



Derrière le grand mur de Textile de France (ex-Gratry)…
des hommes et des femmes se sont rassemblés 14 fois pour mettre au point un abri d'urgence pour des personnes réfugiées.


Ces apprentis étaient aussi bien patrons d'entreprise textile qu'étudiants de l'école d'architecture et de paysage de Lille, motivés par un appel d'offre de l'ONG Architectes de l'urgence visant à mettre au point un abri pour les réfugiés du Darfour.

Cette collaboration a été possible grâce au Clubtex dont la vocation est de tisser des liens entre industriels pour développer la recherche à des fins commerciaux.


La conception de ces abris répond parfaitement à cette ambition. Lors d'un Salon, Patrick Coulombel, passionné de voile mais surtout président d'Architectes de l'urgence, rencontre les responsables de Clubtex. Eux sont spécialistes des tissus en tout genre, lui commence à en avoir marre que l'installation de camp de réfugiés soit de « la débrouille », comme il l'explique.

Faisant fi de longues discussions liminaires, les industriels et l'architecte se plongent dans la technique. Les renforts arrivent de l'école d'architecture, « une première puisque d'une manière générale nous sommes déconnectés du milieu économique », se félicite Jean-Marc Zuretti, le directeur.


De mars à octobre, à Halluin, une dizaine d'essais ont été réalisés pour trouver le meilleur abri possible à poser sur un mur de sacs de sable. Le cahier des charges : accueillir 10 personnes, résister aux vents forts, aux UV, au feu, facilement transportable et d'une durée de vie de cinq ans. Sur le site de Textile de France, l'entreprise armentièroise TRP Charvet fournie les toiles, Cousin à Wervicq-Sud s'est occupé des joncs pour la structure et le groupe Faucille est intervenu pour les oeillets.


Après 14 essais, ces bénévoles de l'innovation ont donné naissance à des laizes de tissu assemblées par des ourlets pour assurer l'étanchéité avec des joncs composites pour la rigidité de l'ensemble.


Déjà Architectes de l'urgence a passé commande de plusieurs mètres linéaire pour tester ces abris au Tchad.


Le Clubtex va rapidement assurer la promotion de ce textile. Selon le rapport du Haut commissariat aux réfugiés dépendant de l'ONU, il y avait en 2008 quelque 15,2 millions de réfugiés. Les organisations leur venant en aide pourraient être intéressées par ce nouvel abri, ce qui représente un marché d'un million de mètres de tissu.


(Archives, VdN, 4/12/2009).

 

Le CADA 2010-2011…

Le Centre d'accueil des demandeurs d'asile avait invité ses résidants à un goûter de Noël hier après-midi salle Wancquet. Un moment festif pour les familles loin du traumatisme provoqué par le déracinement. Une parenthèse heureuse en attendant le dénouement des procédures.

Petits et grands se sont pris au jeu en coiffant le célèbre bonnet rouge et blanc. Accessoire indispensable à quelques jours de Noël. Côté cuisine, Hajkuhi, 28 ans, originaire d'Arménie, apporte sa dernière touche à une somptueuse pièce montée de fruits frais. Les résidants ont tous apporté leur contribution au goûter dans une jolie mosaïque sucrée. Maman d'un petit garçon, Hyra, 27 ans, a quitté le Kosovo il y a un an.

Comme tous les résidants du CADA, elle bénéficie d'une autorisation provisoire de séjour dans le cadre de la procédure de demande d'asile diligentée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). « J'ai quitté mon pays parce que je n'étais plus en sécurité », exprime la jeune femme qui rêve de devenir interprète.

Il existe 50 centres d'accueil de demandeurs d'asile en France dont 9 dans la région. Ils sont financés par l'État et fonctionnent sous le contrôle de la DDASS. Habilité depuis 2005, suite à la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte, le CADA d'Halluin dispose de 50 places d'hébergement.

 Il accueille actuellement une vingtaine de familles et autant d'enfants. Des candidats à l'exil venus des pays du Caucase, de l'Afrique subsaharienne avec des arrivées accrues cette année en provenance de Somalie, d'Éthiopie et d'Erythrée. Les délais de séjour varient en fonction des procédures qui peuvent prendre entre un et trois ans.

En 2009, aucune procédure n'avait abouti favorablement pour les familles résidant au CADA d'Halluin qui enregistre un taux de rotation de 50 %. Cette année, trois dossiers ont bénéficié d'une réponse positive en accédant au statut de réfugié.

Au niveau national, 21 000 places sont consacrées aux demandeurs d'asile dont un millier de places supplémentaires créées cet été, une trentaine pour le Nord.
Au sein des structures, l'inquiétude est grande sur le plan des financements. Dans la loi de finances 2011, le gouvernement a prévu une réduction de 4 % du budget consacré à l'asile.

« Il y a plus de places mais les budgets restent les mêmes et seront revus à la baisse. L'accompagnement social des personnes demande des moyens humains et matériels », indique Maurizio Sini qui dirige le CADA d'Halluin depuis 2005 en s'appuyant sur un réseau de solidarité locale généreux.

Le budget de l'année s'évalue à 495 000 E. Il couvre les salaires des trois travailleurs sociaux de la structure, les redevances des logements et l'allocation de subsistance -fixée au niveau national- versée aux demandeurs d'asile (entre 200 et 300 E). Sur l'année 2009 - celle de l'évacuation de la "jungle" de Calais - 47 000 demandes d'asile ont été déposées en France, 12 % de plus que l'année précédente.Tendance qui se confirmera encore pour 2010.

 Seules 10 000 personnes avaient obtenu le statut de réfugié l'an dernier. La France reste la destination la plus demandée devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.

(Archives, N.E., 9/12/2010).

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 07:46

 

 

La chorale du Mont (Halluin) a brillé en remportant le concours national pour chorales et harmonies organisé par la confédération musicale de France. Elle passe en division Honneur.

Depuis qu'elle est dirigée par Franck de Bakker, la chorale est sur une pente ascendante. Il y a 5 ans, lors du même concours, organisé alors à Halluin, elle remportait le premier prix avec mention très bien avec la note de 18/20. Ce prix lui permettait de passer de la division Supérieure à la division Excellence.


En cette année 2009, elle récidive, et même mieux, en passant en division Honneur, puisqu'elle obtient le premier prix mention très bien avec cette fois 19/20.


Le concours organisé par la Confédération musicale de France est très exigeant. Pour être ne serait-ce que confirmé dans sa catégorie, il faut se présenter au concours tous les 4 ans. Sinon, l'on est rétrogradé.


« Mais l'an passé, aucune ville du Nord-Pas-de-Calais n'a accepté d'organiser le concours, car cela a un coût non négligeable. Alors les formations musicales concernées ont obtenu une dérogation d'un an. La direction de la confédération comprend bien qu'il serait trop onéreux pour nos sociétés musicales de se déplacer vers une autre région »,
explique Edith Vercaygne, présidente de la chorale du Mont.


Lors de l'audition, qui s'est tenue dans la chapelle de l'Hospice d'Havré à Tourcoing, la chorale a interprété 3 morceaux. Le morceau imposé était un Kyrie de Pommier. « C'est un compositeur d'aujourd'hui : il a 35 ans. Mais son Kyrie est un morceau extrêmement difficile, il a fallu s'accrocher », révèle Edith Vercaygne. La chorale a également chanté Os justi, de Bruckner (dans la liste restreinte) et Yver, vous n'estes qu'un vilain de Debussy (liste large).


Mais pas question de se reposer sur ses lauriers. « Nous avons un peu fêté la victoire dimanche, mais nous attendrons le banquet de Sainte Cécile pour la célébrer pleinement. Il faut songer à préparer la messe de Sainte Cécile et le concert de Noël », annonce la présidente.


Heureusement, il y a déjà trois chants tout trouvés, deux pour la messe, le troisième pour le concert, qui permettront aux Halluinois de goûter ce qu'a pu être le plaisir des examinateurs du concours.


(Archives, N.E., 23/10/2009).

 

Troisième mi-temps…

 

Le secret de cette réussite repose sur l'investissement des choristes mais aussi sur le plaisir qu'ils prennent à chanter ensemble. « Au niveau convivialité c'est du 100 %. Travailler ensemble et se retrouver pour des concerts soude le groupe » confirme Danny Vermaut. Le vice-président de l'association et son épouse chantent dans le groupe depuis plus de 20 ans. Au fil des années, ils l'ont vu se développer.

 

« Notre formation est officiellement née en 1975. Avant cela, il n'y avait qu'un petit groupe de bonnes volontés qui animaient la messe. » 45 ans plus tard, la Chorale du Mont regroupe près de 80 choristes dont plus d'une soixantaine est présente à chaque concert.



« Nous répétons tous les mercredis soir de 20 h à 22 h. Ensuite il y a la troisième mi-temps qui nous permet de nous retrouver et de faire vivre l'esprit convivial. »



(Archives, VdN, 3/10/2010).

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 21:40
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 16:29



L'antenne locale du Secours Catholique participe à la grande collecte nationale. Les bénévoles ont sillonné Halluin et la Vallée de la Lys les 14 et 15 novembre 2009. Ils sont une vingtaine à venir en aide aux plus démunis. L'association est de plus en plus sollicitée depuis la crise.

 

Le groupe de bénévoles se réunit chaque jeudi dans les locaux mis à disposition par la ville au 104 rue de Lille, au profit du Secours Catholique et de l'Entraide alimentaire. Ici tout le monde se connaît. Les liens sont amicaux, fraternels même. Une générosité simple et naturelle à faire capituler un régiment de malheurs.

 

« Nous sommes avant tout une équipe » note d'emblée Odette Descamps, la représentante locale. Vingt ans d'engagement au Secours Catholique d'Halluin. Le doyen c'est Robert Ballois de Linselles, bénévole au sein de l'antenne locale depuis 1952 ! Il a partagé toute son histoire et croisé des centaines de familles. Avec à chaque époque, son lot de détresses.

 

Tout au long de l'année, le Secours catholique vient en aide aux familles les plus démunies. C'est l'assistante sociale de l'UTPAS (Union territoriale de la protection et de l'action sociale), sous la responsabilité du Conseil général, qui oriente les personnes dans le besoin. L'attribution de l'aide, généralement sous la forme de bons alimentaires, se fait selon un quotient établi sur le plan national : "le reste à vivre". Il est de 4,57 euros par personne pour une famille, et de 7 euros pour une personne seule. « Quand les personnes dépassent le barème, c'est difficile de devoir refuser. Mais c'est relativement rare, on trouve toujours une solution. »

 

En 2008, 90 % des personnes accueillies par le Secours catholique en France vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Dans la Vallée de la Lys, les chiffres avaient également de quoi faire froid dans le dos avec 55 % de familles aidées en plus par rapport à 2007. Un bond sans précédent lié à la crise.

 

Fin octobre, les bénévoles ont enregistré 13 % de demandes supplémentaires par rapport à l'an dernier, pour un total de 300 familles. Des familles issues d'Halluin et des communes environnantes, de Linselles à Comines, sans oublier Quesnoy.

 

La demande des familles monoparentales a considérablement évolué ces deux dernières années Dans un cas sur deux, les bénéficiaires sont des femmes seules avec enfants, au carrefour de multiples écueils. Aux pertes d'emploi, à l'éclatement familial, est venue s'ajouter la spirale infernale des crédits revolving. « Face à ces situations, l'aide ponctuelle que l'on peut apporter est aussi importante que l'écoute », insistent les bénévoles.

 

Les 14 et 15 novembre, les bénévoles ont sillonné la Vallée de la Lys pour collecter les enveloppes qui auront été préalablement déposées dans pas moins de 21 000 boîtes aux lettres, dans le cadre de la collecte nationale.

 

Le Familia organise le 21 décembre à 18h une projection spéciale du Petit Nicolas, au profit du Secours Catholique.

 

(Archives, N.E., 7/11/2009).

LIENS
Un Couple d'Halluinois, Georgette et Michel Fiolet-Floret... Une vie tournée vers les autres.

Claire et Paul Faidherbe Castel, un Couple d'Halluinois au Service des Plus Démunis.

Marie-Antoinette Delafosse Danset nous a quittés.

Laurent Tirard un cinéaste fier de ses racines.

 

 

Pour répondre à toutes les détresses.

 

La campagne nationale du Secours Catholique aura lieu les 20 et 21 novembre 2010. L'équipe de bénévoles fait appel à la générosité pour répondre à des détresses toujours plus nombreuses.Elle cherche aussi des bénévoles.

 

L'équipe d'Halluin, soit une douzaine de bénévoles, rappelle que la campagne nationale est vitale pour le Secours Catholique. « On ne tourne que grâce aux dons », martèle Dominique Vaillant, le nouveau responsable de l'équipe. Et les besoins sont de plus en plus criants. « Nous avons reçu 170 appels au secours sur l'année. Compte tenu de la taille des familles, nous avons aidé environ 500 personnes », notent les bénévoles.

 

Le chiffre est en augmentation, avec toujours une part prépondérante de familles monoparentales, mais il faudrait un pointage commune par commune pour déterminer le pourcentage d'augmentation. En effet le secteur a été redécoupé avec la naissance d'une nouvelle équipe à Comines, qui prend également en charge les communes de Linselles, Bousbecque et Deûlémont.

 

Malgré ces communes en moins, les permanences sont toujours très chargées. « Nous devons être 5 et non plus 3 pour bien accueillir. Or nous sommes une équipe peu nombreuse et vieillissante.Régulièrement, l'un ou l'autre d'entre nous est malade. Il faudrait que de plus jeunes viennent nous rejoindre. C'est urgent », alertent les bénévoles.

 

On cherche aussi des bénévoles plus occasionnels pour distribuer les tracts toutes boîtes de la campagne de collecte. Cela évite des frais postaux.

 

A noter que le Secours Catholique déménage. A partir de lundi, il ne sera plus au 104 rue de Lille mais au 12 rue de la Lys, toujours dans des locaux mis à disposition par la mairie. Tel : 03.20.86.31.00/03.20.37.02.92.

 

(Archives, N.E., 7/10/2010). 

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 08:00


Il existe, pour exprimer ou résumer les multiples situations ou histoires qui jalonnent notre vie, ou les éléments qui la composent des raccourcis littéraires que l’on appelle proverbes.

 

Deux d’entre eux, au moins pourraient parfaitement illustrer ce que fut la vie maritale de M. et Mme  Fiolet  Floret  (décédés) : « Qui se ressemble s’assemble » et « avoir le cœur sur la main ». Retour en arrière…

 

En effet, le samedi 15 septembre 1997, en mairie d’Halluin, le maire Alexandre Faidherbe honorait les cinquante ans de  vie commune de Michel Fiolet et de son épouse Georgette Floret.

 

Egalement présents à cette cérémonie, qui se veut toujours plus amicale que protocolaire, de nombreux amis et voisins étaient venus féliciter les « jeunes mariés » qui, s’ils ne sont pas originaires d’Halluin, ont su s’intégrer fortement dans la vie de notre commune.

 

Nés tous les deux dans le département du Pas-de-Calais à Roquetoire, Michel et Georgette ont dès leur plus jeune âge suivi les traces de leurs parents respectifs, qui exerçaient la noble profession d’agriculteur.

 

Michel fut donc cultivateur de 1945 à 1951, avant de devenir employé commercial au Comptoir tuilier du Nord à Halluin, bien connu des Halluinois de 1951 à 1963. Puis de 1963 à 1983, il travaillera au service des ventes du journal « La Voix du Nord » à Lille, avant de prendre une retraite amplement méritée.

 

Georgette a elle aussi été cultivatrice de 1940 à 1947, avant de devenir mère au foyer et de se consacrer à ses six enfants, mais aussi à l’enseignement de la catéchèse et au Comité des aides familiales.

 

Leurs racines agricoles et une scolarité commune leur feront intégrer naturellement le Mouvement de la jeunesse agricole catholique, où ils apprendront véritablement à mieux se connaître l’un et l’autre et même se découvrir bon nombre d’affinités communes. Ils franchissent bientôt le pas et se fiancent sitôt la fin de la guerre, avant de concrétiser leur union devant le maire de Roquetoire, le 24 septembre 1947.

 

Quatre ans plus tard, et avec le nouveau poste d’employé commercial de Michel au Comptoir Tuilier, la petite famille quitte son Pas-de-Calais natal pour venir s’installer à Halluin.

 

Loin d’eux l’idée de se sentir isolés dans une ville qu’ils ne connaissent pas, c’est au contraire fermement décidés qu’ils rejoignent, dans le prolongement logique de leur engagement, l’association locale du Secours catholique.

 

Et même s’ils entendent rester discret sur leurs actes au sein de cette association, au risque de les faire rougir, on ne saurait passer sous silence leur dévouement. Les nombreuses visites aux plus défavorisés mais surtout, malgré leurs six enfants, il n’était pas rare de les voir héberger pour quelques jours, des ouvriers, fraîchement débarqués en France et provisoirement sans toit, de raccommoder leurs vêtements, de les faire sentir un peu chez eux. Et ce pendant quarante ans !

 

En 1997, toujours membres de l’association, ils avouent néanmoins ne plus participer aux réunions. Comme on dit : ils ont donné, et bien donné.

 

Le « jeune couple » coule des jours paisibles dans la petite maison du 41, de la rue Anatole France, au Colbras. Leurs loisirs, ils les partagent désormais entre les visites de leurs six enfants, treize petits-enfants, la lecture, la musique (très peu la télé qu’ils ne semblent pas apprécier !) et surtout pour Michel l’entretien d’un potager immense. Un retraite paisible et bien méritée ! Pas vraiment voyageurs, ils retournent cependant fréquemment au village natal pour revoir la famille et… parce que c’est pas loin !

 

Aujourd’hui, ce sont les Roquestériens, famille et amis, qui se déplacent pour fêter ce couple en or, qui aurait pu faire sien ce troisième proverbe : « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit… ».

 

Un « profond enracinement dans la commune ! »

 

C’est pare ces mots qu’Alexandre Faidherbe, maire,  qualifia l’action de ce couple, désormais à la retraite, qui se distingua par « son altruisme et son dévouement aux autres », notamment au sein de la cellule locale du Secours catholique, où Michel et Georgette firent preuve d’un engagement très fort pendant près de quarante ans, « engagement qui n’avait d’égal que leur insertion dans la vie communale ».

 

Discret mais toujours le cœur sur la main, M. et Mme Michel Fiolet Floret ont reçu des mains du maire la médaille de la ville, qui peut-être un peu plus qu’à l’accoutumée, revêtait un caractère symbolique : celui de la reconnaissance pour tant d’années d’abnégation et de dévotion à autrui.

 

(Archives et Synthèse D.D. Presse,  9/1997).

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 20:29


Les jeunes d'Halluin et l'Afrique du Nord dans les années 1950-1960 était le thème abordé lors de cette réunion organisée par les seniors halluinois à l'Estaminet du moulin, avenue de l'Abbé Lemire.


Roland Verkindère, président de l'association a présenté et animé cette réunion avec la fidèle collaboration des vidéastes de Cinélys qui ont enregistré les témoignages. Toute une génération a été marquée et reste marquée par les rapports de la France avec l'Afrique du Nord dans les années 50/60.


Le contingent a été appelé en Algérie, Maroc et Tunisie.Près de 1000 jeunes halluinois de l'époque rappelés ou appelés pour la plupart, ont connu ces contrées, leurs populations, leurs conditions et leurs milieux de vie. Pas facile à 20 ans, de se retrouver en pleine guerre, dans un pays inconnu surtout quand les enjeux vous échappent.


Roland Verkindère a proposé à l'assistance de confronter les témoignages, d'additionner les histoires personnelles, les souvenirs, les rencontres, les réflexions. Depuis 1950, la durée du service militaire était fixée à 18 mois. Peu à peu la durée est prolongée et atteindra jusqu'à 27 mois de 1955 à 1962.


Les appelés du contingent sont requis pour participer aux opérations de maintien de l'ordre.

Les hommes débarquent dans la chaleur algéroise, après 24 heures de bateau. Une traversée inconfortable, nombre de rappelés feront preuve de rogne et de grogne contre ce rappel qu'ils vivent mal, dans un pays inconnu, l'Algérie, pour une guerre dont le sens échappe à beaucoup. Si Alger la blanche ou Oran la mauresque sont là, deux villes magnifiques, c'est déjà l'embarquement en train ou en camion GMC direction le « bled ».


Jean-Marie Gevaert se souvient. Faisant partie du célèbre bataillon de Joinville, il est arrivé à Alger par le bateau « El Djezaïr » après une dizaine de jours de classe.
« J'ai été rapidement mis dans un commando, ma première sortie en opération a été de la surveillance de Meehtas. J'ai effectué pas mal d'opérations dans les gorges de Blida où les rebelles étaient souvent présents ».


Un jeune arrivé sur le sol algérien le matin, souvent malade de la traversée devait se tenir prêt pour partir le soir en opération sans être aguerri, sans formation réelle aux armes, pas prêt à subir des embuscades, mal informé il ne savait pas grand-chose sur les impératifs d'une guerre d'un type particulier.

 
Aux difficultés techniques et psychologiques d'un combat non conventionnel dans des conditions physiques et morales parfois extrêmes disposant d'un matériel insuffisant ou inadapté.


Cependant les hommes du contingent engagés en Algérie possédaient toutes les finalités foncières de leurs anciens, courage physique, débrouillardise, esprit de corps, générosité.


(Archives, N.E., 6/11/2009).

 

« Nous débarquions à Alger le matin et étions envoyés en opération le soir ».


Roland Verkindère, a voulu que le thème de l'estaminet de la mémoire soit consacré aux jeunes d'Halluin qui ont fait la guerre d'Algérie. ...


Même si les souvenirs et les blessures ne sont pas totalement cicatrisés, dans un estaminet comble, la séance du vendredi 30 octobre 2009 aura rempli son rôle, par la narration et l'expérience sur le terrain de Roland Verkindère, et la dignité du débat qui s'en suivit.


« Cette après-midi est pour nous tous une expérience exceptionnelle, notre engagement était des plus complexe. Je me suis tu pendant longtemps, mais quand certaines personnes ont traité les appelés de tortionnaires, fort de mon expérience sur place, je ne pouvais plus me taire » :
par ces paroles, Roland Verkindère a débuté la séance.


Les souvenirs de Jean-Marie Gevært, Régis Holvoet, Christiane et Gervais Ally ont tous été narrés dans le souci de la dignité pour les combattants des deux camps.
Parmi les souvenirs les plus douloureux, ceux de Gervais qui a vu une personne torturée par le FLN : « Difficile de voir cela ». Il est vrai qu'il y eut des tortionnaires dans les deux camps...


Pour son épouse, infirmière, restée en métropole, « l'époque du conflit m'a doublement marqué : mon fiancé en Algérie et moi ici, soignant sans compter les victimes qui ne voulaient pas cotiser au FLN ». De nombreux attentats sur des personnes et des biens ont eu lieu durant cette période à Roubaix et Tourcoing.


Les durées des séjours ont également été évoquées. Comme pour Jean-Claude Leduc : « J'ai fait six mois en France et vingt-quatre mois en Algérie ». Gervais Subts, après avoir effectué son service national au Maroc, a dû retourner en Algérie après son mariage... Fut aussi évoquée l'attente du courrier, qui mettait parfois plus de trois semaines avant d'arriver à son destinataire, dans le bled ou sur les pitons.


« Heureusement qu'à cette époque, les femmes et les fiancées étaient fidèles. Nous n'avions pas la télé, mais lisions les journaux pour savoir ce qui se passait là-bas »,
confiait en guise de conclusion Christiane Verkindère.


(Archives, VdN, 5/11/2009).


LIENS
La Guerre d'Algérie (1954 - 1962) - Halluin (1) Histoire d'une Guerre coloniale, celle d'Algérie.

La Guerre d'Algérie (1954 - 1962) - Halluin (2) Poème dédié à un jeune soldat halluinois, Mort pour la France en Algérie.

La Guerre d'Algérie (1954 - 1962) - Halluin (3) Une stèle à la mémoire des anciens combattants d'Afrique du Nord.

La Guerre d'Algérie (1954 - 1962) - Halluin (4) Inauguration du square du 19 mars 1962.

L'U.N.C./A.F.N. d'Halluin fête son 50ème Anniversaire... 1959 - 2009.

Les Cérémonies du 50ème Anniversaire de l'UNC/AFN d'Halluin (1959 - 2009).

L'Union Nationale des Combattants (UNC)... Historique (1919 - 2009).

L'Halluinois Jean-Marie Gevaert : 55 ans au service de l'Athlétisme H.V.L.

L'Estaminet de la Mémoire Halluinoise créé en 2003.

L'Association des Seniors Halluinois - Historique.

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Texte Libre

Depuis février 2007, ce site vous est offert gracieusement, il est le fruit d'un travail bénévole important de recherches, de rédaction et mise en page.

Alors n'hésitez-pas à laisser un message (cliquez sur ajouter un commentaire à la fin de chaque article), ou sur le Livre d'Or afin que je puisse connaître vos impressions sur les articles consultés et votre intérêt pour l'histoire locale ; ou si vous désirez apporter des rectifications, des précisions ou informations complémentaires.

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous, une excellente plongée dans le passé halluinois.

Vous pouvez me contacter aussi à l'adresse suivante :
daniel.delafosse@wanadoo.fr

 

Depuis plus de 4 ans, 1000 articles (+ Compléments d'informations) ont été présentés sur ce blog...

 

A compter du 4 Juillet 2011, ce lien ne sera plus consacré à la parution d'écrits et aux mises à jour.

 

Désormais, vous trouverez uniquement la publication de photos (archives personnelles), anciennes ou récentes, relatives à Halluin (Vos commentaires sont toujours les bienvenus !).

 

Vous pouvez continuer à me lire sur le site :   http://alarecherchedupasse-halluin.net/  

 

Merci à vous.  

  

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Réponse à certaines interrogations…

 

Permettez-moi de préciser que ce blog est la réalisation d’un travail d’archives personnelles ou provenant d’articles publiés dans la presse (La Voix du Nord, Nord Eclair, La Vie Chez Nous etc...), revues et livres divers.

 

Créé à mon initiative, il était normal que ce blog contienne principalement les archives familiales, mais de suite, ne voulant pas me cantonner à cela, j’ai décidé de l’ouvrir à tous les thèmes qui étaient rattachés au passé halluinois et à son histoire.

 

Au fur et à mesure de son installation, j’ai intégré également des informations présentes, liées à la vie halluinoise en priorité ou d'ordre général, susceptibles d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs ; en essayant d’être au plus près des évènements et en effectuant, si nécessaire, des mises à jour sur des documents déjà publiés.

 

En ce qui concerne l’Histoire d’Halluin, chacun comprendra que la parution d'un article n'est faisable uniquement pour des documents en ma possession… Mon seul but est d’informer le mieux possible en abordant tous les sujets sans aucune restriction !

 

Ce blog n’ayant aucun caractère officiel, j’invite simplement les personnes qui possèdent des documents sur l’histoire locale, d’ouvrir leur propre blog ou site… Et je serais ravi bien entendu de le consulter.

 

 Aussi, le mien est rédigé dans la mesure de mes possibilités de temps mais aussi d’envie…, et l’espoir, pour ma part, que ce véritable travail reste uniquement le plaisir de faire partager une passion !

 

Merci à vous.  (2008)   

Liens Sites Halluinois
  :
 
  
   
                 

Site officiel de la Ville d'Halluin 59250 :  ville-halluin.fr

"A la recherche du Passé d'Halluin
" (Photos) :
alarecherchedupasse-halluin.net/

 

brandodean.over-blog.org/article-la-politique-halluinoise-et-les-sites-et-blogs-sur-internet-50337926.html

 

Paroisse Notre-Dame de la Lys Halluin : nordnet.fr/ndlys
Les Amis de l"Orgue Halluin : orgue-halluin.123.fr

Propriété "Le Manoir aux loups" Mont d'Halluin : parcmanoirauxloups.com
Le Syndicat d'Initiative d'Halluin : .tourisme-halluin.fr

Ecole de Musique Halluin : ville-halluin.fr/culture.
La Lyre Halluinoiselyre-halluinoise.com

 

M.J.C.  M.P.T. Halluin : mjchalluin.free.fr
Canalblog : villehalluin.canalblog.com/archives

Cercle Généalogique Halluin Lys
:
perso.wanadoo.fr/genealys.halluin
Cinélys Halluin : cinelyshalluin.asso-web.com

 

Tennis Club Halluin : tennisclub.halluin.free.fr
Volley Club Michelet Halluin : volleyclubmichelethalluin.com
Vélo Club Halluin : levcuh.canalblog.com
Club de Musculation Halluin : halluinmusculation.com
Athlétisme Halluin : ahvl.com.fr
Judo - Ju-Jitsu : judohalluin.keogratuit.com
Triathlon Halluin  halluintriathlon.over-blog.fr

Badminton - Halluin http://www.asb.asso.fr

Livre D'or

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