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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
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Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

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Elections Municipales d’Halluin depuis 1789, et diverses depuis 2000.

 

(1789 à 1957) brandodean.over-blog.org/article-5718533.html

 

(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

(Mars 2008 à ce jour) brandodean.over-blog.org/article-18082602.html  


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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 07:55


L’une des plus anciennes boulangeries Halluinoises ferme définitivement ses portes ce 1er Janvier 2010. Située à quelques pas de la Bibliothèque Municipale, cette grande bâtisse (ancienne maison Dassonville)  avait conservé, durant plusieurs décennies,  sa première devanture  commerciale, ses présentoirs anciens, son entrée particulière devancée  d’un petit couloir surmonté de quelques marches…

 

Cela lui donnait une originalité et un brin de nostalgie appréciés par les très nombreux Halluinois qui la fréquentaient,  sans oublier les plus jeunes (sur la route de l’école) avides des nombreuses boîtes de friandises gadgets divers, ou paquets « surprises » confectionnés par Michèle, la fille… du boulanger.


                                                                                                         
Daniel Delafosse.

 

 

C’était le bon temps… C’était une belle histoire... par Michèle Dochy

 

Vers la fin des années 1920, mon arrière grand-père Cyrille Dochy a créé la boulangerie, travaillant avec ses deux fils Georges et Maurice.

 

Puis Maurice est parti ouvrir sa boulangerie rue Jean Jaurès. Georges a continué de travailler avec son père.

 

A la mort de mon arrière grand-mère Philomène, mon grand grand-père s’est installé avec son père pour le succéder un peu plus tard.  Et c’est tout naturellement que mon père André Dochy lui a succédé.

 

Lorsque mon père a pris sa retraite en 1993, lui et moi nous nous sommes mis en société, afin que je puisse continuer le commerce de la boulangerie.

 

Hélas, aujourd’hui, nous allons devoir arrêter la fabrication du pain à partir du 1er Janvier 2010. A cette date et pour une question de stocks, je continuerai encore un peu la confiserie, les galettes et la viennoiserie.


(Archives, D.D. 12/2009). 

 

Quatre générations de Dochy…


De Cyrille, en 1926, à Michèle, son arrière-petite-fille, quatre générations de Dochy ont accueilli les clients dans cette boutique. Concurrencée par les maisons plus modernes, la petite boulangerie Dochy ferme après plus de 80 ans de service.


Le four à pain de la boulangerie Dochy, rue de Lille, a cessé de ronfler depuis le 1er janvier 2010. La petite entrée n'accueillera bientôt plus de clients. Michèle Dochy et son papa André se donnent deux mois pour écouler les stocks de confiserie et les viennoiseries. « Après, ce sera la fermeture définitive », explique l'arrière-petite fille du fondateur.


« C'est une institution d'Halluin qui disparaît »,
regrette Franck Merchier, président de l'Action commerciale et artisanale halluinoise. Créée à la fin des années 1920 par Cyrille Dochy, la bâtisse avait conservé durant plusieurs décennies sa première devanture et les présentoirs anciens, appréciés des Halluinois nostalgiques qui la fréquentaient.


« Toute petite déjà, je venais acheter des sucettes et des souris au caramel. C'était en 1939, raconte Georgette, une habituée de la maison. On connaissait bien les grands-parents de Michèle. Ici on a des contacts, on vient discuter. Ça va me manquer. »


Sur la route de l'école, les enfants s'arrêtent encore, avides des boîtes de friandises confectionnées par Michèle, sans compenser pour autant la baisse de fréquentation de la boutique. « La clientèle baissait et, depuis quatre ans, nous perdions de l'argent. Les grandes surfaces ont tué les petits commerces de proximité », avoue André, gérant de l'entreprise familiale à 82 ans.


Elle est loin l'époque où l'État fixait le prix du pain chaque matin. « À l'époque de mon grand-père, on ne produisait que des pains ronds. Depuis, on a dû se mettre aux ficelles, aux baguettes, aux petits pains, au pain coupé », énumère-t-il en rigolant.


En 1956, lorsque son père devient trop malade pour tenir la boutique, André reprend l'entreprise familiale. Après la guerre, pour reconquérir sa clientèle, le boulanger livre à domicile jusqu'à sa retraite, il y a une quinzaine d'années. « À l'époque, il y avait des usines en ville et des travailleurs passaient par dizaines pour prendre une tartine. Nous vendions six quintaux de pain par semaine, maintenant nous en produisons deux fois moins ».


A l'arrière de la boutique, Michèle écrase une larme. À 56 ans, elle a passé toute sa vie derrière ce comptoir. Elle avait sa petite clientèle d'habitués qui ne juraient que par son pain fait à la main.


Bouler la pâte, la laisser reposer puis l'allonger : cette méthode traditionnelle qu'André tient de ses grands-parents est plus longue et moins rentable. « C'est un savoir qui disparaît parce qu'on fait tout à la machine, en une seule étape. Il faut six mois pour former un ouvrier à travailler à la main », assure André Dochy.


Après avoir accueilli quatre générations, la boulangerie baisse le rideau. Elle était l'une des plus anciennes boulangeries encore en activité sur la commune.


(Archives, VdN, 15/1/2010).


                                    
LIENS :  L'Halluinois André Dochy, des titres nationaux... aux J.O. d'Helsinki de 1952. 

 Salle Halluinoise "André Dochy" dédiée au Champion de France d'Haltérophilie. 

Le Club d'Haltérophilie d'Halluin : Historique de 1942 à 1956. 
 

                                                                                    
                                                                              Les derniers jours... 

D'ici quelques semaines, la boulangerie Dochy, sise rue de Lille, fermera définitivement ses portes. L'aventure de cette boulangerie, une histoire de famille, avait commencé en 1926.


Depuis le 1er janvier 2010, plus de pain dans la boulangerie Dochy. Michèle Dochy est toujours derrière son comptoir, souriante. Son père André reste dans la petite cuisine adjacente, prêt à l'aider si besoin. Mais sur les rayons, on ne trouve plus que bonbons et autres confiseries ou quelques viennoiseries.

Sur la devanture, une enseigne indique toujours « Pain authentique », mais à l'intérieur, la seule trace qu'on a vendu ici du pain est la vieille trancheuse. « La fermeture définitive devrait être fin février », explique Michèle, qui a travaillé dans l'entreprise familiale toute sa vie.

 

Car la boulangerie Dochy, c'est avant tout une histoire de famille. En 1926, Cyrille Dochy rachète une ancienne brasserie rue de Lille et construit dans le sous-sol un four à pain. Son fils Georges lui a succédé. Puis c'est André qui reprend la boutique en 1956. « À l'époque, on vendait six quintaux de pain par semaine, aujourd'hui, seulement trois, ce n'est plus rentable », raconte André, 82 ans.

Depuis 4 ans, la boulangerie est déficitaire. La faute aux nouveaux modes de consommations. « Beaucoup de familles achètent du pain en grandes surfaces, la boulangerie de quartier n'est là que pour dépanner. Mais nous, on ne peut pas vivre avec ce type d'achat », déplore Michèle.

« Aujourd'hui à Halluin, les gens partent travailler tôt le matin et reviennent tard le soir. Dans la journée le centre est vide », regrette André. « Quand il y avait des usines dans la ville, on voyait les ouvriers presque tous les jours », ajoute-il. Le vieil homme reste philosophe : « il y a une fin à tout », dit-il. Celle de la boulangerie Dochy clôturera un pan de l'histoire halluinoise.

(Archives, N.E., 24/1/2010).


Lien 
http://videos.tf1.fr/jt-13h/fermeture-d-une-boulangerie-tenue-par-generations-5666571.html   (Vidéo du Journal de 13 H de TF1 le 1er Février 2010).

   

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 17:26


Il était l’une des grandes figures locales du début du XXème siècle.

 

LIEN : La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (53) Toute une Population conduisait "Monsieur Paul" à sa dernière Demeure.

  
 
La Reconnaissance Halluinoise !


En 2008 lors du 90ème anniversaire de l’Armistice, par l’entremise de  la Municipalité, des associations ou de la presse locale, les Halluinois ont pu se remémorer ou découvrir, pour les plus jeunes, les évènements rattachés à la ville durant la Guerre 1914-1918.

 

Deux Halluinois, M. Pierre Defretin maire pendant la Guerre de 1914 -1918, mais aussi M. Paul Lemaitre-Boutry , son 1er adjoint,  ont joué un rôle primordial à la tête de la population halluinoise, dans des circonstances exceptionnelles !

 

Je rappelle brièvement que M. Pierre Defretin, fabricant textile, fut élu  maire d’Halluin  pendant  près de vingt ans, quant à M. Paul Lemaitre, (qui se fit confier l’administration de la ville dès l’arrivée des Allemands le 16 octobre 1914), industriel et père de onze enfants, il entreprit tout ce qui était humainement possible pour le ravitaillement de la population en vivres, linge, charbon, et se dépensa sans compter avec un dévouement et une bonté admirables, pour rendre à ses concitoyens, sans distinction, tous les services qu’ils réclamaient de lui. Jour et nuit il se tint à leur disposition, sans souci de sa famille et de lui-même.

 

M. Paul Lemaitre fut également le fondateur du groupe halluinois des familles nombreuses, de la concordia harmonie et surtout l’artisan, notamment, de la construction de l’hospice-hôpital du mont d’Halluin, établissement si nécessaire alors à la ville (transformé depuis 1989 en maison de retraite) mais aussi le généreux donateur du terrain pour la construction du monument aux morts, situé rue de Lille.

 

Bien que la modestie de M. Lemaitre fut rebelle aux distinctions, on aurait pu croire que ses grands mérites eussent attiré l’attention du pouvoir, mais celui-ci parfois si prodigue dans ses distributions, se contenta de lui octroyer en 1923, la médaille de la Reconnaissance Française.

 

Ce 29 décembre 2009 exactement, il y a 80 ans que disparaissait, à l’âge de 55 ans, « Monsieur Paul », c’est ainsi que les Halluinois l’appelaient.

 

 Ne serait-il pas temps d’honorer, enfin…, la mémoire de Messieurs Pierre Defretin et Paul Lemaitre, en attribuant leur nom à un bâtiment, une rue, ou un espace… en rapport avec les services exceptionnels rendus à toute la population halluinoise.

 

Cette initiative serait, je pense, la plus belle et la plus juste reconnaissance envers les deux anciens administrés, mais aussi, un geste symbolique pour toutes celles et ceux  qui oeuvrent au travail de la mémoire collective de notre ville.

         

 

                                                                                                 Daniel DELAFOSSE


LIENSLa Guerre 1914 - 1918 - Halluin (11) Séance Extraordinaire du Conseil Municipal d'Halluin - Document inédit du 30 Juin 1915.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (12) Demande de reprise du Travail par le Maire d'Halluin, le 3 Juillet 1915.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (13) En 1915 : Halluin ville occupée.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (14) Halluin occupée, sous la responsabilité de M. Paul Lemaitre-Boutry.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (15) La Magnifique Résistance des Civils Halluinois, sous l'occupation allemande.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (16) La Ville d'Halluin "prise en otage" durant la Grande Guerre.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 08:46



En 1900, au centre d’Halluin, plus exactement au n° 72 à l’angle des rue de Lille et Marthe Nollet, se trouvait l’ancienne maison d’auguste Vandewynckèle. Après diverses transformations, ce bâtiment deviendra le siège halluinois de la banque Scalbert le 1er avril 1924.  Depuis 85 ans, cette agence bancaire fait partie du paysage incontournable de la commune. 

 

Historique de l’agence halluinoise…

 

En 1930, devant l’établissement bancaire, c’est l’époque où les rails du vieux train à vapeur se doublent de ceux du tramway électrique. De l’autre côté du carrefour des tonneaux de bière sont déchargés pour le « Violon d’Or ». A côté, on trouve le 1er débit de tabac halluinois ouvert en 1900 par Nicolas Delafosse ; la pharmacie Poursuira s’est installée près du bazar Declercq-Havez et le Crédit du Nord a succèdé au commerce de vins et spiritueux.

 

Après la Seconde guerre mondiale, au même emplacement, une nouvelle construction (actuelle) verra le jour (travaux en deux phases par l'entreprise halluinoise de M. Alfred Maret, qui débutent en 1945 pour se terminer en 1950) et donnera un visage neuf et plus moderne, au carrefour principal du centre d’Halluin.

 

Dans les années 1990, l’agence s’est agrandie (côté rue Marthe Nollet sur l’emplacement de l’ancien magasin Casier transféré rue de Lille), tout en prenant grand soin de transformer l’architecture de la façade à l’identique du bâtiment principal.

 

Les dernières modifications actuelles de l’agence halluinoise  ont été réalisées au premier trimestre 2006.

 

Derrière sa façade, où désormais l’entrée fait place à trois grandes baies vitrées, l’agence rénovée dispose d’une superficie globale de près de 550 m2 permettant d’accueillir les visiteurs sur deux niveaux, dans la confidentialité s’ils le souhaitent. Un guichet automatique de billets est à disposition du public.  Quant aux transferts de fonds, la nouvelle agence a été mise aux normes de la nouvelle législation.

 

Une première, cette nouvelle inauguration se déroula en présence notamment de la Lyre Halluinoise, et l’agence a accueilli une exposition du peintre bien connu dans la région Alain Delsalle.

           

L’agence bancaire halluinoise en pleine expansion…

 

A la fin de la guerre de 1914-1918, l’Halluinois Henri-France Delafosse reprit son travail d’employé de banque et fut nommé fondé de pouvoirs de l’agence halluinoise du Crédit du Nord, située rue Marthe Nollet.

 

En Avril 1924, son excellente réputation, ses capacités professionnelles et l’estime générale dont il jouissait à Halluin, le firent choisir par le conseil d’administration de la Banque Scalbert à Lille, qui lui confia le soin de diriger l’agence qu’elle fondait à Halluin.

 

A cette date, lorsque M. Henri-France Delafosse, véritable personnage halluinois, prit la direction de la nouvelle agence, avec trois employés à son service, il lui donna très vite un essor qui devait s’affirmer  d’année en année ; et cela jusqu’au  31 décembre 1954 date de sa mise à la retraite.

 

En effet, durant ces 30 années, sous la responsabilité de Henri-France Delafosse unanimement apprécié pour ses compétences et son dynamisme, le comptoir bancaire halluinois enregistra une indiscutable notoriété au sein de la population halluinoise et de la vallée de la lys en général.

 

Emmenée par son fondateur, l’agence locale donna la possibilité à de très nombreuses industries et multiples commerces halluinois de se créer ou donner un nouvel élan à leurs activités. Encore aujourd’hui… des anciens chefs d’entreprises, artisans ou commerçants se souviennent avec reconnaissance de l’aide et des conseils apportés à la création et au développement de leur profession.

 

Le 1er octobre 1994, lors de l’hommage rendu par la famille à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri-France Delafosse, son ami Maurice Schumann,  ancien ministre, académicien et sénateur du Nord écrivait notamment ces mots :

 

(…) Les conseils judicieux qu’il m’a prodigués comme directeur de l’importante succursale d’une banque régionale m’ont prouvé qu’une parfaite connaissance des contraintes économiques n’avait pas émoussé son sens du devoir social (…).

 

 

En 1955, la direction du siège local était attribuée au bras droit d’Henri-France Delafosse,  M. Pierre Duquenne. Par la suite, de 1965 à 2009 se succédèrent  MM. André Catteau, Noël Surmont, Robert Spriet, Bernard Fleurquin, Bruno Mesdag et Jean Dominique  Zurini Directeur actuel.  


Les « Noces d’Or » de la Banque Scalbert et Halluin
 

 

Du 8 au 15 juin 1974, l’agence halluinoise de la banque Scalbert a fêté le 50ème  anniversaire de sa fondation.

 

Le coup d’envoi de cette manifestation a été donné, en la salle de la Roseraie rue de la Lys, par un repas offert au personnel halluinois. 80 convives étaient accueillis par M. Noël Surmont, le directeur et son épouse. Parmi l’assistance on nota la présence de MM Louis Decoster président directeur général du groupe, André Roussel directeur de la direction générale, Pierre Delval chargé des relations sociales, ainsi que M. Georges Ceriez, retraité de l’agence halluinoise depuis quelques jours, après y avoir travaillé 45 ans !

 

M. Noël Surmont, dans son mot d’accueil a rappelé les débuts de la banque scalbert qui a contribué au renouveau économique d’après la première guerre mondiale. Il a rappelé le souvenir de M. Delafosse qui, avec une équipe dynamique, a créé le premier guichet à Halluin. Enfin il a remercié tous ceux qui, par leur travail, ont réussi à installer une agence comptant, en cette année 1974… 50 personnes !

 

Pour célébrer les Noces d’Or de l’établissement, auprès de la population halluinoise, un cocktail rassemblant entrepreneurs, commerçants locaux et leurs épouses se déroula au "Flandre" à Halluin le lundi 17 juin 1974.

 

Mais aussi, durant une semaine, une importante opération commerciale a été couronnée de succès. En effet, une vaste tombola fut tirée entre tous les Halluinois, qui reçurent chez eux un prospectus numéroté, à déposer dans une urne placée à l’agence. Pendant 8 jours, chaque soir, à 17 h, un huissier procéda au tirage attribuant des bons d’achat de 50, 100 et 150 F à honorer dans le commerce local. Un super lot de 500 F fut tiré entre les non-gagnants.

 

De même, un coffre-fort était placé dans la salle des guichets de l’agence. La personne qui trouvait la combinaison recevait 500 F de bons d’achat. De plus, chaque jour, les dames qui se sont présentées à l’agence, ont reçu une rose et les messieurs un cadeau ; sans oublier, qu’aux heures de sortie des écoles, étaient distribués des ballonnets aux enfants.

 

Entre-temps, toujours dans les locaux de l’agence, le public pouvait visiter une très intéressante collection de monnaies anciennes.  

 

En 85 ans, de considérables évolutions ont marqué le monde bancaire. Si en 1924, Halluin ne comptait que deux banques (Scalbert et Crédit du Nord) et trois banques à la fin des années 1970, en 2009, on en compte 7. Une multiplication qui traduit bien le dynamisme du monde économique de la vallée de la Lys.  

 

Le Fondateur de la Banque Scalbert : Le Lillois Auguste Scalbert


Auguste Scalbert, né le 9 octobre 1815 à Lille où il est mort en 1899 est un banquier français, fondateur de la banque Scalbert.


Il crée un bureau d’escompte en 1838, puis fonde en 1870, en association avec ses frères, la première banque nordiste. Elle connut un tel succès que l’on faisait parfois la queue rue de la Collégiale avant de pénétrer dans l’établissement.


Il épousa le 11 septembre 1837 Eugénie Charvel, fille du président du Tribunal de Commerce de Lille, dont il eut 10 enfants.


Parrain du 12ème enfant…


En octobre 1937, le Cardinal Achille Liénart viendra personnellement à Halluin pour baptiser le douzième enfant de Rose Canar et Henri-France Delafosse, prénommé Pierre, en présence du parrain M. Auguste Scalbert fondateur de la banque Scalbert et de la marraine Mme Jean Sion Lemaitre.


La fusion des Banques Scalbert et Dupont.


La banque Scalbert Dupont
, du nom de ses familles fondatrices, implantée dans le Nord de la France, est issue du rapprochement de la Banque Scalbert et de la Banque Dupont, deux banques familiales du Nord. Elle a été nationalisée en 1981 puis privatisée au sein du groupe CIC. Elle avait une succursale à Paris.

 

La banque Scalbert Dupont résulte de ses fondateurs Charles Louis Dupont et Auguste Scalbert.

 

Charles Louis Dupont est né le 26 juin 1795 à Barry, en Belgique, et fonda à Valenciennes puis Douai la banque Louis Dupont et Cie. Maire adjoint de Valenciennes, il y mourut le 15 mai 1872.

 

Le fait de dépendre d’une autre enseigne n’a rien de préjudiciable pour la banque du Nord qui reste fidèle à son enracinement régional qui a fait sa réputation et son succès.

 

En 1998, la privatisation du groupe CIC auquel est rattachée la BSD permet surtout d’être adossée à un grand groupe économique qui apporte de nouveaux moyens de développement. 

 

Créée en 1859 à l’époque de Napoléon III, la banque de Crédit Industriel et Commercial est la plus ancienne banque française de dépôt. Elle a fêté en 2009 son 150ème anniversaire.

 

(Archives et Synthèse D.D., Presse).

 

LIEN :  L'Halluinois Henri-France Delafosse, un homme de "Devoir"


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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 09:29


Les anciens tissages halluinois Defretin, Demeestère et Sion  font place désormais à un important ensemble immobilier. C’est l’histoire de ces trois grandes usines textiles, qui ont marqué la vie industrielle locale durant plusieurs décennies, que vous pouvez découvrir ou vous souvenir grâce aux archives de l’Association Halluinoise « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

Le Tissage Demeestère à Halluin… Historique 1817 – 1980.

 

Il y aura 30 ans en ce début d’année 2010, le tissage Demeestère fermait ses portes définitivement en 1980.

 

Retrouvez l’historique de cette très ancienne industrie halluinoise telle qu’elle est décrite dans l’ouvrage « Halluin, Images d’autrefois » Tome 2, édité par l’association « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

En 1817, M. Pierre Demeestère (qui fut maire d’Halluin de 1830 à 1865) décide de fonder un tissage spécialisé dans la fabrication de toile à matelas en pur fil de lin. Après une période artisanale, de grands ateliers sont construits au n° 56 rue de Lille, derrière la maison de maître.

 

Un grand site qui permet de bâtir plus de 20 nefs qui s’étendent en profondeur jusqu’à la rue verte et le long de l’usine Ovigneur. Une face vitrée distribue abondamment la lumière sur les métiers.

 

Vers 1935 de grandes transformations amènent la démolition de la maison Demeestère au 56, rue de Lille, pour faire place à une entrée principale par une double grand-porte précédant une cour.

 

En 1849, la société participe à une exposition universelle à Paris et y obtient une médaille d’or.  En 1850, une fille de M ; Pierre : Hortense-Sophie, épouse un cousin M. Jules Demeestère. La raison sociale devient dont la Société J. Demeestère – Demeestère. Elle poursuit son développement et obtient deux autres médailles d’or en 1855 et en 1869.

 

La société prend la suite des Ets L. et A. Danset  en 1878 et la croissance se poursuit avec la fabrication de linge de table et de maison, des toiles à draps de toutes largeurs pour grossistes et détaillants en textiles. Elle obtient cette année-là une nouvelle médaille d’or à Paris.

 

La clientèle se diversifie : l’Armée, l’Administration, les Cies de Chemin de Fer françaises et étrangères, les Cies de Navigation, etc… Mais la guerre de 1914-1918 stoppe l’évolution pour plus de 5 ans. Comme dans toutes les autres entreprises, les machines sont détruites, le matériel restant, brisé. Il faut attendre 1921 pour que la reprise soit complète. Les bâtiments sont réaménagés.

 

Peu à peu l’usine occupe plus de 200 personnes à Halluin, dont 60 % sont à la préparation et au  tissage. Près de 100 personnes, en majorité des femmes, sont occupées à la confection : parures de draps et taies avec jours Venise, jour échelle ou point bourdon… De splendides parures sont ainsi réalisées, souvent avec monogrammes brodés, éventuellement en couleur, à la de mande de la clientèle.

 

On y fabrique aussi de l’éponge. Des grands magasins de Paris, tels Le Bon Marché, La Samaritaine sont des clients importants.

 

Le service commercial est très important. Il est situé dans les bureaux au 56, rue de Lille. Vers 1935, de grandes transformations sont apportées aux bâtiments. La 2e guerre mondiale n’a pas interrompu l’activité, elle l’a seulement ralentie pour redémarrer en 1946.

 

Une anecdote étonnante concernant la marque déposée « Petit Cheval » des Ets Demeestère-Demeestère mérite d’être racontée :

 

Un représentant parisien de l’entreprise est propriétaire de la jument Uranie et de son poulain Kairos. En 1928 cette jument enlève son 3e prix d’Amérique. Pour des raisons personnelles, ce représentant demande un prêt aux Ets Demeestère-Demeestère et donne en garantie le poulain Kairos. Al’échéance du prêt, ils deviennent propriétaires du poulain qu’ils vendront en 1939. En souvenir de Kairos, la société dépose la marque « Petit Cheval »

 

Pue à peu les fils synthétiques remplacent les fils de lin et de coton. En 1969, la société compte 530 personnes ans les 4 usines installées dans le Nord, dont une à Wervicq. Un regroupement est signé avec la société Dolfuss-Mieg et Cie.

 

A partir de 1970 une partie du personnel s’installe pour la manutention et l’expédition des produtis finis dans l’atelier Chamarande, espace loué aux anciens Ets Defretin, et plus tard cette activité est transférée à l’usine Demeestère de Wervicq, où une partie du personnel a suivi.

 

La fermeture définitive intervient en 1980. La modernisation de l’outil de travail n’a pas besoin de métiers de 50 ans d’âge et tout part à la casse.

 

En 1980, à 163 ans de sa fondation, le site est cédé à une société H.L.M. pour y édifier l’imposante Résidence Pompidou (rue de Lille)  que nous connaissons aujourd’hui.

 

(Archives, L’association « A la recherche du passé d’Halluin »).

 


LIENS
 : Résultats des Elections Municipales d'Halluin (Nord) de 1789 à nos jours (1/4).

Le Tissage Defretin à Halluin... Historique 1847 - 1969.

Le Tissage Sion à Halluin... Historique 1867 - 1979.

L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (1) Si Halluin d'Autrefois m'était contée... ou la naissance de l'association.

L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (2) "Halluin Images d'autrefois", un deuxième tome pour comprendre la Ville.

L'Association "A la recherche du passé d'Halluin" (3) Mémoire en Images Halluin : Troisième tome.

"La Belle Epoque" de l'Industrie Halluinoise.

La Vie Halluinoise dans les Entreprises Textiles... Témoignages.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:03



Les anciens tissages halluinois Defretin, Demeestère et Sion  font place désormais à un important ensemble immobilier. C’est l’histoire de ces trois grandes usines textiles, qui ont marqué la vie industrielle locale, durant plusieurs décennies, que vous pouvez découvrir ou vous souvenir grâce aux archives de l’Association Halluinoise « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

Le Tissage Sion à Halluin… Historique 1867 – 1979.


Aussi, en cette année 2009, il y a exactement 30 ans, le tissage Sion fermait définitivement ses portes en 1979. Cette usine de tissage, à l’époque située rue Pasteur, était également l’une des plus importantes d’Halluin.

 

Voici l’historique de cette industrie halluinoise racontée dans l’ouvrage « Halluin, Images d’Autrefois » Tomes 1 et 2, édités par l’association « A la recherche du passé d’Halluin ».

 
Communément appelé « Usine Sion » par les halluinois, cet important tissage de draperie a employé, pendant près d’un siècle, 1.500 ouvriers et employés : hommes, femmes et enfants.

 

L’origine de cette entreprise est tourquennoise. En 1867, M. Sion crée une usine de tissage de coton. L’usine d’Halluin a vu le jour en plusieurs étapes. C’est vers 1885 que Paul Sion décide fonder la Société Sion Frères à Halluin.

 

Dirigé par Paul et Jules Sion et encadré par le personnel venant de l’usine de Tourcoing, ce tissage fabrique de la doublure et de la draperie simple. Il s’installe rue de la Procession (actuelle rue Pasteur), les bâtiments longent la route de Neuville et le jardin public.

 

Monsieur Paul Sion est également secondé par ses fils Robert et Gabriel et plus tard par ses petits-fils. Un important personnel  d’encadrement assure la bonne marche du tissage : directeurs, contremaîtres, contredames, chefs d’atelier, la plupart issus de l’entreprise.

 

En effet on entre à l’usine à 13 ans, mais assez souvent à 12 ans. On y commence comme apprenti. Grâce à la compétence et à la formation prodiguées par les anciens, et à quelques cours du soir pour certains, on apprend peu à peu le métier choisi et on accède aux responsabilités d’un atelier : la forge, l’entretien, l’apprêt, la teinturerie, la conception des nouveautés… On y reste habituellement jusqu’à la retraite. Comme dans beaucoup d’entreprises de cette époque, des familles entières s’y succèdent : père, mère, frères et sœurs, cousins…   

 

Un deuxième tissage, ajouté vers 1907, fabrique les mêmes articles, auxquels s’ajoute le tissu en serge. Peu après 1907, un troisième tissage appelé « Maroc » et une retorderie se lancent dans la draperie fantaisie, en plus des productions classiques de l’usine.

 

Vers 1912, l’apprêt des tissus de doublure nécessite beaucoup d’eau. On creuse un  forage de 225 mètres de profondeur, qui assure un débit de 60 m3 à l’heure ! (De plus, ce forage alimente la ville en eau).

 

Plus de 5.000 broches de retorderie, des bobinoirs, des grands ateliers d’ourdissage et de canetage, alimentent 800 métiers à tisser. Epluchage, piqûrage et finition terminent cette fabrication de draperies de grande qualité.


Mais la première guerre mondiale arrête pendant quatre ans toute cette activité. En trois mois d’occupation la plus grande partie des machines est détruite. En 1918, la teinturerie, l’apprêt, le retordage et tout le tissage sont hors d’usage.

 

Grâce aux dommages de guerre et à l’aide du gouvernement, 250 métiers à tisser fonctionnent le 1er septembre 1919. En juin 1920, 800 métiers sont en action. La teinturerie, l’apprêt et le tissage travaillent normalement. Les entrepreneurs et le personnel réembauché ont fourni un effort intensif.

 

En 1935, la production atteint son plus haut niveau avec 1.125 personnes. Les fabrications sont variées : draperies de laine, tissus de robe, de manteau, des doublures. Dans un grand atelier appelé « Le Maroc »,  on tisse uniquement les doublures en rayonne.

 

L’apprêt et la teinture avaient subi le rythme des agrandissements. Un magasin de « vente sur place » est ouvert à la population locale. On y trouve les nouveautés et comme à cette époque, il y a beaucoup de tailleurs et de couturières, on se fait confectionner ses vêtements sur mesure.

 

Entre 1950 et 1960, un atelier de maille appelé « Texma » s’ouvre avec des machines ultra-modernes. Les premiers métiers automatiques sont également remplacés par des métiers plus performants.

 

L’usine Sion, dont le siège social est à Roubaix, emploie, sur la totalité de son effectif, 500 frontaliers et le personnel féminin représente plus de 50 %. La surface couverte  de l’entreprise est de 30 000 m2 !...

 

Peu à peu des changements dans les fabrications et la modernisation réduisent le personnel. Beaucoup de belges quittent l’entreprise. Ceux qui partent en retraite ne sont plus remplacés. En 1960, on compte plus de 50 médaillés qui ont 30, 40 ans et plus, d’années de présence.

 

Les plus anciens reçoivent en cadeau : une montre en or pour les hommes, une horloge sous globe pour les femmes (on peut encore en admirer certaines sur la cheminée des anciennes retraitées de chez Sion). Parmi eux, Henri Delannoy qui travailla plus de 60 ans fut honoré, à ce titre, de la médaille de l’Ordre National du Mérite.

 

 Pendant toute cette période les grands conflits n'ont pas manqué pour que le savoir-faire de chacun soit reconnu à sa juste valeur, et permettre de mieux vivre. Les anciens s'en souviennent comme d'une époque de grande intensité de lutte sociale : 

Le Conflit Sion à Halluin - La Grève de 1928-29, et Monseigneur Achille Liénart ou "L'Evêque Rouge".

En 1967, l'usine Sion fête son centenaire.

Avec la disparition des usines Lorthiois, Defretin, Sion, l'industrie textile halluinoise périclite.

En 1970, c'est la fusion avec la Société Leclercq-Dupire sous l'appellation "Soparlaine". Une partie du matériel est transférée à l'usine de Wattrelos, une autre est vendue comme matériel d'occasion.

En 1972, seul  reste le département "maille" qui est ensuite transféré aux Ets PENICAUD dans l'Aisne. Certains membres du personnel ont suivi, pour d'autres ce fut une période difficile.

C'était la fin d'un long compagnonnage pour une grande partie de la population qui remplissait aux heures de pointe toutes les rues de la ville. Les gens marchaient d'un pas toujours rapide, sachant que la soupe était déjà versée pour ne pas perdre de temps au repas de midi. Matin, midi et soir, on était à l'écoute d'un sifflet dont les multiples appels n'échappaient à personne.

Le sifflet, cette fois, se taisait définitivement. Une grande entreprise halluinoise fermait ses portes en 1979.

(Archives, l'Association "A la recherche du passé d'Halluin").



LIENS
: Une Thèse de Catherine Masson sur le Cardinal Liénart, son grand-oncle...

Les Carnets de Guerre du Cardinal Achille Liénart...

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Historique par l'Halluinois Dominique Vermander en 1978.

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Une Thèse écrite en 1988, par Michel Hastings Chercheur au CNRS, et un livre en 1991.

Ceux qui ont fait "Halluin La Rouge"

La Mairie d'Halluin (Nord), un ancien château.

L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (1) Si Halluin d'Autrefois m'était contée... ou la naissance de l'association.

L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (2) "Halluin Images d'autrefois", un deuxième tome pour comprendre la Ville.

L'Association "A la recherche du passé d'Halluin" (3) Mémoire en Images Halluin : Troisième tome.

Le Tissage Defretin à Halluin... Historique 1847 - 1969.

"La Belle Epoque" de l'Industrie Halluinoise.

La Vie Halluinoise dans les Entreprises Textiles... Témoignages.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 07:59



Les anciens tissages halluinois Defretin, Demeestère et Sion  font place désormais à un important ensemble immobilier. C’est l’histoire de ces trois grandes usines textiles, qui ont marqué la vie industrielle locale durant plusieurs décennies, que vous pouvez découvrir ou vous souvenir grâce aux archives de l’Association Halluinoise « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

Le Tissage Defretin à Halluin… Historique 1847 – 1969.

 

Aussi, En cette année 2009, il y a exactement 40 ans, le tissage Defretin fermait définitivement ses portes en 1969. Cette usine de tissage, à l’époque situé rue Marthe Nollet, était l’un des plus importants d’Halluin. Il employait plus de 1200 personnes. On y fabriquait des tapis, du tissu d’ameublement, du linge de table.

 

Voici l’historique de ce « monument »  industriel halluinois, tel qu’il est décrit dans l’ouvrage « Halluin, Images d’autrefois » Tome 2, édité par l’association « A la recherche du passé d’Halluin ».

 

Ce tissage est crée en 1847 par Edouard Defretin. Son fils Pierre le seconde dans l’entreprise avec ses fils Raymond, Georges et Pierre.

 

Sur son immense terrain, on loin de la gare, qui s’étend jusque la rue du Molinel, des ateliers abritent des métiers de toutes dimensions. On y fabrique du linge de table, du linge de maison, du coutil, du satin corset, des tapis, des carpettes, du tissu d’ameublement, du tissu de velours etc…

 

Pour répondre au besoin en personnel, la main d’œuvre halluinoise est insuffisante. Toute une population ouvrière arrive des régions flamandes de Menin et au-delà. Elle se fixe sur la commune. Elle habite dans des maisons construites par les fabricants où sont installés 1 et même 3 à 4 métiers.

 

Ainsi Pierre Defretin a construit des maisons dans la rue Jacquard, la rue Neuve (rue Arthur Houte), appelées rangées Defretin. Mais il y a également beaucoup d’autres maisons de tisserands qui sont encore aujourd’hui facilement reconnaissables : ruelle Saint-Jean, ruelle Saint-Roch, rue du Forage etc…

 

Cette population, grâce à sa connaissance des métiers du textile, fournira dès la mécanisation la main d’œuvre nécessaire au développement des grandes entreprises.

 

A tous les stades de la préparation et des fabrications, des tisserands aux mécaniciens en passant par les teinturiers, près de 1200 ouvriers, hommes, femmes et enfants travaillent dans cette usine textile. 15 à 20 minutes sont nécessaires deux fois par jour pour canaliser la sortie du personnel.  Une vraie fourmilière dont le mouvement croise celui du personnel des nombreuses autres entreprises qui se créent à cette époque.

 

L’importance et la variété des fabrications ont conduit les responsables à concevoir l’usine en trois départements. Vers 1925, les 3 fils se spécialisent et dirigent un département : Pierre : le linge de table fil et coton, le coutil et le damassé. Raymond : le satin corset, Georges : les carpettes et tapis, l’ameublement.

 

L’entreprise dès la fin du siècle acquiert une grande renommée, grâce aux dirigeants, mais aussi au savoir-faire et à la compétence de ces hommes et de ces femmes ayant peu d’instruction, mais une habilité manuelle remarquable.

 

Elle obtient les plus hautes récompenses aux expositions de Paris, Bruxelles, Londres, Saint-Louis… La qualité de leurs produits leur a apporté une importante clientèle en France, en Europe, au Moyen-Orient.

 

En septembre 1917, pendant la guerre, un violent incendie ravage les bureaux et une partie des ateliers. Pierre Defretin qui est maire depuis 1900, est pris en otage pour son attitude trop patriotique. Il perd la vue suite à ces épreuves et démissionne en 1919.

 

L’entrepreneur en bâtiments Alfred Maret assure la reconstruction de l’usine telle que nous l’avons connue. C’est la maison Bossaert qui installe le chauffage et en assume l’entretien. L’hiver l’eau chaude refroidissait en route et, par temps de gel les ouvriers ne pouvaient travailler dans les ateliers qui se trouvaient à l’extrémité de l’usine.

 

La mécanisation progressive par de nouveaux métiers favorise encore le développement de l’entreprise. Celle-ci fidélise la clientèle des grands magasins de province ou de Paris : le Printemps, la Samaritaine, les Galeries Lafayette.

 

 Après la guerre, les besoins sont immenses. Les Compagnies de Chemins de Fer équipent les wagons-restaurants et les compartiments (appui-tête) avec du linge de qualité. Les Compagnies de Navigation mettent du linge de toilette à leur marque dans toutes les cabines. Hôtels et restaurants sont de très bons clients.

 

On réalise également des tapisseries murales. Un tisserand Cyrille Tierrie, travailla au secret pendant 8 mois au tissage d’une tapisserie représentant le Sacre de Napoléon. Ce fait fut relaté dans la presse en l’honneur de ce tisserand.

 

Le paquebot « NORMANDIE » est équipé en tapis et carpettes provenant de l’usine Defretin et porte ainsi, par ses croisières, la réputation de ce tissage jusqu’en Amérique.

 

Les magasins d’exposition sont très importants. L’emballage des pièces de tissu et des tapis de grande largeur nécessite du matériel roulant. Chaque jour les messageries enlèvent des marchandises et le vendredi des envois groupés sont effectués par wagons entiers qui partent d’Halluin.

 

Les salaires ne sont pas toujours à la hauteur des compétences et du savoir-faire. Il n’y a pas de protection sociale. Ceci crée de nombreux conflits pendant lesquels, pour assurer un salaire, le personnel va se faire embaucher à Tourcoing et même à Roubaix. Beaucoup y restent définitivement. Dès lors, l’effectif passe de 800, puis à 600 personnes et même moins après la deuxième guerre.

 

Une scission a lieu en 1961 entre les fils de Raymond et Georges Defretin d’une part qui se retirent définitivement en 1967,  et Pierre Defretin d’autre part qui poursuit l’activité avec ses fils Pierre et Jean.

 

L’entreprise ferme ses portes en 1969. A la place de ce bastion du textile se sont édifiées les résidences Jacques Brel, Jean Ferrat, Georges Brassens, Léo Ferré, Edith Piaf. 

 

(Archives, l’Association « A la recherche du passé d’Halluin »).

 


LIENS
 
  L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (1) Si Halluin d'Autrefois m'était contée... ou la naissance de l'association.


L'association "A la recherche du passé d'Halluin" (2) "Halluin Images d'autrefois", un deuxième tome pour comprendre la Ville.  


L'Association "A la recherche du passé d'Halluin" (3) Mémoire en Images Halluin : Troisième tome.

Les Grèves de 1903 dans la Vallée de la Lys.

Un Pan d'Histoire Ouvrière Halluinoise...

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Historique par l'Halluinois Dominique Vermander en 1978.

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Une Thèse écrite en 1988, par Michel Hastings Chercheur au CNRS, et un livre en 1991.

"La Belle Epoque" de l'Industrie Halluinoise.

La Vie Halluinoise dans les Entreprises Textiles... Témoignages.

Résultats des Elections Municipales d'Halluin (Nord) de 1789 à nos jours (1/4).

Le Textile et son Evolution Halluinoise... Conférence et Exposition : Octobre 2009.

L'Industrie et l'Abattoir d'Halluin en 1970...

Halluin au temps des "Trente Glorieuses".

Halluin, capitale de la chaise... Historique.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 08:22


« Trajectoires et mémoires de femmes immigrées à Halluin », l'ouvrage sortira d'ici la fin d'année. À l'initiative de ce projet : Planet'Action. Sept femmes, de différentes origines, nées à l'étranger, partagent leur parcours. De là-bas à ici, et tout ce qui se vit entre les deux.

Aïcha allait entrer au CM2 quand elle est arrivée à Halluin. Quand elle fait le voyage depuis Casablanca (au Maroc) avec sa mère et sa fatrie, c'est pour rejoindre son père, venu travailler en France. « Voyager pour la première fois, avec notre mère, qui est illétrée, dans un pays qu'on ne connaît pas, c'est une expérience impressionnante, avec plein d'émotions : la joie, la peur, la tristesse de laisser la famille », raconte aujourd'hui Aïcha, 41 ans et mère de quatre enfants.


« Savoir comment nos parents sont arrivés en France »


De son côté Romualda est arrivée en 1992 depuis le Brésil. Elle avait 39 ans. « J'ai toujours aimé le français ». C'est par amour du pays, qu'elle arrive d'abord à Tourcoing. Comme Aïcha et Romualda, elles sont sept en tout à partager leur parcours dans l'ouvrage qui sortira à la fin de l'année : Trajectoires et mémoires de femmes immigrées à Halluin.

A l'initiative du projet, l'association Planet'Action. « Depuis 2005, l'association conduit un projet intitulé " Identité, mémoire et territoire " », explique Antoine Durafour, coordinateur de l'association et auteur de cet ouvrage sociologique. Déjà en 2007, un film avait été réalisé sur le parcours de quatre hommes d'origine marocaine.


Cette fois, l'immigration est abordée par le vécu des femmes.
« Nous-mêmes, on cherche à savoir comment sont arrivés nos parents en France. Mais souvent, ils sont la pudeur de dire ce qui est arrivé de bon ou de mauvais, ils gardent leur mémoire », précise Mohamed Oulad Noussa, jeune président de Planet'Action (d'origine marocaine, né en France).


L'ouvrage est le fruit des entretiens d'une heure avec ces sept Halluinoises. Elles viennent du Brésil, du Maroc, d'Espagne, de Pologne, d'Algérie. Chacune évoque sa trajectoire. La vie au pays, avec l'image qu'elle se fait de la France. « On nous disait que c'était un paradis », dit Aïcha .Le voyage durant lequel, elles sont submergées d'émotions les plus diverses : entre espoir et déchirement.

L'arrivée se solde parfois par l'épreuve de la désillusion. « Là-bas, j'habitais dans une grande maison, entourée de nature... Mais ici c'est pas pareil, une petite maison, trop d'humidité, moins d'espace... », raconte Fatima, d'origine marocaine. L'intégration de la famille se fait progressivement souvent par le biais de la scolarisation. « Grâce à l'école, on a commencé à sortir un peu du quartier », se souvient Aïcha, qui aujourd'hui ne se voit plus retourner vivre au Maroc.

Ces sept portraits de femmes, d'ici et d'ailleurs. « L'ouvrage pourra servir d'outil pédagogique pour les établissements scolaires », souligne Antoine Durafour. L'association prépare également sur bases de ces témoignages, un bande dessinée qui pourrait sortir en 2010.


(Archives, N.E., 15/12/2009).

LIENS :  Le Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile à Halluin.

Le Foyer Sonacotra d'Halluin souffle ses 30 Bougies !


Regards sur l’immigration


Dans le cadre du travail de mémoire organisé par l'association Planet'Action, une conférence débat était organisée avec le sociologue Bruno Laffort, spécialiste de l'immgration dans la région.


Le sociologue Bruno Laffort, spécialiste de l'immigration dans la région Nord-Pas-de-Calais était l'invité d'une conférence organisée par Planet'Action, une association qui se bat entre autre pour « capitaliser la mémoire », pour reprendre les termes de son président Mohamed Oulad Moussa. L'intervention du sociologue fait écho à la sortie du livre d'Antoine Durafour, coordinateur de l'association, Trajectoires et mémoires de femmes immigrées à Halluin.


« J'ai retrouvé dans ces témoignages de femmes, de nombreux thèmes évoqués par ceux que j'ai rencontrés dans le cadre de mes recherches »
, commente Bruno Laffort.
Et de citer en exemple certaines difficultés rencontrées lors de leur arrivée, comme « la grisaille du Nord  , « l'exiguïté de l'habitat », « la barrière de la langue ». Le sociologue évoque aussi le difficile travail sur soi pour aller à la rencontre des autres et l'importance de ce qu'il appelle les « passeurs de culture », tous ceux, amis, professeurs... qui leur apportent de l'aide dans leur intégration.


Bruno Laffort a aussi insisté sur les différentes périodes de l'immigration, très forte dans la région.Des Belges dans l'industrie textile au début du siècle, aux Polonais dans l'entre-deux-guerres dans les mines, puis celles des Italiens, Espagnols, Algériens ou Marocains jusque dans les années 70, on retrouve cette immigration de travail.


Loin des stéréotypes



« En 1974, c'est la fin de l'immigration de travail,
explique Bruno Laffort. L'immigration vient alors du regroupement familial, des étudiants, des demandeurs d'asile ou des sans papiers ». C'est à partir de cette période-là que l'immigration « se féminise ». Et que l'idée du retour baisse progressivement. « On est vraiment très loin des stéréotypes », insiste-t-il.


La modernité et le développement des nouvelles technologies changent depuis quelques années le rapport à l'immigration et à sa terre d'origine

 

. « Avec internet, le téléphone ou encore les avions à bas coût, cela permet de garder un contact plus fort et de limiter le dépaysement ».

Le sociologue s'est dit prêt à rejoindre un groupe de travail pour réfléchir à un musée régional sur l'immigration. De toutes les immigrations. « Comment faire vivre une mémoire de l'immigration sans la figer ? », s'interroge-t-il.


(Archives, N.E., 22/3/2010).
  

 
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 07:40


La Vallée de la Lys compte pas moins de trois cinémas : Le Familia à Halluin, Gérard Philipe à Roncq, et le Foyer à Bousbecque. Des salles de quartier ou de village qui font de la résistance face aux gros complexes métropolitains.


Pour Françoise, la cinquantaine radieuse, c'est toujours une joie de pousser la porte du Familia d’Halluin. Fidèle à son cinéma de quartier. Lieu de la douce promesse déposée sur sa joue par l'homme de sa vie. « Pour tout vous dire je ne me souviens plus du film... », sourit-elle avec malice. En trente ans d'existence, allez savoir combien de baisers décisifs ont parcouru l'écran du Familia ?

Le 13 mai 1979, jour de l'ouverture du cinéma de la rue Jacquard, c'est Pierre Richard dans « Le Distrait » qui était à l'affiche. Depuis la magie du 7e art continue d'opérer dans cette salle, avec un écran de 10,50 m, qui compte 237 places. Ces dix dernières années, elle a accueilli pas moins de 400.000 spectateurs.


Longtemps associatif, le cinéma d'Halluin est devenu municipal depuis le 1er janvier 2003. Un choix politique. « Comme la bibliothèque ou l'école de musique, le cinéma est un maillon essentiel dans la vie culturelle halluinoise. C'est un lieu qui brasse toutes les populations, toutes les classes sociales, un lieu de proximité », explique Françoise Vérein, l'adjointe à la culture.

 


Une ambition qui a évidemment un coût : 174.500 euros pour l'année 2009 à Halluin.

Comme ailleurs, la recette des entrées ne couvre pas totalement le fonctionnement d'une salle, la location des films, et les taxes culturelles... C'est pourquoi les multiplexes jouent à fond sur les produits dérivés.

Deux personnes, employées par la ville, sont chargées de la gestion du cinéma qui propose entre 5 et 15 séances par semaine et entre 10 et 14 films par mois. Une richesse pour les centaines d'écoliers qui découvrent chaque année le 7e art en lien avec des professionnels.


Côté programmation, Le Familia a toujours eu un petit béguin pour la production française qui dépasse la moyenne des petites exploitations françaises. Le record historique est évidemment Bienvenue chez les Ch'tis, avec 6.187 entrées !


Cette année, c'est le Petit Nicolas qui a conquis le coeur des Halluinois avec pas moins de 1.562 entrées en octobre. Sur l'année 2009, le bilan de la fréquentation s'annonce à la baisse avec 35.114 entrées fin novembre. En 2008, le Familia avait attiré 43.263 spectateurs.


Jérémy Lamaire, responsable du Familia.


La gestion du Familia repose sur Jérémy Lamaire qui est aidé dans sa mission par Dany Prouvost programmateur, un projectionniste et de façon ponctuelle par des étudiants, à la caisse. A 35 ans, Jérémy Lamaire connaît le cinéma d’Halluin comme sa poche. Il est entré au Familia à l’âge de 16 ans comme ouvreur, puis caissier et assistant du directeur tout en faisant ses gammes auprès du projectionniste de l’époque.

 

En 1999, après la rénovation de la salle, Jérémy prend la direction du Familia. Diplômé en communication et médiation culturelle, option études cinématographiques, ce cinéphile confirmé se passionne pour le cinéma de genre.

 

Sa principale référence : Conan le barbare, réalisé par John Milius avec Arnold Schwarzenegger. La meilleure musique de film selon lui, signée Basil Poledouris. Côté réalisateur, sa préférence va à John Carpenter, Clint Eastwood et Akia Kurosawa.

 

Sa définition du cinéma : « Le seul art qui offre la possibilité de vivre les choses avec autant d’intensité ».

 

(Archives, N.E., 13/12/2009).

LIENSIl était une fois le cinéma d'Halluin (Nord) - Historique (1919 - 2008).

Cinély à Halluin, ou 30 ans de cinéma amateur.

Laurent Tirard un cinéaste fier de ses racines.

Au Café de l'Union comme sur un plateau, Silence ! On tourne.

Le Festival de Cannes... En 1992, sur la Croisette, un Halluinois fou de cinéma.

Un cinéphile halluinois sur les écrans du Festival de Cannes 1993.

Impressions et anecdotes du Festival de Cannes 1994.

Daniel Delafosse, l'oeil halluinois du Festival de Cannes 1995.

Staroscopie du Festival de Cannes 1996.

Constellation d'étoiles pour le Festival de Cannes du siècle (1997).

La voix de François Chalais s'est éteinte. Hommage d'un Halluinois.

Quand l'Halluinois Quentin Vanhoutteghem côtoie les stars à Cannes.

Hommage d'un Halluinois au cinéaste italien Dino Risi.

Le Bonjour du "Papet" aux Halluinois, et L'Au Revoir à Yves Montand !

Un Halluinois dans les Coulisses de la Cérémonie des "César", en 1992 - Hommage à Jean Carmet.

L'Oeil Halluinois dans les Coulisses de la Cérémonie des "César", en 1993.

La Nuit des "César" 1996, vécue par un Cinéphile Halluinois.

Hommage d'un Halluinois à Marcello Mastroianni, Jean Marais, Gérard Oury - Biographie.

La disparition de Georges Cravenne Père-fondateur des "César" et du Producteur Claude Berri.


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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 08:15


En 2003, alors que plus de 500 emplois étaient sacrifiés sur le front de Lys, le comité interministériel de l'aménagement du territoire avait pris des engagements pour la reconquête de ce secteur.


Six ans après et une crise économique plus tard, la machine est enfin lancée. Décofrance, Geerlandt, BJT-Bodez, Pacofa, Elcé... Rue de la Lys, les grands noms de l'ère industrielle ont laissé derrière eux un chapelet d'usines fantômes. Elles rappellent à la mémoire collective le combat de centaines de salariés luttant corps et âmes pour sauver leurs emplois.


En 2003, au coeur de l'hémorragie, les élus locaux avaient fait des pieds et des mains pour que le front de Lys figure dans le programme du Comité interministériel de l'aménagement et du développement du territoire (CIADT). La promesse de l'État : 20 millions d'euros dédiés à la requalification économique d
e la métropole lilloise. C'était il y a six ans presque jour pour jour, le 18 décembre 2003.


Une crise économique plus tard, le front de lys n'a toujours pas vu l'ombre d'une pelleteuse. C'était le sens de l'intervention du député Christian Vanneste, à l'Assemblée Nationale ce jeudi, auprès du Ministre de l'aménagement du territoire, Michel Mercier. « J'ai fait cette démarche en parfaite communion d'esprit avec le maire d'Halluin. C'est un secteur remarquablement bien placé pour lequel l'État réaffirme son engagement. Mais on a perdu beaucoup de temps », s'indigne le parlementaire tout en reprochant ce retard à la communauté urbaine.

(Intervention détaillée et réponse sur le site :
christianvanneste.fr)


Le plus grand nombre d'emplois de la métropole



Le maire Jean-Luc Deroo, qui avait eu l'occasion de discuter de ce sujet avec le député il y a quelques semaines, se félicite de cette intervention : « J'apprécie que le député puisse dire, et il est l'un des seuls à le faire, que la Vallée de la Lys concentre le plus grand nombre d'emplois de la métropole lilloise. »



Fin des amabilités politiques ! Pour Jean-Luc Deroo, le Ministre répond malheureusement à côté : « Il parle de l'agglomération de Roubaix-Tourcoing-Wattrelos, de la zone de l'Union et du centre européen des non-tissés. Halluin et la Vallée de la Lys ne sont pas concernés. On voit effectivement qu'il y a beaucoup d'argent, dont pas mal de fonds européens il faut le dire, mais on ne sait pas trop comment il arrivera jusqu'à nous. »


Pour autant, Jean-Luc Deroo ne joue pas les oiseaux de mauvais augure. Pour le maire d'Halluin, la reconquête du Front de Lys est en mouvement. « Michel-Francois Delannoy, premier vice-président de LMCU chargé du développement économique, travaille sur ce dossier avec beaucoup d'ambition depuis sa prise de responsabilités en 2008. Il est vrai que ce dossier n'avait pas connu une impulsion très forte à la fin du mandat. »


D'une superficie de 40 hectares, le front de Lys se partage en trois secteurs : à l'Est de Décofrance à Gratry au centre, la partie comprise entre Cappelle et Demeestère à l'Ouest jusqu'à la plateforme containers.
La communauté urbaine a choisi de se concentrer sur l'espace central, un périmètre d'environ 15 hectares, pour lequel une convention avec l'Établissement public foncier afin de permettre la préemption et l'achat des friches.


C'est déjà le cas pour le site Pacofa. Communauté Urbaine et CCI Grand Lille travaillent de concert pour offrir de nouvelles opportunités économiques à ce périmètre au croisement des infrastructures routières et surtout fluviales. La valorisation des matières premières sur le site Galloo et la plateforme portuaire ouvrent la voie.


Halluin rêve d'un grand pôle d'éco-entreprises. Tout un symbole pour le front de Lys où une poignée d'entreprises, forte d'environ 400 emplois, continue d'oeuvrer vaillamment.


(Archives, N.E., 12/12/2009).

LIENSL'Association Lys sans Frontière... Programme Interrg. 2008-2011.

Lys Nord Métropole, ou l'intercommunalité à 10 communes.

L'Association "Val de Lys Entreprendre" a 25 ans.

La Vie Economique Halluinoise en 20008... Bilan.

"La Belle Epoque" de l'Industrie Halluinoise.

La Déchetterie Halluinoise Estampillée "Nouvelle Génération".

Le Centre de Secours et d'Incendie de la Vallée de la Lys... Chantier en cours.

 
 

Finalisation du Projet de renouvellement urbain du Front de Lys…


Halluin souhaite faire des activités vertes le fer de lance de son développement économique. Dossier emblématique de cette volonté, le Front de Lys devrait être bouclé fin 2010.


L'attractivité. C'était le mot clé de la soirée d'échange de voeux entre la municipalité, les acteurs économiques, et les représentants syndicaux.
« La vallée de la Lys est une vallée industrielle et doit être reconnue en tant que telle » a martelé le maire d'Halluin, Jean-Luc Deroo. Pour cela, la ville compte toujours sur le développement d'activités économiques vertes.


Après avoir laissé à Marc Debusquois, son adjoint à la vie économique, le soin de rappeler l'inauguration de la déchetterie le 1er décembre et la contribution d'Halluin à la création d'une zone industrielle à la Cavale Rouge en Haute Qualité environnementale, le maire a annoncé la finalisation du projet de renouvellement urbain du Front de lys à la fin de l'année 2010. « C'est un projet qui nous tient à coeur depuis 2003. Nous voulons que ce domaine devienne un secteur à la pointe et à la fin de l'année, le projet devrait être finalisé. » a-t-il annoncé.


30 hectares
à aménager


Présent à la cérémonie, le député UMP Christian Vanneste, s'est félicité de cette avancée mais il a pointé le temps perdu au cours du traitement du dossier depuis 2003. « Ce programme d'aménagement a été amorcé il y a plus de six ans, je trouve que c'est beaucoup trop long. Le dossier doit passer par des strates beaucoup trop nombreuses. » Situé entre la Lys et la rue éponyme, le front de Lys, fait partie du programme de renouvellement urbain et de conversion 1000 hectares, porté par Lille Métropole communauté urbaine (LMCU).


Sur ce secteur, ce sont entre 30 et 40 hectares qui sont en jeu. Les discussions sont toujours en cours pour obtenir la maîtrise des sols. La communauté urbaine a choisi de se concentrer sur l'espace central, un périmètre d'environ 15 hectares, pour lequel une convention avec l'Établissement public foncier a été passé afin de permettre l'achat des friches.


Transport fluvial


Le projet en cours découpe le site en trois grands secteurs. Celui situé à l'est, sera plutôt voué à des fonctions urbaines centrales. Le secteur au centre regroupera des activités économiques, de l'habitat et des espaces verts. Enfin le secteur ouest-est destiné à regrouper des activités industrielles autour de grands projets d'équipement, comme le quai de déchargement des déchets ouvert l'année dernière, ou le projet de nouveau pont sur la Lys.


Proche de la rocade qui mène aux autoroutes et situé le long de la Lys, le site jouit du croisement des structures routières et surtout fluviales, indispensables à son rayonnement lorsque le Canal Seine Nord sera construit. Prochain rendez-vous important, le choix du maître d'oeuvre et de l'architecte. « Jeudi, les trois équipes qui restent en lice pour mener ce projet vont visiter le site » a annoncé la Chambre de Commerce et d'Industrie Port de Lille, chargée du dossier.


Au-delà de ce gros projet, le maire d'Halluin espère voir décoller un jour un véritable pôle d'excellence
« afin qu'on reconnaisse qu'il y a dans la vallée de la Lys des entreprises et des entreprises en bonne santé. » Jean-Luc Deroo prévoit de travailler la question au niveau du syndicat intercommunal Lys Nord Métropole dont il prend la direction cette année.


(Archives, VdN, 13/1/2010).

                                 
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:20



La salle du Manège à Halluin se transformera en village de Noël les 12 et 13 Décembre 2009, à l'occasion du marché de Noël. Cette sixième édition s'inscrit une nouvelle fois sous le signe de la solidarité, dans la pure tradition halluinoise.


Une vingtaine d'exposants sont attendus. Et il y aura du spectacle ! Depuis six ans, le marché de Noël est devenu un rendez-vous incontournable pour les Halluinois. À l'origine, il était organisé au profit de la ville jumelée du Cameroun Nkong Zem. Il avait notamment permis de soutenir la coopérative des femmes solidaires et de financer des outils agricoles.


Pour la deuxième année consécutive, il sera organisé en faveur des Restos du Coeur et de L'Entraide alimentaire comme l'explique Jean-Claude Klimanek, adjoint à la vie associative, aux fêtes et cérémonies : « C'était le souhait de nombreux Halluinois d'offrir les bénéfices du marché de Noël aux personnes démunies sur le plan local. Cela ne remet pas en cause la coopération avec le Cameroun, différents projets étant menés par la ville par le biais de l'association Elans. »


L'an dernier, une somme de 3 000 euros a ainsi pu être remise aux Restos du coeur et à l'Entraide alimentaire grâce à la fréquentation du marché de Noël qui a allégrement dépassé le millier de visiteurs. Une adhésion fidèle à l'esprit halluinois selon l'élu : « La ville a beau être en pleine mutation, la notion de générosité est très ancrée à Halluin. Elle tient beaucoup de la richesse du monde associatif. » L'opération "centimes d'euros" sera reconduite pour recueillir les dons.


Une vingtaine d'exposants seront réunis à la salle du Manège durant ces deux jours. Associations et commerçants proposeront de l'artisanat, des cartes de voeux, des produits issus du commerce équitable, ainsi que des produits alimentaires... Des spectacles de danse, des démonstrations de judo, des intermèdes musicaux organisés par les associations locales rythmeront ces deux journées. Les plus gourmands pourront savourer gâteaux et crêpes. Remplir la hotte du Père Noël, ça creuse !



Samedi de 10h à 19h et dimanche de 11h à 17h, salle du Manège, entrée gratuite pour tous.


(Archives, N.E.,  5/12/2009).

LIENS : Les Fêtes de Fin d'Année - Historique Halluinois.

Une Première pour le Père Noël à Halluin.

"Les Restos du Coeur" à Halluin...

L'Entraide Alimentaire Halluinoise...

"La Salle du Manège" d'Halluin... Historique.


La solidarité à l’honneur


Le marché de Noël solidaire a rassemblé les 12 et 13 Décembre 2009 environ 2 000 personnes, à la salle du Manège. Les bénéfices iront aux Restos du Coeur et à l'Entraide alimentaire, l'année dernière ce sont 3 000 euros qui avaient été collectés.


Les associations présentes sur le marché ont le sourire, les clients sont là. « Les prix sont raisonnables alors tous les stands vendent, malgré la crise », explique Jean-Claude Klimanek, adjoint à la vie associative, aux fêtes et cérémonies.


Rien que samedi, le stand de l'association SIMIA-Enfants d'Ukraine, qui permet à des enfants de la région de Tchernobyl de passer l'été en France a récolté 340 euros, en vendant des produits artisanaux ukrainiens.


« Le but est d'aider le plus de monde possible »

Ces petits cadeaux permettent aussi d'aider les plus démunis de la commune. La vingtaine de participants reverse en effet une partie de ses bénéfices au profit des Restos du Coeur et de l'Entraide alimentaire. L'an dernier, 3 000 euros avaient ainsi été récoltés.

Pour Régis Ferret, le responsable des Restos à Halluin, cette aide est un appoint important. « Le versement de l'argent est étalé sur toute la durée de la campagne (jusqu'à fin mars,), au fur et à mesure de nos besoins ».

Michel Coquet, de l'Entraide alimentaire, met lui en avant l'absence totale de concurrence entre les deux organisations. « Nous ne touchons pas le même public. Le but est d'aider le plus de monde possible ».

Dans les allées aussi, la camaraderie est de rigueur. Les visiteurs se promènent, s'arrêtent, regardent. Ils refont un tour. Et souvent finissent par craquer ! Et pas question de tenter de se voler des clients, tout le monde est ici dans le même but : la solidarité. L'ambiance est donc bon enfant.


« C'est le top »,
affirme-t-on au stand du collectif Rouge Porte. D'année en année, le succès de cet événement halluinois est au rendez-vous. D'ailleurs tous les exposants ont déjà pris date pour 2010


(Archives, N.E., 14/12/2009).

 

Le Marché de Noël en 2010…

Cette année, le marché de Noël renoue avec ses origines en retournant salle Faidherbe, la salle du Manège étant prise par le spectacle de la compagnie Marius Staquet. Un changement qui pose quelques problèmes logistiques, mais qui ne compromet en rien la réussite de l'opération.

Chaque année, les bénéfices du marché de Noël sont destinés à une cause humanitaire. Les quatre premières éditions se sont tenues au bénéfice de N'Kong Zem, la ville camerounaise jumelée avec Halluin. Depuis, ce sont les Restos du coeur et l'Entraide Alimentaire halluinoise qui sont bénéficiaires de l'opération.

Le principe est simple : des associations et quelques commerçants halluinois vendent différents objets décoratifs, produits alimentaires, produits issus du commerce équitable. Les commerçants paient un droit d'entrée, les associations reversent une partie de leur recette. Les associations à but humanitaire peuvent garder l'intégralité des sommes engrangées. Plusieurs animations viennent ponctuer ces deux jours.

 

Cette année verra la participation de 29 associations, 24 des 26 présentes l'an passé et 5 nouvelles venues : les Amis du Cabaret, l'association du quartier Charles Windels et de la douane, l'association protestante évangélique, le « Bol d'air » de l'UTPAS, l'association des seniors halluinois.

 

Avec en plus 6 commerçants. « Nous en acceptons quelques-unes afin d'élargir l'offre pour rendre le marché réellement attractif, mais nous voulons préserver l'aspect solidaire », assure Jean-Claude Klimanek, adjoint aux fêtes et manifestations.

 

Une formule qui marche puisque l'an passé le marché a accueilli environ 3000 visiteurs en deux jours. Sur les 3 300 E récoltés, 330 E ont été dévolus en secours d'urgence pour Haïti, le reste reversé aux Restos du coeur et à l'Entraide alimentaire. Un pécule qui a permis de pallier le manque de certaines denrées alimentaires. Du côté des Restos du coeur, on envisage cette année un colis de Noël, ainsi qu'un colis de produits d'hygiène à la fin de la campagne.

 

(Archives, N.E., 7/12/2010).  

 

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Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous, une excellente plongée dans le passé halluinois.

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Réponse à certaines interrogations…

 

Permettez-moi de préciser que ce blog est la réalisation d’un travail d’archives personnelles ou provenant d’articles publiés dans la presse (La Voix du Nord, Nord Eclair, La Vie Chez Nous etc...), revues et livres divers.

 

Créé à mon initiative, il était normal que ce blog contienne principalement les archives familiales, mais de suite, ne voulant pas me cantonner à cela, j’ai décidé de l’ouvrir à tous les thèmes qui étaient rattachés au passé halluinois et à son histoire.

 

Au fur et à mesure de son installation, j’ai intégré également des informations présentes, liées à la vie halluinoise en priorité ou d'ordre général, susceptibles d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs ; en essayant d’être au plus près des évènements et en effectuant, si nécessaire, des mises à jour sur des documents déjà publiés.

 

En ce qui concerne l’Histoire d’Halluin, chacun comprendra que la parution d'un article n'est faisable uniquement pour des documents en ma possession… Mon seul but est d’informer le mieux possible en abordant tous les sujets sans aucune restriction !

 

Ce blog n’ayant aucun caractère officiel, j’invite simplement les personnes qui possèdent des documents sur l’histoire locale, d’ouvrir leur propre blog ou site… Et je serais ravi bien entendu de le consulter.

 

 Aussi, le mien est rédigé dans la mesure de mes possibilités de temps mais aussi d’envie…, et l’espoir, pour ma part, que ce véritable travail reste uniquement le plaisir de faire partager une passion !

 

Merci à vous.  (2008)   

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"A la recherche du Passé d'Halluin
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Paroisse Notre-Dame de la Lys Halluin : nordnet.fr/ndlys
Les Amis de l"Orgue Halluin : orgue-halluin.123.fr

Propriété "Le Manoir aux loups" Mont d'Halluin : parcmanoirauxloups.com
Le Syndicat d'Initiative d'Halluin : .tourisme-halluin.fr

Ecole de Musique Halluin : ville-halluin.fr/culture.
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M.J.C.  M.P.T. Halluin : mjchalluin.free.fr
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