Vous pouvez retrouver sur ce
blog,
90 volets concernant les
évènements
de la Guerre 1914 - 1918
et Halluin.
38 volets concernant les évènements
de la Guerre 1939 - 1945
et Halluin,
ainsi que 27 volets consacrés à
La Libération d'Halluin en Septembre 1944.
http://unc.halluin.free.fr
4 volets concernant les évènements
de la Guerre
d'Algérie
(1954 - 1962)
et Halluin
3 volets concernant les
évènements
de la Guerre d'Indochine
(1946 -1954)
et Halluin
1 volet sur Les Colonies et Halluin
2 volets concernant les évènements
de la Guerre 1870 - 1871
et Halluin
2 volets concernant les évènements
des Guerres de Crimée (1854 -1856)
d'Italie (1859)
et Halluin
160 ans et pourtant le Centre de Secours d’Halluin n’a jamais paru aussi
en forme, à l’image du Lieutenant Polnecq, le successeur de l’ancien Commandant Gevaert.
Il faut dire qu’en un siècle et demi, les techniques d’intervention des pompiers ont largement changé, au rythme de l’évolution de la nature des dangers que ces hommes affrontent.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cette vocation se professionnalise de plus en plus. Etre pompier devient un métier à plein temps. A cela, plusieurs raisons.
Tout d’abord, l’évolution des dangers et des techniques d’intervention demande une formation plus pointue. Ensuite, le volontariat se fait rare. L’absence de compensation, le manque de disponibilité, les contraintes économiques ou encore l’exode rural, empêchent les vocations éventuelles de s’exprimer.
C’est donc tout à l’honneur d’Halluin de s’affirmer aujourd’hui comme un des deux derniers centres de sapeurs pompiers volontaires de la Communauté Urbaine, au pris de gros sacrifices et d’une disponibilité de tous les instants pour les 52 bénévoles qui composent la 12ème Compagnie.
Le Centre de Secours d’Halluin a donc 163 ans pour être très précis. C’est une décision du gouvernement qui le crée en 1845.
Auparavant, les seaux en cuir mis à disposition dans les quartiers de la ville n’avaient pas empêché un terrible incendie de ravager trois fermes et quatorze maisons en 1814.
En 1845, le centre fonctionne avec 40 pompiers.
En 1884, cet effectif est porté à 101. En même temps, le centre est divisé en deux sites : le centre ville et le Colbras.
A partir de 1900, les pompiers se modernisent au fur et à mesure des évolutions techniques.
En 1929, ils s’équipent d’une camionnette et d’une auto-pompe.
En 1934, une remorque vient compléter l’attelage.
Puis en 1948, le centre se dote d’un des premiers fourgons d’incendie normalisés (F.I.N.).
Enfin 1956 marque l’arrivée du fourgon pompe d’une capacité de 2500 litres.
La création de la Communauté Urbaine de Lille en 1968 va changer la vie du centre.
L’organisation du travail des pompiers devient une compétence communautaire. C’est ainsi que le Centre de Secours d’Halluin devient la 12ème Compagnie de Sapeurs Pompiers de la
Communauté Urbaine.
En 1974, le Commandant Gevaert, alors Capitaine prend le commandement de la compagnie.
En 1996, durant les festivités du 150ème anniversaire, l’halluinois André Gevaert a été nommé Commandant honoraire. Une récompense très méritée au moment du départ en retraite, après 46 années de double vie au service du Centre de Secours d’Halluin.
Mais allons à la rencontre d’André Gevaert :
A 16 ans, le sapeur pompier Gevaert devenait le plus jeune d’Halluin, En 1996, au départ à la retraite, il était le plus ancien dans le plus haut grade, au niveau communautaire.
Au départ, André Gevaert s’est engagé par amitié. Tout d’abord pour le commandant de l’époque, puis pour trois collègues, pompiers volontaires, de l’usine Sion où il travaille. Très vite, la passion pour ce bénévolat le gagne. Depuis les interventions et les souvenirs se sont succédés.
A quelques questions posées par un journaliste, en 1996, André Gevaert raconte :
« Les conditions de travail des
pompiers à mes débuts n’étaient pas aussi évoluées qu’aujourd’hui. Quand je suis rentré chez les pompiers, j’ai perçu un matériel rudimentaire. Nous n’avions même pas de cuir ni de bottes !
On apprenait sur le tas, au fil des interventions.
A l’époque, nous étions encore appelés par sonnerie à notre domicile. Il y avait tout un réseau de fils électriques qui couraient à travers la ville, accrochés aux poteaux EDF. Tout cela état
artisanal et dangereux, il y avait quelquefois des courts-circuits chez moi quand la sonnerie se mettait en route ! Ensuite, il y a eu la sirène, puis aujourd’hui le
bip ».
« Aujourd’hui pour devenir pompier
volontaire c’est beaucoup plus difficile qu’auparavant. Cela est du à l’évolution des équipements du matériel, des techniques d’intervention et des risques
encourus.
Tout cela demande une formation pointue. S’il passe les premiers tests d’aptitude et les entretiens, le volontaire devient stagiaire pendant un an. Durant cette année, il doit passer des examens
notamment sur les techniques de réanimation. De plus, tout au long de sa carrière, le pompier continue sa formation théorique et technique par des stages. Il faut vraiment être
« mordu » pour tenir le coup ».
« Pour moi, il y a toujours une place
pour les pompiers volontaires. Surtout dans les zones rurales où il n’y a pas assez d’interventions pour que la présence de professionnels se justifie.
Concernant Halluin, la relève semble assurée. Personnellement, j’ai toujours tout fait pour que l’équipe soit performante. La compagnie a une bonne réputation, mais cela demande beaucoup de
travail et une disponibilité de tous les instants, ce qui n’est pas facile pour des volontaires qui doivent aussi faire face à leur travail civil, surtout de nos
jours ».
En 2007, pour être sapeur-pompier
volontaire, les conditions sont les suivantes :
Etre âgé(e) de 16 à 45 ans. Avoir un casier judiciaire vierge. Remplir les conditions d’aptitude physique et médicale. Posséder l’Attestation de Formation aux Premiers Secours (A.F.P.S.). Jouir
de ses droits civiques. Habiter dans une commune siège d’un centre d’incendie et de secours ou tout au moins pouvoir s’y rendre rapidement. Etre disponible.
Pour tous renseignements Centre de secours d’Halluin 03.20.82.18.18 Lieutenant Polnecq.
Aussi, l’école d’Halluin compte 20 jeunes
sapeurs-pompiers et 9 formateurs bénévoles.
Pour tous renseignements, s’adresser au Capitaine Sylvie Gevaert, présidente (qui n’est autre que la fille de l’ancien Commandant André Gevaert), 8, place de l’Abbé
Bonpain Halluin 03.20.23.87.42.
En effet comment faire quand on a moins de 16 ans et que l’on sait déjà que l’on veut s’engager comme sapeur-pompier volontaire ?
La réponse a été trouvée en septembre 2002, quand a été créée (officiellement le 15) la section des jeunes sapeurs pompiers d’Halluin qui propose de former les jeunes pendant deux ou trois ans, le temps nécessaire pour acquérir les qualités indispensables pour être un soldat du feu.
Parallèlement, les formateurs pensaient déjà à la fin de la formation : « L’idée de marquer la fin de la première promotion est née tout de suite puisqu’il est de tradition chez les pompiers de faire une clôture de promotion », se souvient le Commandant Bruno Moulart. Une seule condition s’imposait aussitôt : que tous les enfants partent.
C’est alors que les formateurs évoquent aussitôt l’idée avec les parents d’un voyage à New-York. Tous adhèrent au projet et gardent le secret
pendant plus d’un an.
Une cotisation est lancée et l’association des parents des jeunes sapeurs pompiers d’Halluin naît.
Ventes de petits-pains, soirées familiales, vente de chocolat…, chacun s’organise pour récolter des fonds. La ville, le Conseil général du Nord et le député Christian Vanneste aident également au
voyage.
Et en avril 2004, les jeunes sapeurs pompiers d’Halluin se rendent à New-York : visite des casernes, hommage au mémorial dédié aux 343 pompiers new-yorkais morts dans les évènements du 11 septembre 2001.
Tous sont fiers de connaître enfin les célèbres pompiers new-yorkais.
Pour autant les élèves n’oublient pas le but de leur formation : obtenir le brevet ors des épreuves se déroulant en juin. Là encore la cohésion du groupe a été gagnante puisque 100 % des jeunes réussissent l’examen.
« Ils en ont tellement bavé, raconte le Lieutenant Sylvie Gevaert (promue Capitaine depuis) encore émue du succès de ses élèves, nous sommes très fiers d’eux. On leur a donné les outils, à eux de les utiliser à bon maintenant ». Seuls quelques élèves étaient encore trop jeunes pour entrer dans une caserne comme pompiers volontaires. Les formateurs les accompagneront encore pendant ces quelques mois.
La première promotion de l’école porte le nom de « Pascal Vandoorne » un ancien soldat du feu halluinois décédé : « La cohésion du groupe a été au-delà des enfants, des formateurs et des parents, conclut Sylvie Gevaert. Et les parents ont tenu leurs engagements autant que les enfants ». Les formateurs sont unanimes : Nous avons dépensé beaucoup d’énergie mais ils nous l’ont rendu au centuple ».
Le 12 septembre 2004, 22 nouveaux élèves constituaient la nouvelle promotion qui devait, cette fois, prendre le nom de l’ancien pompier halluinois et porte-drapeau décédé, Michel Boone.
L’Histoire du 18
Ce numéro vous devez l’avoir toujours à l’esprit. Grâce à lui, des milliers de vies sont sauvées chaque année.
Si sa création remonte aux années d’après-guerre (la seconde), son efficacité s’est accrue avec le temps.
En 1945, les postes incendie ou les mairies n’assuraient pas de permanences et c’est la gendarmerie qui recevait les appels d’urgence.
Il faudra attendre 1976 pour réformer ce système qui n’est plus adapté. En effet, à cette époque, les sapeurs pompiers professionnels sont de
plus en plus nombreux et les centres de secours se multiplient.
En outre, c’est la police nationale qui détient la compétence sécuritaire pour les grosses communes. Il n’y a donc plus de raisons pour que les gendarmes continuent à recevoir le 18, alors qu’ils
ne disposent pas des moyens adaptés pour répondre aux urgences.
Pire, dans les petites communes, n’ayant pas de brigade de gendarmerie, le numéro18 peut- être relié à un particulier, un commerce ou même… un couvent !
L’informatisation des services des pompiers va peu à peu régler le problème. En 1986, le Nord dispose déjà de quatre cents informatisés pour traiter les alertes.
En 1988, un décret officialise ces centres et les dote du numéro unique 18.
Désormais, tous les appels sont centralisés et traités en urgence directement par les sapeurs pompiers qui analysent les moyens à mettre en œuvre et alertent les postes de secours les plus adaptés et les plus proches.
Le seul but de tous ces dispositifs étant d’assurer la plus grande sécurité pour les personnes et les biens.
En 2009, un nouveau centre d’incendie et de secours intercommunal verra le jour. Cette caserne unique remplacera celles de Comines, Halluin,
Roncq, Linselles et Bousbecque.
Ce CIS accueillera 54 professionnels et 80 volontaires. 12 630 c’est la surface en m2 de la parcelle sur laquelle sera construite le Centre, qui occupera une surface au sol de 4 670 m2, quant à l’estimation elle se monte à 9 millions d’euros.
(Archives et synthèse Daniel Delafosse).
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