Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Un livre ne suffirait pas pour développer toutes les animations et réalisations du Syndicat d’Initiative d’Halluin. C’est donc un condensé de ses activités qui est proposé à votre lecture et à votre souvenir, grâce au précieux concours de Mme Christiane Festou archiviste du S.I. et raconté par Daniel Delafosse amateur d’histoire locale.
Dans le secteur de la vallée de la Lys, le plus ancien Syndicat d’Initiative est celui d’Halluin, dont la création remonte officiellement le 12 juin 1929, sous la présidence de M. Maurice Toulemonde, mais il n’a repris de réelles activités qu’ en 1967 avec de nouveaux statuts.
A cette date, c’est au café « Aux Amis d’Halluin », 142, rue de Lille, devenu le siège du S.I., que les membres se retrouvaient pour promouvoir des actions en faveur de la ville.
C’est en 1982, que le syndicat disposera de son propre local, au 58, rue de Lille, devenu propriété communale.
Association régie par la loi de 1901, le Syndicat d’Initiative s’est développé de nouveau sous la présidence de M. Jules Menet de 1966 à 1968, et celle de M. Raymond Vanhalst depuis mai 1968 à aujourd’hui, soit quarante années au service de cette véritable institution halluinoise !
C’est l’occasion de revenir sur le parcours personnel de M. Raymond Vanhalst, qui souhaite prochainement passer le flambeau.
Né le 9 mai 1930 à Halluin, après le Certificat d’Etudes et un Brevet de comptabilité et sténo, notre halluinois a commencé sa carrière professionnelle comme employé dans une filature, puis dans une entreprise de tissage, avant de créer la société familiale de tissage « Vanhalst-Deroo » qui était située rue Jean Jaurès.
Son épouse lui donna trois enfants, par la suite sept petits-enfants et deux arrière petits-enfants sont venus agrandir la famille. Raymond Vanhalst fut aussi conseiller municipal de 1989 à 1995.
Amateur de sport, il pratiqua le football, même ses amis lui disaient qu’il avait l’étoffe pour être professionnel… Mais aussi du tennis de table, un peu de volley, d’athlétisme et de basket. Malheureusement, il dut arrêter toute activité sportive à cause d’une maladie articulaire attrapée à l’armée.
Sa musique préférée est le jazz… surtout le jazz ! Glenn Miller, Gershwin… et parfois la musique classique. Quant aux personnages de l’histoire qu’il admire, il cite, depuis son jeune temps, le général de Gaulle, l’abbé Pierre mais aussi M. Gorbatchev, « parce que c’est à lui qu’on doit la suppression du mur de Berlin ».
En dehors de la présidence du S.I., Raymond Vanhalst est membre de la commission du Secours catholique halluinois et de l’Amicale des Retraités, Indépendants et Cadres de Tourcoing. Depuis qu’il est retraité, il apprécie davantage encore les voyages à l’étranger.
Le vœu qu’il formule pour l’avenir, c’est qu’il y ait moins de haine dans le monde…que l’on puisse trouver des solutions durables au problème de la faim, et pour chez nous, surtout que le chômage disparaisse.
En janvier 2004, le président du S.I. a été mis à l’honneur par la Municipalité, pour la première édition des Mérites associatifs, qui récompensent l’engagement fort et durable de figures halluinoises.
Mais revenons plus en détails sur l’historique de ses quarante années de présidence. Si on remarquait Raymond Vanhalst à chaque manifestation du S.I, c’est toute l’année qu’il agissait et avec quelle efficacité ! Son souci fut toujours d’animer la ville, apporter joie, détente et enrichissement aux habitants.
Durant les trente glorieuses du syndicat d’initiative halluinois (de 1967 à 1997, celui-ci connut un succès qui ne se démentit jamais), Raymond Vanhalst a entraîné avec lui, une équipe toujours plus nombreuse et plus solide, au sein de laquelle régna une formidable ambiance de camaraderie. Au fil des ans, cette équipe a compté parmi ses membres :
André Bagein, François Bisbrouck, Jacques Brablé, François Bubrowski, Pierre Cassat, Bernard Cornelis, Oscar Crombez, Raymond Debel, Jean Devernay, Jean-Louis Fendelert,José Ghediri, Arthur Gheysen, Henri Joncquiert, Jean-Pierre Leconte, Michel Lescroart, Jacques Masil, Pierre Parmentier, Pierre Parrain, Jean-Pierre Quivron, Michel Régnier, Ghislaine Vanwalleghem, Didier Watry, René Winckels.
Mais aussi, Daniel Glabeke, Maurice Vandewoestyne, Jacques et Evelyne Claerbout, Christian Bedele, Cathy Bonnel, Bernard Debay, Jacques Declercq, Marcel et Patrick Desmazières, Marcel Dutoit, Christiane Festou, Jean-Claude Leduc, Jacques Mestdag, Philippe Raimont, Jacques Vanuxem, Michel Vallaeys, Roger Vandenbussche, Françis Vanhauwaert, Eugène Vansyngel, Daniel Verstraete, Jean-Pierre Vuylstecke, Alexandre Boulesnane, Serge Denève. (Avec nos excuses pour les éventuels oubliés).
C’est sous la Municipalité dirigée par M. Charles Vanoverschelde et à son adjoint à la culture et à l’animation M. Jacques Depuydt, qu’a été prise l’heureuse initiative de remettre sur rail le syndicat.
Le but du S.I. en 1966, était de rendre à Halluin le rayonnement qu’il mérite et d’organiser une grande fête annuelle.
L’objectif a été atteint puisque comme Armentières, la fête des Nieulles, Comines la fête des Louches, Wervicq la fête du Tabac, Halluin a, depuis septembre 1967, son festival.
Le Festival c’est un grand cortège folklorique, historique… avec de nombreuses réjouissances. A partir de 1969, il se déroule sur un ou plusieurs week-end, à la fin du mois de mai et au mois de juin (sauf en 1981 et 2007, à cause d’élections).
Voici un rappel des temps forts : Les cortèges folkloriques, en 1968, 73, 86, et 90, des groupes venus des quatre coins du pays et même d’un département d’outre-mer (la Guadeloupe) ont rejoint des sociétés locales. Ensemble, ils ont défilé et dansé dans les rues de la ville.
Les cortèges historiques, le 18 mai 1969 : « La ville halluinoise de 1900 à nos jours », groupes, chars, sociétés musicales évoquent la vie au bon vieux temps pour les civils et les militaires.
Le 20 juin 1976 : « Halluin au temps passé », conseillé par M. Roland Verkindère, des associations et groupes halluinois préparent 22 tableaux qui retracent l’histoire de la ville depuis l’époque gallo-romaine.
Le 18 juin 1978 : « La vie de Pier et Marie », l’histoire se met en marche vivante et colorée. 50 années défilent de l’école communale à l’école de la vie, de la der des der à 1936, des grèves à l’art d’être grand-père.
Il y eut également les défilés militaires : Les parades et aubades attirent les foules. Il faut dire que ce sont des formations militaires de renommée internationale qui évoluent en ville :
Le 43e R.I. (1970, la Bagad de Lann Bihoué (1970, la Garde Républicaine de Paris (1971 et 1972), les Gardiens de la Paix (1972), l’Armée de l’Air (1977).
Des musiques militaires d’Angleterre, d’Ecosse, de Belgique, de Hollande… et la musique Américaine de la 6e Flotte (1977).
Puis viennent les défilés à thème : En 1979 pour le 10ème anniversaire du jumelage Halluin/Oer Erkenschwick, un défilé par les enfants : l’Europe.
En 1980, une vingtaine de chars rutilants préparés par des associations et groupes halluinois présentent : « Opéra-Opérettes ». En 1982, pour retrouver les personnages fabuleux « Des Dessins Animés et Bandes Dessinées », des milliers d’Halluinois se pressent sur le parcours.
Aussi, en 1967-68-69, il n’y a pas de cortèges ou de défilés divers sans les réjouissances : Le départ endiablé du festival est donné par un concours d’orchestres de jeunes, la manifestation est joyeuse, remuante, à certains moments explosive.
Les affiches qui invitent les amateurs de variétés à se rendre sous le chapiteau ou au Manège portent des noms célèbres : Nicoletta, Rika Zaraï, Colette Deréal, grandes vedettes de la chanson, Georges Chelon en tête des hit-parades. Richard Anthony idole internationale.
L’enfant chéri du public en 1971 : Thierry Le Luron. André Verschuren et son grand orchestre de music-hall, la trépidante fantaisiste Annie Cordy, Carlos « le gros sympa », un jeune auteur compositeur Yves Duteil, Laurent Voulzy en baskets et en douceur, le « show Maurice de Thou, Marcel Amont le charme et la poésie.
Dans son souci de plaire à tous les publics, le S.I. programme des concerts prestigieux de genres différents :
Le 20 juin 1971, le répertoire interprété avec brio par l’harmonie de la Garde Républicaine, ne comprenait que les meilleures pages des grands compositeurs. Ovations du public halluinois, conquis.
Le 18 juin 1972, c’est la Batterie Fanfare de la Garde Républicaine qui présente un programme varié d’une haute tenue musicale.
Le 1er juin 1973, le concert donné par la Musique de la Légion a enthousiasmé le public.
Le 17 juin 1977, il ne restait plus un centimètre de libre au Manège : la Musique Américaine de la 6e Flotte donnait son unique concert. Dans une ambiance extraordinaire, les marins abandonnant leur casquette formèrent un extraordinaire orchestre de jazz.
Le 2 juin 1984, Claude Luter, le musicien de Jazz français, le plus populaire et sa formation font partager leur ferveur enthousiaste pour la musique « New-Orléans ».
Le 19 juin 1988 : concert attendu de tous les amoureux du jazz des années 40, celui du « Glenn Miller Revival Orchestra », en tournée en Europe.
(Suite 2/3).
LIENS : Le Syndicat d'Initiative "Les Amis d'Halluin" fut créé en 1929.
Les 40 années au Syndicat d'Initiative de Raymond Vanhalst (2/3).
Les 40 années au Syndicat d'Initiative de Raymond Vanhalst (3/3).
Les 24 H. du Mont d'Halluin : Historique, Résultats 2008 et Fin !!!
Le Syndicat d'Initiative d'Halluin 2009 : Vers de Nouveaux Horizons...