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  • : Histoire de la ville d'Halluin (Nord). Regard sur le passé et le présent.
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et Halluin

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(1946 -1954)

et Halluin

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de la Guerre 1870 - 1871

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Les Maires d’Halluin… en chiffres depuis la Révolution.

 

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(1957 à 1992) brandodean.over-blog.org/article-5718593.html

 

(1992 à 2007) brandodean.over-blog.org/article-5718818.html 

 

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 13:04


Maréchal Philippe Petain


Chef de l'état Français (regime de Vichy)

Né en 1856 Gouverne de 1940 à 1944 Mort en 1951

 

 


Henri Philippe Pétain est né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour dans le Pas-de-Calais, il est fils de paysan.

1867 Philippe Pétain fait ses études au collège Saint-Bertin à Saint-Omer.
1875 Philippe Pétain entre au collège des Dominicains d'Arcueil dans la classe préparatoire à Saint Cyr.
1876 Philippe Pétain est admis à Saint Cyr.
1878 Philippe Pétain est affecté au 24e bataillon de chasseurs à pied de Villefranche-sur-Mer.
1883 il est affecté à Besançon au 3eme BCP.
1888 Il est admis à l'Ecole supérieure de guerre.
1888 Il est promu Capitaine.
1895 il est affecté à l'état-major de Paris.
1900 Il est Promu chef de bataillon.
1900 Il est nommé instructeur à l'Ecole normale de tir à Châlons-sur-Marne.
1901 Il est nommé professeur-adjoint à l'Ecole supérieure de guerre.
1907 Il est nommé lieutenant-colonel.
1910 Il est promu colonel.
1910 Il enseigne la tactique générale à l'Ecole de cavalerie de Saumur.
1912 Il est nommé commandant du 33e R.I. à Arras ou le sous-lieutenant Charles De Gaulle servira sous ses ordres.
1914 Il prend le commandement de la 4e brigade à Saint-Omer.
3 aout 1914 Début de la première guerre mondiale.
1914 il se distingue en Belgique avec la 4eme brigade, il accumule les actions d'éclat tout en se montrant soucieux d'épargner la vie de ses hommes dont il gagne le coeur.
1914 Il est promu général de brigade.
1914 ll est nommé commandant de la 6e division, il participe à la bataille de la Marne.
1914 Il est nommé général de division et prend la tète du 33eme corps.
février 1916 Il commande les troupes françaises à Verdun, et les mènent à la victoire, Pétain restera toujours le vainqueur de verdun, ce sera ce fait qui sera mis en avant en 1940 lors de sa prise de pouvoir, et qui sera malheureusement utilisé pour la propagande du régime.
1916 Suite au désastre de l'offensive du chemin des dames, le général Pétain est nommé commandant en chef, à la place du général Nivelle, il réprime la révolte des poilus fatigués des tranchées, en faisant fusiller quelques mutinés dans chaque division pour l'exemple.
11 novembre 1918 L'armistice est signé, le prestige du général pétain est immense, il est le vainqueur de 1918.
19 novembre 1918
Il nommé Maréchal de France.
1919 Le maréchal Pétain est élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques.
1920 Il épouse civilement Eugénie Hardon, divorcée d'un peintre peu connu et devenue, semble-t-il, sa maîtresse pendant la guerre, il n'aura pas de descendance. Il est à noter qu'il l'avait demandée en mariage en 1901, mais que la famille avait incité la jeune femme à décliner l'offre en raison de la différence d'âge (20 ans).
20 juin 1929 Il est élu à l'unanimité membre de l'Académie française, au 18e fauteuil, où il succède au Maréchal Foch.
9 février 1934 Il est nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement Doumergue.
2 mars 1939 Le Maréchal Pétain est nommé ambassadeur de France en Espagne. Le 20 mars 1939, il présente ses lettres de créance au dictateur général Franco, chef de l'État espagnol, résidant alors à Burgos.
17 mai 1940 Le Maréchal Pétain entre, comme vice-président du Conseil, dans le gouvernement Paul Reynaud.
14 juin 1940
Paris est occupé par l'armée allemande. Le gouvernement, le Président de la République et les Assemblées se réfugie à Bordeaux.
16 juin 1940 Paul Reynaud présente la démission du gouvernement et suggère, suivi en cela par les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, de confier la présidence du Conseil au Maréchal Pétain, choix aussitôt approuvé par le Président de la République Albert Lebrun.
17 juin 1940 Le Maréchal Pétain annonce son intention de demander l'armistice.
18 juin 1940 Sur les ondes de la BBC, à 20 heures environ, de Gaulle lance un appel à la Résistance en direction des Français.
22 juin 1940 l'armistice est signé à Rethondes, il approuvé par le Conseil des ministres et le Président de la République.
22 juin 1940
Le général de Gaulle renouvelle son appel à la résitance et au rejet de l'armistice.
29 juin 1940 le Gouvernement se réfugie à Vichy, en zone non occupée par l'armée allemande.
10 juillet 1940 Le parlement est réuni en Assemblée Nationale (Sénat + Chambre des Députés), ils votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, sous la pression de Pierre Laval et de l'extrême-droite, ils lui confient la mission d'élaborer une nouvelle constitution. Seuls 80 parlementaires votèrent contre, l'état français ou état de vichy est mis en place, avec à sa tète le Maréchal Pétain.
12 juillet 1940Pierre Laval est nommé vice président du conseil.
juillet 1940 Le gouvernement de Vichy institue les chantiers de jeunesse.
2 août 1940 Condamnation à mort du général de Gaulle pour "trahison" et " désertion en temps de guerre".
aout 1940 L'Alsace et la Lorraine sont annexées.
aout 1940
Abolition des lois protégeant les juifs (sans demande ou pression de l'allemagne).
septembre 1940 Promulgation des mesures anti-juives.
septembre 1940 Arrestation d'Edouard Daladier, de Paul Reynaud, de Georges Mandel et de Léon Blum.
septembre 1940 Laval déclare à un journal belge : "La République a cessé d'exister en France".
octobre 1940 Promulgation de la loi sur le statut des juifs.
24 octobre 1940 Entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler.
30 octobre 1940 Message radiodiffusé du maréchal Pétain : "Cette première rencontre entre le vainqueur et le vaincu marque le redressement de notre pays. C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi de sa part aucun diktat, aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe... Cette collaboration doit être sincère... Cette politique est la mienne. C'est moi seul que l'Histoire jugera.".
octobre 1940 Pierre Laval devient ministre des affaires étrangères.
novembre 1940 Dissolution des organisations syndicales.
novembre 1940 Annexion de la Lorraine par l'Allemagne, qui devient "district de la Marche de l'Ouest".
9 novembre 1940 le syndicat C.G.T. est dissout par décret.
29 novembre enquête du gouvernement de Vichy sur les origines raciales des journalistes.
1er décembre 1940 acte constitutionnel n°6 qui proclame la déchéance du Parlement.".
decembre 1940 Blum, Daladier et Gamelin sont traduits devant le tribunal de Vichy pour crimes de guerre.
decembre 1940 Renvoi de Pierre Laval, il est mème arreté quelques jours, Pierre Etienne Flandin devient vice président du conseil.
decembre 1940 Entrevue entre l'amiral Darlan et Adolf Hitler.
fevrier 1941 L'amiral Darlan est nommé vice président du conseil à Vichy.
29 mars 1941
Xavier Vallat est nommé "Commissaire Général aux Questions Juives".
18 avril 1941 L'État français se retire de la S.D.N.
9 mai 1941 Le député Pierre Mendès-France est condamné à six ans de prison par le Conseil de guerre de Clermont-Ferrand.
11 mai 1941 Entrevue Hitler-Darlan à Berchtesgaden.
14 mai 1941 Un millier de Juifs d'origine étrangère sont arrêtés à Paris par la police française.
juin 1941
Le régime de Vichy publie le deuxième statut des juifs.
juillet 1941 Création de légions de volontaires français (LVF) contre le bolchevisme.
26 juillet 1941 Marx Dormoy, ancien ministre du Front Populaire, est assassiné dans la chambre où il était en résidence forcée depuis son arrestation.
13 août 1941 confiscation des récepteurs de radio appartenant aux Juifs.
aout 1941 L'obligation de prêter serment de fidélité au chef de l'état, pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les magistrats est instituée.
aout 1941
Pierre George alias le colonel Fabien, tue l'enseigne de vaisseau allemand Alfons Moser à la station de métro Barbès-Rochechouart.
21 septembre 1941 le maréchal Pétain fait savoir qu'il condamne fermement les attentats commis contre des officiers allemands.
4 octobre1941 Promulgation de la Charte du Travail : syndicats uniques et obligatoires, divisés en trois catégories : patrons, cadres et ouvriers.
12 octobre 1941 Les combattants de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (L.V.F.) prêtent serment à Hitler.
22 octobre 1941 Après deux attentats contre des officiers allemands, une centaine d'otages sont fusillés à Châteaubriant, Nantes et Bordeaux. Pétain et Darlan condamnent les attentats. Les otages ont été choisis par le ministre de l'intérieur Pucheu parmi les communistes.
novembre 1941 Le general Weygand est relevé de ses fonctions et est remplacé par le général Juin à la tête de l'armée d'Afrique.
1er décembre 1941 Entrevue Goering-Pétain à Saint-Florentin (Yonne).
15 décembre 1941 Exécution du député communiste Gabriel Péri.
avril 1942 L'amiral Darlan démissionne et Pierre Laval revient au pouvoir, il cumule les fonctions de chef de gouvernement, ministre de l'intérieur, des affaires étrangères et de la propagande.
18 avril 1942
Suite au retour de Laval au pouvoir, qui forme à Vichy le nouveau gouvernement. De Gaulle à la radio de Londres : "Il paraît que, parmi les traîtres de Vichy, Hitler a prononcé certaines mutations..."
5 mai 1942 arrivée à Paris du chef des S.S. Heydrich pour la mise en oeuvre d'une collaboration plus étroite entre la Gestapo et la police française
11 mai 1942 Darquier de Pellepoix, nouveau commissaire aux Questions Juives, déclare : "Les Français doivent se rendre compte que le principal responsable de leurs misères actuelles est le juif."
mai 1942 Obligation du port de l'étoile en jaune en France pour les juifs âgés de plus de 6 ans.
22 juin 1942
Laval à la radio : "Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que , sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout... La France ne peut rester passive et indifférente devant l'immensité des sacrifices que l'Allemagne consent pour édifier une Europe dans laquelle nous devons prendre notre place."
juin 1942 Laval institue le principe de la relève, envoie d'ouvriers français en Allemagne.
16 juillet 1942 Rafle du "Vel d'Hiv" à Paris, les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs parisiens, dont 4.115 enfants, seront arrêtés par la police française au cours d'une opération baptisée cyniquement "vent printanier". La plupart d'entre eux mourront à Auschwitz.
15 août 1942 Arrestations de en zone non occupée, de 4000 Juifs apatrides qui sont livrés aux Allemands par les autorités de Vichy.
août 1942 Édouard Herriot renvoie au maréchal Pétain sa Légion d'honneur pour protester contre l'attribution de cette décoration aux Français qui combattent en Russie sous l'uniforme allemand.
30 octobre 1942 Édouard Herriot est placé en résidence surveillée.
8 novembre 1942 le maréchal Pétain répond au débarquement américain en Afrique du nord en donnant l'ordre aux troupes françaises d'Algérie de se défendre contre les Américains. Il n'est pas suivi.
novembre 1942 entretiens Hitler-Laval à Berchtesgaden
novembre 1942 Les Allemands envahissent la zone libre en France.
novembre 1942 La flotte française se saborde dans le port de Toulon.
janvier 1943 Création de la milice française avec Joseph Darnaud.
fevrier 1943 Institution du service du travail obligatoire (STO), 600.000 Français y seront soumis par Vichy, 60.000 vont y perdre la vie, (dont 15.000 furent fusillés, pendus ou décapités).
5 avril 1943 Vichy annonce officiellement le transport en Allemagne de Daladier, Blum, Reynaud, Mandel et Gamelin, livrés aux autorités allemandes. Blum est conduit dans un camp de concentration.
28 avril 1943 Pétain s'adresse aux chefs de la Légion des Combattants : "Miliciens et légionnaires, aidez-moi à montrer le vrai visage de la France !".
29 avril 1943 Entrevue Hitler-Laval.
2 mai 1943 appel de Pétain aux travailleurs : "Depuis trois ans nous payons, vous et moi, les fautes de ceux qui nous ont précédés, de ceux qui nous ont menti...". mai 1943 Création du conseil national de la résistance par Jean Moulin.
juin 1943 Arrestation et exécution de Jean Moulin par Klaus Barbie. Georges Bidault devient président du CNR.
5 juin 1943 Allocution de Pierre Laval : "Il est des Français qui combattent en Russie. Ils sont partis comme volontaires. Ils incarnent nos meilleures traditions militaires et ils défendent le véritable intérêt français...".
10 juillet 1943 Discours de Pierre Laval : "Je porte devant l'Histoire une très lourde responsabilité, puisque j'ai accepté l'armistice et que non seulement j'accepte de faire une politique de réconciliation et d'entente avec l'Allemagne, mais que je souhaite pouvoir faire cette politique ... Montoire, c'était une grande espérance !".
27 août 1943 Entretiens Pétain-Von Rundstedt à Vichy.
novembre 1943 Création des forces françaises de l'interieur FFI.
1er décembre 1943 Jacques Doriot, dirigeant de l'organisation fasciste P.P.F. et qui a revêtu l'uniforme S.S., est décoré de la Croix de Fer.
2 décembre 1943 Des miliciens assassinent Maurice Sarraut, ancien président du Parti Radical.
avril 1944 Visite du maréchal Pétain à Paris.
28 avril 1944 Allocution radiodiffusée de Pétain : "La prétendue libération est le plus trompeur des mirages auxquels vous pourriez être tentés de céder... Grâce à la défense du continent par l'Allemagne..., notre civilisation sera définitivement à l'abri du danger que fait peser sur elle le bolchevisme".
29 avril 1944 Constitution du Comité français des Waffen S.S. où l'on retrouve Doriot, Déat, Darnand...
2 juin 1944 Le gouvernement provisoire de la république française est crée, Charles de Gaulle en est le président.
6 juin 1944 Débarquement allié en Normandie.
10 juin 1944 Massacre d'Ouradour-sur-Glane, par les SS, le massacre fera 642 victimes, Parmi elles 246 femmes et 207 enfants, dont 6 de moins de 6 mois, qui ont été brûlés dans l'église.
juillet 1944 repression sanglante par les Allemands du maquis du Vercors.
aout 1944 Le gouvernement de vichy moribond, est installé par les allemands à Sigmaringen.
aout 1944 Débarquement des alliés en Provence.
aout 1944 Paris est libéré par la 2eme DB du general Leclerc, le gouvernement provisoire de la france libre avec le general de Gaulle s'installa à Paris, qui redevient la capitale.
avril 1945Le maréchal Pétain se constitue prisonnier.
8 mai 1945 L'allemagne capitule.
23 juillet 1945
Début du procès du maréchal Pétain, pour haute trahison.
15 aout 1945 Le maréchal Pétain est condamné à mort, le general de Gaulle commue Sa peine en détention à perpétuité, il est emprisonné au fort du Portalet dans les Pyrénées.
octobre 1945 Procès et exécution de Pierre Laval.
novembre 1945 Le marechal Petain est transféré dans la citadelle de la Pierre-Levée au centre de l'île d'Yeu, en Vendée.
23 juillet 1951 Déces du marechal Petain, il est inhumé sur l'ile le 25 juillet.

 

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 12:44


L’an mil neuf cent quarante, le six avril à 16 heures, les Membres de la Délégation Spéciale de la Ville d’Halluin, dûment convoqués par M. le Président, se sont réunis à la Mairie.

 

Etaient présents : MM Gaston Petit, Président de la Délégation Spéciale, Joseph Wanquet et Emile Vandaele Adjoints.

 

Objet : Dénomination des rues.

  
Le Président fait connaître par circulaire de M. le Ministre de l’Intérieur du 15 Mars 1940, rappelée le 3 Avril courant par M. le Préfet du Nord, l’attention des Municipalités et des Délégations Spéciales a été attirée sur la nécessité qui s’impose, dans les circonstances actuelles, à ce qu’aucune appellation de voie ou d’édifice public n’évoque plus, ni les hommes, ni les faits, ni les idées de la IIIème Internationale.

 

A la suite de l’échange de vues qui a eu lieu à ce sujet, les Membres de la Délégation Spéciale sont d’accord pour appliquer les principes suivants dans les changements à apporter dans la dénomination de certaines rues.

 

1) Honorer la mémoire de quelques personnes ayant des titres à la reconnaissance des habitants de notre Cité. Il en est ainsi pour le Docteur Pierchon, qui pratique toute sa vie à Halluin et qui était vénéré de la population.


Même observation pour les frères Baert, dont un fut tué pendant la Guerre 1914-1918, un second réformé à 100 %, mort des suites de ses blessures, un troisème encore vivant est mutilé de guerre.


La famille de ces braves, très connue et très estimée à Halluin, a déjà reçu la consécration qu’elle mérite du public, puisque la rue que les parents habitent depuis longtemps est malgré son appellation actuelle, communément désignée sous les noms de « rue ou demeurent les Baert ».

 

2) Rappeler également quelques grandes figures de la Guerre 1914-1918. Georges Clémenceau qui sut grouper toutes les forces de la Nation pour hâter la Victoire, Georges Guynemer, le légendaire héros de l’aviation française.

 

3) Rendre à notre Grand Génie littéraire, Victor Hugo, l’hommage qu’il mérite.

 

 

4) Rappeler aux générations futures le droit pour lequel notre généreux peuple s’est si souvent battu en dénommant une rue, rue de la Liberté. La défense de ce droit sacré est la cause de la Guerre actuelle, car c’est pour nous le ravir, et pour nous réduire à l’esclavage que l’Allemagne n’a pas hésité à la déclencher.

 

5) Donner quelques noms cadrant avec la situation des voies auxquelles ils sont destinés.

 

6) Enfin rendre justice au bon sens populaire qui, malgré les nouvelles appellations, a conservé les anciens noms à deux cités de notre Ville.

 

En conséquence, les Membres de la Délégation Spéciales décident que les changements ci-après seront apportés dans la dénomination des rues :

 

La rue Paul Lafargue deviendra rue du Docteur Pierchon.

La rue Karl Liebnecht prendra le nom de rue des Frères Baert.

La rue Henri Barbusse s’appellera la rue Georges Clémenceau.

La rue Camélinat sera rue Georges Guynemer.

La rue Edouard Vaillant se dénommera rue Victor Hugo.

La rue Robespierre répondra au nom de Rue de la Liberté.

La rue Jeanne Labourbe se désignera rue de Flandre.

La rue Blanqui se désignera rue de la Limite.

 

Enfin la Cité Sacco et Vanzetti reprendra son ancien nom Cité Saint Paul et la Cité Louise Michel redeviendra Cité Saint Pierre.

 

ADOPTE.

 

Fait et délibéré en séance à la date que dessus

 

Pour extrait conforme.

Le Président de la Délégation Spéciale.

 

 

(Archives Municipales d'Halluin).

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 21:33

  

 

M. René Everaert qui s’intéresse particulièrement à tout ce qui touche sa ville natale, a fait le récit des quatre années qui ont plongé les Halluinois comme tous les Français dans la consternation, les deuils et les souffrances, avant les évènements de la Libération d’Halluin en septembre 1944.

 

Au matin du 10 mai 1940, les avions commençaient leurs bourdonnements nuisibles et la D.C.A. inscrivait ses petits nuages noirs dans le ciel. La radio annonçait la nouvelle lugubre pour les habitants des régions du Nord. Dans la nuit, les forces allemandes ont commencé l’invasion de la Hollande., de la Belgique et du Luxembourg.

 

Les appels à l’héroïsme demandé aux défenseurs du canal Albert ajoutaient le désespoir à l’angoisse. Chaque minute, chaque seconde, le grondement du canon devenait plus perceptible. Les nouvelles parvenant par les ondes ne laissaient aucun espoir.

 

Les Allemands avançaient avec rapidité, alors le spectacle de la rue commença.

 

  L’exode de 1940 

 

Les barbelés qui coupaient la frontière avaient été enlevés dans la joie. Et les troupes françaises et anglaises passaient la frontière montant au secours des amis belges.

 

Bientôt ce fut le pitoyable spectacle des réfugiés belges. Ils arrivaient de toute la Belgique, en auto, à cheval, à vélo, à pied, poussant des voitures d’enfants encombrées de leur pauvre richesse. Ils remontaient les rues de la Lys et Henri Ghesquière, fuyant allant plus loin en France en groupes de plus en plus serrés.

 

Le soir, ils trouvaient à manger, à se rafraîchir, à se loger dans les maisons halluinoises. Ils étaient les premiers de cette longue cohorte qui allait défigurer l’Europe, ces hommes, ces femmes, ces enfants apeurés par les avions qui les mitraillaient, sales, assoiffés.

 

Parmi eux, deux d’entre eux, portant des couvertures rouges sur leur porte-bagages. Certains Halluinois prétendaient même qu’il s’agissait des hommes de la « Cinquième colonne ». La maladie de l’espionnage commençait. La peur devint contagieuse.

 

Des soldats français, fatigués, revenaient de Belgique et prenaient la même route que les réfugiés. Ceux qui avaient connu l’invasion de 1914 ne voulaient plus revoir cela. Les nouvelles de la radio étaient mauvaises. On vit partir vers le sud de la France, les hommes valides de 18 à 60 ans. Certains, après avoir parcouru le Nord et le Pas-de-Calais, tentèrent vainement leur chance en essayant de s’embarquer à Dunkerque, à destination de Douvres, en Angleterre.


Le Nord était encerclé et un grand nombre de réfugiés reprenaient le chemin du retour. Hélas, l’évacuation annoncée par voie d’affiche, avait mis un grand nombre d’Halluinois sur le chemin de l’exil.


Ils se dirigeaient principalement vers Tourcoing et Roubaix où disait-on, les obus pleuvaient semant la mort et la désolation. Ceux qui restaient, se hâtaient vers les abris, portant matelas, vêtements, ustensiles, . D’autres s’affairaient à faire surgir un petit lieu de sûreté.

 

La ville devint morte. Les maisons, les usines, les magasins étaient fermés, persiennes et volets clos. Dans les rues, quelques soldats anglais patrouillaient et les canons de la D.C.A. étaient mis en batterie.


Dans le ciel, c’était le ronronnement des oiseaux de mort, le sifflement des obus et leur éclatement proche, le fracas de ceux percutant le clocher de l’église Saint-Hilaire, l’explosion du château d’eau situé dans le quartier du Pont-Neuf à Menin-Baraques, et celle de la route de Mouscron où la croix située au lieu-dit « Le Christ Dall » demeure intacte.

 

Halluin n’avait plus qu’à attendre que le feu de la guerre soit passé.

 

Dans son avance éclair, l’ennemi ne tardait pas à atteindre la frontière. A Menin (B), le pont de la Lys venait de sauter, et les Allemands se préparaient à traverser la rivière à l’aide de petites embarcations, face aux soldats anglais, dont quelques-uns tombèrent victimes du devoir, et qui étaient embusqués dans les étages supérieurs des maisons riveraines.

 

Quant aux Britanniques stationnés à Halluin, ils se barricadaient derrière des sacs de sable et de terre, cependant qu’au bois Gratry, des canons disposés en batterie attiraient l’attention de l’ennemi.


Un jour, ils arrivèrent, ces soldats allemands. Déjà aussi, hélas, les premières victimes étaient à déplorer ;

 

 

Un triste cortège 

 

La ligne de bataille avait dépassé Halluin. Le pont de Menin étant détruit, les Allemands l’avaient remplacé par deux petits ponts de bois, un de chaque côté, et les troupes allemandes continuaient de passer.

 

Mais voici que dans l’autre sens, arrivaient de Roncq et de plus loin, des milliers de prisonniers français. Quelques jeunes cyclistes partis à leur rencontre les avaient annoncés. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre. Les provisions qu’on avait pu faire pour les jours difficiles : saucisson, pain, fromage, conserves, fruits, tout arrivait sur les trottoirs. Des cuves de boissons étaient posées au bord de la route pour qu’ils puissent se désaltérer.

 

Et quand on les vit, descendant la rue de Lille sur toute sa largeur, si fatigués, si tristes, on se précipita pour leur offrir tout ce qu’on avait dans les mains. Mais eux disaient : « Donnez plutôt à ceux qui viennent derrière, il y en a tant ». En effet, des colonnes interminables de prisonniers passaient, rappelés à l’ordre par les sentinelles, s’ils s’aventuraient dans une rue adjacente. Chaque uniforme était considéré avec espoir de voir surgir le visage d’un fils ou d’un mari. La longue marche vers les stalags commençait. Un mot sur la vitre du bureau de douane déserté, était formé avec des timbres anti-tuberculeux : Espoir… Petite flamme au creux de la longue nui qui commençait.

 

 

L’occupation et ses conséquences

 

Halluin, théâtre de scènes tragiques allait faire connaissance avec les cartes d’approvisionnements et les interminables queues devant les boulangeries, épiceries, boucheries…

 

Queues également, à certaines heures de la journée, devant les barrières douanières du grand bureau, où parents halluinois et meninois échangeaient quelques mots. Plus tard, lorsque le passage de la frontière fut à nouveau autorisé, la facilité de se procurer des denrées en quantité plus abondante chez nos voisins belges, amena la pratique du « marché noir ».

 

Puis ce fut l’astreinte au travail obligatoire, refusé par un grand nombre d’hommes appelés « réfractaires », la Résistance avec son esprit libérateur, la fameuse émission radiophonique « Ici Londres ! Les Français parlent aux Français ! ». La guerre poursuivait son œuvre. Les Allemands livraient bataille au-delà de notre pays. Mais le conflit ne pouvait s’éterniser en Russie et en Afrique.

 

 

La libération


Le 6 juin 1944, alors que la guerre paraissait interminable, l’armée de la libération débarquait sur les côtes normandes, et après de rapides progrès, se trouvait aux abords d’Halluin, qui allait prendre sa place dans l’histoire de la libération de la France.

 

 

(Archives D.D., Presse).

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 21:22
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 19:29

 Préambule

 • 18 juillet 1936 au 1er avril 1939[1] : la Guerre d'Espagne civile. Le 1er ministre anglais Neuville Chamberlain refusant d'aider le Gouvernement Républicain Espagnol fit que le gouvernement de Léon Blum ne pût déroger aux accords de l'Entente cordiale Franco-Britannique, ce fait permit à Hitler et Mussolini tant d'avoir les mains libres pour intervenir aux cotés des militaires espagnols putschistes conduits par Franco que pour tester leurs machines de guerre respectives.

• 30 septembre 1938 : les accords de Munich[2]. Avant de signer cet accord le 1er ministre anglais Neuville Chamberlain avait rencontré 3 fois Hitler sachant que le Royaume Uni n'était suffisamment pas armé pour faire face aux ambitions du 3ème Reich et que les populations britanniques et françaises ne voulaient pas d'une nouvelle guerre. Lors de son retour à Londres N. Chamberlain déclare: «Mes bons amis, pour la deuxième fois de notre histoire, un premier ministre britannique revient d'Allemagne apportant la paix dans l'honneur. Je crois que c'est la paix pour notre temps… Retournez à la maison et dormez paisiblement.» (" My good friends, for the second time in our history, a British Prime Minister has returned from Germany bringing peace with honour. I believe it is peace for our time... Go home and get a nice quiet sleep.") ainsi que.... [3]. De son coté Édouard Daladier -Président du Conseil-, amer et lucide, confiera à Saint-John Perse dans l'avion du retour et à sa sortie de l'avion au Bourget à Alexis Léger -secrétaire général du Quai d'Orsay-: "Les cons! Ah les cons! S'ils savaient ce qui les attend...[4]

• 15 mars 1939 : invasion de la Tchécoslovaquie par le 3ème Reich.[5]

• 1er septembre 1939, à 4h45 du matin : les troupes Allemandes envahissent la Pologne[6], sans déclaration de guerre, et après d'intenses bombardements. En conséquence le Royaume Uni et la France, alliés de la Pologne, déclarent ce même jour la mobilisation générale.

La déclaration de guerre

le 3 septembre 1939 : en réponse à l'invasion de la Pologne par les troupes d'Adolf Hitler, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre au IIIe Reich.

La drôle de guerre

Adoptant alors une stratégie défensive, les deux alliés, au lieu d'envahir l'Allemagne dont l'armée est occupée en Pologne, laissent celle-ci régler tranquillement leur compte aux troupes polonaises. La France réagit mollement en lancant le 7 septembre, neuf des ses 102 divisions dans une offensive sur la Sarre. L'Allemagne n'a pourtant pas dégné réagir, mais très vite devant la vitesse à laquelle l'armée polonaise, organisée avec les conseils français, s'effondre (à peine plus d'une semaine !), renforçant ainsi le mythe d'une armée allemande invincible, la France rappelle ses troupes qui quittent l'Allemagne le 17 octobre. Les Français restent donc derrière la ligne Maginot et "jouent la montre" : le blocus maritime qui provoquera l'effondrement allemand comme en 14-18. C'est la drôle de guerre.

L'offensive allemande

Mais le 10 mai 1940, Hitler attaque en envahissant les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Le commandement français s'y attendait et lance ses troupes à la défense de la Belgique, comme prévu. Utilisant à plein les concepts des novateurs français de 1918, ignorés par leur propre commandement (choc et rapidité, couple char-avion, concentration), le fer de lance de l'armée allemande (une dizaine de divisions blindées) traverse le massif des Ardennes, jugé impénétrable par les généraux français (et donc mal défendu, et mal soutenu lorsque l'attaque apparut évidente) et encercle du Sud vers le Nord l'armée franco-britannique engagée en Belgique.

Début juin la messe est dite. Vaillament défendu autour de Dunkerque par quelques divisions françaises qui se sacrifient, le contingent britannique regagne l'Angleterre lors de l'Opération Dynamo, Le gouvernement quitte Paris le 10 juin pour Bordeaux. Les réfugiés qui fuient la Belgique et le Nord de la France sont alors rejoints par 2 millions de réfugiés de la région parisienne. Pour Jean-Pierre Azéma, entre le 15 mai et le 10 juin, au moins 6 millions de Français auront abandonné leur domicile et participé à l'exode de 1940, se retrouvant sur les routes sous les attaques de la Luftwaffe et ruinant la logistique militaire française. La bataille de France est perdue, en dépit de la résistance farouche et héroïque de nombreuses unités. La campagne militaire cause près de 100 000 morts français et 40 000 allemands, et les Allemands font plus de deux millions de prisonniers.

Le 10 juin 1940, Mussolini, allié de Hitler, déclare la guerre à la France, mais ne parvient pas à faire avancer ses troupes à travers les Alpes bien défendues. Franco, sollicité, refuse d'entrer en guerre contre la France, même lorsque l'effondrement français est patent.

La demande d'armistice

C'est la panique en France dans le monde politique et militaire. Les uns se résignent à la défaite et réclament l'armistice, les autres veulent poursuivre la lutte comme promis aux Britanniques, en s'appuyant sur les colonies et notamment l'Algérie.

C'est le premier camp, soutenu par le général Maxime Weygand le maréchal Pétain, Pierre Laval et François Darlan, qui l'emporte. Le général de Gaulle, partisan de la poursuite de la guerre, rejoint Londres, où il prononce son appel devenu célèbre mais passé relativement inaperçu dans le chaos ambiant. Le noyau de la France libre se constitue alors, avec d'autres volontaires français. D'autres personnalités se sont aussi réfugiées en Amérique. Le Président du Conseil Paul Reynaud, qui lui voulait continuer la lutte, choisit finalement de démissionner le 16 juin 1940.

Le président de la République Albert Lebrun nomme alors Philippe Pétain Président du Conseil. Le lendemain, ce dernier annonce à la radio que la France doit cesser le combat et demander l'armistice. Le Gouvernement Philippe Pétain, constitué à Bordeaux le 17 juin, et le Parlement vont s'installer en juillet à Vichy, ville calme, et disposant de grandes capacités hôtelières.

Le 22 juin 1940, la délégation française doit aller signer à Rethondes dans le wagon de l'armistice, celui-là même qui avait servi de cadre à l'armistice de la Première Guerre mondiale et devant le monument qui parlait de l'orgueil criminel de l'Empire allemand vaincu par les peuples qu'il voulait faire esclaves, l'armistice. Hitler fait ensuite exploser le monument devant les caméras. Quant au wagon il sera envoyé à un musée berlinois où il sera détruit par un bombardement allié en 1943. L'Allemagne entend ainsi effacer la défaite de la Première Guerre mondiale et humilier la France.

Malgré la signature de l'Armistice (à Rethondes) Allemands et Italiens poursuivent leur avancée militaire jusqu'au 24 juin 1940 minuit ce qui fait que les 2/3 de la France sont envahis ainsi que les Iles Anglo-Normandes britanniques[7].

L'Appel du 18 Juin 1940

Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un Appel à ses compatriotes.

Cet Appel est rediffusé le lendemain et publié dans la presse encore libre du sud de la France, notamment «La Dépêche de Toulouse».

Immense détresse

Il survient dans un moment d'immense détresse nationale. Suite à une offensive des armées allemandes, les troupes franco-anglaises se débandent ou gagnent l'Angleterre. Huit millions de civils fuient sur les routes de l'exode

Charles de Gaulle (49 ans), sous-secrétaire d'État à la Défense, a tenté de convaincre son gouvernement de résister jusqu'au bout.

De retour d'une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il a appris le 16 juin que le maréchal Philippe Pétain (84 ans), partisan de l'armistice, était le nouveau chef du gouvernement.

Le 17 juin, il a repris l'avion pour Londres cependant que Pétain annonçait à la radio sa décision de cesser le combat.

De Gaulle entre en résistance

De Gaulle place ses espoirs dans la mondialisation du conflit, plus lucide en cela que la plupart de ses contemporains, qui croientà une victoire inéluctable de l'Allemagne.

A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n'a accès que le lendemain aux studios de la BBC.

C'est que le cabinet britannique reste hésitant. Il veut éviter une rupture avec le gouvernement de Pétain, dans la crainte que la flotte française ne soit livrée à l'ennemi.

 

Appel du 18 juin

 

Charles de Gaulle


Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.

 

L'Appel arrive trop tard pour enrayer la ferveur des Français envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que «Le Maréchal».

Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite

Le 24 juin 1940, la France doit aussi signer une armistice avec l'Italie qui avait de son coté envahit plusieurs zones frontalières de la Savoie à Menton.

L'armistice

: Armistice du 22 juin 1940.

Les conditions de l'armistice sont motivées par les préoccupations d'Hitler à cette époque : Il faut bien sûr, empêcher de façon durable que la France ne redevienne une grande puissance militaire, mais à court terme, il faut veiller à ce que sa flotte ne rejoigne pas le Royaume-Uni qui reste le dernier pays à vaincre ou à séduire, car un accord de paix avec le Royaume-Uni reste souhaité en cette fin du mois de juin. Enfin, il ne faut froisser ni l'allié italien, ni le potentiel allié espagnol. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice, un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment les clauses suivantes :


    ·        
Les prisonniers de guerre (plus de 1,5 million d'hommes) restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.

·         La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande : c'est la zone occupée, qui couvre à peu près les trois cinquièmes du territoire. Le reste constituant la zone libre, c'est-à-dire non occupée, regroupée essentiellement au sud de la Loire. Les deux zones étant séparées entre elles par la ligne de démarcation.

·         La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation. Il s'avéra que le montant de ces indemnités allait être fixé de façon quasi-discrétionnaire par les Allemands, et leur montant s'élevera, en moyenne, à 400 millions de francs par jour.

·         Dans la zone libre, l'armée française est limitée à 100 000 hommes.

·         La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l'Alsace et la Moselle, mais dans la zone occupée, il est stipulé que l'Allemagne exerce les droits de la puissance occupante, ce qui implique que l'administration collabore avec elle d'une manière correcte.

·         L'Empire français reste également sous l'autorité du gouvernement français.

 

(Source Wikipédia).

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 07:45

 

 
(1) Le monde extraordinaire d’Achille Grimonpont,

Le peintre halluinois dit « Chilot ».

 

A 89 ans, Achille Grimonpont ce grand enfant de la création insolite, n’aura jamais rien vendu. Vivant modestement, depuis longtemps dans un autre monde… dans son « Palais idéal », pas un recoin de pièce, pas un objet n’aura échappé à sa frénésie picturale. Ses dessins peuvent se compter par milliers. Il se contentait de ses crayons, de ses pinceaux, de sa peinture, de ses fantasmes aussi.

 

Chilot nous a quittés le jeudi 16 septembre 1993 pour rejoindre la terre des siens, une terre qui sera définitivement sienne.

.

C’est que cet Halluinois a toute sa vie survolé à sa façon un plancher que certains appellent « des vaches » et qui semblait lui brûler les pieds, comme d’autres ont bien du les lui casser.

 

Sans être vraiment un « marginal », Chilot, dans sa légendaire simplicité, préférait ses horizons aux extérieurs surfaits. C’est ainsi que dans les années 50, à la mort de ses parents, il a choisi de faire de la maison qui l’a vu naître, au 193, rue de Lille, à côté du jardin public, son véritable royaume.

 

« Un jour », disait-il, « en me promenant avec mon père dans le jardin public d’Halluin, j’ai trouvé un vieux couteau », puis il s’est amusé à sculpter un morceau de bois qui, étrangement prenait une forme humaine.

 

Voilà le départ de cette extraordinaire aventure. Chilot voulait que sa maison devienne une attraction. C’était devenu un lieu surréaliste dont les enfants et collégiens étaient les visiteurs privilégiés, Il était toujours heureux de les recevoir.

 

Chilot aimait en effet vivre avec tous ces jeunes, qui ne pouvaient ignorer, avant même d’entrer dans ce « musée », ce qu’ils étaient censés y découvrir.

 

Tout en cette demeure de célibataire endurci respirait l’humour, dénonçait la bêtise avec ironie voire cynisme. C’était un véritable royaume tapissé d’empreintes personnalisées : il n’existait pas un objet dans la maison de Chilot qui ne soit peint.

 

Il n’est pas un manche de balai, pas un coin de tapisserie, pas une lunette de WC, pas un volet ou une fenêtre, pas une bouteille, pas un meuble ou un cure-dents, pas un chapeau ou un lustre qui n’ait subi les assauts de cet artiste unique en son genre.

 

Qui ne connaissait pas Chilot à Halluin ?

 

Il était tellement unique « notre Chilot » qu’il a suffi de lui consacrer quelques articles de presse pour que, dans les années 70, son nom et ses œuvres passent les frontières d’Halluin.

A vrai dire, Chilot avait déjà semé la panique dans les rédactions de la presse locale avec des dessins pour le moins « hard » qu’il s’avérait judicieux de trier. Mais cela faisait partie du personnage et de ses extravagances. Comme le relief qu’il savait donner à ses sculptures…

 

Combien de personnes ont  poussé la porte du 193 de la rue de Lille comme on pénètre dans un lieu sacré, non sans quelques frissons, mais avec une formidable impulsion qui vous rend complice. Chilot  a croqué des personnalités de la télévision pour le moins surprises, et en tailler des caricatures rassemblées en un mode expiatoire. En effet, ce poète un peu fou ponctuait ses dessins de légendes douces-amères, un rien moqueuses.

 

Les animateurs Jacques Martin, Pierre Bonte, Philippe Bouvard, Michel Drucker ont rencontré le « phénomène » Chilot.

 

 Mais aussi les télévisions belges, hollandaises, régionales sont venues l’étaler sur nos écrans. Sans oublier les radios locales et parisiennes venues faire un saut en province ; des magazines également en ont fait la « une ».

 

Tout ceci lui servait d’outils de création, notamment la nuit où il luttait contre les insomnies.

 

Aussi, sans se démunir des siennes, Chilot hissait haut et en toute simplicité les couleurs d’Halluin. Il savait nous amuser certes mais c’est sans doute lui qui en prenait la plus grande part.

 

Chilot était passé dans plusieurs émissions de télévision, en 1990, notamment  sur les plateaux de Sylvain Auger, Patrick Sabatier et sur Canal + avec Philippe Gildas.

 

 Lors de ces derniers passages télévisés, il s’était rendu à Paris en compagnie de ses frères Augustin et Paul. Nos trois inséparables frères, issus d’une famille de neuf enfants, qui avaient les honneurs renouvelés des différentes chaînes nationales, permettaient à toute la France de découvrir un trio de chanteurs et surtout les originalités de Chilot, ce phénomène de la Figuration libre qui aura marqué de son empreinte sa ville natale durant près de 40 ans.

 

En juin 1991, la municipalité halluinoise lui rendait un hommage mérité à la Maison des Associations en présentant, il est vrai, une exposition exceptionnelle : plus de 2000 objets usuels, dessins, cartons, bois sculptés étaient proposés au public régional.

 

Un reportage vidéo, des cartes postales, des photos de Jean-Marc Schwerzig le photographe municipal resteront à jamais les traces de cette aventure « Chilotienne ».

 

A la fin des années 80, miné par une maladie à l’estomac, l’artiste peu à peu ferme sa porte aux visiteurs. « Je n’ai pas du tout l’âme d’un commerçant » disait-il, et cherchait simplement à décorer sa maison et jusque ses propres vêtements.

 

Chilot se trouvait finalement « heureux dans son empire ». Un empire toutefois laissé à l’abandon dans les derniers temps. « Un jour, tout cela ira à d’autres et ils en feront ce qu’ils voudront… Le plus tard possible ». A son décès, l’artiste laissera un bel héritage créatif, hélas disséminé un peu partout.

 

La maison a été vendue et redevenue depuis anonyme… Pensera-t-on un jour ou l’autre à inclure dans les projets d’un musée local par exemple, une pièce à la « Chilot ».

 Notre halluinois n’avait d’autre prétention que d’être un artiste original. La plupart lui accorderont le talent, mais jamais il n’aura laissé indifférent le monde des vivants.

 

Un Chilot qui n’a effectivement jamais cherché les honneurs et qui s’en est allé comme il a vécu : dans la discrétion, finalement.

 

A la Maison de Retraite « L’Orée du Mont » d’Halluin, le hall d’entrée fut baptisé « Espace Chilot », et sous un portrait du peintre, on peut lire : « Je n’aurais jamais pensé à ce que j’aurais pu être. Je suis content d’être ce que je suis ».

 

 

A la fin de ce récit consacré aux frères Grimonpont, vous pouvez retrouver le discours de M. Philippe Grimonpont (neveu de Chilot), lors d’une très belle exposition sur le peintre Chilot, organisée le samedi 15 juin 1996, à la Maison de Retraite « L’Orée du Mont » à Halluin, en présence notamment d’une délégation polonaise de Pniewy conduite par son Premier magistrat, depuis 1994, M. Jerzy Kotlareck.

Ce dernier, âgé de 50 ans, marié et père de deux enfants, devait  décéder, quelques heures plus tard, suite à un malaise cardiaque, dans sa chambre d’hôtel…
 

Depuis, la ville d'Halluin  a dédié à M. Jerzy Kotlareck  une Allée, dans la zone de la "Viscourt". 

 

   

(2) Augustin Grimonpont passionné

d’art lyrique et de mosaïque.

 

  Le peintre « Chilot » avait deux autres frères Paul et Augustin qui pratiquaient le chant. Augustin Grimonpont, en particulier, baigna dans la création artistique, musicale mais aussi picturale.

 

Né le 28 août 1905 à Halluin, en pleine troisième République, alors qu’Emile Loubet était chef de l’Etat, Augustin Grimonpont s’est d’abord distingué comme chanteur baryton.

 

Sa voix résonnait dans les chœurs d’opéras, au conservatoire de Tourcoing, ou il obtint un premier prix à l’unanimité du jury, ce qui était relativement rare !  Mais aussi à la radio régionale de l’époque Radio PTT ou, selon les commentaires de l’époque, il était considéré comme l’un des meilleurs chanteurs de la TSF.

 

 Il s’est souvent produit, avec ses frères et sœurs, dans des cafés-concerts de la région et en Belgique. Notamment au cinéma « L’épi » à Halluin, à cette période où faire salle comble n’était pas l’exception.

 

Pendant la guerre, il a fait le choix de la Résistance passive ou pacifique.

 

 Après cette parenthèse, il est reparti de plus belle, dirigeant des chorales paroissiales, dont celle de Saint-Hilaire à Halluin, qui comptait alors une cinquantaine de membres, mais également, ne l’oublions pas, il prit la direction de  la renommée Lyre Halluinoise, ce chœur d’hommes bien connu.

 

Côté professionnel, il dirigea un service teinture d’une entreprise de consortium textile, dont faisait partie Sion, située en Iran !

 

Manquant de temps pour le chant, il s’est mis à confectionner des mosaïques. Un art qu’il maîtrisait parfaitement, grâce à sa connaissance des colorants, sa patience et son don pour le dessin.

Petite précision, comme ses frères Chilot et Paul, Augustin s’est toujours refusé à vendre ses tableaux.

 

En 1995, alors qu’il abordait sereinement son quatre-vingt-onzième automne, il continuait de marcher trois quarts d’heure par jour à Menin (B) et Halluin, pour garder la forme !

 

C’est en mai 96, qu’il fêta ses noces de diamant avec Suzanne qu’il épousa en 1936. Cette union leur avait donné trois enfants.

 

Madame Grimonpont décéda le 25 juillet 1997 à l’âge de 86 ans. C’est le 3 juin 2000 à Mouscron (B) que M. Augustin Grimonpont nous quittait dans sa 95ème année.

 

      

(3) Paul Grimonpont,

la fibre artistique innée !

 
Paul Grimonpont avait lui aussi, comme ses frères (et sœurs) la fibre artistique innée.

 

Dans les années 1930, il participait notamment avec Augustin et sa sœur Marie-Louise aux représentations qu’ils donnaient sur les scènes des cafés-concerts et cabarets de Belgique, ainsi que du cinéma l’Epi à Halluin.

 

Paul Grimonpont avait cette particularité de chanter sous le pseudonyme de « Paul Chavilla », comme ténor léger.

 

Il fit sa première apparition sur scène à Nanterre dans la région parisienne, et à cette époque, de nombreuses chansons qu’il interprétait furent imprimées et vendues, comme il était d’usage dans les magasins spécialisés, et surtout sur les marchés. Le prix était alors de 1 fr 50.

 

En 1939, les deux frères chanteurs et leur sœur Marie-Louise étaient prêts pour la « Grande Aventure, puisqu’on leur avait proposé de signer un contrat de 5 ans pour se produire à travers toute la France !

 

Mais, à ce moment-là, un évènement capital surviendra, qui anéantira le projet… la Guerre !

 

Rappelons aussi que Paul était membre de différentes chorales, dont la Lyre Halluinoise, dirigées par son frère Augustin.

 

Ajoutons que comme ses frères, Paul se mit lui aussi à la peinture à l’âge de la retraite. D’un style complètement différent, gouache et encre principalement, ses œuvres d’une très grande qualité devaient rester dans sa famille ; car Paul, comme Chilot et Augustin ne vendait pas ses toiles.

 

Né le 26 septembre 1909, il eut trois enfants de son union avec Lucienne Tierrie. Paul Grimonpont est décédé à Mouscron (B) en 2001 dans sa 92ème année.

 

C’était la particularité de ces trois figures halluinoises : Unis comme les doigts de la main, les trois frères, Achille, Augustin et Paul Grimonpont, doués pour le chant, la peinture et la mosaïque n’avaient pas exploité financièrement ces dons !

 

 

« Aussi, n’oublions pas les moments tragiques vécus par Achille et Paul Grimonpont, et notamment la prise d’otages, par les Allemands, de leurs parents et deux sœurs Marie-Louise et Denise, le samedi 2 septembre 1944…

 

Ce terrible évènement, resté dans la mémoire collective halluinoise, sera prochainement raconté en détails, au chapitre complet que je consacre à la Libération d’Halluin ».

 

 

(Archives et Synthèse D.D., Presse).                                                                                   

 

Daniel Delafosse remercie M. Philippe Grimonpont pour son aimable collaboration.

 

   

Discours de Monsieur Philippe Grimonpont

 

 

EXPO CHILOT-MAISON DE RETRAITE D’HALLUIN

 

Monsieur le Maire,

Monsieur le Maire de Pniewy,

Messieurs les Membres des Conseils Municipaux d’Halluin et de Pniewy,

Monsieur le Directeur,

Mesdames, Messieurs, les membres du personnel,

Mes chers amis,

 

Je suis très heureux en cette circonstance de pouvoir vous adresser quelques mots pour plusieurs raisons d’ailleurs.


Tout d’abord, il n’est pas si banal qu’un Conseiller Municipal ait l’opportunité de s’exprimer publiquement, c’est pour moi en tous cas, une première.


En second lieu, j’ai quelques attaches avec cette Maison de Retraite d’Halluin, puisque j’en suis l’un des Administrateurs.


Mais c’est principalement en ma qualité de neveu de Chilot que se situe mon intervention.

 

Comme beaucoup d’entre vous, et plus particulièrement la famille Grimonpont, j’ai côtoyé très régulièrement Chilot, notamment dans les dernières années de sa vie. Je pense pouvoir préciser que je suis de ceux qui l’accompagnèrent jusqu’à son ultime départ.

 

Ce n’est évidemment un secret pour personne, Chilot était tout sauf un homme d’argent. Commercialiser ses œuvres pour en tirer profit ne lui ressemblait guère et surtout ne l’intéressait absolument pas.


Il peignait naturellement, lorsque l’envie lui en venait, sur tout et sur n’importe quoi sans se soucier des éventuels dégâts qu’occasionnerait le temps sur des matières fragiles.


Il ne tint jamais compte des conseils, voire des propositions qu’il recevait de France mais aussi de l’étranger pour qu’il change ses supports de peinture afin d’assurer des expositions qui lui auraient apporté plus de notoriété et plus de popularité mais aussi pour que ses œuvres puissent perdurer.


Lorsqu’il se réveillait la nuit tenaillé souvent par des douleurs d’estomac pour exploiter cette fibre artistique qui était sienne et matérialiser ce qu’il ressentait, il était je pense grave et concentré mais au fond de lui-même, il ne se prenait pas au sérieux. Faut-il le rappeler ici, Chilot ne désirait rien vendre, il voulait tout conserver.

 

« Arts longa, Vita brevis », cette pensée latine d’Hyppocrate signifiant : « L’art est long, la vie est courte » je souhaite qu’elle s’appliquât, juste un peu, à Chilot bien que je doute qu’elle fût écrite pour le peinture par celui qui allait devenir le père de la médecine.

 

Oui, l’Art est long, dans sa procréation et quelquefois dans sa réalisation. Si l’idée est venue un jour à Chilot de prendre un canif et de donner forme et figure humaines à une branche de bois et presque aussitôt après de dessiner, c’est parce que cette inclination à l’art en général, était en lui depuis toujours.


Ce bouillonnement, cette effervescence, cette soif de réalisation qu’il eût ensuite ne furent que la concrétisation de ses exubérances, le talent fit le reste.

 

On le disait « original » et il l’était mais certainement pas au sens curieux ou excentrique, je dirai moi qu’il était original par son comportement singulier et authentique c'est-à-dire par tout ce qui s’oppose à la copie ou à l’imitation. Chilot était un créateur. Son style si inédit, traduisait  la vie de tous les jours par ses côtés tendres et ironiques mais quelquefois aussi par ses côtés tragiques et douloureux. Il était lui-même sensible à la souffrance, la sienne qui lui tint compagnie si longtemps et celle des autres dont il parlait souvent. Ces visages défigurés, estropiés, déformés sortis tout droit de son esprit fantasmagorique n’étaient rien d’autre que la vision qu’il avait gardé de sa captivité. Et cette extériorisation émanait de sa sensibilité, de sa tendresse avec parfois ce regard dur et cruel que lui inspiraient ces souvenirs.

 

Mais Chilot c’était quand même avant tout l’imagination, le rêve et l’humour.


« J’aime que les gens s’amusent en découvrant mon capharnaüm 
» disait-il et un journaliste n’a-t-il pas écrit lors de l’exposition au Centre Culturel en 1991 : «Cette exposition, si elle était payante, devrait être remboursée par la Sécurité Sociale ou déductible des impôts». Joli compliment.

 

Oui, l’Art est long car il doit perdurer par delà la vie de l’artiste. J’ignore si l’on parlera encore de Chilot, de ses dessins, de ses sculptures dans quelques décennies, mais je souhaite quant à moi que son souvenir puisse rester longtemps dans les mémoires de tous ceux  et ils sont nombreux, qui ont rendu visite à Chilot ou qui ont vu ses expositions.

 

Pour terminer, comment ne pas évoquer ici quelques unes de ses réflexions et de ses pensées souvent drôles ou farfelues, jamais vulgaires et presque toujours authentiques.

 

« Dans ma famille, disait-il, on y a cultivé l’art de cueillir les petits bonheurs au jour le jour sans demander la lune ».

 

« Il n’y que le spectre de la guerre qui puisse réconcilier et unir les français » ;

 

« Je ne suis jamais seul lorsque je suis avec moi-même ».

 

« Question : Aurais-je pu dessiner toutes les nuits si j’avais été marié ? »

 

« Dans cette profession (de peintre), je ne suis qu’un piètre débutant ».

 

« Le cœur de la ménagère s’use plus vite que son torchon ».

 

« Quand il parle de son salaire, le français chuchote en nouveaux francs, mais pour ses impôts, il hurle en anciens francs ».

 

« Il vaut mieux vivre comme moi dans une vieille demeure remplie de souvenirs que dans un palais qui n’en a pas ».

 

En parlant des départs en vacances des français au mois d’Août, il disait : « Un pays qui doit mobiliser la moitié de sa police pour canaliser le flot des voitures, n’est pas un pays à plaindre ».

 

« Le régime : c’est le purgatoire sur terre ».

 

« La richesse du vocabulaire français et l’art de l’élocution de nos dirigeants de tous bords font que de leurs tribunes, aucun d’eux ne semble jamais avoir tort. Devant tant d’incertitude, je laisse la politique à ceux qu’elle fait vivre ».

 

Et enfin et surtout : « Je ne pense pas à ce que j’aurais pu être, je suis content d’être ce que je suis ».

 

Chilot avait fait sienne cette maxime pleine de sagesse et d’humilité et qui fût le reflet de toute sa vie.

 

Je vous remercie.

 

 

                                  Philippe GRIMONPONT

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 06:40

 

 

Ce dimanche 1er juillet 2007, sur le Champ de Mars et autour de la Citadelle de Lille, sept mouvements se réunissaient à l’occasion du centenaire du scoutisme. En effet, Scouts et guides de France, Eclaireurs, catholiques, musulmans, israélites ou laïques, ils étaient tous là autour de valeurs communes : « Rendre service, porter attention aux autres, vivre  en symbiose avec la nature » telles sont les lignes de conduites que favorise le scoutisme.

 

En 1907, Robert Baden Powell, militaire (né à Londres le 22/2/1857, décédé à Nyeri Kenya le 8/1/1941) fondateur du mouvement, avait déclaré aux premiers scouts :

 

« Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand vous y êtes venus ».

 

Cent ans après ce message demeure d’actualité. Dans la région, ils sont environ 7 000 (100 000 en France) à le porter.

 

Cet anniversaire nous donne l’occasion de faire un retour en arrière, sur la petite histoire du scoutisme et des Halluinois :

 

Le mouvement halluinois des scouts et guides de France aura soixante-dix ans en 2008.

 

Les dernières retrouvailles se sont déroulées lors de l’anniversaire du cinquantenaire le samedi 22 octobre 1988.

 

Dès 18 h 30, les membres et leurs conjoints se retrouvaient à l’église Saint-Hilaire pour remercier Dieu de tout ce qu’il leur avait donné pour le scoutisme Ce jour là, le doyen Hequette avait tenu à concélébrer la messe, marquant ainsi son intérêt pour ce rassemblement. A côté de lui, on retrouvait M. l’abbé Adrien Drouart, originaire d’Halluin et ancien scout.

 

Lors de cette cérémonie, ce n’est pas sans émotion que l’assistance entendit la longue énumération de ses 36 amis déjà décédés.

 

Après cette messe, tous se retrouvèrent à l’école du Sacré-Cœur, et la température monta encore de quelques degrés. En effet, après les effusions (certains ne s’étaient pas revus depuis 40 ans), ce fut l’exposition qui fut prise d’assaut. Que de visages, de souvenirs retrouvés en un instant…


Dans son mot d’accueil, M. Oscar Crombez vit dans ce rassemblement la célébration de l’amitié et de la fidélité :


 
« Notre présence est le témoignage que le scoutisme de notre jeunesse, ce ne fut pas seulement une activité puérile mais un idéal qui en a marqué plus d’un et qui a eu des répercussions dans leur vie d’adulte et l’exercice dans leurs responsabilités familiales, professionnelles, sociales ou politiques ».

 

Après   avoir évoqué les pionniers de 1937-38, Edouard Biesbrouck, Jean Demeulenaere, décédés et Marguerite-Marie D’Halluin, retenue à Louvain pour raisons familiales, Oscar Crombez excusa les nombreux amis absents retenus pour diverses raisons.


Inutile de dire que le repas qui suivit se déroula dans une ambiance du tonnerre. Chacun put, au cours de ces heures trop brèves, passer de table en table pour évoquer encore avec les amis retrouvés une multitude de souvenirs.


Certains participants étaient venus de très loin : Pont St Esprit, la Vendée, Angers, la région parisienne et la Belgique. Un seul regret : cela a passé trop vite. Un seul espoir : qu’on puisse se renouveler l’opération.

 

Depuis ce dernier grand rassemblement, ces vingt dernières années, d’autres membres ont disparu, je citerai notamment : Roland Cornélis, Joseph Ampe, Francine Catteau, Paul Huysentruyt, Jeanne Lepers, Jacques Delafosse, Jean-Marie Ampe, Gilbert Dessauvages, Gaston Descamps, Stanislas Verschae, l’abbé Adrien Drouart.

 

En 1972, quand le mouvement scout Raiders fut créé, une nouvelle troupe de jeunes scouts halluinois vit le jour en 1974. Vingt-deux ans plus tard, le 26 juillet 2006 exactement, ce mouvement des Raiders s’est éteint, car trop petit.

 

En effet, depuis plusieurs années, ils n’étaient que trois troupes en France : Dunkerque, Halluin (59) et Sainte Maxime (83). Le mouvement représentait environ 250 personnes un peu partout en France, et même dans les Dom-Tom !

 

Un jeune raider d’Halluin Bastien D. nous raconte les derniers moments émouvants vécus, du dernier camp, lors de cette journée du 26 juillet 2006 :

 

Le soleil se couche sur Rians. Près de la Grande Bastide, sur une plaine de luzerne, un mât d’environ 8 mètres de haut se dresse et capte les derniers rayons de soleil.

22 jeunes raiders, une dernière fois, baissent les couleurs.


Les chefs de patrouille s’avancent au pied du mât et détachent les drisses qui retiennent les étendards.


 
Les mot tant répétés retentissent aux oreilles : « Parés pour les couleurs ? » « Parés ! » « Envoyez ; Raiders, saluez ! » 


Et un chant s’élève doucement dans l’obscurité du ciel de Provence, pour la dernière fois après plus de 30 ans, « Glory glory alleluïa, la vérité soit notre vie… ».


Le drapeau des Flandres et le drapeau Raiders descendent le long de leur drisse et viennent se poser sur les épaules des Chefs de Patrouille alors que le chant du mouvement se termine.


Les deux étendards sont détachés et soigneusement pliés. Dernières recommandations du chef, le rassemblement est cassé. Petit à petit la troupe se met en mouvement, les quatre patrouilles, avant de quitter la plaine, lancent un dernier cri de patrouille, le premier pour les nouveaux CPs. Les 15 éclaireurs restants s’enfoncent dans la nuit, laissant au pied du mât les 4 chefs et les 3 anciens CPs. Le mouvement Raiders vient de s’éteindre ».

 

Il n’existe plus, mais il vit encore dans les cœurs d’Halluinois.

 

" La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le répandre autour de vous ".    
                                                                                                   
                                                                                                    Baden Powell

                                        


(Archives et Synthèse D.D., Presse).
 
                                                                                   

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 20:31

 

 

 

Il y a dix ans, le mardi 3 juin 1997, les « baraques » ont connu une animation inhabituelle pour un jour de semaine habituel. En cette fin de matinée, des centaines d’enfants des écoles de Menin s’étaient agglutinés le long des barrières, agitant des drapeaux aux couleurs du pays, pour accueillir leur souverain Sa Majesté Albert II, roi des Belges.

 

Les adultes s’étaient aussi massivement déplacés pour saluer leur monarque qui était attendu dans un premier temps à l’hôtel de ville pour rencontrer M. Libbrecht, bourgmestre de Menin puis Alexandre Faidherbe, maire d’Halluin.

 

Ce n’est pas tous les jours que le roi des belges vient à Menin. Beaucoup de Français étaient venus grossier les rangs de leurs voisins et amis Belges pour participer à la liesse qui a enflammé la rue de Lille

 

Arrivé à l’hôtel de ville de Menin où il a rencontré le bourgmestre, le roi des Belges a ensuite parcouru les cinq cents derniers mètres à pied acclamé par une foule admirative pour rejoindre la frontière où l’attendait Alexandre Faidherbe.

 

« C’est la rencontre de la République avec la Royauté »   indiqua le maire d’Halluin  à des journalistes Belges venus lui poser quelques questions.

 

La poignée de main entre les deux personnages, qui se sont entretenus quelques minutes en présence de M. Libbrecht, a été gravée sur la pellicule par la kyrielle de photographes présents et encadrés parfois d’un peu trop près par le service d’ordre.

 

Cette rencontre, au-delà de son caractère officiel, symbolise l’amitié et les collaborations multiples déjà concrétisés entre les deux communes comme notamment le port de plaisance.

 

Après ce court passage à la frontière, ce lieu tout aussi symbolique appelé « Noman’s land », direction Mouscron pour une rencontre de travail souhaitée par Sa Majesté Albert II, en présence des maires de Mouscron, Menin et Halluin, sur les problèmes de délinquance et de lutte anti-criminalité transfrontalière.

 

Un évènement pour Mouscron qui n’avait pas vu de monarque depuis vingt-cinq ans. Là aussi, ils étaient nombreux à scander « Vive le Roi » aux abords de l’hôtel de ville avant que le souverain ne rejoigne la salle des mariages pour s’entretenir avec divers intervenants Belges et Français venus lui expliquer en quoi consistent les problèmes d’insécurité dans la zone transfrontalière.

 

Au terme de cette réunion qui a duré plus d’une heure et après une petite réception donnée en son honneur, le Roi a regagné Bruxelles.

 

 

(Archives D.D., Presse).

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 19:19


 

(1) L’abbé Michel Beddelem homme d’exception

et résistant de l’ombre…

 

 

Au matin du vendredi 1er septembre 1944, le responsable du patronage l’abbé Michel Beddelem congédie les enfants, un peu avant l’heure, après leur avoir appris en sourdine « La Marseillaise. »


Il leur promet la Libération pour le dimanche, et leur recommande de ne pas sortir de leur maison pendant les jours suivants, parce que dit-il : « Vous pourrez me chercher vous ne me trouverez pas, je ne bougerais pas. »

 

L’abbé Beddelem originaire de Boeschèpe où il est né le 2 0ctobre 1908, fut ordonné prêtre en 1935. Nommé vicaire à Halluin, il y resta jusqu’en 1945.

 

Au lendemain des évènements dramatiques du samedi 2 septembre 1944, les cloches sonnent pour convier les gens à la messe comme d’habitude de 6 h 30 ! Quelques rares halluinois, venant des endroits où rien ne s’est produit la veille, y assistent.

 

Entouré des  enfants de chœur Jean et Paul Delafosse, ainsi que deux assistants Jacques Delafosse et Maurice Vandewoestyne, l’abbé Beddelem célèbre l’office. A cette heure précise, rien ne se produit dehors, un calme relatif s’est installé.

 

Les halluinois se souviennent bien de ce prêtre dynamique et populaire, c’était un fonceur, et il en donna la preuve particulièrement devant l’occupation allemande.

 

Il fut tout naturellement résistant et s’évertua à fournir du ravitaillement à de nombreuses familles.

 

Aussi, envers et contre tout, l’abbé Beddelem organisa durant l’été 1942, 1943 et 1945 les colonies de vacances au Mont-Noir, dans une habitation qui appartenait à un halluinois Raymond Defretin et où, pour l’anecdote, l’Académicienne Marguerite Yourcenar a passé sa jeunesse, juste à côté.

 

La renommée de l’abbé était telle, que près de trois cents jeunes halluinois se répartissaient de juillet à septembre, dans ce cadre régional devenu, depuis célèbre. Le prêtre halluinois était responsable non seulement de la bonne marche des séjours, mais aussi de l’intendance. Il n’hésitait pas à parcourir les fermes environnantes pour nourrir le mieux possible les jeunes colons.

 

Ennemi du conformisme, on le voyait partout fumant sa pipe légendaire. Mais encore, le Cercle Saint-Joseph bénéficia particulièrement de son dévouement, et les anciens se plaisent à rappeler, comme pour les colonies, le succès exceptionnel que connut le cercle durant son séjour à Halluin.

 

En 1946, l’abbé Beddelem fut nommé vicaire à Hondschoote et en 1952, il devint curé du Mont-des-Cats. Cet homme d’exception qui marqua à jamais de son empreinte la vie halluinoise, devait décéder dans sa paroisse Sainte-Constance au Mont-des-Cats, où ses funérailles ont été célébrées le 4 mars 1971 en la chapelle de l’Abbaye.

 

   

                                                                                  Daniel DELAFOSSE

 

  (Archives Daniel Delafosse).

                                                                      

              

(2) Le vicaire devenu Evêque, Archevêque

Primat des gaules, Cardinal et Académicien !

 

 
Natif de Wattignies (Nord) en 1920, le nordiste Albert Decourtray est décédé le 16 septembre 1994 à Lyon, des suites d'un accident vasculaire cérébral, il avait 71 ans.

 

Sa famille est venue en 1938 habiter Seclin qui devint alors son port d'attache. Lors de sa communion privée, vers l’âge de 7 ans, il avait affirmé vouloir devenir prêtre. Après le petit séminaire d’Haubourdin et le grand séminaire de Lille, Albert Decourtray fut ordonné prêtre le 29 juin 1947.

 

Avec un halluinois l’abbé Emile Cornil, le nouveau prêtre partage des années d’études et d’enseignement, notamment à Rome, où ils font ensemble leurs études bibliques durant deux ans en 1949 et 1950. Ensemble aussi, ils devinrent professeurs au grand séminaire de Lille, l’un professeur de théologie, l’autre de la Bible.

 

Autre lieu, comme l’abbé Cornil halluinois d’origine, il sera nommé vicaire à Halluin en 1951 durant un an.

 

La paroisse Saint-Hilaire est alors l’une des plus vivantes du diocèse et près de 5000 personnes assistaient chaque semaine aux offices. Le vicaire Decourtray âgé de 28 ans, qui parlait déjà inlassablement dans les réunions des mouvements de jeunesse catholique, de l’Action catholique, était aussi l’aumônier d’une école de filles mais tenait beaucoup à être présent dans les familles touchées par la maladie ou la mort d’un proche.

 

Les anciens halluinois se souviennent de lui comme d’un homme attentif aux autres, toujours souriant et charmant.

 

En 1956, devenu directeur du grand séminaire de Lille, Albert Decourtray reviendra à Halluin, pour la consécration de l’église Saint-Hilaire, à l’occasion de son centenaire.

 

Vicaire général du diocèse de Lille, il devint archidiacre de Roubaix-Tourcoing. « C’est son contact avec les petites gens à Seclin, Halluin, Roubaix qui lui a permis de devenir évêque » disait de lui son ami l’abbé Germain Dequae. Effectivement, il recevra la mitre dans la cathédrale de Lille le 3 juillet 1971.

 

C’est à cette époque qu’il quitta le Nord pour rejoindre l’évêché de Dijon. Son attachement à ses racines nordistes ne s’était toutefois jamais démenti.

 

Il sera nommé archevêque de Lyon et primat des Gaules en 1981, vice-président de la conférence épiscopale la même année (il y restera jusqu’en 1987) puis accède au Cardinalat en 1985 sur décision du pape Jean-Paul II.

 

C’est en octobre 1986, que l’ancien halluinois recevra Sa Sainteté, lors de sa visite en France et notamment à Lyon.

 

Monseigneur Decourtray fuyait la « langue de bois » souvent chère à la hiérarchie catholique.

Et lors de ses passages télévisés à « L’heure de vérité » ou à la radio, il pulvérise les records de l’audimat.

 

Le Cardinal Decourtray a écrit trois livres. Son préféré « Vingt-deux entretiens avec Raymond Sève » (édition du Centurion 1986) dans lequel, notamment, il raconte son passage à Halluin avec beaucoup d’enthousiasme « J’étais passionné » disait-il.


Quant aux deux autres livres « Une voix dans la rumeur du monde » et « un évêque et Dieu » il soulignait lui-même qu’il s’agissait de simples recueils d’interviews.


La maladie déjà, l’avait frappé au milieu des années 1980,  quand un cancer des cordes vocales l’avait contraint au silence pendant plusieurs mois.

 

Premier cardinal depuis Jean Daniélou à être admis sous la célèbre Coupole du quai Conti, parmi les « Immortels », il avait été reçu à l’Académie française le 10 mars 1994, succédant au fauteuil du Professeur de Médecine  Jean Hamburger (Père du chanteur Michel Berger).

 

Pour la petite histoire, enfant, l’académicien et historien Alain Decaux, son cadet de deux ans, vivait aussi à Wattignies.


Lors de cette réception à l’Académie, Maurice Schumann, sénateur du Nord, avait évoqué l’exigence de vérité et de justice du cardinal qui était un adepte du parler-franc comme il le montra dans l’affaire Touvier et par son engagement contre le racisme. Citant Massillon, Maurice Schumann avait souligné : « Il a introduit un sentiment plus vif et plus présent des passions humaines dans le discours religieux ».

 

Il est vrai, que Le cardinal dérangeait par ses prises de position. C’était un homme d’Eglise au cœur du monde, qui ne craignait pas de heurter tous azimuts en défendant les immigrés et les « taulards » ou en condamnant la contraception, l’avortement et l’usage du préservatif. Albert Decourtray approuve aussi la guerre du Golfe et justifie le procès de Klaus Barbie.

 

L’ancien halluinois jouera notamment un rôle déterminant dans le procès de l’ancien chef de la milice lyonnaise Paul Touvier, en ouvrant les archives du diocèse à une commission d’historiens ; il approuvera leur travail et la conclusion de l’historien René Rémond sur l’attitude des catholiques et de certains évêques en tête, vis-à-vis de Touvier. C’est alors le scandale chez les traditionalistes.

 

En 1988 lors d’un entretien, et à la question : « Malraux a dit le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas », Monseigneur Decourtray répondait : « Je suis absolument certain désormais, après avoir douté de la validité de la phrase de Malraux, que cela se réalisera. Le XXIe siècle a déjà commencé. Je vois surgir le renouveau religieux partout…    et il concluait « le tout est de savoir si ce sera une religion sauvage, une religion séculariste, une religion du progrès, ou la véritable religion qui fait le bonheur de l’homme. Ma question est surtout là. Vraie religion ou fausse religion ? Mais de toute façon, religion ».

 

La ville de Seclin a honoré sa mémoire, en 2007, en donnant son nom au parvis de la collégiale, désormais appelé Parvis cardinal Albert-Decourtray. De même, la paroisse de Seclin-Attiches a apposé une plaque dans la collégiale, en sa mémoire, puis baptisé la maison paroissiale Centre pastoral cardinal Albert-Decourtray.

 

La vie du cardinal fait l'objet d'un livre en 2010, aux Editions Desclée de Brouwer ; écrit par le père Jean-Luc Garin, qui fut curé de Seclin de 2004 à 2010, et un Seclinois Gérard Hugot : "Petite vie du cardinal Decourtray".

                                                                               

 

(Archives et Synthèse, D.D., Presse). 

 

   

(3) L’Abbé Joseph Blomme

ou le souvenir d’un curé de campagne.

 

 

L’abbé Joseph Blomme a pris sa retraite en 1987 à l’âge de 76 ans. Il fut surtout le dernier curé ayant effectué le plus long passage au sein de la paroisse du Mont d’Halluin de 1961 à 1978 (l’abbé Wante lui succédant, fut le dernier prêtre attitré jusqu’en 1990).

 

L’ancien halluinois est né en 1911 du côté des bateaux, des dunes ; des mouettes et du vent qui cingle.


En juin 1939, les canons ne tonnaient pas encore, mais déjà dans l’atmosphère, comme un peur d’air faux-jeton. C’est dans ce climat malsain, que l’abbé Blomme a enfilé sa première soutane.


Mais les affrontements sont arrivés, et le gaullisme affiché par l’abbé Blomme n’était pas du goût de tous. A Marseille, le Fort Saint Nicolas servait à régler ce genre de petits problèmes.

 

Libéré provisoirement, l’abbé Blomme a été prié par son juge d’instruction d’envoyer sa nouvelle adresse. Mais plus tard ! Des juges comme ça, il n’y en avait pas beaucoup. C’était la guerre.


Au début, l’abbé avait la foi baladeuse et le sacerdoce remuant, il se retrouva « curé Tzigane », avec ceux qu’on avait tant poursuivi pendant les années de boucherie organisée par le sinistre imprécateur.

 

Par la suite, il devint professeur à Tourcoing au collège du Sacré-Cœur, il a assuré un intérim de… 20 ans dans une école de Froyennes en Belgique. Entre autres points de chute. C’est la mort de son père qui l’a freiné. Il a voulu devenir curé de paroisse pour avoir sa mère avec lui.

 

Arrivé dans la commune frontalière, il s’est posé 18 ans au Mont d’Halluin : « Un endroit exceptionnel où j’étais en communion parfaite avec les gens ».

 

En écho à son propos, voici une réaction venue du Mont d’Halluin : « Monsieur le curé, c’était la gentillesse même. A toute heure, chacun était le bienvenu, accueilli avec le sourire et l’assurance d’être écouté par un homme soucieux de l’autre ».

 

En 1978, il s’en est allé à Tourcoing, pour aider le doyen de Saint-Christophe. Et c’est en 1987 qu’il s’est retiré à Sanary, ce port situé près de Toulon.

 

Ce jour de septembre 1977, Sanary a beaucoup gagné. Le Nord à l’inverse a beaucoup perdu.


Il a perdu l’homme qui ne croit pas au hasard « Dieu me suffit ». L’homme qui a été « scandalisé atrocement » par l’attitude d’une partie de l’Eglise et des chrétiens pendant la guerre.«  Ils parlaient du génie d’Hitler ».

 

Aussi, l’homme qui, un jour, a célébré la messe, avec un flic des Renseignements Généraux, flingue dans la ceinture, à ses côtés. Le policier avait été enfant de chœur… L’homme qui ne connaît pas la peur, « même pendant la guerre. C’est seulement après coup. J’aurais pu mourir en héros, sans le savoir. » 

 

C’est également l’homme à qui on a proposé « des choses, des tas. Même la cathédrale. Je suis allé voir Monseigneur Gand, il m’a compris. Je ne veux pas devenir un personnage, être une personne me suffit »

 

 

En 1989, il fêta, à Tourcoing, le 50ème anniversaire de son ordination.

  

Après 62 ans de prêtrise, c’est à Bonsecours, près de Rouen, que l’abbé Joseph Blomme s’est éteint, le 26 mai 2001, à 89 ans.

 


(Archives et Synthèse D.D., Presse).    
  

                                                                             

  

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 05:51

 

 

 A l’occasion du prologue du Tour de France 2007, ce 7 juillet, et en souvenir de Paul Beernaert :

 

Voici le parcours de deux « figures » halluinoises, souvent photographiées à cause de leur physique hors du commun, et dont les portraits ornent parfois les couloirs de la mairie d’Halluin.

 

C’est aussi une rencontre entre deux Halluinois, Paul Beernaert et Gabriel Malfait que tout  sépare mais liés par une véritable amitié, car chez eux la différence n’a jamais fait place à l’indifférence !

 

Paul Beernaert est parti sur la pointe des pieds, le jeudi 30 décembre 1988 à Tourcoing (Nord), alors qu’il s’apprêtait à « boucler » sa 60ème année… 


Les derniers mois, on le rencontrait moins, affaibli qu’il était par la maladie, mais on ne manquait jamais de le saluer lorsqu’il sortait du 125, rue de Lille, pour « aller déjeuner en ville ».


Depuis, on ne croise plus sa longue barbe au détour d’une rue du centre, on ne voit plus son imposante stature dominer l’aéropage des personnalités lors des manifestations officielles. Et on ne l’entend plus prendre ou donner des nouvelles de tel ou tel ancien alité ou hospitalisé.

 

Né de parents halluinois le 7 janvier 1928, Paul Beernaert était à peine adolescent quand la guerre survint. Mais il entendit se mettre au service des plus jeunes que lui ; ces enfants qui, chaque jour, entre 1942 et 1945, trouvaient à manger au patro du Mont, chez Romanie Bisbrouck (décédée elle aussi en 1988).

 

Pour aider les abbés Declercq, et avec son frère Guy (mort bien plus jeune), Paul Beernaert conduisait alors son cheval dans toutes les fermes de la région pour trouver de quoi nourrir les « enfants de la guerre ».

 

Le conflit terminé, il ne voulut pas en rester là, et il fonda l’Amicale des J3.48. Lui, le « doyen de la classe » comme il aimait qu’on l’appelle, participe notamment, et toujours pour le plaisir des enfants, à la célèbre tournée de Saint-Nicolas et du Père Fouettard, reprise par la suite par les UNC.AFN.

 

Plus discrètement, et ce durant toute sa vie, Paul Beernaert s’associe à de nombreuses œuvres charitables.

 

Mais Paul Beernaert c’était aussi une partie de la mémoire du « Tour de France » cycliste. Sa profession de représentant des cycles Peugeot l’amena en effet à suivre la bagatelle de treize « Grandes Boucles ». Ce qui lui faisait des dizaines d’anecdotes à raconter à ses nombreux amis.

 

Au moment de son décès, un autre « personnage » d’Halluin Gabriel Malfait s’est senti étrangement seul. En effet, tous les ans, Paul Beernaert se faisait un devoir de lui payer un anniversaire de roi !

 

C’est, assurément, cette image originale et chaleureuse que nous conserverons de lui…

 

Gabriel Malfait est né le 27 mars 1922, et demeurait 282, route de Neuville.

 

Qui à Halluin ne connaissait Gabriel ? A un point tel que bien peu de gens étaient capables de donner son nom de famille à savoir Malfait…

 

« Gabriel », pour tout le monde, ce simple prénom suffisait pour reconnaître une authentique « figure » halluinoise :

 

 Sa bonne tête ridée comme une « vieille pomme », son sourire bon comme le pain, son œil plissé, pétillant de malice, sa « dégaine » particulière… faisaient le délice des photographes et  peintres, dont les portraits s’affichaient dans les expositions diverses.

 

En effet, promenant sa grande silhouette un peu voûtée, à pied ou à vélo, du Mont au Colbras, il était devenu, au fil du temps, un élément indispensable du paysage halluinois.

 

« Gabriel » toujours dynamique, pittoresque en diable, conteur, chanteur, roi de la fête foraine, son royaume de rêve, éveillait le rire des enfants, le sourire des parents, l’amitié de tous

Aussi, notre Halluinois ne comptait que des amis dans sa bonne ville, car il était toujours prêt à rendre service.

 

Le 22 octobre 1990, il était renversé par une voiture alors qu’il circulait à vélo rue de Lille. Il s’en sortait avec le nez cassé.

 

Malheureusement, quelques jours plus tard, le samedi 3 novembre au soir, il marchait le long de ce chemin du Billemont qu’il connaissait si bien. La nuit noire, un violent orage qui éclate, deux voitures qui se croisent… et c’est le drame, « Gabriel » est fauché par une voiture… Fauché par le destin, sans que la vitesse ou l’alcool soient en cause ; la faute à pas de chance, à un fâcheux concours de circonstances… Trop fâcheux…

 

Agé de 68 ans, Gabriel est décédé…La triste nouvelle se répand, dans la ville, comme une traînée de poudre.

 

« Gabriel » le désintéressé, celui qui était connu et apprécié de tous sans exception, rejoignait définitivement son ami Paul Beernaert.

 

                                                                                              
                                                                                                    Daniel DELAFOSSE

 

(Archives et Synthèse D.D., Presse).

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