Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
La fête des allumoirs marque l’arrivée de l’automne et le retour des soirées à la lumière des lampes.
On attendait la fin de la ducasse de Mouvaux, le dernier lundi de septembre, pour donner le départ des réjouissances à Roubaix et Tourcoing.
Ce n’était pas rien, la fête des allumoirs d’autrefois. Une sorte de kermesse où chacun prenait son plaisir. Les fabriques chômaient trois jours et jusqu’à une semaine entière.
Le grand moment c’était le cortège à la nuit venue. Les enfants se servaient de pots de terre cuite ou bien creusaient des betteraves et des citrouilles. Ils plaçaient dedans du « carbon de fau », c’est-à-dire des braises de bois de saule qu’ils saupoudraient de grains d’encens.
Au moment où le cortège se mettait en route, on allumait la braise de ces sortes de lanternes appelées des « énonces » ou des « cafotins ». Les gamins et les gamines balançaient les « énonces » au bout d’une corde pour entretenir le feu et parfumer leur passage.
Ils chantaient à qui mieux mieux :
« Vive les allumoirs
Pour ouvrer du soir
Vive les cafotins
Pour ouvrer du matin ».
Dans les deux villes et dans les villages tout autour, les tisserands « à l’otil » ne reprenaient le travail à la lumière de la lampe qu’à partir du dernier mardi de septembre.
Les jours d’avant, ils arrêtaient le métier à la tombée du soir, « à l’brenne » comme ils disaient. Chez les artisans, dans les manufactures et dans les rues, on s’éclairait à l’huile, ensuite au gaz, et pour finir, à l’électricité.
Le cortège parcourait les rues, tambours et fifres en tête. Pendant ce temps, les parents attendaient dans les estaminets, le retour des enfants. La cabaretière leur servait un plat de haricots et de saucisses à bon marché. La viande des saucisses craquait comme des pierres entre les dents, d’où l’origine du nom des « Ducasses à Pierrot ».
Roubaix et Tourcoing et les cantons des deux villes ont gardé la fête des allumoirs dans leurs coutumes. Les lanternes vénitiennes ont remplacé les betteraves, mais la fête est bien présente.
A chaque cortège la foule se presse et les quartiers s’animent de ces retraites aux flambeaux.
Après 55 éditions, le cortège folklorique et carnavalesque des Allumoirs d’Halluin s’est interrompu en 2004.
Depuis 2005, la fête des Allumoirs d’Halluin est remplacée par celle des Tisserands.
Ce samedi 20 septembre 2008 pour sa 4ème participation, la Fête des Tisserands a battu son record de participation avec 800 participants, pour 19 associations et 6 écoles. Ils étaient 400 pour la première édition, 600 pour la deuxième et 720 pour la troisième.
C’était aussi le 60ème anniversaire des Allumoirs et le 40ème des géants d’Halluin. Pour l’occasion, six pousseurs, anciens ou jeunes pousses, ont été intronisés au sein de la confrérie de la navette halluinoise.
(Archives et synthèse D.D.)
Le décès de M. Roland Callens.
L’ancien président du comité des Allumoirs, M. Roland Callens est décédé samedi 12 septembre 2009 à Tourcoing dans sa 81ème année.
Membre fondateur du comité des Allumoirs en 1948, il fut avec ses amis Roland Rosé et Jean Dendiével une des chevilles ouvrières de cette fête populaire et un des créateurs des géants : Hilaire, Alphonsine et P’tit Baptiste. Il était également médaillé de la ville d’Halluin.
La célébration des funérailles aura lieu le jeudi 17 septembre 2009 à 9 h 30 en l’église Saint-Hilaire à Halluin.
LIEN : Les Géants d'Halluin... Historique.
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