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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (4) Le Maréchal Foch (1851 - 1929) Biographie.




Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, est un officier général français né à Tarbes le 2 octobre 1851 et mort à Paris le 20 mars 1929.

Jeunesse

Ferdinand Foch est né à Tarbes dans les Pyrénées, le 2 octobre 1851. Son père était un fonctionnaire languedocien. Il suivit sa scolarité à Tarbes, Rodez et au collège jésuite de Saint-Étienne. Son frère deviendra d'ailleurs un Jésuite, ce qui freina peut-être la progression de Foch dans l'Armée, le gouvernement républicain étant très anti-clérical. Le 5 novembre 1883, il se marie avec Julie Bienvenüe à l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), la petite-cousine de Fulgence Bienvenüe, créateur du Métropolitain parisien.

À la déclaration de guerre contre l'Allemagne, en 1870, il s'engage au 4e Régiment d'Infanterie. À la fin de la guerre franco-prussienne il décide de rester dans l'armée et intègre l'École polytechnique, dont il sort en 1873 comme officier d'artillerie. Il est affecté comme lieutenant au 24e Régiment d'Artillerie, bien qu'il n'ait pas fini sa scolarité ; cela s'explique par la pénurie d'officiers qui affectait l'armée au sortir de la défaite. Il gravit alors les grades un par un, devenant capitaine, avant de rejoindre l'état-major en 1885. Il entre ensuite à l'école supérieure militaire comme élève, et y devient lui-même professeur en 1895. Il y enseigne l'Histoire militaire et la tactique, et devient l'un des théoriciens français de l'offensive. Il se fait connaître par ses analyses critiques de la Guerre franco-prussienne et des Guerres napoléoniennes. Il poursuit son ascension dans l'armée : promu lieutenant-colonel en 1898, il est nommé colonel en 1903, puis général de brigade (1907).

Il assume le commandement de l'École de Guerre de 1907 à 1911, année où il est nommé général de division; puis en 1913, général de corps d'armée, à la tête du 20e Corps d'Armée de Nancy.

Foch et la Première Guerre mondiale

Durant la Grande Guerre, il commande le 20e Corps d'Armée de Nancy, appartenant à la IIe Armée du général de Castelnau. Le 14 août, pendant la bataille de Lorraine, son corps avança vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes pertes. La déroute du 15e Corps à sa droite le contraignant, cependant, à la retraite. Foch parvint cependant à bien gérer la situation en couvrant la retraite de Nancy et en contre-attaquant, empêchant les Allemands de traverser la Meurthe.

C'est pour ses actes qu'il fut choisi pour commander la IXe Armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges durant la course à la mer. Avec le chef de l'état-major, Maxime Weygand, Foch dut gérer la retraite de la Marne, alors qu'il venait à peine d'être nommé à son poste. Il aura alors ces mots restés célèbres : « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque. ». Sa contre-attaque était la mise en pratique d'idées qu'il avait développées en tant qu'enseignant, elle lui permit de mettre un terme à l'offensive de l'armée allemande. Ce succès lui valut une nouvelle promotion et le 4 octobre, il fut nommé commandant-en-chef adjoint, de la zone Nord, avec le général Joffre. Le 13 octobre, les Allemands lancèrent une nouvelle offensive, contenue au prix de pertes très lourdes ; situation qui se reproduisit à nouveau lors de la première bataille d'Ypres. À chaque fois, Foch parvenait à sortir les troupes françaises de situations très difficiles.

À l'origine de la bataille de l'Artois (1915) et de celle de la Somme (1916) il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs. En décembre 1916, Joffre le relève du commandement de l'armée et l'envoie en Italie. Joffre sera lui-même limogé quelques jours plus tard.

Quelques mois plus tard, après l'échec du général Nivelle, Philippe Pétain le remplace en tant que nouveau commandant en chef le 10 mai 1917 et aidera par la suite Foch à revenir en France et à réintégrer son poste.

A la parution en librairie du "Mémorial" de Foch, Clemenceau a eu sur lui ce mot : "Il se prend pour Napoléon (...)Il y a du César dans le maréchal. Enfin, un César passé par l'Ecole de Guerre" (Gilbert Prouteau, "Le Dernier Défi de Georges Clemenceau" France-Empire, 1979, p.257)

Le 26 mars 1918, il est nommé commandant-en-chef du front de l'Ouest, avec le titre de Généralissime, son rôle étant de coordonner les actions des armées alliées. Bien qu'il eût été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918. Le 6 août 1918, il est fait maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifiera et mènera l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice, le 11 novembre 1918.

Il fait partie des signataires alliés de l'armistice à Rethondes. Il est nommé maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le jour de l'armistice il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil n°18.

L’Après-guerre

Il fut un adepte de l’offensive à outrance en s’inspirant de Clausewitz et de Napoléon Ier. Ses idées eurent une grande influence sur les officiers français en 1914. On lui a reproché par la suite un aveuglement envers les nouvelles armes (l’aviation, les chars, …) et son refus d’une dernière offensive en Lorraine en 1918 afin de prendre des gages.

Grades

20 juin 1907 : général de brigade.

Distinctions et décorations

6 août 1918 : maréchal de France.

Décorations françaises
Décorations étrangères importantes
  • Belgique : Grand Croix de l'Ordre royal de Léopold.
  • États-Unis : Distinguished Service Medal.
  • Maroc : Grand Croix du Ouissam Alaouite Chérifien.
  • Royaume-Uni : Chevalier Grand Croix de l'Ordre du Bain, Distinguished Service Order.

Hommages

Le nom du maréchal a été donné à des voies prestigieuses des villes importantes de France, notamment à Paris avec la prestigieuse avenue Foch, à Nantes avec la monumentale place du Maréchal-Foch ou à Montpellier avec la rue Foch, la plus belle perspective de la ville et au Québec, la ville de Montréal dans l'arrondissement de Verdun avec la rue Foch. Il existe par ailleurs un porte-avions de la marine française nommé le Foch. Une ville d'Afrique du Sud fut, en son honneur, baptisée Fochville et l'une des Kerguelen, l'île Foch.

Citations

  • « Les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire » (1911)
  • « Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez… les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures » (conférence à l’École navale – août 1920).
  • « Ce n’est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. » (Foch, 1920)
  • « De gouverner c'est prévoir, on a fait gouverner c’est attendre » (Les Cahiers – 1926)
  • « J’aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne » (Les Cahiers – 1926)
  • « Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop. »
  • « Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir... »

Source : Wikipedia.


Foch avait reçu son bâton de maréchal le 6 août 1918, dignité à laquelle devaient s’ajouter celles de maréchal britannique et de maréchal de Pologne. Il fut élu le jour même de l’armistice à l’Académie des sciences et, dix jours plus tard, le 21 novembre, à l’Académie française, à l’unanimité des vingt-trois votants, au fauteuil du marquis de Vogüé.

 Pas plus que Georges Clemenceau, qui fut élu le même jour que lui, le maréchal Foch n’avait fait acte de candidature, et il n’avait donc accompli aucune visite. C’est Raymond Poincaré qui le reçut, le 5 février 1920.

 

1920. 5 février : Réception à l'Académie française.
1921. 5 mai : Foch prononce l'éloge de Napoléon aux Invalides.
1921. Octobre-novembre : Voyage aux Etats-Unis.
1923 : Foch, Maréchal de Pologne
1920/1929 : Foch est Membre permanent du Conseil supérieur de la Guerre.


1929 :
20 mars : Mort du Maréchal Foch, à Paris.

          26 mars : Obsèques nationales


1931 : Publication des "Mémoires" du Maréchal Foch.
1935 : Inauguration de la statue du Maréchal à Tarbes.
1937 : Transfert des cendres du Maréchal Foch aux Invalides.
1951 :  Fêtes du Centenaire du Maréchal Foch :
             Inauguration de la statue de Foch sur l'esplanade du Trocadéro,
 du Monument aux Trois Maréchaux pyrénéens à Saint-Gaudens et du square Foch à Valentine.

 

 

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V
<br /> les obsèques du maréchal ont été l'occasion d'une grande fete<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Elodie<br />
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