Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

Lors du mois d’août 2004, j’ai vécu une histoire émouvante voire troublante avec un calopsitte (oiseau de compagnie, reçu en cadeau, 3 semaines après sa naissance), que je désire vous faire partager…
Ce matin du 10 août 2004, cet oiseau, âgé alors de trois ans (prénommé César, en souvenir du cinéma, animal apprivoisé, capable de prononcer des mots comme un perroquet) se trouvait sur mon épaule au moment où j’écrivais un « papier » pour un hebdo, consacré aux héroïnes de la saga télévisée 2004, intitulée : « Le miroir de l’eau » avec comme interprète principale Line Renaud.
Soudain, la sonnette de l’appartement retentit… et fit sursauter le volatile. Etant placé non loin d’une fenêtre ouverte, l’oiseau s’envola à l’extérieur, et très vite disparaissait au-dessus des toits avoisinants du centre ville d’Halluin.
Sans plus attendre, je me suis mis à la recherche du petit César, en sifflant des airs qu’il était susceptible de reconnaître. A plusieurs reprises, et en circulant dans le voisinage, j’avais l’intuition qu’il n’était peut-être pas loin, car il me semblait parfois reconnaître son cri…
Malheureusement, 3 jours après sa disparition, l’espoir s’amenuisait ; car le temps pluvieux, la perte de son environnement habituel, le manque de nourriture ou peut-être des rencontres imprévues pouvaient présager le pire !
Entre-temps et en précisant que l’oiseau était bagué, un avis de recherche était déposé au journal local le vendredi 13 août. Néanmoins, je continuais à parcourir sans cesse le voisinage, le plus souvent la tête dans les airs, attentif au moindre sifflement.
Mais les heures passées... et la perte irrémédiable du petit animal de compagnie se profilait, plus que jamais, à l’horizon. En effet, après 4 jours de recherches, il fallait que je me rende à l’évidence, la probabilité de le retrouver était pratiquement inexistante !
Retrouvailles et coïncidences surprenantes…
Or, en parcourant le journal local, ce dimanche 15 août 2004…Fête de l’Assomption, Qu’elle n’était pas ma surprise et ma joie de lire l’annonce suivante : « A Halluin, perroquet trouvé ! » avec la description…
De suite, je savais que c’était lui… César était bien vivant (après avoir téléphoné à la presse, le journal m’apprenait que l’oiseau avait effectivement été retrouvé et signalé chez eux le 14, grâce à l’avis de recherche publié le 13.
Petite précision, la rédaction du journal a voulu me faire la surprise de me prévenir uniquement par le communiqué de presse paru le 15 août !).
Mais... cette histoire reste troublante sur bien des apparences, et voici pourquoi :
Si effectivement, j’ai appris l’heureuse nouvelle, le jour de la Sainte Marie… L’oiseau fut retrouvé, par l’encadrement du centre de loisirs, dans la cour de l’école Ste Marie, (située à deux cents mètres de chez moi) à l’endroit précisément où j’avais passé ma première année en maternelle à 3 ans (l'âge de l'oiseau), accompagnée de ma mère, Marie…
Tout aussi surprenant, la personne qui avait actionné la sonnette de mon habitation et déclencha le saisissement de l’oiseau s’appelle, Marie ! (Née le même jour que Line Renaud).
Quant aux deux annonces parues dans la presse, elles étaient écrites par une secrétaire prénommée Marie !
Tout cela n’était, très probablement, que le fait du hasard ou pure coïncidence, mais pour moi, le communiqué de presse, surtout le jour du 15 août, restait en apparence un signe « miraculeux » !
Quoi qu’il en soit, ce lundi 16 août 2004, en allant à la rencontre du personnel d’encadrement du centre de loisirs halluinois, je ne pensais pas que le plus déconcertant, de cette histoire, était encore à venir.
En effet, tout à mon bonheur d’avoir récupéré le petit César et recueilli les explications relatives à ses retrouvailles… j’ai rencontré aussitôt la jeune monitrice du centre aéré qui avait attrapé l’oiseau (non sans difficultés, car ce dernier - apeuré et désorienté dans un coin de la cour d’école entourée de hauts murs - se défendit griffes et surtout bec, en l’absence de son maître).
Lorsque cette charmante demoiselle m’annonçait qu’elle s’appelait Mathilde, j’ai cru vivre un rêve ! En quelques secondes, certains souvenirs se bousculaient et les signes du destin réapparaissaient dans l’explication que fois-ci :
En septembre 1992, les cinéphiles halluinois s’en souviennent, j’ai eu l’occasion d’être figurant dans un film qui se déroulait dans le Nord, notamment sur Halluin. Ce film intitulé :
« Faut-il aimer Mathilde ? » fut projeté le 7 janvier 1994, au cinéma halluinois « Le Familia », en présence du metteur en scène nieppois Edwin Baily… Or ce dernier n’est autre que le cinéaste du téléfilm « Le miroir de l’eau » diffusé durant le mois d’août 2004, sur France 2, dans lequel nous retrouvons la comédienne Line Renaud originaire elle aussi de Nieppe !
Cette étonnante simultanéité de rapprochements devenait, pour ma part, assez troublante, car, c’est au moment précis où je détaillais sur le papier ma rencontre avec Line Renaud et sa dédicace, dix ans avant... lors d’un Festival de Cannes en 1994 , que l’oiseau s’était brusquement envolé…
Plus encore, depuis le décès de son mari Loulou Gasté, puis de sa mère, lors de diverses entrevues avec les médias, Line Renaud ne cachait pas qu’elle croyait aux signes du destin, et notamment à la présence autour d’elle de ses chers disparus. (J'ajoute que la chanson "Mademoiselle from Armentières", interprétée par Line Renaud, est inspirée de la vraie... qui s'appelait Marie Lecocq).
Si après ce récit, vous restez toujours sceptique sur la présence des signes, César et moi étions convaincus, en ce mois d’août 2004, que la réalité avait dépassé la fiction du cinéma et de la télévision.
Quant à l’interrogation du film « Faut-il aimer Mathilde ? », restait en suspens depuis la sortie du film en 1993… Pour César et moi, la question était définitivement tranchée !
5 ans plus tard… Toujours Mathilde et Line !
La belle histoire ne s’arrête pas là…
Cinq ans plus tard, en ce mois d’août 2009, j’apprends dans les médias, que Line Renaud est la marraine d’une petite Mathilde, qui n’est autre que la fille de Hélène Médigue héroïne de « Plus belle la vie » et du comédien Samuel Labarthe.
Qui plus est, Line Renaud rappelle aussi qu’elle continuera en tournée, une pièce qu’elle jouait en début d’année 2009, au théâtre Marigny à Paris, intitulée : « Très chère Mathilde ».
Mais aussi, pratiquement cinq ans après sa première diffusion à la télévision (et les évènements vécus ci-dessus), le téléfilm d’Edwin Baily avec Line Renaud et Cristiana Reali est diffusé ce lundi 17 août 2009 à 13 H 45 sur la chaîne NT1 de la TNT.
« Etrange… Vous avez dit étrange ! ».
P.S. : Aujourd’hui, César (8 ans... et en pleine forme) et son maître tiennent à renouveler leurs très vifs remerciements au personnel d’encadrement et enfants du centre aéré « Ste Marie », de ce mois d’août 2004, (dont le thème cette année-là était la nature et l’environnement… ça ne s’invente pas non plus !), ainsi que le cabinet vétérinaire halluinois qui l’a apaisé (avant les retrouvailles), et l’équipe du journal local Nord Eclair… sans oublier les signes du destin !.
Daniel DELAFOSSE
LIENS : Un cinéphile halluinois sur les écrans du Festival de Cannes 1993.
Impressions et anecdotes du Festival de Cannes 1994.
La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (85) L'Hommage d'Armentières à ses "Demoiselles" Line Renaud et Marie Lecocq.
Faisant suite à l'envoi de cet article le 17 août dernier, Madame Line Renaud m'a adressé, ce 24 août 2009, le courrier suivant :
"Cher Daniel, votre histoire est vraiment étonnante. Ca ne peut pas n’être que le hasard. Ce sont des signes auxquels je crois par expérience. Je suis en permanence avec Loulou et maman par eux et cela m’aide tellement.
Votre récit m’a d’autant plus amusée que j’avais un merle des indes pendant mon séjour à Las Vegas. A mon retour je l’ai ramené chez moi à Paris et il s’est sauvé. Je ne l’ai jamais retrouvé.
Je suis heureuse que vous soyez de nouveau réunis. Mon arrière-grand-mère, qui m’a élevée s’appelait “marie” elle me protège toujours elle aussi. Votre courrier est peut-être un signe d’elle.
Je vous embrasse, caresses à César"
Line Renaud