Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
Installé depuis 1988 au port fluvial, sur 7 hectares, le site Galloo est en train de doubler sa surface. Les travaux ont commencé au coeur de ce site industriel où sont broyées 400 000 tonnes d'acier et de métaux chaque année.
Des véhicules hors d'usage pour l'essentiel. Reportée l'an dernier en raison de la conjoncture, l'extension de Galloo France vient de démarrer.
Spécialisé dans le recyclage des matières premières issues des véhicules hors d'usage et de l'électroménager, l'industriel va doubler sa surface passant de 7 à 14 hectares d'exploitation, pour un investissement qui dépasse les 5 millions d'euros.
Pas de quoi rassurer les voisins français et belges surtout après le départ de feu survenu la semaine dernière sur un tas de produits recyclés. Des incendies assez réguliers, liés à une interaction entre les déchets de broyage, qui n'améliorent pas l'image de la profession dans un secteur par ailleurs très éprouvé par la dioxine.
Olivier François, responsable environnement de Galloo, se veut rassurant : « Des prélèvements atmosphériques ont été réalisés et n'ont pas montré de problème particulier. Il n'y a pas d'autre pollution que celle des panaches de suie qui n'ont pas de toxicité particulière. » Un argument qu'il défend en s'appuyant sur un rapport de l'Agence française de veille sanitaire publié l'an dernier : « Il démontre que ce sont bien les émissions permanentes qui sont dangereuses pour la santé et non celles liées à des phénomènes ponctuels. »
Le site répond aux normes et aux prescriptions des sites classés « pour les produits répertoriés non dangereux », insiste Olivier François, et ce sous le contrôle de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).
Les nouveaux aménagements liés à l'extension ont reçu des agréments liés au démantèlement et à la dépollution des VHU (Véhicules hors d'usage), le coeur de métier de l'entreprise qui emploie actuellement 38 salariés. Un effectif qui pourrait doubler avec ce redéploiement.
Un kilo d'acier : 15 centimes, un kilo de blé : 12 centimes
L'usine recycle actuellement 400 000 tonnes d'acier et de métaux tels que l'aluminium et le cuivre par an, c'est quasiment 100 tonnes par heure. Le broyeur principal, specimen du genre en Europe, est capable de digérer une voiture en à peine 1 minute !
Des données, certes impressionnantes, mais qu'Olivier François relativise. Les métiers du recyclage ne seraient pas aussi juteux qu'il y paraît, du moins pour tout le monde. « La tonne d'acier recyclé est vendue 150 euros, soit 15 centimes d'euros le kilo, c'est dérisoire. À titre de comparaison la tonne de blé est à 120 euros la tonne, soit 12 centimes le kilo, or le petit pain au chocolat on l'achète aux alentours d'1,20 euro. La spéculation se fait chez les intermédiaires, pas à la source », poursuit Olivier François, frustré par le manque de messages positifs autour de l'activité de recyclage.
« Il faut pourtant savoir que 50 % des métaux neufs sont fabriqués avec des matières recyclées ! » Si le prix des matières premières a chuté, la prime à la casse du gouvernement et les efforts consentis par les concessionnaires, ont quant à eux multiplié par quatre le nombre de véhicules en fin de vie qui arrivent sur le site.
(Archives, N.E., 9/11/2009).
LIENS : La Déchetterie Halluinoise Estampillée "Nouvelle Génération".
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