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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Guy Crombez... Un Halluinois du Bout du Monde.



Guy Crombez a tout quitté en 1980, à l'âge de 28 ans, pour rejoindre la Polynésie sur le bateau qu'il a construit chez lui rue du Cimetière à Halluin. Il a jeté l'ancre à Aratika, un atoll situé au milieu du Pacifique à 500 km de Tahiti et à 20 000 km d'Halluin...


Il livre à la presse (Nord Eclair) son témoignage :

Quelques mots pour vous présenter ?


Depuis quelques années notre atoll est équipé d'une piste d'aviation avec deux rotations par semaine, c'est pourquoi j'ai envisagé la construction de quelques bungalows sur l'eau, pour pouvoir accueillir des amateurs de jolis fonds sous-marins.

Comment percevez-vous l'actualité de la métropole ? La crise ? La politique ?


Depuis quelques années, grâce aux satellites nous recevons toutes les chaînes télé numériques et avons le téléphone fixe, portable et internet. Malheureusement j'entends chaque jour aux actualités que la planète va de plus en plus mal, engendrant des changements climatiques, des sécheresses causant des famines... À côté de cela la crise économique et les querelles politiques passent, excusez-moi, pour une plaisanterie. Le CAC 40 s'en remettra bien avant le Bangladesh ou les îles Tuvalu presque entièrement submergées par la montée des eaux. Hélas, j'observe le même phénomène chez moi.

Quel souvenir gardez-vous d'Halluin ?

Ayant vécu près de 25 ans à Halluin, je garde beaucoup de souvenirs. D'abord de mon enfance à l'école du Sacré-Coeur et plus tard de ma participation dés l'ouverture à la MJC dans différentes activités, mais aussi de la Lyre où j'ai apprécié le chant mais surtout l'amitié qui unissait les 40 choristes.

Quels sont les lieux qui ont marqué votre enfance ?

De toute évidence, c'est mon quartier et la maison familiale où j'ai grandi, cette grande maison remplie de souvenirs où l'on recevait toute la famille à des repas de fête, je revois encore mes oncles et mes tantes ainsi que mes grands-parents. Mais c'est aussi là où je passais des heures sur des moteurs de mobylettes dans l'atelier de mon père.

Vous fêtez Noël ?

Comme chaque année nous fêterons Noël ici à Aratika. Bien sûr l'atmosphère n'est pas la même qu'à Halluin mais cela reste Noël que nous fêtons avec autant de ferveur et ses traditionnels cadeaux.

La France vous manque ? La famille ? Les amis ?

Bien qu'amateur de fromages et de bons vins, en vérité, la France ne me manque pas trop. En ce qui concerne la famille ou les amis, nous avons le plaisir de les recevoir assez régulièrement ou bien c'est nous qui venons les voir.

Est-ce qu'on suit la Coupe du Monde à Aratika ?

Comme partout dans le monde je crois ? Les journaux, les radios ainsi que toutes les télévisions s'accaparant le sujet, il est difficile de passer à côté.

Un message à adresser aux Halluinois ?

Tout d'abord je souhaite à tous les Halluinois de joyeuses fêtes et j'en profite aussi pour saluer toute ma famille, mes amis et tous ceux que j'ai connus et malheureusement pour certains, perdus de vue.


J'ai 57 ans, je suis né à Menin (B) et j'ai appris la mécanique, la carrosserie et l'électricité auto. J'ai quitté la France en 1980 avec mon bateau, un voilier de 10 mètres que j'ai construit à Halluin rue du cimetière.

Vers quelle destination ?

Ma destination finale était la Polynésie, le rêve que tout amateur de mers tropicales et de jolis fonds sous-marins, caresse. Mais il m'a fallu 5 ans avant d'y jeter l'ancre. En effet, tout mon voyage était axé sur la plongée sous-marine. Aussi, pour joindre l'utile à l'agréable, durant mes plongées, je recherchais et ramassais des coquillages, pour des collectionneurs et amateurs de spécimens. J'ai donc tracé mon itinéraire en fonction des lieux que je voulais explorer. Arrivé à Tahiti en 1985, j'ai rencontré une jeune polynésienne originaire des îles Tuamotu, et ayant succombé à son charme, j'ai décidé de jeter l'ancre définitivement dans le lagon de son atoll, à Aratika.

Pour y faire quoi ?

Très vite, je me suis lancé dans la pêche, je conservais le poisson dans des parcs, car le bateau qui nous ravitaillait et ramassait notre pêche, ne passait qu'une fois par mois. Par la suite, mon activité principale a été l'élevage d'huîtres perlières et la production de perles noires.

Qu'est ce qui vous a surpris à votre arrivée ?

À mon arrivée à Aratika, l'île comptait une trentaine d'habitants, vivant principalement du coprah et de la pêche. Des gens très simples et très organisés, capables de subvenir à leurs besoins dans n'importe quelle circonstance, trouvant toujours une solution, un microcosme de solidarité et de partage. Très vite j'ai été accueilli comme un des leurs.

Où habitez-vous actuellement ?

J'habite sur un motu (îlot), situé à un quart d'heure en bateau du village, J'y ai construit ma maison, pour abriter toute ma petite famille, car nous avons maintenant cinq enfants.

Vous souvenez-vous de votre départ et de vos appréhensions ?

Le jour de la mise à l'eau de mon bateau, et le jour où j'ai hissé les voiles pour quitter la France et traverser l'Atlantique, ont été dans ma vie des moments inoubliables. Des moments très excitants, mais pleins d'incertitudes car face à moi s'ouvrait l'inconnu.

Votre activité actuelle ?

Depuis quelques années notre atoll est équipé d'une piste d'aviation avec deux rotations par semaine, c'est pourquoi j'ai envisagé la construction de quelques bungalows sur l'eau, pour pouvoir accueillir des amateurs de jolis fonds sous-marins.

Comment percevez-vous l'actualité de la métropole ? La crise ? La politique ?

Depuis quelques années, grâce aux satellites nous recevons toutes les chaînes télé numériques et avons le téléphone fixe, portable et internet. Malheureusement j'entends chaque jour aux actualités que la planète va de plus en plus mal, engendrant des changements climatiques, des sécheresses causant des famines... À côté de cela la crise économique et les querelles politiques passent, excusez-moi, pour une plaisanterie. Le CAC 40 s'en remettra bien avant le Bangladesh ou les îles Tuvalu presque entièrement submergées par la montée des eaux. Hélas, j'observe le même phénomène chez moi.

Quel souvenir gardez-vous d'Halluin ?

Ayant vécu près de 25 ans à Halluin, je garde beaucoup de souvenirs. D'abord de mon enfance à l'école du Sacré-Coeur et plus tard de ma participation dés l'ouverture à la MJC dans différentes activités, mais aussi de la Lyre où j'ai apprécié le chant mais surtout l'amitié qui unissait les 40 choristes.

Quels sont les lieux qui ont marqué votre enfance ?

De toute évidence, c'est mon quartier et la maison familiale où j'ai grandi, cette grande maison remplie de souvenirs où l'on recevait toute la famille à des repas de fête, je revois encore mes oncles et mes tantes ainsi que mes grands-parents. Mais c'est aussi là où je passais des heures sur des moteurs de mobylettes dans l'atelier de mon père.

Vous fêtez Noël ?

Comme chaque année nous fêterons Noël ici à Aratika. Bien sûr l'atmosphère n'est pas la même qu'à Halluin mais cela reste Noël que nous fêtons avec autant de ferveur et ses traditionnels cadeaux.

La France vous manque ? La famille ? Les amis ?

Bien qu'amateur de fromages et de bons vins, en vérité, la France ne me manque pas trop. En ce qui concerne la famille ou les amis, nous avons le plaisir de les recevoir assez régulièrement ou bien c'est nous qui venons les voir.

Est-ce qu'on suit la Coupe du Monde à Aratika ?

Comme partout dans le monde je crois ? Les journaux, les radios ainsi que toutes les télévisions s'accaparant le sujet, il est difficile de passer à côté.

Un message à adresser aux Halluinois ?

Tout d'abord je souhaite à tous les Halluinois de joyeuses fêtes et j'en profite aussi pour saluer toute ma famille, mes amis et tous ceux que j'ai connus et malheureusement pour certains, perdus de vue.

(Archives, N.E., 25/12/2009).


LIENS :  Le Père Joseph Ledoux Missionnaire Halluinois chez les Papous.

L'Halluinois Pierre Declercq "L'indépendantiste" assassiné en Nouvelle-Calédonie.

L'Halluinois Nicolas Bigan... Enseignant à Shanghaï (Chine).

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