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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Halluin... et la Sécurité en 2011.

 

 

 

La Ville a mis en place six caméras l'été dernier, en bas de la rue de Lille et sur la place du Général de Gaulle. Un outil au service de la prévention pour Jean-Luc Deroo. Le maire socialiste assume ce choix. Il en mesure les effets dissuasifs.

 

En dotant sa ville d'une vidéo-protection, le maire PS est-il en accord avec son éthique ? « Le maire socialiste est laxiste, c'est bien connu, s'agace l'élu. Ras-le-bol d'être taxé d'angélisme. Le maire doit être garant des équilibres. Il prend ses responsabilités. Les caméras ne remplacent pas la présence humaine mais elles sont bien utiles quand les policiers font défaut. Elles sont selon moi un moyen au service de la prévention. »

 

Depuis quelques mois, si le calme est revenu sur la place de l'hôtel de ville -autrefois lieu d'agitation nocturne- le dispositif a montré ses limites en déplaçant certains phénomènes dans la commune. « Les caméras tranquillisent le lieu mais elles n'arrêtent pas ceux qui créent les nuisances » poursuit le premier magistrat qui réfléchit sérieusement à l'emploi de caméras mobiles. Elles pérégrineraient dans la ville pour sécuriser les équipements publics et avoir l'oeil sur les lieux de rassemblement.

 

Depuis leur arrivée, les premières caméras ont permis d'élucider un fait de vol avec violence. « L'image ne remplace pas l'enquête », note Jean-Luc Deroo. Seuls le maire et un responsable du service prévention de la mairie visionnent les enregistrements qui sont conservés 14 jours. Sur demande de la police nationale, des images peuvent être enregistrées à part et conservées plus longtemps.

 

Pour la deuxième année consécutive les statistiques de la délinquance sont en baisse à Halluin. Mais le maire accueille les chiffres avec un certain recul : « Est-ce qu'il y a vraiment moins de faits ? Est-ce qu'il y a moins de faits répertoriés ? Est-ce qu'il y a plus d'interventions de la part de la police ? », interroge le premier magistrat.

 

Pour Jean-Luc Deroo, membre du bureau du Forum français sécurité urbaine, l'essentiel est ailleurs : « Il faut croire dans la possibilité pour chacun de trouver sa place dans la société. Il n'y a que la parole qui fait changer. » Plus concrètement, sa seule certitude c'est le partenariat. « Les rencontres régulières entre les acteurs de la prévention assurent une meilleure approche des faits. C'est ce qu'il y a de plus difficile à construire et à démontrer. »

 

Halluin a été l'initiative des cellules de veille en 1996. Elles ont trouvé un prolongement au sein du CISPD qui réunit police, associations, élus, établissements scolaires, Transpole, bailleurs sociaux... La Ville s'appuie aussi sur ses quatre agents du service quartiers qui vont quotidiennement au contact de la population.

 

Véhicules épaves, deals, rassemblements, nuisances nocturnes, vols par ruse sont -dans l'ordre- les préoccupations dont le maire est saisi de la part de ses administrés. Le foyer d'accueil pour SDF suscite également un certain émoi: « C'est un lieu qui accueille et qui désaccueille aussi », reconnaît l'élu qui rencontrera prochainement l'association Martine Bernard.

 

 « Je suis demandeur d'un travail partenarial. Nous avons il est vrai des remarques désagréables de la population et c'est normal. À partir du moment où des personnes sont plus dans le déclin que dans la proposition d'une vie meilleure, c'est sûr qu'elles n'attirent pas la sympathie. Mais la solidarité n'existe pas que par les institutions, elle doit aussi venir des gens. »

 

G. Dassonville : « De la poudre aux yeux ».

 

En conseil municipal, dans ses tracts ou sur son blog, le représentant de l'opposition, candidat aux cantonales, fait de l'insécurité son leitmotiv. Mais G. Dassonville n'est pas convaincu par la démarche de la majorité. Questions-réponses.

 

Que pensez-vous du recours à la vidéo-protection pour Halluin ?  « Sur le principe, je ne suis pas contre une vidéo-protection à Halluin, mais à condition qu'elle soit une réalité et qu'elle fonctionne vraiment. Ce qui me dérange, c'est que le maire a installé quelques caméras qui sont de la poudre aux yeux, pour faire croire qu'il fait quelque chose contre l'insécurité, alors qu'il n'a toujours pas été capable de nous dire où sont les écrans à l'autre bout de la chaîne et qui regarde les images et si quelqu'un intervient.

 

Je note que le conseil municipal ne s'est penché sur aucune délibération sur le sujet et que rien n'a été inscrit au budget. Mais sur le principe, je suis favorable à la vidéo-protection ».

 

Quelles sont, d'après vous, les préoccupations des Halluinois en matière de sécurité ?  « Je pense que la préoccupation des Halluinois en la matière, c'est bien évidemment d'avoir le droit à la tranquillité et à la paix publique. Quand on rentre d'une journée de travail et qu'on se lève tôt le matin pour retourner travailler, on a le droit d'exiger de ne pas entendre des cris toute la nuit sur la grand-place, par exemple.

 

Quand on est âgé ou moins âgé, on a le droit d'ouvrir sa porte lorsqu'arrive un visiteur, sans craindre de se faire agresser. Je ne dis pas qu'Halluin est à feu et à sang, mais l'insécurité y est malheureusement bien présente, et elle est surtout faite de multiples incivilités, que les chiffres de la délinquance ne traduisent pas, car ces incivilités ne donnent pas lieu le plus souvent à des dépôts de plaintes ».

 

Quelles seraient vos préconisations dans le domaine ? « En la matière, je préconise plus d'autorité de la part du maire. Qu'elle soit au moins affirmée. Si les voyous qui commettent des incivilités à répétition ne sentent pas une volonté clairement affichée d'y mettre fin, ils se sentent encouragés à continuer. Plus concrètement, je préconise une bien meilleure collaboration avec la police nationale, et pas seulement au cours de belles réunions pour observer ensemble les chiffres de la délinquance.

 

Voici un exemple concret de ce qui pourrait être fait : les fonctionnaires de police sont débordés de tâches d'ordre administratif. Pourquoi la municipalité ne proposerait-elle pas au commissaire de police de Tourcoing de soulager ses fonctionnaires en prenant en charge en mairie certaines tâches administratives ? ».

 

Les chiffres de la délinquance pour 2010…

 

La délinquance halluinoise connaît une « évolution encourageante » selon Olivier Dimpre, le commissaire de Tourcoing. En 2010, la délinquance générale a baissé de 15,47 %. Elle représente 858 faits contre 1015 faits en 2009.

 

La délinquance dite de proximité (cambriolages, vols de  véhicules, vols à la roulotte, dégradations…) a reculé de 33 %. Les incendies volontaires ont connu une augmentation en 2010 du fait d’un incendiaire placé sous contrôle étroit.

 

Les violences aux personnes ont fait un bond de 36 %. Du côté des interpellations, elles sont passées de 245 en 2009 à 289 en 2010, soit 18 % de plus. L’activité policière se traduit aussi dans le taux d’élucidation : 32 % en 2010 contre 22 % l’année précédente. Depuis septembre 2010, deux fonctionnaires ont renforcé l’antenne de sûreté urbaine d’Halluin.

 

(Archives, N.E., 12/2/2011).

 

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