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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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L'Halluinois Raymond Descamps... Entrepreneur Dynamique et Précurseur de "La Valandière".

 

 

Raymond Descamps est né à Halluin (Nord) le 20 juillet 1923. De son union avec Odette Vanelslande naquirent trois enfants.

 

Voici le parcours de ce chef d’entreprise halluinoise, unanimement apprécié, qui décéda le 7 mars 1978 à Arles, dans sa 55ème année. 

 

Pendant près de 30 ans (1953-1980) s’est développée à Halluin, une activité de négoce dans le secteur agro-alimentaire, à l’échelon national.

 

Cette affaire est créée en 1953 par M. Raymond Descamps. Il lance sa première affaire de négoce en produits de chocolaterie, confiserie, biscuiterie (CHOCOBIS) dont le siège social est situé rue du Christ à Neuville-en-Ferrain. En 1958, CHOCOBIS compte 27 salariés.

 

A cette époque l’importation dans le domaine agro-alimentaire commence à peine à se développer. Une opportunité se présente : on entre dans le marché commun et ce créneau de produits sucrés d’origine étrangère offre de nombreuses possibilités d’exploitation. Très vite la société CHOCOBIS se propulse au premier rang des grossistes français.

 

En 1959, en raison du développement de la société, favorisée par sa position géographique frontalière, il se crée une seconde société : la COFIEX (Comptoir Frontalier Importation Exportation) située rue des Près à Halluin. Elle est chargée de la prospection et de la vente en France des produits  importés de Belgique, Hollande, Danemark, Angleterre, Allemagne, Espagne et Italie.

 

A la fin des années 60, pour des raisons administratives et commerciales, les deux sociétés CHOCOBIS et COFIEX sont  regroupées au sein de la CODIAL.

 

La CODIAL est connue dans toute la France. Les camions « jaune et vert » circulent à travers le pays pour livrer chaque semaine des tonnes de biscuits, bonbons, chocolats et pâtisseries industrielles. Au niveau régional, se développe un secteur de vente de conserves et de certaines charcuteries par l’intermédiaire de la société DISALINO qui a ses bureaux et magasins rue Maurice Simono à Halluin.

 

Les directeurs de vente de la CODIAL référencent auprès des géants de la distribution : Auchan, Carrefour, Leclerc, Continent, etc… leurs produits comme : Des biscuits et notamment le spéculoos « Lotus ». Les bonbons et chocolats « Jamin ». Des produits de pâtisserie industrielle à marque de fabricant ou à label privé. Au rayon confiserie des supermarchés et aux étalages des boulangers on voyait le fameux « collier PECO » (petits bonbons multicolores enfilés sur un élastique blanc).

 

Tout en dirigeant la CODIAL, M. Raymond Descamps est en même temps le responsable régional de BELIN-NORD, du groupe international NABISCO.

 

Beaucoup d’Halluinois ont été partie prenante dans cette grande aventure animée par un homme entreprenant et dynamique. Mais en 1978, pour des raisons de santé Raymond Descamps cède ses sociétés.

 

(Archives, « Images d’Autrefois par l’Association « A la recherche du passé d’Halluin »).  

 

  

Raymond Descamps Précurseur de...« La Valandière »

 

A l’origine cette propriété est une ferme au carré construite sur plusieurs hectares en 1900. Elle a longtemps appartenu à la famille Carette, des agriculteurs bousbecquois. Ensuite, elle n’a connu que trois propriétaires dont M. Raymond Descamps, ancien PDG de CODIAL à Halluin.

 

Passionné par l’Espagne et amateur d’art religieux, il a fait de cette ferme un véritable musée. Les portes ibériques importées d’Espagne côtoient d’anciennes portes de monastère ou de confessionnal. Le sol en pierre de Quercy embrasse des murs incrustés de porcelaines de Desvres ou de vitraux d’église. Un baptistère en marbre blanc trône au milieu du patio.

 

Depuis 2005, Martine et Frédéric Catry partagent leur quotidien dans cet ancien corps de ferme reconverti en gîte de France (côté 4 épis) bien nommé la Valandière. Aujourd'hui, on vient de l’autre bout du globe pour profiter du luxe à la campagne.

 

La Valandière, nichée dans un parc paysager de 6.000 m2,  ressemble à un îlot perdu au milieu d'une série de hameaux, à cheval entre les pâturages de Bousbecque, Linselles et Wervicq-Sud. Un lieu unique dans la région.

 

« On avait envie de créer un bel endroit, de rencontrer des gens d'univers socio culturels et géographiques différents », racontent-ils. L'entrée principale du domaine donne sur un patio lumineux, bordé de boxes reconvertis en chambres. « Épura », « Charme » et « Chocolat », trois chambres, trois styles qui invitent au voyage.

 

Une salle de réception accueille également les séminaires d'entreprise. Une pièce qui là aussi témoigne de l'immense passion de Raymond Descamps pour l'art religieux. Dans ce salon qu'il avait baptisé le séminaire, il aimait réunir ses proches autour de grandes tablées dans un décor hors du commun.

 

Vitraux, banc de communion récupérés par l'ancien propriétaire Raymond Descamps à l'Église Saint-Antoine, à Roubaix, lui confèrent une gracieuse allure de petite chapelle.

 

C'est là que les hôtes, familles, touristes, hommes d'affaires, prennent le repas, près de la cheminée en pierre, lorsqu'il fait trop frais dans la cour. Un endroit apprécié des entreprises. Les grandes familles industrielles du Nord, Lesaffre, Mulliez... s'y retrouvent régulièrement pour des séminaires. « Vu le contexte économique, les entreprises font plus attention. Ici, nous leur offrons le dépaysement, le luxe à la campagne à moins de vingt minutes de Lille », explique Martine Catry.

 

Une bonne adresse recommandée aux collaborateurs du monde entier. Des plus proches voisins : Belges, Allemands, Hollandais, aux plus éloignés : Américains, Russes, Japonais... En 2008, 700 personnes ont profité de ces réunions de travail d'un nouveau genre.

 

La clé du succès ? Un accueil simple et chaleureux, «  pour que les hôtes se sentent comme à la maison. » À chaque réunion, la table regorge de brioches, gaufres à la cassonade, jus de pommes frais et autres mets régionaux concoctés par la maîtresse de maison. Un sens de l'accueil et du détail qu'elle cultive depuis longtemps.

 

Héritière de « l'esprit des gens du Nord. » Il y a comme un avant et un après la Valandière. «  Avant, les Parisiens ne regardaient pas Lille. Aujourd'hui, il faut venir s'y balader, visiter, manger... » Et goûter, en passant, à «  la magie de la Valandière... »

 

La Valandière, 37, chemin du Blaton Hameau de Crumesse 59166 Bousbecque  : 03 20 98 83 66. 

 

(Archives et synthèse D.D., Presse).

 

http://www.gites-de-france-charme.com/La_Valandiere-Bousbecque-g59_H2162.html

 

Lien :   L'Halluinoise Odette Descamps-Vanelslande reçoit la Médaille de l'Assemblée Nationale.

 

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