Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

Publicité

Le Haut-Débit... Halluin et 20 Villes du Nord pour un Plan d'Urgence !

 

 

Des élus de 17 villes de la métropole étaient réunis ce 1er juin 2010 à la ferme du Mont Saint-Jean à Halluin, dans le but d'adopter une délibération commune à l'adresse de la communauté urbaine.Objectif : établir un plan d'urgence face à la fracture numérique.

 

Le haut débit pour tous, un devoir.

Partie en croisade il y a quelques mois déjà pour internet haut débit, Halluin a rallié à sa cause près d'une vingtaine de villes de la métropole lilloise hier. Wasquehal, Templemars, Ronchin, Santes, ou encore Vendeville et Baisieux... Toutes ont un point commun, une traversée du désert numérique. Partout le même constat : des débits faméliques entre 10 et 25 fois inférieurs à ceux des mégalopoles. Des inégalités criantes qui ont le don d'agacer les particuliers.

 

À Halluin, par exemple, seuls 5% des connexions ont accès au haut débit. Regarder la télévision sur internet ou télécharger un fichier ? C'est pour beaucoup mission impossible. Pour contourner le problème, les entreprises les plus mal loties doivent quant à elle débourser 400 euros par mois ! Quand leurs consoeurs papillonnent sur la planète entière avec l'offre grand public à 30 euros par mois.


« Cela décourage des entreprises de s'installer dans nos villes. Le haut débit n'est certainement pas un luxe. J'ai des remarques tous les jours sur ce sujet. Je suis au Sud de Lille, je ne suis pas dans l'Aveyron ! », remarquait un élu de Templemars. Pour Martine Decocq, adjointe au maire de Wasquehal en charge de la démocratie active et de la communication, ces disparités mettent toute la communication d'une ville à la traîne : « C'est frustrant de ne pas pouvoir se mettre à la page sur le plan de la e-administration qui est devenue naturelle dans le public. L'échange entre les élus et les administrés en pâtit. »

 

Un avis partagé par Jean-François Duchemin, adjoint aux finances et TIC, à Vendeville où 90% des connexions sont en dessous de 2Mbits : « Nous avons une école primaire pilote au niveau informatique, il lui est impossible de travailler en ligne. Il faudrait faire appel à des sociétés extérieures mais ce serait bien trop onéreux. Il y a un tel décalage entre les besoins des communes et la lucidité de la communauté urbaine. »

Arras a investi dans son propre réseau

 

Mettre la communauté urbaine, propriétaire des réseaux de télécommunications depuis 2004, face à ses responsabilités est le mot d'ordre adopté hier par les différentes villes. Les élus disent stop à l'hégémonie des opérateurs qui font la pluie et le beau temps sur le marché. L'exigence est celle d'un plan métropolitain de fibre optique qui devra partir des périphéries vers les grandes villes, et non l'inverse.

 

L’Halluinois Stéphane Bedleem, conseiller municipal à la ville numérique, mène la fronde avec conviction : « Nous demandons un plan clair qui ne doit pas être influencé par les opérateurs. Il aurait été plus judicieux de dépenser les 50 millions d'euros qui doivent faire venir le canal devant le palais de justice pour venir au secours de nos villes sinistrées ! » Les élus engagés dans ce lobbying aimeraient que Lille métropole s'inspire de l'exemple arrageois.

 

Pour se doter du très haut débit, la communauté de communes d'Arras, représentée hier, a financé ses propres réseaux pour un budget de 5 millions d'euros. 18 opérateurs étaient sur les rangs. De quoi restaurer une saine concurrence.

 

(Archives, N.E., 2/6/2010).

 

Internet à très haut débit… Un plan sur 15 ans.

 

Aujourd'hui, à Halluin, seulement 2 303 foyers sur 7 432 sont éligibles à une connexion très haut débit, donc à la télévision. Pour toute la métropole, ils sont 288 407 sur 428 616. ...

 

Le 1er juin, une vingtaine de maires de la communauté urbaine se réunissaient à la ferme du Mont Saint-Jean à Halluin pour s'accorder sur les termes d'une motion réclamant que LMCU organise un véritable développement numérique du territoire.

 

Mercredi matin, une réunion s'est déroulée à la communauté urbaine. Pour des raisons qui restent inconnues, la presse n'a pas été autorisée à suivre cette réunion. Jean-Luc Deroo, le maire d'Halluin qui fédère les mécontents et cherche des solutions pour le développement du haut débit, a donc fait état des orientations prises : « En 2004, la communauté urbaine a pris la compétence numérique puis s'est reposée sur les opérateurs qui avaient pris des engagements mais ne les ont jamais respectés. Aujourd'hui, chacun s'accorde à dire qu'il faut une intervention publique pour effacer les inégalités de territoire. »

 

Et le maire de mettre en perspective cette inégalité : « Un raccordement au très haut débit coût 100 euros à Euratechnologie (Lille) contre 3 000 euros à Halluin ! » Lors de cette réunion, les élus métropolitains ont évalué une dépense entre 40 et 60 millions, avec le concours de la région et du grand emprunt qui prévoit des fonds pour ces dépenses. Mais LMCU est en retard dans la présentation de ce dossier, ce qui explique qu'après six années de léthargie, les élus avancent rapidement.

 

Une réunion est prévue en fin d'année ou début d'année prochaine pour poser les bases de l'installation du réseau. En mars, une délibération devrait être proposée. Pierre-Mickael Marchand, Halluinois qui milite très activement pour l'arrivée du très haut débit dans sa ville et qui a assisté à la réunion de LMCU, regrette la durée prévue pour l'application de ce plan : « Cela doit s'étaler sur 10 ou 15 ans, c'est beaucoup trop long. Il faudra trouver des solutions alternatives plus rapides parce qu'on ne peut pas attendre tout ce temps. »

 

Un sentiment partagé par Jean-Luc Deroo et Stéphane Bedleem, en charge de la question au conseil municipal. Stéphane Bedleem qui s'est dit peiné par le refus de l'opposition de voter la motion des maires sur le très haut débit en parlant d'une « opération de communication » : « Toutes les villes de droite comme de gauche l'ont acceptée à l'unanimité sauf chez nous. »

 

(Archives, VdN, 22/10/2010).  

 

Une carte de vie quotidienne pour Halluin…

  

Pourquoi ne peut-on pas encore voir les retransmissions du conseil municipal sur nos ordinateurs promises en janvier ? La faute à un autre projet numérique de la ville, la carte de vie quotidienne. Pour obtenir des subventions de l'Union européenne et de la région, les deux dossiers ont été réunis pour une mise en place espérée dans moins d'un an.

 

1 Dream +, la web télé. - Stéphane Bedleem, le conseiller délégué à la vie numérique, espérait voir la retransmission des conseils municipaux avant l'été. Si tout était prêt, il a fallu attendre. Ce projet, appelé Dream +, est né sous l'impulsion du conseil régional, qui emploie par ailleurs S. Bedleem comme chef de projet informatique.

 

 L'idée est d'inciter les citoyens à utiliser les nouvelles technologies et la ville d'Halluin a sauté sur l'occasion. « Aujourd'hui, le dossier est ficelé, annonce S. Bedleem, il n'y a plus qu'à lancer un appel d'offres pour trouver les opérateurs en charge de les retransmissions des conseils et de la web télé. La charte de bonne conduite a déjà été rédigée. »

 

2 Approche globale. - Quand l'élu se renseigne pour les subventions de Dream +, il s'aperçoit que la ville ne peut recevoir d'aides de la région et de l'Union européenne qu'une fois. Il met alors Dream + de côté et l'équipe municipale décide d'accélérer le travail sur la carte de vie quotidienne pour ne proposer qu'un seul dossier :

 

« Nous avions été frappés par la file d'attente pour les inscriptions aux centres aérés, se souvient S. Bedleem. On s'est alors dit qu'il fallait pouvoir effectuer cette démarche en ligne. » C'était en juin 2009 et une étude est lancée pour une carte de vie quotidienne : « elle sera d'abord consacrée à la petite enfance comme la réservation et le paiement de la cantine, qui se fait en mairie actuellement. Même chose pour le centre aéré, l'emprunt de livre à la bibliothèque, payer sa séance de cinéma ou la location d'une salle municipale... Au total, une trentaine de services seraient possibles », explique l'élu.

 

3 Réponse en février. - Cette carte sera du même format qu'une carte bancaire. À terme, elle sera compatible avec des services métropolitains. Quant au problème du débit internet trop lent à Halluin, un câble devrait apporter à la mairie un débit de 5 méga en attendant que la situation change.

 

Une rencontre est prévue avec les services de l'État fin novembre. Une délibération pourrait être présentée lors du conseil municipal de décembre et une commission se réunira en préfecture en février à propos des fonds européens dans le cadre de l'ARECA (Amélioration des relations élus citoyens administration) dont l'enveloppe globale est de dix millions d'euros avec un plafond de 500 000 euros par projet.

 

(Archives, VdN, 28/10/2010). 

 

 

Lien Halluin et Internet : Tout savoir sur les problèmes posés...

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
<br /> <br /> Une carte de vie quotidienne pour Halluin...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> <br /> Octobre 2010 : Le très haut débit... Un plan sur 15 ans.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre