Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Son père, Bertrand avait immigré aux Etats-Unis, à l'âge de 9 ans. Aujourd'hui, Edmond-Jean Chombeau est venu tout droit de Californie avec son épouse pour revenir sur les traces de sa famille. Le cercle généalogique est remonté de manière sûre jusqu'au 17e siècle.
C'est en 1920 que le père de Edmond-Jean Chombeau, Bertrand, quitte la France pour les États-Unis. Il n'a alors que 9 ans et vit chez sa grand-mère. Ses propres parents avaient déjà immigré à quelques milliers de kilomètres de là. Avant guerre, alors que Bertrand n'avait encore que quelques mois.
16 avril 2010. Edmond-Jean et son épouse, Glenda sont reçus au cercle généalogique. 90 ans après le départ de son père, il revient sur les traces de sa famille, de son histoire. Et ne s'attend certainement pas aux surprises que lui ont concoctées les membres du cercle généalogique.
Un arbre généalogique de plus de deux mètres de long, faisant remonter les racines de la famille Chombeau jusqu'au XVIIe siècle. De manière sûre. Le travail effectué permettrait presque de remonter jusqu'au XIIIe siècle. Mais là, les généalogistes halluinois se montrent très prudents. En tout cas, ce sont 21 générations de la famille que peut contempler Edmond-Jean.
Son père à Halluin en 1966
Halluin, Courtrai, Tourcoing, Bousbecque, Menin... les généalogistes n'ont pas lésiné sur leurs efforts pour remonter le fil de l'histoire de la famille Chombeau. Si les contacts remontent à un peu plus d'un an, tout s'est précipité il y a 6 semaines. Depuis, le généalogiste Jacques Beauprez n'a pas ménagé sa peine avec 2 autres personnes pour collecter toutes les informations.
Plus de 200 heures de travail pour cet arbre généalogique, mais aussi pour l'épais document remis au couple américain. « Ils viennent de Californie, on voulait vraiment faire quelque chose de bien, note Jacques Beauprez. En plus, ils avaient déjà pas mal d'informations ».
Dans ce recueil, les tables généalogiques les concernant, les copies des registres. On trouve aussi la photo de la maison natale de Bertrand Chombeau - cité Cornille - ainsi que son acte de naissance. « Mon père parlait beaucoup de la France et d'Halluin. Mais je n'ai pas appris le Français alors qu'il le parlait », explique celui qui a travaillé dans l'aéronautique.
Avant de montrer des photos de famille, les trois générations américaines des Chombeau, lui, ses enfants et petits-enfants. De présenter aussi un article paru dans Nord éclair en 1966 présentant son père Bertrand, revenu à Halluin, 45 ans après son départ... On le voit jouer sur l'orgue de Saint-Hilaire. Il faut dire qu'il était musicien et professeur de piano.
Plus fort encore, il est apparu que 9 membres du cercle généalogique étaient des « cousins » et possédaient des ancêtres communs. La petite cérémonie en l'honneur des Américains, s'est presque trouvé être une petite réunion de famille. Le président, Jean-Pierre Polnecq, fait partie de ces cousins.Après son escapade halluinoise et un détour par Saint-Omer, le couple américain se rendra à Paris, où il rencontrera une cousine, Christiane Chombeau.
Pour Edmond-Jean et son épouse, le travail d'histoire et de filiation est très importante, et il était important pour eux de remonter le fil de l'histoire familiale. C'est avec une émotion non feinte que le couple américain a reçu les travaux réalisés par les membres du cercle généalogique.
(Archives, N.E., 16/4/2010).
Edmond Chombeau accueilli sur le sol halluinois…
Edmond avait presque les larmes aux yeux en découvrant le volumineux document ... retraçant plusieurs siècles de sa famille : « Je suis touché, c'est une superbe surprise et un merveilleux cadeau. » Edmond est un gamin d'Halluin qui n'a connu que la Californie. Son père est parti là-bas au début du XXe siècle, une époque où les États-Unis étaient friands de tisserands qualifiés comme l'était Bertrand Chombeau. Edmond reste chez ses grands-parents puis il part à son tour. Il n'a que quelques mois.
Aujourd'hui, c'est un homme de 72 ans qui, après une carrière dans l'aérospatiale, cherche son passé en compagnie de son épouse Glenda. Il y a quelques semaines, Étienne Dhalluin est au courant qu'Edmond va venir consulter les archives halluinoises. C'est alors une formidable machine qui se met en route.
Jacques Beauprez, qui conserve un anglais correct, se plonge dans l'arbre généalogique de la famille Chombeau : « J'ai passé plus de 120 heures de travail et j'ai reçu de l'aide pour remonter jusqu'en 1669, soit douze générations. Nous avons trouvé neuf membres du Cercle généalogique qui sont cousins avec lui. » Et certains étaient présents jeudi au cours de la réception en l'honneur du couple Chombeau. Comme en 1966 quand son père était revenu à Halluin quarante-cinq années après son départ.
« Nous sommes les seuls à porter le nom de Chombeau aux États-Unis, explique Edmond, c'est donc très compliqué pour les recherches. Nous devions donc venir en France et c'est très émouvant de revoir la maison de mon père à l'ancienne cité Cornil et là où mes ancêtres ont habité ».
Si Jacques Beauprez a passé autant d'heures à travailler sur cette famille, c'est pour ne pas offrir « un petit truc riquiqui ». C'est également une manière de montrer l'importance du Cercle généalogique présidé par Jean-Pierre Polnecq. Depuis 2001, il cherche le passé des hommes et des femmes, disposant aujourd'hui de 100 000 fiches pour aider ceux, à l'image d'Edmond, en quête de leur racine.
Cercle généalogique : Permanence chaque mardi de 15 h à 19 h au local au-dessus du commissariat 178, rue de Lille à Halluin
(Archives, VdN, 17/4/2010).
LIENS : Le Cercle Généalogique de la Vallée de la Lys et du Ferrain.
Le Textile et son Evolution Halluinoise... Conférence et Exposition : Octobre 2009.
Les Mérites associatifs ou la reconnaissance des engagements associatifs.