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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Une Ancienne Halluinoise dirige l'Unique Ecole de l'Ile de Porquerolles.

 

 

Ancienne Halluinoise et enseignante à l'école Jules-Guesde, Catherine Creusefond, 48 ans, a trouvé son « petit paradis ». Elle dirige l'unique école de Porquerolles, île située au large de Hyères. Un établissement atypique qu'elle gère avec un seul collègue : Marc, son mari.

 

On y vient à pied ou à bicyclette. Les bouchons de fin de journée et les automobilistes pressés, l'école de Porquerolles ne connaît pas. Ici, on aurait plutôt tendance à croiser des hérissons et des flamands roses. Le tout à deux pas de la mer. « Ce n'est pas l'école idéale... mais ça y ressemble », avoue Catherine Creusefond, directrice et enseignante.

 

Cette année, l'établissement compte 21 inscrits âgés de 4 à 11 ans. Répartis en deux classes multi-niveaux. Une pour les grands (de CE2 à CM2), gérée par l'ancienne halluinoise. L'autre réservée aux petits (de la moyenne section maternelle au CE1), dont s'occupe Marc Creusefond... son mari.

 

Un duo de choc qui fait la pluie et (surtout) le beau temps sur cette école atypique. La seule de l'île. Alors que ses voisines des îles Port-Cros et Levant ont dû fermer. « Comme partout on fait des conseils de classe, des réunions. Sauf que nous ne sommes que deux, détaille la directrice. Quand Marc a un projet qui lui tient à coeur, je le soutiens, et vice-versa. On a toujours aimé travailler ensemble ». Aucun risque donc de voir des clans apparaître au sein de l'équipe pédagogique ! Une petite équipe pédagogique qui loue l'intérêt des petits effectifs.

 

À mois de 15 par classe, les enfants sont mieux accompagnés, les conseils sont plus personnalisés. Les enseignants connaissent leurs élèves comme leurs poches. « On les a plusieurs années à la suite, explique l'ancienne halluinoise. Ils s'habituent à nous, on s'habitue à eux ».

 

Quand aux multi-niveaux qui pourraient apparaître comme une contrainte, l'institutrice ne pourrait « pas faire sans ». « Dans une classe de 30 élèves, il y a aussi plusieurs niveaux différents... », argumente-t-elle. Un cocon, « une grande famille », difficile à abandonner au moment de prendre le large pour le collège. « Sur le continent ». Un passage parfois délicat pour les insulaires. « Les élèves sont attachés à l'établissement, c'est une étape... ».



« Quand le téléphone sonne, tout s'arrête »


Mais les effectifs réduits ont eux aussi leurs inconvénients. « On est des jongleurs professionnels, quand le téléphone sonne tout s'arrête ». Sans parler de la « charge de travail administratif » qui prend du temps aux deux enseignants.


Dans le village peuplé de 250 habitants en temps normal, - « et beaucoup trop en été »-, tout le monde les connaît. Un costume dont ils ont parfois du mal à se détacher. « Surtout au début, explique Catherine Creusefond. Mais les gens savent quand ils parlent aux enseignants ou aux amis. Et ce n'est pas parce qu'on est copains, qu'il ne faudra pas signer le mot d'excuse ! ».

 

L'école Jules-Guesde où elle a fait ses armes semble aujourd'hui bien loin. C'est en 1995 que Catherine Creusefond a déménagé à Porquerolles et en 2002 qu'elle a obtenu le poste d'institutrice/directrice.

 

Elle et son mari ont toujours eu envie de voyager. « Il vient de l'Est, moi du Nord et on s'est rencontré à l'Ouest », témoigne celle qui a choisi de vivre au Sud. De quoi être déboussolé ! Mais il y a des choses qui ne se perdent pas. Quand elle retrouve le ciel gris de sa région natale, la Ch'ti savoure toujours « une bonne frite belge ».

 

(Archives, N.E., 22/9/2010).  

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