Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
Bientôt le printemps, l'occasion pour Yvan Hennion, de la Ferme aux abeilles à Halluin, d'aller rendre visite à ses ouvrières du miel : elles ont plutôt bien passé l'hiver. Cette année, l'apiculteur misera une production plus conséquente de gelée royale.
Dans le silence froid des plaines halluinoises, elles ont passé l'hiver au chaud de la ruche. Dernièrement sous les premiers rayons de soleil, Yvan Hennion commence à leur rendre visite. Comment ses abeilles ont passé l'hiver ?
Au premier état des lieux déjà, l'apiculteur constate que quelques piverts sont passés par là. Quelques trous, creusés du bout du bec, dans les ruchettes d'hivernage, en témoignent. Les cadavres d'abeilles entre les panneaux de cire aussi : le froid a eu raison de l'essaim.
« En moyenne on perd 10% des essaims après l'hiver. Cette année, ça va : il n'y a pas eu trop de pertes malgré un hiver plus rude », explique Yvan Hennion qui retrouve les sensations du métier : l'odeur du foin brûlé pour enfumer les abeilles et aussi les piqûres.
Par la poste, un convoi de 50 reines italiennes
En ces premiers jours de mars, il vient sous-peser les ruches : si ces dernières sont encore suffisamment lourdes c'est le signe que les panneaux de cire sont encore assez pourvus en miel pour nourrir les abeilles. Sinon Yvan Hennion dépose une poche contenant une substance pâteuse composée de sucre afin de ravitailler l'essaim en attendant le printemps.
L'occasion de pouvoir constater l'état physique des ouvrières du miel. « Leurs ailes sont en bon état, elles sont bien poilues, elles vont bien démarrer la saison ». Oui elles ont l'air en forme : « Regardez, la ruche déborde (d'abeilles, ndlr) quand on l'ouvre », fait remarquer l'apiculteur en prenant entre les doigts quelques abeilles cocasiennes.
Cette année, la Ferme aux abeilles misera davantage sur la production de gelée royale. « D'habitude on en produit 2 kg par an, cette année on espère en faire 15kg. Ce sera le grand pari de la saison ».
Pour relever ce défi, Yvan Hennion attend avec impatience les 50 reines italiennes, la référence pour la production de gelée royale. « Elles vont nous arriver d'un apiculteur sicilien ». Et elles arriveront... Par la poste ! Si, si dans une petite boîte, chacune escortée par sept abeilles ouvrières.
Et pour qu'elles ne manquent de rien, Yvan Hennion cultivera sur trois hectares de champ un cocktail protéiné qui fleurira jusqu'à la fin août : coquelicot, trèfle blanc, trèfle perse, bourrache...
La production de gelée royale, c'est de la précision : « On fait la levée tous les trois jours. On récolte 35 grammes par levée ». Ce qui explique son prix : 19,50 E les 10 grammes. Et 35 grammes par levée, les belles italiennes ne chômeront pas cet été pour atteindre les 15 kilos de production espérés à la fin de la saison.
(Archives, N.E., 14/3/2010).
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