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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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La Guerre d'Indochine (1946 - 1954) - Halluin (2/3) Les Halluinois Morts en Indochine.



Halluin est l’une des premières villes dans la région à avoir donné les noms de deux combattants d’Indochine à des rues. Ces voies ont été baptisées, le vendredi 8 juin 2007, du nom de Jacques Wagnon et Jean Nollet.

 

« Oui je te vois, Enfant des Andelys* , Natif d’Halluin, En cette Asie lointaine, Mourir aussi, De faim… » Une jeune élue du conseil municipal des jeunes a lu ce poème signé Gaston Legrand poète halluinois dédié à Jean Nollet, son ami. Elle ne connaissait peut-être pas cette guerre d’Indochine, première guerre coloniale qui a fait 47 000 morts français et parmi eux, cinq Halluinois.

 

Mais la jeune fille sait aujourd’hui que Jean Nollet Sergent et le soldat Jacques Wagnon étaient de ceux là. La municipalité a décidé de rappeler leur souvenir avec le baptême de deux rues. La rue Jacques Wagnon dessert le nouveau lotissement derrière le fast-food, l’allée Jean Nollet est une voie du nouveau site STH.

 

Jean-Luc Deroo, maire, a souligné la nécessité de ce souvenir, alors que les noms de ces pays asiatiques ont changé, que leurs frontières ont bougé et que les derniers combattants s’éteignent. Jean Nollet et Jacques Wagnon ont perdu leur vie lors de ce combat colonial.

 

Jean Nollet enfant de troupe s’engage à 17 ans et choisit les troupes d’Outre-Mer. Le 7 avril 1954. « Miné par la maladie, Jean Nollet est décédé d’épuisement en juillet 1954. Notre camarade gît quelque part dans une Indochine alors française ». a rappelé Daniel Crammer, lui aussi enfant de troupe.

 

Le corps de Jacques Wagnon sera lui ramené en métropole en 1946. Quelques mois après le début du conflit, il avait été envoyé comme soldat tireur. Il avait 21 ans. Mais le 4 mai de cette année, il est mortellement atteint d’une balle en pleine tête.

 

Les deux noms de ces combattants rejoindront, sur le monument aux morts d’Indochine au cimetière d’Halluin, ceux de Marcel Pressoir Maréchal des Logis « Mort pour la France » le 25 Février 1947, Arthur Becquart Sergent « Mort pour la France » le 1er Janvier 1951 et Rodolphe Coucke Sergent-chef « Mort pour la France » en Août 1954.  

 

*Andelys, école militaire préparatoire.

 

 

(Archives D.D., Presse). 

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