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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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L'Halluinois André Dochy, des titres nationaux... aux J.O. d'Helsinki de 1952.



En Janvier 1995, la salle de musculation d’Halluin porte désormais le nom d’André Dochy, plusieurs fois champion de France d’haltérophilie et sélectionné aux J.O. d’Helsinki en 1952, à l’époque, où cette discipline vivait ses heures de gloire.



« Mieux vaut tard que jamais ». C’est sans doute ce qu’a dû penser André Dochy, qui fut plusieurs fois champion de France d’haltérophilie, dans les années 40 et 50, au moment où il dévoilait, en janvier 1995, la plaque portant son nom à l’entrée de la salle de musculation de la rue Pasteur.

 

Une réflexion justifiée, mais dénuée de toute amertume, car chez ce sportif émérite qui, avec « Julot » Dutilleul (fondateur du club halluinois) et Jean Debuf (médaillé olympique), a porté bien haut les couleurs du club de musculation et de force athlétique d’Halluin, le talent s’allie à la modestie.

 

Comme le rappela le maire Alexandre Faidherbe, lors de la cérémonie de « baptême », la décision de donner le nom d’André Dochy, à cette salle date déjà de vingt ans. Alors pourquoi avoir attendu si longtemps avant de procéder à l’inauguration officielle ?

 

Tout simplement, parce que les mentalités ont changé ! Il y a deux décennies, on ne baptisait une salle qu’ « au moment où la personne concernée avait décidé de faire le grand voyage », expliqua le premier magistrat de la commune avec pudeur.

 

Mais aujourd’hui, il est normal que « quelqu’un ayant représenté sa ville avec autant de force que ne l’a fait André Dochy » soit mis à l’honneur.

 

Mieux valait donc maintenant qu’à titre posthume… Le maire expliqua sans l’excuser cette philosophie attentiste et respectueuse des convenances à une assemblée fière de porter une fois de plus sur l’autel de la célébrité, son ami André Dochy.

 

Ces dernières années, Comines n’a pas hésité à donner à son stade le nom d’Etienne Plancque ; Halluin baptisait sa nouvelle salle de sport Michel Bernard et Bousbecque invitait Jean Debuf à dévoiler sa plaque au tout nouveau complexe sportif…

 

En présence de Léon Malfait, le président du club de musculation et de force athlétique, de l’adjoint aux Sports Didier Duprat, d’une importante délégation municipale et de nombreux athlètes, l’ « homme de la soirée », qui se consacre à son métier de boulanger, rendit hommage à son professeur, M. Jules Dutilleul, et évoqua l’évolution de l’haltérophilie, discipline parente de la lutte. Un sport ardu, où la puissance doit s’allier à la concentration, ce qui n’empêche pas de nombreux sportifs, garçons et filles, de mettre beaucoup d’énergie à soulever des poids impressionnants.

 

André Dochy rappela aussi cet esprit d’équipe qui liait, dans la vie comme dans la compétition, les athlètes halluinois.

 

Souvenirs, souvenirs

 

Le maire profita de l’occasion pour raconter quelques-uns de ses souvenirs de jeunesse, qui témoignent de l’extraordinaire engouement suscité par l’haltérophilie voici quelques années :

 

« Ce sport a beaucoup changé, souligna-t-il. Je me rappelle avoir vu Jean Debuf, alors sacré champion d’Europe, descendre une rue de la ville sur une voiture ». Ou encore assister à « des galas d’haltérophilie organisés dans la commune ».

 

« Même si elle n’a plus le lustre et le prestige de ses heures de gloire, cette discipline est encore bien vivante » affirma-t-il néanmoins. Et si Halluin a été sacré première ville sportive du Nord Pas-de-Calais, elle le doit aussi à l’attitude très positive qu’ont toujours eu ses habitants à cet égard ».

 

 « La Ville a fait beaucoup pour le sport, ajouta-t-il, mais c’est aussi parce que quelque part, des centaines de personnes consacrent tous leurs loisirs à l’éducation des plus jeunes. Il y a une volonté commune de la municipalité, des responsables des clubs et des bénévoles qui encadrent les jeunes sportifs ».

 

Et de conclure par une promesse : « Nous avons maintenant notre salle André Dochy, la plaque installée à l’entrée est neuve : il faut à présent qu’on rénove un peu les locaux ».

 

 

D’Halluin à Helsinki

 

André Dochy né le 12 mars 1928, a débuté en 1943 à l ’Union Halluinoise, en pratiquant la gymnastique, la natation et un peu d’athlétisme. Il fait ses débuts en 1944 au club haltérophilie d’Halluin, une année après sa fondation par Jules Dutilleul professeur d’éducation physique compétent et dévoué, mais également ancien champion de France de lutte..

 

Les performances réalisées durant sa carrière, qui l’ont emmené jusqu’aux Jeux olympiques d’Helsinki, attestent de ses grandes qualités sportives. De 1946 à 1955, chaque année a été fertile en résultats.

 

1946 : Très rapidement André Dochy s’illustra en se classant 2ème du championnat de France junior avec 290 kilos.

 

1947 : Il devient champion de France junior avec 302,5 kilos

 

1948 : Il conserve son titre de champion de France junior avec 320 kilos avant d’effectuer son service militaire. Il est à noter qu’à l’époque, les compétitions avaient lieu sur trois mouvements à deux bras : le développé, l’arraché à deux bras et l’épaulé-jeté. Depuis lors, le développé à deux bras a été supprimé.

 

1950 : Le temps de service n’altère pas l’opiniâtreté d’André Dochy qui décroche la 1ère place du Critérium National, se classe 2ème du championnat de France avec 335 kilos, et termine 6ème du championnat du Monde. .

 

1951 : Il décroche le titre de champion de France avec 355 kilos, dans la catégorie des moyens (75 kilos). La même année, il se classe 7ème des championnats du monde à Milanavec 342,5 kilos.

 

1952 : Il est 2ème au championnat de France dans la catégorie des moyens. Et aux Jeux olympiques d’Helsinki, il est 10ème avec 350 kilos aux trois mouvements, toujours dans la catégorie des moyens.

 

1953 : André Dochy se classe 2ème au championnat de France avec 347,5 kilos.

 

1954 : Il est 2ème au championnat de France avec 355 kilos, dans la catégorie des moyens.

 

1955 : André Dochy termine brillamment sa carrière en devenant champion de France, toujours dans la catégorie des moyens, avec 372,5 kilos.

 

1956 : Il  arrête la compétition, pour se consacrer à la boulangerie familiale.

 

Désormais, quand un visiteur demandera la salle de musculation de la rue Pasteur, on lui répondra, « vous voulez parler de la salle André Dochy ? ».

 

Avec un peu de chance et si le visiteur a de la mémoire, alors défilera la fabuleuse histoire sportive de l’haltérophilie à Halluin. Les portraits d’André Dochy, de Jean Debuf et de « Julot » Dutilleul se succèderont évidemment en tête d’un trombinoscope d’hommes qui ont, eux aussi, rendu Halluin célèbre.  

 


(Archives et synthèse D.D.)

 

 

Les J.O. d’Helsinki (19 juillet – 3 août 1952)

 

Ecartés aux Jeux de Londres en 1948, Allemands (R.F.A., Sarre et non R.D.A.) et Japonais réintégraient le mouvement olympique, auquel les Soviétiques adhéraient pour la première fois de leur histoire. Cette présence donnait enfin aux Jeux leur dimension universelle.

 

Pendant deux semaines, tout Helsinki communia avec les 4 925 athlètes des 69 nations qui participaient aux 149 épreuves officielles. Lors de la cérémonie inaugurale, la Finlande s’était accordé la revanche qui lui tenait à cœur depuis vingt ans.

 

Dans le plus grand secret, Paavo Nurmi, disqualifié à la veille des J.O. de Los Angeles (1932) pour professionnalisme, avait été désigné pour allumer la flamme olympique. Une fantastique ovation salua le dieu vieilli et bedonnant, lorsque, porteur de la torche venue d’Olympie, il apparut dans l’enceinte… à la grande stupéfaction des membres du Comité international olympique

 

C’est encore le demi-fond qui devait fournir aux Jeux ses héros. Le tchécoslovaque Emile Zatopek remportait non seulement un 5 000 m inoubliable, mais il récidivait dans un 10 000 m et terminait par le marathon, au cours d’une semaine fameuse, qui vit aussi Dana, son épouse, gagner la médaille d’or du lancement du javelot.

 

La France se contentait, en athlétisme, des deux médailles d’argent, toutes d’eux d’Alain Mimoun (5 000 et 10 000 m). Elle gagnait sa première médaille d’or en natation,    avec la victoire de Jean Boiteux au 400 m nage libre.

 

En aviron, Salles et Mercier, barrés par Malivoire, distançaient Allemands et Danois pour la première place en « deux barré » tandis que le quatre sans barreur arrachait la médaille d’argent.

 

En canoë, l’équipage Turlier-Laudet gagnait le 10 000 m. Grâce aux cousins d’Oriola, Christian et Pierre, la France obtenait trois médailles d’or supplémentaires : au fleuret individuel et par équipes avec le premier ; en jumping avec le second, sur son cheval « Ali Baba ».

 

  

(Archives D.D., Encyclopédie Mondiale du Sport).

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