Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

Publicité

La Première Galerie d'Art installée à Halluin par André Fostier.



André Fostier a ouvert une galerie d'art, au 51 rue Simono à Halluin, dans une ancienne fabrique de dossier de chaise.

 

Aujourd'hui, les Halluinois, et même les habitants de la vallée de la Lys, n'hésitent plus à se déplacer pour admirer les différentes collections qui y sont exposées.


« C'est un coup de folie mais ce lieu a une âme, toute ma famille s'est investie là-dedans », livre tout à trac André Fostier qui, à 64 ans, a décidé de faire partager le plaisir qu'il ressent.

 

Ce Roubaisien installé à Bousbecque qui a mené une grande partie de son parcours professionnel dans la pub ne pouvait pas ignorer ses attaches.


Son épouse est artiste-peintre et sculpteur, son beau-père, Camille Tavernier, laisse derrière lui tant d'émotion liée à la peinture.


Par sa démarche, André Fostier préserve le caractère de la région auquel il est tant attaché.


« J'ai mené ce projet parce que les salons Caquant m'ont accompagné et sans cette dynamique entre la galerie d'art et ces salons, rien n'aurait été possible »,
insiste-t-il.


Peut-être. Mais entre réceptions et visiteurs d'expositions, l'alchimie a pris. Au point que des Halluinois se déplacent aujourd'hui sans avoir jamais fréquenté jusqu'alors une galerie d'art !



(Archives NE 29/12/2008)


La Galerie : et demain ?


Jusqu'au 25 octobre, se tient la dernière expo 2009 proposée par « La Galerie », 51 rue Simono. Quid en 2010 ? André Fostier, le créateur du site, se donne le temps de la réflexion avant de trancher entre passion et raison. Si l'aventure se poursuit, il y aura moins d'expos.


L'engouement est là mais financièrement le pari est difficile à relever, dit en substance André Fostier qui a ouvert il y a 2 ans cette « Galerie » dans une ancienne usine de fabrication de chaises. Un pari toujours audacieux destiné à promouvoir des artistes de renom et d'autres.


Surtout quand on est seul comme André Fostier pour relever ce défi : « c'est ma problématique, financièrement je ne m'y retrouve pas en prenant un pourcentage sur les ventes. À un moment, il faudra mettre de la raison à ma passion. Et cela même si le coeur de cible s'élargit, si de nouveaux venus se mêlent aux habitués ».


« Le temps est venu que je dresse un bilan très sérieux de ces deux années pendant lesquelles a été présentée une dizaine d'expositions que je ne regrette absolument pas. Je veux rester sur les plaisirs, ne pas sacrifier à une démarche lucrative ».
Et la Galerie ne souffrirait-elle pas d'un déficit de communication (fléchage,etc) malgré la volonté de son créateur à la faire rayonner notamment par la sortie d'un journal mensuel.


Pour l'heure, aucune programmation n'est prévue pour 2010 malgré la centaine de contacts d'artistes qui garnissent l'agenda d'André Fostier. Il songe plus à organiser 4 expositions annuelles au lieu de l'actuel rythme effréné avec les sollicitations que cela suppose, à raison d'un rendez-vous par mois. Et pourquoi ne pas greffer du dynamisme pour plus d'interactivité avec le public ?



« Ce ne doit pas être un lieu de recueillement »



« Je ne veux pas que la Galerie soit un lieu de recueillement, comme à l'église. Il faut aller plus loin dans la personnalisation de l'environnement des oeuvres, en ajoutant des tissus, des éléments de décor, en théâtralisant davantage ce site si singulier. C'est un travail de styliste qu'il faut mener. »



André Fostier a déjà ainsi imaginé des actions sur l'ensemble du plateau de l'ancienne usine (comprenant la partie réception et la scène destinée aux orchestres) comme une compilation informatique des oeuvres des artistes présents accessible au public. « Pourquoi pas aussi créer un fonds commun d'oeuvres, amener un artiste reconnu qui va apporter de la notoriété, toutes les suggestions sont bienvenues », reconnaît-il.



« Il faudrait que je parvienne à organiser des échanges avec des artistes d'autres régions, ce qui permettrait aussi de partager des financements »,
s'encourage-t-il. D'autant que le marché de l'art est actuellement au point mort avec comme conséquence une plétore du nombre d'expositions. « Il faut faire le tri tant ce milieu baigne dans la subjectivité, qu'est-ce qui relève vraiment de l'art et qu'est-ce qui n'en est pas vraiment ? », ajoute-t-il.



Et de répéter à l'envi, tel un leitmotiv : « si je n'éprouve plus de plaisir, je mettrai la clé sous le paillasson. Sinon, rendez-vous en février 2010 pour la prochaine exposition après celle consacrée à Nadine Destailleur et Lucien Vignolle. »



(Archives, N.E., 1/10/2009).

Nouveaux objectifs pour 2010…



Le cerveau d'André Fostier fonctionne toujours à 100 à l'heure, pourtant en ce début d'année 2010, son agenda, lui, est étonnamment clairsemé.
« Je me suis accordé un break de trois mois pour réfléchir. Depuis le lancement, il y a au moins une exposition par mois ici, c'est trop lourd, je ne peux pas continuer à gérer ça de cette façon » explique-t-il.


Musique, peinture, sculpture, danse, depuis sa création il y a deux ans, la Galerie d'André Fostier, dans le centre ville d'Halluin, est l'écrin idéal pour présenter les oeuvres qui l'inspirent et le passionnent.


Les idées d'expositions ou de spectacles ne manquent pas, les relations d'André non plus. Des coups de fils d'artistes intéressés par sa Galerie, le maître des lieux en reçoit « de toute la région, de Belgique et même du sud de la France ».


L'épicurien, sans cesse en mouvement, a jusqu'au 28 février, date de sa prochaine exposition - la seule programmée en ce moment - pour faire le point sur ses objectifs. Le passionné d'art a commencé à prendre contact avec les écoles de la commune et espère attirer le plus de groupes d'enfants et d'adolescents possibles.


De même, s'il compte toujours exposer des artistes professionnels, il souhaite aussi ouvrir à des amateurs dont il apprécie les oeuvres et pourquoi pas des personnes handicapées. « De toute manière, je ne travaille qu'avec des gens dont le talent provoque chez moi des émotions. » Quant au rythme des expositions, André Fostier compte se limiter à quatre manifestations dans l'année, afin de prendre du temps avec les jeunes.


L'ambition d'André est sans compromis : cette année, La Galerie verra émerger de nouveaux artistes et de nouveaux spectateurs, bien « loin de l'élitisme de certains lieux d'art » ou bien « elle fermera tout simplement » affirme André. La décision est grave, mais elle ne l'inquiète pas plus que ça « je n'ai aucun plan de carrière. Je suis retraité et je ne gagne pas d'argent. Si demain j'arrête, c'est que je n'aurai plus assez de plaisirs pour motiver mon investissement », lance-t-il.


Le propriétaire des lieux ne gagne pas d'argent. Il perçoit juste « un pourcentage » sur la vente des oeuvres exposées chez lui.


Cette rémunération ne couvre pas tout à fait ses frais, mais il n'en a cure : « lorsque je l'ai lancée, je savais que je n'allais pas devenir riche grâce à cette galerie. Le seul véritable objectif que je me suis donné c'est de prendre du plaisir. »


Une chose lui ferait vraiment plaisir : mettre en place un échange avec des galeries d'art d'autres régions. S'il se lance dans ce projet, le retraité peut dire adieu à son emploi du temps allégé.


(Archives, VdN, 2/1/2009).

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
<br /> Nouveaux objectifs pour 2010.<br /> <br /> <br />
Répondre