Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
Début septembre 1944, les combats sont acharnés pour la libération des communes dans l'Hexagone. À Roncq (ville voisine d’Halluin), voici le récit des événements tel qu'on pouvait le lire dans « Nord éclair », le 6 septembre 1944.
Samedi 2 septembre 1944 à 17 h, la Résistance passa à l'action directe, en occupant le commissariat et tous les édifices publics.
L'attaque des convois allemands ne commença toutefois que le dimanche matin. Les FFI firent cinq prisonniers qu'ils transférèrent à Tourcoing. Au cours de la matinée, un convoi comprenant une trentaine d'hommes obligea les gars de la Résistance à se replier, faute de munitions. Ils prirent leur revanche au cours de l'après-midi. Mieux armés par suite des captures qu'ils avaient pu faire, ils attaquèrent, à la sortie de Roncq, une forte colonne allemande qu'ils poursuivirent et harcelèrent jusqu'en Belgique où ils pénétrèrent assez profondément.
L'attaque du château Masurel et l'escarmouche qui s'en suivit, rue du Billemont, furent les seuls autres événements marquants de la journée. Quelques coups de feu furent encore échangés, ça et là. Lundi 4 septembre matin, quatre nouveaux prisonniers furent faits.
Un seul blessé
Tous ces événements se sont déroulés presque sans effusion de sang du côté des FFI. On n'eut à déplorer, en effet, qu'un seul blessé, M. Desmet, électricien rue de Lille, qui reçut une balle dans la jambe.
Dès la matinée du lundi, tandis que la fusillade était calmée, la foule se pressait devant la mairie où avait lieu la nomination d'un conseil restreint. À l'unanimité M. Alphonse Loeul fut nommé maire. Il sera assisté dans sa tâche par MM. Alexis Vanwolleghem, Henri Onraet, Paul Gilles, Albert Duquesne, Georges Serrus, tous membres du conseil municipal dissous en 1939, MM. Jean Couvreur, Paul Gaillez, Emile Denève, Donat Bocktaels, Baptiste Dieryckère, Henri Kint, Paul Vanstenkiste, membres des groupements de résistance.
Vers 11 h, M. Loeul se présenta sur le perron de la mairie. Son seul mot d'ordre fut un appel au calme et à la justice, pour éviter le pillage et les vengeances particulières. À 15 h, un mât « de la libération », fut dressé sur la place de l'Église et l'on procéda à l'envoi des couleurs.
(Archives, N.E., 7/9/2009).
L I E N S : L'Halluinois Emile Dansette, Collectionneur du Passé au Présent...
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