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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Adolf Hitler... et sa présence dans la Vallée de la Lys.

 

 

Hitler, lui aussi, faillit mourir comme tant d'autres au cours de la Première Guerre mondiale. Malheureusement, il s'en est sorti... Et si le soldat Hitler n'avait pas fait partie des 611 rescapés sur 3 600 hommes... Hypothèse stupide mais que l'on a du mal à évacuer en voyant ces milliers de tombes allemandes à Wervicq-Sud, Comines ou Ploegsteert.

 

 Dans le secteur même où l'Autrichien de 25 ans, engagé volontaire dans l'armée de Louis III de Bavière, fait la guerre contre Anglais et Français, de novembre 1914 à mars 1915.

 

Dans un hameau de Comines Belgique, il connaît son baptême du feu et cela semble lui plaire. Surtout quand il est promu soldat de première classe, puis croix de fer : « Cela a été le plus beau jour de ma vie », écrit-il à ses amis.

 

Adolf Hitler loge rue Marceau, côté France, chez Me Timmerman, qui le définira comme « correct mais de caractère renfermé ». Des qualificatifs que l'on retrouve dans la bouche de Madeleine Verbeke, une Cominoise et des gérants du café le Fossoyeur, côté belge : « Hitler était un taiseux, peu estimé de ses compatriotes, restant souvent pensif dans un coin du café, en compagnie de son chien Föschl.

 

« Réputé pour commander durement, il sera surnommé le « pète-sec ».Les conditions deviennent de plus en plus dures et le caporal relate la vie difficile, « les nerfs à bout » et parle déjà des ennemis de l'intérieur et de l'extérieur de l'Allemagne. Déjà, la haine est une composante essentielle de cet homme fanatique. Un mois avant la fin de cette guerre, Hitler revoit Comines : « Le village qui nous avait autrefois servi de lieu de repos était devenu un champ de bataille ».

 

Lors d'un combat, dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918, il est gazé sur la montagne de Wervicq. Il est soigné dans le château Dalle qui servait d'hôpital aux Allemands. Ce sera la fin des hostilités pour le petit caporal, mais le fondement d'une carrière politique où sa croix de fer sera un outil de propagande.

 

Le 1er juin 1940, Adolf Hitler, devenu fürher, passe par la Vallée de la Lys. Son convoi très impressionnant fonce d'Ypres au château de Brigode, dans l'actuelle Villeneuve-d'Ascq. Le 26 juin, quatre jours après la signature de l'armistice, le dictateur s'offre un détour par Comines, par nostalgie, et pour rappeler qu'il fut combattant en 14-18.

 

 Hitler franchit la frontière à Menin et passe par Wervicq-Sud pour se rendre à Comines. Il se rend au café du Fossoyeur, puis se dirige vers le pont frontière d'où il regarde longuement la ville, celle qu'il tenta de défendre avec son régiment en 18. Un vent de revanche souffle. Les habitants regardent à peine, puis s'engouffrent dans leurs maisons, comme Albert Loridan qui ferme discrètement sa porte alors qu'Hitler et sa suite approchent.

 

Hitler est interloqué par les croix gammées du café du Téléphone, place Sainte-Anne, côté belge (en photo), réalisées bien avant le nazisme, puis il s'éloigne vers la rue de Wervicq pour prendre un avion. Le Nord va alors connaître des années d'occupation.

 

Merci au travail d'Henri Bourgeois, de la société d'histoire de Comines-Warneton.

 

(Archives, VdN, 8/8/2010).

 

Lien :  La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (11) Hitler à Halluin, ou le récit d'un halluinois André Deblauw.  

 

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