Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
Le logement a été au coeur de bien des manifestations cette année, suite à l'enquête menée par l'association des seniors d’Halluin. L'EPI a aussi apporté sa pierre à l'édifice, sous la forme d'une exposition et d'une conférence.
René Schmidt, président de l'EPI, Thibault Tellier, historien et maître de conférence et Arnaud Delannay, directeur de Notre Logis ont apporté des éclairages différents sur le logement social.
« La part du loyer est de plus en plus grande dans le budget des ménages et est la préoccupation majeure après l'emploi », a rappelé Annie Bagein pour la CLCV.
Le problème des logements prend sa source au début du XIXe siècle. En cause, l'augmentation de la population et l'urbanisation brutale générée par l'industrialisation, le textile pour notre département. Entre 1846 et 1866, la population d'Halluin triple. Les constructions sont assurées par un patronat désirant loger ses ouvriers et par de rares philanthropes.
Les HLM remplacent les HBM
La première loi relative à l'habitat insalubre date de 1850. L'épidémie de choléra de 1832 (18 608 morts à Paris) n'y est sans doute pas étrangère. Mais l'offre de logements reste du domaine marchand ou de la bienfaisance. L'État n'envisage que tardivement d'y jouer un rôle, en raison du déficit énorme de logements.
La loi Siegfried institue les HBM (habitations à bon marché) en 1894. Entre les deux guerres, on se préoccupe d'un urbanisme global, avec des constructions de qualité et des équipements collectifs : piscines, salles de sport.
La loi Loucheur de 1926 entraîne la construction de 50 000 logements mais le manque d'argent stoppe l'élan. La seconde guerre mondiale voit des destructions massives, qui viennent aggraver le déficit, d'autant qu'intervient le baby boom. Pour faire face, l'État construit massivement des logements collectifs.
En 1950, les normes HLM remplacent les HBM, en réduisant les superficies. Le logement est standardisé et offre plus de confort, mais la qualité de construction est médiocre. Notre région a refusé les grands ensembles et préféré les cités-jardins.
Le système misait sur le parcours résidentiel, les Français souhaitant majoritairement devenir propriétaires, mais le choc pétrolier a brisé cet élan, alors même que les grands ensembles commençaient à se détériorer. En 2000, la loi SRU a instauré 20 % de logements sociaux dans les communes. Mais le retard n'est toujours pas comblé.
Fabrice Varrasse adjoint au logement pour Halluin, a reconnu le déficit de logement dans la commune et exposé les engagements de la municipalité.
Il y a actuellement 1 314 logements sociaux (dont 1 007 appartenant à Notre Logis) à Halluin. La ville respecte la loi SRU puisque le taux est légèrement supérieur à 20 %. Les programmes de construction à venir intégreront 40 % de logements sociaux, soit 160 nouveaux logements en 2011 et 2012. Il y a en effet en permanence entre 700 et 800 dossiers en attente à Halluin.
(Archives, N.E., 24/11/2010).
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