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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Halluin et le Devoir de Mémoire... 65ème Anniversaire de la Capitulation Allemande.

 

Dès ce mardi  4 Mai, à la salle du Manège d’Halluin, se tient une série d'animations autour du 65e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie qui a mis fin à la guerre 39-45 en Europe. L'occasion pour les jeunes et les associations d'anciens combattants de se retrouver autour de la mémoire.

 

« Nous devons permettre aux jeunes de se sentir héritiers de ceux qui se sont battus pour défendre la patrie » soutient Carletta Deberghes-Buffin avec conviction. Pour cette femme engagée, présidente de l'Association républicaine des anciens combattants et victimes de la guerre (ARAC), « l'Histoire a trop longtemps été un sujet tabou dans les familles. »

 

En cette semaine du 8 mai, la salle des fêtes d'Halluin accueille une grande exposition et des animations sur les thèmes de la mémoire et de la citoyenneté. L'objectif étant d'aller au-delà d'une simple commémoration et d'intégrer les élèves des écoles et les Halluinois en les faisant participer à cette manifestation.

 

Du mardi 4 au dimanche 9 mai 2010, l'ARAC, l'Association nationale des anciens combattants du Nord (ANACR 59), le conseil municipal des jeunes, les archives halluinoises et la bibliothèque se sont alliés pour proposer un parcours riche. Le dispositif est parti d'une proposition d'exposition de l'ARAC. « Le devoir de mémoire est constitutif de la citoyenneté. Tout est lié. Je suis contente de voir les gens et surtout les enfants assister aux commémorations. Ils sont avides de connaître le passé » justifie Mme Deberghes-Buffin.

 

Les écoles Anne-Franck, Jean-Moulin et Jean-Macé sont investies dans cette semaine spéciale. Pour les enfants de CM1 et CM2, c'est l'occasion de découvrir la vie de ceux qui ont donné leur nom à leur établissement et d'aborder cette période de l'histoire différemment. « Les enfants n'ont pas assez de temps pour étudier ces périodes. Depuis que nous travaillons dessus, ils se sont rapprochés de leurs grands-parents pour poser des questions et donner du sens à ce qu'ils apprennent » se félicite Jean-Claude Klimanek, adjoint au maire chargé de la vie associative et directeur de l'école Jean-Moulin.

 

S'il est un temps fort cette semaine à ne manquer sous aucun prétexte, ce sera le témoignage de ce résistant qui a vu son chef, Manouchian et vingt-deux de ses camarades tomber sous les balles de l'armée allemande, il y a 66 ans. « Henri Karayan a aujourd'hui 89 ans. C'est peut-être son dernier témoignage alors j'espère que les gens viendront nombreux pour y assister », conclut Robert Deberghes.

 

(Archives, VdN, 2/5/2010)

Moment fort : la venue d'Henri Karayan, ancien résistant du groupe Manouchian, ce vendredi 7 mai 2010 à Halluin avec la projection de L'armée du crime, Cinéma "Le Familia" rue Jacquard à 20 H retraçant l'aventure du groupe Manouchian, (du nom de son chef Arménien, Missak Manouchian) clôturera cette semaine dédiée à la mémoire.

 Henri Karayan, résistant du groupe fera le déplacement de Paris pour apporter son témoignage. Il sera accompagné de M.Kachkathian, autre témoin privilégié qui a 89 ans. Un moment rare à ne pas manquer.

 (Archives, N.E., 3/5/2010).

 

Liens :  http://lcrmassypalaiseau.chez-alice.fr/PagesHistoire/GroupeManouchian.htm.

 

Le 8 Mai 1945 : Fin de la Guerre en Europe.

 

La Déportation en France - Historique et Bilan.

 

Hommage à Maurice Druon Co-Auteur du "Chant des Partisans".

 

La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (16) Le Chant des Partisans. 

 

Hommage à Guy Môquet, résistant communiste fusillé à 17 ans, et à tous les jeunes résistants.


La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (18) Discours par André Malraux , le 19 décembre 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.

Le Conseil National de la Résistance fête ses 65 ans.

 

La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (19) Pierre Hachin résistant, torturé, déporté et bâtisseur de Paix.  

 

La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (21) Pierre Desmedt dernier résistant halluinois déporté 1914 - 2005.

 

La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (36 Bis) Henri Dequeker ancien Résistant fait Chevalier de la Légion d'Honneur.


La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (37) La médaille des déportés, à titre posthume, pour Emile Persyn militant communiste et résistant.

 

Le "Square Pierre Desmedt (1914 - 2005), Aux Déportés Halluinois".

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (1) L'Ange halluinois recouvert du drapeau tricolore !

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (2) Récit de M. René Everaert et de M. Alphonse Cinqualbre.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (3) Au Labyrinthe, trois partisans tués par les Allemands.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (4) Un samedi tragique : le 2 septembre 1944 raconté par un otage, M. Achille Grimonpont.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (5) Maisons sauvées des flammes le 2 septembre 1944.

 

La Libération d'Halluin - septembre 1944 (6) Les résistants entraient en action le 2 septembre 1944, quatre jours pour libérer Halluin.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (7) Mémoire d'une intrépide résistante, Madame Yolande Vanackère Veuve Graye.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (8) Les souvenirs de Julien Vandekerckhove Lieutenant, Commandant des F.T.P.F. d'Halluin, lors des combats de la Libération de la Ville.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (9) Témoignages de FFI ou de FTP, extraits d'articles ou de livres : sur le film des évènements du 2 au 5 septembre 1944.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (10) Albert Desmedt, le F.F.I. ressuscité !

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (11) De Bousbecque à Halluin, la libération sanglante...

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (12) Du côté de la rue de la Lys.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (13) Tous les acteurs de la Libération : Un cliché historique !

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (14) Le récit de l'Abbé Cornil.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (15) Le journal intime de M. André Deprétère, Membre du Comité local de Libération nationale.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (16) Gaston Danset blessé lors des combats, voit mourir son jeune frère de 16 ans !

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (17) Michel Danset "Mort pour la France" à 16 ans.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (18) 20 ans à la Libération, témoin 50 ans plus tard.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (19) Les résistants halluinois de l'ombre...

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (20) Bulletin Halluinois du 15 septembre 1944.

 

La Libération d'Halluin - Septembre 1944 (21) Liste des personnes, habitant Halluin, blessées pendant les journées de libération.

 

La Lys libérée en septembre 1944 - Des F.F.I. au Hameau des Bois, ou la Résistance Bousbecquoise.

 

La Libération mouvementée de la ville de Menin (Belgique) - Récit du 12 septembre 1944.  

    

Témoignage de Henry Karayan… du « groupe Manouchian »

Ce vendredi 7 mai 2010 au Familia la diffusion du film « L'armée du crime » racontant les exploits du groupe de résistance appelé « groupe Manouchian », sera suivi du témoignage de l'un des rares survivants : Henry Karayan. Après son combat contre les nazis, son combat pour le souvenir.

Un combattant de la paix. C'est ainsi que se décrit Henry Karayan. À 89 ans, l'ancien résistant a encore les idées claires, le souvenir intact et l'émotion palpable. S'emporte quand il évoque « Staline qui a usurpé la Révolution », ou « les trop nombreuses injustices ». S'émeut en se souvenant de Missak Manouchian, son ancien chef et ami d'origine arménienne, comme lui. « Un type extraordinaire, relate-t-il. Vous ne pouvez pas vous imaginer, un humanisme... tout le monde l'aimait bien. »

Sous sa direction, ceux que les nazis appelleront « l'armée du crime » accompliront 230 actes de résistance. Henry Karayan a participé à chacun d'entre eux. Il débute en 1942 par un lancer de grenades sur des convois allemands. « C'est Rayman (Marcel Rayman, résistant polonais qui sera fusillé) qui m'a montré comment faire, raconte ce passionné de football. Dégoupiller et lancer, ce n'est pas bien compliqué. » Le plus terrible, c'était de donner la mort. « Cela nous faisait mal au coeur, témoigne-t-il. Parce que parmi nous, il y avait des Allemands. »  

« Avec Manouchian, c'était 100 % de réussite »

La préparation est toujours minutieuse, jamais hasardeuse : réglée au détail près. " Manouchian tenait beaucoup à ce que nous faisions des attentats très au point, souligne le Parisien. Avec lui, c'était 100 % de réussite pour 100 % d'efficacité. » Celui qui agit est toujours protégé. Par une première défense, puis une seconde et une troisième, « voire plus si c'était de grosses opérations ».

Lors d'une attaque à Belleville dirigée contre un membre de la Gestapo, Henri Karayan, qui n'a alors qu'une vingtaine d'années, fait partie de ces hommes chargés d'assurer la couverture. « Le membre de notre groupe s'est fait passer pour un Allemand, se souvient-il. Mais la femme qui l'a accueilli l'a reconnu car il était trop typé. Elle a alors crié "Au voleur !". Derrière moi, j'ai alors vu une vingtaine de gardiens de la paix arriver. »

 

Si l'opération tourne mal, elle ne va pas tourner au drame grâce à la lucidité du jeune homme. « J'ai mis mon revolver sur le dos de l'adjudant,, raconte Henry Karayan. Je lui ai dit : "Ce n'est pas un vol, c'est un acte de résistance." Il m'a dit "D'accord" et ils sont partis. » À chaque intervention, la peur existe. Avant, mais pas au moment de frapper. « Avant l'action, nous avions des tremblements, détaille-t-il. Mais au moment de l'action, tout s'arrêtait. »

« Nous n'avions pas prévu les infiltrations »


« C'était ciblé, tient-t-il à souligner. Nous ne visions que des généraux et des SS, jamais des civils, des femmes ou des enfants. » Le doigt sur la gâchette mais le coeur sur la main, pourrait-on dire.

Le 28 septembre 1943, le groupe réalise son coup le plus retentissant en assassinant Julius Ritter, général allemand. Après cet événement, les occupants ne se sentiront définitivement plus en sécurité sur le sol français. Pour les résistants, la donne change.

 

« Les Allemands se méfiaient de tout. Pour nous, c'était de plus en plus difficile : la lutte était terrible. » Et malgré les innombrables précautions prises, de la fausse identité au changement de chemin permanent, le groupe Manouchian sera piégé. « La seule chose que nous n'avions pas prévue, c'était les infiltrations », analyse-t-il. Henry Karayan est l'un des seuls à avoir réussi à s'échapper. Aujourd'hui, s'il témoigne, « c'est pour honorer (ses) camarades ».

 

Demain, malgré des soucis de santé, il viendra de Paris. « Je n'ai jamais fait un si long déplacement pour témoigner », glisse celui dont le poignant témoignage vaut le déplacement.w Projection du film et témoignages de deux acteurs de l'époque demain à 20 h au Familia. 3 E.

 

(Archives, N.E., 6/5/2010).   

  

Henri Karayan… une dignité extraordinaire  

Plutôt que de se contenter d'un traditionnel 8 Mai, les anciens combattants, soutenus par la municipalité et l'inspection académique, ont offert une semaine complète pour évoquer ce que fut la guerre.

Par exemple, le vernissage de l'exposition « Citoyenneté : engagement et mémoire » a remporté un vif succès à salle du Manège grâce à la synergie de l'ARAC (Association régionale des anciens combattants du Nord), des archives municipales, de la bibliothèque et du cyber centre.

 

Ce n'est pas une première pour Sylvie Dæms qui représentait Les Amis de la Résistance de Tourcoing-Roubaix et environs (ANACR) : « Je vais dans les écoles, les collèges, les lycées, les centres sociaux parler de la Résistance et de la déportation. J'ai un oncle qui a été fusillé à Wambrechies et cela me procure beaucoup de sensations de parler aux enfants, jeunes et moins jeunes, de l'époque 39/45 ».

 

Les élèves de Jean-Moulin et Jean-Macé ont interprété des chants sur la scène de la salle du Manège, et le conseil municipal des jeunes a animé un débat, mercredi, après la projection du dessin animé Le journal d'Anne Frank.

      

Mais alors, quelle tristesse de ne voir qu'une poignée de jeunes dans la salle du Familia, vendredi soir, pour la diffusion de L'Armée du crime, de Robert Guédiguian. Pas tellement pour le film mais pour voir, entendre, interroger Henri Karayan, engagé à 22 ans dans la Résistance à Paris pour décourager les Allemands et faire prendre conscience à la population qu'il était nécessaire de participer à la Libération.

 

Une séance à 20 heures et un échange qui commence à 22 h 30 n'étaient pas propice à la rencontre entre des jeunes et cet homme de 89 ans, d'une dignité extraordinaire, demandant à chaque interlocuteur s'il est satisfait de sa réponse et restant debout alors que personne n'a pensé à installer une chaise devant l'écran de cinéma...

 

Après avoir corrigé des erreurs dans le film, Henri Karayan a rappelé le rôle de Manouchian, les 230 opérations du réseau pour que les occupants aient peur : « Nous avions très peu d'armes parce que les alliés ne voulaient pas créer un front, mais je vous assure qu'avec un vrai arsenal, nous aurions pu libérer toute la France ! »

 

D'ailleurs, ce jour où Paris fut débarrassé des Allemands sonne pour Henri Karayan comme une révolution à la mesure de celle de 1789 : « Le Conseil national de la Résistance avait conçu des idées généreuses qui existent encore aujourd'hui et notre groupe Manouchian accueillait des Allemands, comme un début de réconciliation et d'Europe. »

 

(Archives, VdN, 9/5/2010).  

 

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D
<br /> <br /> Henri Karayan à Halluin... une dignité extraordinaire.<br /> <br /> <br /> <br />
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