Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Par Brandodean
En 1970, le Hurlevent naissait. En 1971, il accueillait ses premiers clients. Quarante ans plus tard, c'est Emile Hasbroucq, 47 ans, qui est à sa tête. Ce passionné n'est pas du genre à faire de la langue de bois.
Depuis toujours, Émile Hasbroucq a voulu « faire de la cuisine ». Dès l'âge de dix ans, le Hurlevent tenu alors par son papa du même nom, était son terrain de jeu favori. Quand ce dernier décède est 1985, c'est sans hésiter que le jeune homme de 19 ans reprend le flambeau, avec Nathalie Hasbroucq, sa femme.
Un acte qui illustre le tempérament du nouveau chef : déterminé, entier et pas avare en coups de gueules. D'ailleurs, pour raconter ses 25 années à la tête du restaurant, le chef ne mâche jamais ses mots.
La TVA : une bouffée d'air
Rudy, son second, est à ses côtés depuis toujours. Ensemble, ils ont tout connu : les moments de joie et les galères. Episode mémorable : le buffet prévu pour 150 personnes qui tombe en miettes suite à un léger accident de voitures. Ce qui demandé de longues heures de préparation doit être refait de A à Z, en deux heures.
Les deux cuisiniers y parviennent, bien aidés par le coup demain généreux de Christian Philippo, chef de l'auberge du Loisel. « Il a toujours été là pour moi, je lui dois beaucoup », confie Emile Hasbrouck qui depuis quatre ans, cumule les fonctions : à la fois cuisinier et serveur. Un besoin.
« J'ai toujours été proche de mes clients, témoigne-t-il. J'aime bien discuter, les charrier, il y en a que je connais depuis le début. Ma clientèle, c'est ma vie ».
Les autres évolutions sont dues à la crise. Soirée à thème, service traiteur, buffet à domicile... les Hasbroucq se sont diversifiés. « On n'a pas le choix, confie-t-il, on doit s'adapter ». Dans cette situation, la baisse de la TVA a constitué une bouffée d'air frais. « Sans cela, ça aurait été difficile, ce qui est sûr, c'est que je n'aurais pas pu garder mes six employés, mais ça va on peut continuer ».
Le chef peut encore appliquer et lancer sa devise préférée : « Soyez gentils avec les gens, ils seront gentils avec vous ». Le Hurlevent : 812 route de Linselles, Halluin
De prestigieux clients…
Alain Delorme : « Je suis de sa famille, explique Emile Hasbroucq. C’est lui qui a fait venir plusieurs personnalités au Hurlevent ». La bonne cuisine a fait le reste.
Carole Frédéricks : La chanteuse américaine n’a pas fait que passer « Elle est devenue mon amie » confie le maître des lieux.
Jean-Jacques Goldman : Emile Hasbroucq se souvient bien de la venue du chanteur français. « On avait fait fermer le restaurant », témoigne-t-il.
Yannick Noah : Passion oblige, pour l’ancienne star du tennis français, le restaurateur a mis les petits plats dans les grands. « Je suis un passionné de tennis, je vais tous les ans à Roland-Garros ».
Gérard Depardieu : Le Hurlevent se souviendra de son passage. « C’était le plus impressionnant, il est resté assis dans la cuisine ».
Treize perroquets
Après la cuisine et le tennis, c’est la troisième passion d’Emile Hasbroucq. Il y a quinze ans, il achetait son premier perroquet, aujourd’hui, il en compte treize, de plusieurs races.
Chaque oiseau a droit à son prénom. Le restaurateur parvient même à leur faire répéter quelques phrases. Au milieu, un petit étang héberge des poissons. Une ambiance dépaysante.
Restaurant « Le Hurlevent » : 812 route de Linselles, Halluin.
(Archives, N.E., 21/4/2010).
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