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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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La Mémoire Halluinoise (10) Se Loger à Halluin : Hier, Aujourd'hui et Demain.

 

 

En Janvier 2007, l’Association des Seniors Halluinois organisait un rendez-vous sur le thème « Se loger à Halluin hier et aujourd’hui », présente et animé par l’historien local Roland Verkindère, avec la collaboration des vidéastes de Cinélys.

 

Cette thématique a été développée avec plusieurs interventions riches en histoire à partir de 1800 où la commune n’était à l’époque qu’un bourg rural disloqué et démembré. En 1848 on dénombrait 1004 logements dont 580 étaient regroupés au bourg, situés au tour de l’église Saint-Hilaire, et dans le bas de la rue de Lille.

 

De 1850 à 1870, c’est la périodes des immigrants flamands qui arrivent en masse et se regroupent dans des maisons ateliers, les rangées de maisons ouvrières, les courées. Certaines ont conservé leur appellation d’origine : cour Beyls, Dewyn, Porchet, Devos…

 

A partir de 1870, on assite à la construction des maisons bourgeoises et à l’émergence de la classe moyenne, la construction de bâtiments industriels, l’évolution des quartiers ouvriers.

 

En 1900, Halluin devient une cité industrielle et Menin (B) prend le relais pour l’habitat. Développement des « Baraques » et la rue de Mouscron, de nombreux commerces

apparaissent. La Grande guerre a laissé des séquelles le long de la rue des Ecoles. Des maisons n’ont plus de fenêtres et leurs toitures sont endommagées.

 

Après 1945/47, on voit surgir les cités-jardins du CIL qui prennent place dans l’espace rural. La transformation des courées, l’occupation des friches industrielles par de nouvelles formes d’habitat, dont des appartements à la place des anciennes usines (Defretin, Demeestère, Sion), les résidences Brel, Pompidou, du Manoir.

 

M. Etienne Carème de Notre Logis a retracé toutes les étapes du développement en 1970 du Colbras, Résidence Bouvier. C’est la création d’une véritable mixité de l’habitation. 1980 a amorcé la restauration du parc ancien, 300 logements sont encore en projet à ce jour sur la commune.

 

(Archives, N.E., 27/1/2007).

 

Le logement halluinois raconté en 2010…

 

Ce vendredi 29 octobre 2010, l'Association des Seniors Halluinois a organisé une rencontre autour de la mémoire, animée par Roland Verkindère, vendredi après-midi à l'Estaminet du Moulin. Le thème du jour : se loger à Halluin, hier, aujourd'hui, demain...

 

Une vingtaine de personnes se sont réunies autour d'un café pour évoquer l'évolution des logements à Halluin depuis 5 ou 6 générations. Animée par Roland Verkindère, ancien président de l'association, l'après-midi a commencé par un historique de la démographie de la ville et de l'évolution des habitations.

 

On apprend ainsi que pour répondre au développement industriel, il y a eu au début du XXe siècle une poussée anarchique d'habitations modestes à Halluin, entraînant donc des conséquences pour la population : cohabitation, inconfort, insalubrité.

 

Les anciens ont ensuite été invités à témoigner de leur vécu. Solange se souvient : « Quand j'étais petite, ma tante vivait dans une courée qui donnait sur la rue Henri-Barbusse. Elle était composée d'une dizaine de maisons. Chaque maisonnette comprenait deux pièces en bas et deux pièces à l'étage. Il n'y avait pas d'eau courante, juste une pompe dans la cour pour tous les logements et tous les habitants devaient se partager deux toilettes, situés à l'extérieur ce qui n'était pas drôle en hiver ».

 

A l'époque, souligne l'Hallluinoise : « je ne me rendais pas compte de l'insalubrité qui régnait là-bas. Mais je me souviens que tout le monde s'entraidait ! ».Cette après-midi s'inscrit dans la logique d'un travail de mémoire organisé depuis quelques années par l'association, le but étant de recueillir des témoignages sur la vie à Halluin depuis des générations.

 

Un DVD sera réalisé à la suite de cet évènement par l'association Cinélys d'Halluin, qui a filmé toute l'après-midi.

 

(Archives, N.E., 3/11/2010).

 

7300 résidences principales en 2010

 

La dernière session de l'Estaminet de la mémoire, sur le thème « Se loger à Halluin hier, aujourd'hui, demain », a rassemblé son public habituel à l'estaminet du moulin, vendredi après-midi, 29 Octobre 2010.

 

C'est un Roland Verkindère en pleine forme qui a dirigé cet atelier, n'ayant rien perdu de sa verve, emporté par la chaleur de l'animation. Ce thème rentre dans la droite ligne du travail effectué par l'Association des seniors halluinois, concernant le logement des aînés.

 

« Notre objectif, comme toujours à l'estaminet, devient plus une collecte de témoignages anciens et plus récents, sur l'évolution des logements, de la population la ville, des années 800 à nos jours ». L'orateur a dressé une échelle qui part de l'époque de Jeanne d'Arc jusqu'à nos jours.

 

En 1440, Halluin comptait 300 habitants pour 56 feux, arrivant en 1549 à 1 625 habitants pour 325 feux en 1846, 5 400 habitants pour mille maisons en 1901, 16 600 habitants pour 3 426 maisons et enfin de nos jours, 20 000 environ pour 7 300 logements.

 

« Halluin cité industrielle, s'intègre dans un développement important au sein d'une métropole. Pour répondre au développement industriel, une poussée anarchique d'habitations modestes sur une trame du bourg rural à la frontière, avec des écarts sur la rive droite de la Lys, au nord du Ferrain. »

 

Avec les conséquences vécues ou évoquées par les anciens : cohabitation, inconfort, insalubrité en fort contraste avec les maisons bourgeoises. Tout cela suivi par des vagues d'améliorations : plan d'alignement, d'aménagements individuels et collectifs, courées, rangées, cités, pavillons... Soutenu par une uniformité sur un fond de solidarité qui dépasse les sensibilités religieuses ou politiques.

 

Avec une arrivée de maison de la loi Loucheur en 1928, le CIL après la guerre et Notre Logis dans les années 50-54. Une délégation de Notre Logis s'était rendue en Angleterre, à l'époque pour étudier le développement des maisons et jardins.

 

Actuellement, le vent vient des Pays-Bas avec un récent voyage d'étude sur les éco-quartiers. « Sûr que le sujet est vaste, note Roland Verkindère , mais il faut noter que la ville d'Halluin traverse une grande mutation urbanistique, afin d'avancer à grand pas vers l'avenir, au sein de la métropole, avant de se faire englober dans une mégapole, qui le saura ? »

 

(Archives, 3/11/2010).

 

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D
<br /> <br /> Ce vendredi 19 novembre 2010 à l'EPI, rue de Lille, sur le thème du logement social, exposition à 17 h 30 suivi d'une conférence-débat à 18 H.<br /> <br /> <br /> <br />
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