Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.
Administrateur de Notre Logis, à 77 ans, Luc Demeestère plaide toujours pour des logement sociaux au coeur de la cité. Le foyer pour les jeunes travailleurs portant son nom se dressera bientôt rue de la Lys à Halluin. D'ici là, Luc Demeestère reste concentré sur le problème qui l'intéresse, le logement des jeunes.
Il n'est pas bien sûr de mériter un bâtiment à son nom et l'a acceptée presque par politesse. « Je suis un militant et quand on est militant on travaille en équipe. Je n'ai rien fait de plus que d'autres. » «Une forte personnalité », « des valeurs humanistes centrées sur l'éducation », selon Jean-Luc Deroo maire d'Halluin...
Luc Demeestère n'aime pas vraiment parler de lui mais il est intarissable sur le sujet du logement social et des jeunes. Sixième d'une famille halluinoise de 7 enfants, le jeune homme est plutôt un garçon rangé. Vers 19 ans, il intègre l'entreprise familiale Demeestère qui fabrique du linge de maison. À l'époque, la société emploie 500 personnes à Wervicq et 300 à Halluin.
Il apprend à utiliser un métier à tisser et rapidement, il prend en charge l'achat des matières premières de la société. « J'ai connu l'époque où les friches d'aujourd'hui étaient encore des entreprises florissantes et j'ai vu la transformation du monde du textile mais je n'en ai pas souffert j'étais un privilégié. » Il n'y a pas de nostalgie dans les propos de Luc Demeestère, peut-être une pointe de regret. Son travail lui plaisait sans le passionner.
Désir de partager un peu de ses privilèges ou besoin viscéral de s'engager Jean-Luc Demeestère débute sa « carrière de militant » en 1959. Jeune marié, il quitte Tourcoing avec son épouse Chantale et s'installe à Halluin où il défend les écoles libres « au nom de l'ouverture d'esprit et de la diversité » avant de batailler en faveur du logement social, grâce à ses contacts dans le milieu du patronat.
En 1968, Notre Logis, une jeune société de financement et de promotion du logement social dans la Vallée de la Lys cherche un administrateur. Luc Demeestère s'y colle jusqu'en 1979, où il devient pendant six ans président du Groupement interprofessionnel d'aide au logement et à l'emploi qui supervise Notre Logis.
Si Notre Logis se targue d'être restée une société à taille humaine implantée dans son territoire, « c'est grâce à Luc Demeestère », assure Arnaud Delannay, directeur général du bailleur social. En effet, chargé de regrouper les comités interprofessionnels du logement (CIL) en une seule structure, M. Demeestère participe à la création du bailleur social CMH, l'actuel Vilogia, en obtenant que Notre Logis reste implantée dans la Vallée de la Lys et indépendante.
Lorsqu'on lui parle des jeunes, l'homme posé et calme devient volubile. « Des tas de jeunes n'ont aucun avenir parce qu'on ne croit pas en eux mais ils démarrent très bien si on leur met le pied à l'étrier. ça vaut la peine ne pas dormir pour les aider ». Des nuits blanches, Luc Demeestère en a vécues quelques-unes en 93 et 2001. Il cherche alors 4,5 millions d'euros pour rénover entièrement un foyer de jeunes travailleurs dans le Vieux-Lille.
« Il était plus facile de reconstruire hors de la ville mais nous ne voulions pas. Il fallait trouver les fonds nécessaires. »Les efforts ont payé. La résidence Arouet tourne toujours et son intégration réussie au coeur de la ville a inspiré le projet du foyer de jeunes travailleurs qui se construit à Halluin.
« Demain je dois être à la réunion du conseil » A 77 ans « le vieux sage de Notre Logis » est toujours un peu pressé. Un engagement de plus de 50 ans que ses enfants lui ont parfois reproché de faire passer avant la vie de famille.
C'est pourtant de sa cellule familiale que lui est arrivé le plus beau compliment. « Ma petite fille voulait me conseiller de voir un film. Elle m'a dit "c'est un monsieur comme toi qui veut toujours que ça s'arrange" ». Aucun compliment ne m'a fait plus plaisir. »
(Archives, VdN, 21/3/2010).
LIENS : Le Premier Foyer de Jeunes Travailleurs de la Vallée de la Lys...
Le Tissage Demeestère à Halluin... Historique 1817 - 1980.
Ouverture en Avril 2011…
Prévue en janvier, puis en février, l'ouverture de la résidence sociale des jeunes, construite par Notre Logis, aura finalement lieu en avril 2011. Aujourd'hui, deux studios sur 41 sont pourvus. Lakhdar Laref, de l'association Arcadis, qui va gérer cette résidence, était hier à la MJC pour donner tous les détails aux 18-30 qui seraient en recherche de logement.
1 Un bébé pour août Alison et Romain, 20 et 21 ans, étaient hier à MJC pour assister à l'après-midi d'information sur le logement : « Depuis septembre, on cherche, explique Alison qui attend un enfant depuis deux mois. Nous habitons chacun chez nos parents, à Halluin, et moi je suis sans emploi. Romain cherche un travail, mais il n'a pas de qualification. Nous sommes suivis par le CCAS, le Point information jeunesse de la mairie, la mission locale, les bailleurs Notre Logis et Partenord... ».
Seulement, le jeune couple n'a pas de ressources et leurs parents ne possèdent pas de quoi leur offrir un logement. Alors, Alison a demandé si la résidence pouvait accueillir un bébé : « A priori, non, a répondu Lakhdar Laref, de l'association Arcadis, mais les portes ne sont pas fermées. Il faut étudier la chose et voir comment se déroule la vie dans ce foyer ».
2 De 20 à 30 m² « Les jeunes qui vont venir là auront vraiment de la chance, c'est beau ! » Lakhdar Laref a hâte de passer des chambres de 9 m² du foyer de jeunes travailleurs à celles de 20 à 30 m² de la résidence Luc Demeestère. Les 18 plus grands studios pourront accueillir des couples, tandis que les 23 autres seront répartis entre les étudiants, les salariés et les jeunes en insertion. Une salle polyvalente ou une cuisine pédagogique ont été prévues au sein de cette structure implantée près de salles de sports, rue de la Lys.
3 Il faut des ressources « On ne vient ici que si on a un projet, a expliqué L. Laref à un jeune qui se demandait s'il pouvait entrer alors qu'il est actuellement en recherche d'un emploi. Si vous avez un contrat à durée déterminée ou une formation, les éducateurs vous aide à trouver un autre emploi ou des débouchés. Mais on ne vient pas dans cette résidence pour sortir de chez ses parents et fumer des joints devant la télé toute la journée. »
L'avantage de cette structure est sa souplesse. Il n'est pas demandé autant de garanties que pour un logement social ou privé. Les allocations familiales permettent à quelqu'un ne touchant que 300 euros d'entrer. En revanche, au premier problème de discipline, Arcadis peut mettre dehors le locataire.
4 Priorité aux Halluinois La municipalité a demandé que 50 % des places soient réservées à des Halluinois, au titre du terrain qu'elle a donné. Ensuite, les jeunes du reste de la Vallée de la Lys sont prioritaires. Aujourd'hui, deux personnes sont déjà inscrites pour entrer dans le foyer. Il reste donc 39 studios à pourvoir.
Renseignements et inscriptions auprès du service jeunesse de la mairie et pendant les permanences d'Arcadis, les lundis, de 14 h à 18 h, et de la mission locale, les samedis matin.
(Archives, VdN, 3/2/2011).
Inauguration le 13 Mai 2011…
La résidence Luc Demeestère, rue de la Lys, a été inaugurée ce Vendredi 13 Mai 2011. Cette résidence sociale de 41 logements est réservée aux 18-30 ans. Gérée par l'association roubaisienne, Arcadis, elle accueille des étudiants, apprentis et jeunes actifs. Un tremplin vers l'autonomie. Visite…
(Archives, N.E., 14/5/2011).
Lien : http://www.nordeclair.fr/Locales/Halluin/2011/05/14/un-toit-pour-la-jeunesse.shtml
C'est un vent de satisfaction générale qui a soufflé vendredi 13 Mai 2011, lors de l'inauguration de la résidence Luc-Demeestère, rue Gabriel-Pagnerre Halluin. Enfin les jeunes de 18 à 30 ans ont une résidence, la possibilité de disposer d'un logement synonyme d'un début d'indépendance, facilitant une stabilité pour un bon démarrage dans la vie…
(Archives, VdN, 16/5/2011).