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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Une Halluinoise au Québec... Pour la Recherche Médicale.

 

 

Eve Vanelslande, une Halluinoise de 26 ans, installée à Québec, va faire le tour de la Gaspésie (Québec) pour récolter des fonds pour la recherche contre le diabète de type 1. Une démarche née après la mort de son père, qui a vécu toute sa vie avec cette maladie.

 

 « J'ai toujours vu le diabète de mon père comme un mode de vie ». Ève Vanelslande a toujours côtoyé de près cette maladie. Son père, Yves avait été diagnostiqué diabétique de type 1 à l'âge de 7 ans. Ève a toujours connu son père avec les piqûres d'insuline, les contrôles du taux de glycémie... Jusqu'à sa mort brutale, d'une crise cardiaque, en janvier dernier à l'âge de 51 ans. « C'est là que j'ai pris conscience que c'était une maladie », poursuit la jeune femme, installée à Québec depuis 5 ans.

 

Ève était en vacances à Halluin, au moment du drame et a pu profiter des derniers jours de son père. « Je remercie la vie d'avoir été auprès de lui et de l'avoir accompagnée », raconte-t-elle. C'est en voulant faire son deuil, que la jeune femme de 26 ans a cherché un moyen de faire un peu avancer les choses contre cette maladie, pour le moment incurable.

 

Un moyen aussi de rendre hommage à son père. À force de recherche et de documentation, elle va se rapprocher de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (diabète type 1).

Ainsi va naître l'idée de ce défi de faire le tour de la Gaspésie, une péninsule située au Sud-est du Québec, entourée notamment des eaux du fleuve Saint-Laurent. 625 km qu'Ève entend parcourir en 9 jours, certainement au mois de juillet, sinon en septembre 2011.

 

Avec pour objectif de récolter 10000 dollars canadiens (environ 7000 E) pour permettre l'amélioration des traitements et la recherche d'un moyen de guérison. À la fois, grâce à des dons individuels, mais surtout à la participation d'entreprises. « Au Québec, les entreprises ont des budgets responsabilité sociale, précise Ève Vanelslande, qui permettent de financer ce genre de projets ».

 

Dans les semaines qui viennent, lors de son retour au Québec, elle va solliciter une liste d'entreprises qu'elle a référencée. Pendant son périple, pour réduire au maximum les coûts, Ève va essayer de dormir chez l'habitant, sinon lors d'une étape dans un couvent...

 

Mais au-delà de l'aspect financier - bien sûr essentiel pour la recherche -, le défi lancé par la jeune femme est un message fort de sensibilisation autour de cette maladie et d'espoir pour les personnes qui vivent quotidiennement avec le diabète. « Malgré la maladie, on peut vivre comme tout le monde, témoigne également Reine, la mère d'Ève. Yves bougeait beaucoup, faisait de la marche, du quad... il a voyagé ».

 

À sa façon, Ève veut montrer qu'il est possible d'avancer dans la vie, malgré le nécessaire suivi quotidien du diabète. « Comme pour les personnes diabétiques qui doivent gérer leur glycémie en fonction des activités et des repas, je vais devoir apprendre à gérer mon énergie, mon alimentation, mon sucre », explique celle qui s'est découvert un intérêt pour le sport, une fois arrivée Outre-atlantique et qui a aujourd'hui rendez-vous avec son vélo quatre fois par semaine.

 

(Archives, N.E., 2/1/2010).

 

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