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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Les Peintures Murales de l'Eglise Saint-Hilaire d'Halluin... Un Patrimoine à Sauvegarder (Vidéo).



Les peintures murales de l'église Saint-Hilaire, dans le centre, seront bien restaurées. Les travaux seront répartis en trois tranches, dont la première débutera en mai 2009. On cherche encore de généreux mécènes.

 

C'est Anne Da Rocha, chargée de mission auprès de la commission diocésaine d'art sacré qui avait levé le lièvre alors qu'elle était passée examiner le projet de rénovation de l'église en 2004.

 

Les peintures murales de l'église Saint-Hilaire étaient un patrimoine à sauvegarder.

 

Après expertise, son intuition se révélait juste : les peintures en question étaient bien de la main d'Henri Emile Cleenewerck, artiste régional dont les oeuvres majeures ont pour la plupart disparu dans les tourmentes de l'Histoire.

 

Raison de plus pour sauvegarder celles qui restent. Mais le montant estimé des travaux laisse rêveur : 53 628 E pour les 4 panneaux du choeur, 49 610 E pour la chapelle de gauche, 70 079 E pour la chapelle de droite, beaucoup plus dégradée que sa voisine, soit un total de près de 174 000 E.

 

Malgré tout, la municipalité, si elle ne peut s'engager à financer la restauration, met en place un comité de mécénat et charge le comité flamand de France de collecter les dons.

 

Le député Christian Vanneste, également séduit par ce projet, offre une enveloppe substantielle issue de sa réserve parlementaire : 72 457 E. Mais cette donation est assortie d'une condition : les travaux doivent démarrer avant le 28 mai 2009.

 

Depuis, entreprises comme particuliers ont été démarchés. Une somme de 12 555 E a été collectée par le comité flamand, à laquelle s'ajoutent des promesses de dons d'un montant d'environ 10 000 E si le projet voit effectivement le jour.

Pourtant, la collecte s'essouffle alors que la date butoir approche. D'où l'idée lancée par un membre du conseil économique paroissial : effectuer une première tranche des travaux pour redynamiser le processus.

Il a donc été décidé de commencer par les panneaux du choeur. On est actuellement dans la phase de recherche d'entreprises homologuées pour la restauration d'oeuvres d'art afin de comparer les devis. Les travaux commenceront vers le 15 mai. L'enveloppe parlementaire pourra être utilisée au prorata des sommes engagées. Compte tenu des promesses de dons, il reste donc encore un peu moins de 9 000 E à trouver.


 L'opération de mécénat est relancée, avec en plus un panneau explicatif dans l'église. Initiative pertinente car cette dernière est très visitée et la liste des donateurs actuels, entreprises comme particuliers, montre que le devenir du patrimoine local n'intéresse pas que les Halluinois.


Les dons sont à adresser au comité flamand de France, mécénat Saint-Hilaire, chez Roger Beke, 22 rue Jules Watteuw à Halluin. Reçu fiscal à partir de 15 E.

 

(Archives VdN 25/1/2009).

Henri de Cleenewerck (1844-1907) est né et décédé à Hazebrouck. Peintre il a surtout travaillé à Hazebrouck et dans les environs, jusqu'à Dunkerque.

 

La Seconde Guerre mondiale a vu disparaître la plus grande partie de son oeuvre. Or il se trouve que Henri de Cleenewerck est venu à Halluin en 1886. Il a peint un panneau dans la sacristie, d'autres dans les chapelles latérales et dans le choeur de l'église : en tout une vingtaine d'oeuvres, un ensemble unique, inespéré du peintre flamand.

 

Préserver ce patrimoine artistique sans équivalent intéresse d'abord les Halluinois et, au-delà, la Flandre française.

 

Mais la ville n'a pas à se mêler de ce qui meuble l'église. Des contacts multiples entre la mairie; la paroisse Notre-Dame de la Lys et le Comité flamand de France ont abouti à la création du "Mécénat Saint-Hilaire, un compte sur lequel sont reçus les dons de tous ceux qui soutiennent la restauration. Le Comité flamand, en la personne de Roger Beke, gère ce compte.

(Archives "La Vie chez Nous" avril 2009).

L i e n s :
                                
http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/info/lille-metropole/51847227-fr.php    Vidéo

Le Comité Flamand de France. Les Fresques Halluinoises Historique.

La Guerre 1914 - 1918 - Halluin (42) La Cloche de l'Eglise Saint-Hilaire d'Halluin, baptisée le 13 Juin 1920.

L'Eglise Saint-Hilaire d'Halluin - Les Grandes Dates.

L'Eglise Saint-Hilaire d'Halluin, ou 160 ans d'Histoire Locale.

Le presbytère d'Halluin.

Les travaux de restauration des peintures murales de l'église Saint-Hilaire vont débuter. La première tranche, qui concerne les peintures du choeur, devrait être achevée pour la mi-août. Pose des échafaudages ce lundi 11 mai 2009.

 

Le mécénat entrepris pour sauver les peintures murales de l'église Saint-Hilaire, la dernière grande oeuvre encore existante du peintre Henri Cleenewerck, originaire d'Hazebrouck, n'a pas encore permis de récolter la totalité de la somme.


Pour ne pas perdre la subvention promise par le député Christian Vanneste, il faut commencer les travaux avant la date butoir du 28 mai. Il a donc été décidé de répartir les travaux en 3 tranches. La première concerne le choeur et débute ce mois-ci. Les deux autres, qui concernent les chapelles latérales, seront réalisées respectivement en2010 et 2011.

 

L'équipe qui suit le projet est constituée de représentants de la mairie, du conseil économique paroissial, du député et du comité flamand de France qui tient le compte de mécénat. La maîtrise d'ouvrage a été déléguée à Michel Coquet, membre du conseil économique paroissial, en raison de compétences dans ce domaine.

 

Celui-ci s'est tourné vers la DRAC pour obtenir les adresses d'entreprises reconnues dans la restauration de peintures. Le conservateur lui en a recommandé 5 domiciliées sur la région Nord et la région parisienne. Michel Coquet les a contactées pour un appel d'offre, leur soumettant un cahier des charges précis.

 

« Comme il s'agit d'une oeuvre d'art, le premier critère n'était pas le prix mais les références professionnelles dans la restauration de ce type de peinture. Venait ensuite la capacité à intervenir sur les trois tranches. Et il fallait commencer pour le 15mai, avant la date butoir », précise le maître d'ouvrage.

 

Quatre entreprises ont répondu et l'une d'elle se détachait du lot : une liste de restaurations de peintures murales impressionnante, tant en France qu'à l'étranger, dont plusieurs dans la région, permettant d'aller juger sur pièce la qualité du travail. Et ce n'était pas non plus la plus chère, compte tenu des prestations proposées.

 

Parmi les 6 spécialistes prévus pour intervenir, on remarque Claire Brochu, qui fut responsable de la division peintures murales à l'institut français pour la restauration des oeuvres d'art. Le dossier de Bérengère Goulard a donc été retenu à l'unanimité de l'équipe de suivi.

 

Après une phase de consolidation en surface et en profondeur, les peintures seront nettoyées, les lacunes mastiquées et peintes d'une couleur neutre, de façon à préserver l'aspect esthétique sans dénaturer l'oeuvre originelle. Une couche protectrice viendra recouvrir l'ensemble. Le tout pour un coût de 67 443,64 E.

 

Les offices se poursuivent le dimanche

 

Bérengère Goulard a mandaté l'entreprise Commis Services de Fleurbaix pour installer dans le choeur l'échafaudage qui permettra aux spécialistes d'accéder à la totalité des 77m² de peintures, culminant à 18 mètres.

 

Pendant la durée du chantier de restauration, les offices du dimanche auront lieu comme d'habitude, par contre les funérailles seront, dans la mesure du possible, célébrées dans les deux autres églises de la ville.

 

 (Archives NE, 10/5/2009). 
 

Trois « médecins » au chevet des peintures de Cleenewerck.

 

Les travaux ont commencé ce lundi 25 mai 2009, comme prévu, dans le choeur envahi d'échafaudage. Trois artisans ont jusqu'à fin août pour remettre en lumière les quatre baies peintes par l'artiste flamand Cleenewerck.

 

Pour que la restauration de l'église Saint-Hilaire soit complète, il fallait s'attaquer aux peintures du choeur souffrant d'une épaisse couche de saleté et d'effritement à certains endroits. Cette première tranche qui nécessite 67 000 euros a commencé hier matin. « Nous avons presque la somme mais il faut encore se mobiliser pour rassembler les 179 000 euros qui comprennent les deux chapelles », explique Michel Coquet, responsable du conseil économique de la paroisse.

 

Ce n'est pas vraiment une entreprise qui a été choisie mais une professionnelle de la restauration avec une équipe prestigieuse : Bérengère Goulard vient de Versailles et elle est associée notamment à Claire Brochu et Sylvain Blas, présents sur le site hier : « Nous sommes encore en phase de test pour déterminer la technique la plus appropriée, explique B. Goulard. Je suis quand même étonnée par l'ampleur des soulèvements de la peinture ».


Cette équipe installée dans les échafaudages de Saint-Hilaire aligne une expérience qui lui a valu d'être choisie. Claire Brochu a travaillé sur le dôme des Invalides, Notre-Dame de Paris ou encore le Panthéon. Bérengère Goulard a conduit des chantiers à Rome ou en Autriche. Pour ces deux professionnelles, la production du peintre flamand est de bonne tenue, il ne leur reste plus qu'à le faire voir.


(Archives, VdN, 26/5/2009).
  

Un délicat lifting


La mise en place des échafaudages a permis aux restaurateurs de porter un diagnostic plus précis sur l'état des peintures de Saint-Hilaire.La phase de consolidation est engagée.

Avant le début des travaux, les restaurateurs n'avaient pu exercer que des analyses ponctuelles, en utilisant une échelle. L'échafaudage permet maintenant d'accéder à l'ensemble des 4 panneaux du choeur. Ceux-ci portent durement l'empreinte du temps.

 

Vu d'en bas, on note seulement le noircissement et les plus grosses lacunes. De près, on remarque des fissures, certaines touchant les murs et non seulement la peinture, des écailles et des boursouflures. Une couche de vernis a été passée, très grossièrement et avec de nombreuses coulures. L'effet de brillance occasionné, ainsi que le jaunissement, s'ajoute à l'encrassage pour brouiller la vision de l'oeuvre. Ce vernis a-t-il été appliqué immédiatement après le séchage des peintures ou plus tardivement ?

 


Un appel est lancé aux Halluinois. Un échafaudage aurait été monté dans le choeur en 1956. Certains auraient-ils des photos et des témoignages sur les travaux effectués à cette époque ?

Ces renseignements intéressent beaucoup le comité flamand de France et les restaurateurs.

Le vernis a de toute évidence été appliqué dans une excellente intention : protéger les peintures qu'il recouvre. Hélas il a raté son but. Trop maigre, il s'est rétracté et a tiré sur les peintures, contribuant à leur dégradation.


D'autres facteurs ont joué, comme les infiltrations d'eau et les fortes variations de température au voisinage du conduit de chauffage. Pour les spécialistes, il était temps d'agir.

Espacer les restaurations

La première phase de l'intervention consiste à refixer l'oeuvre sur son support. La peinture est humidifiée pour retrouver sa souplesse, puis de la colle est déposée dans les fissures. La zone malade est recouverte d'un papier à peu près semblable à celui des sachets de thé et repassée. La chaleur permet à la colle de diffuser aussi loin que possible.

 

Les panneaux se couvrent donc petit à petit d'une multitude de pansements qui seront délicatement retirés avant de procéder au décrassage, puis au dévernissage. Ce sera alors le moment de combler les lacunes pour retrouver un ensemble agréable à l'oeil.


« On ne comble pas les fissures qui touchent les murs. Elles font partie de l'histoire de l'oeuvre et du bâtiment. De même, comme il s'agit d'une oeuvre monumentale, on ne comble pas les petites lacunes, invisibles d'en bas »,
explique Claire Brochu qui avec Sylvain Blas, assiste Bérengère Goulard dans ce délicat lifting.


La dernière phase consistera à poser un vernis mat qui jaunit moins vite que les anciens vernis. « C'est important car cela permet d'espacer les restaurations. Le dévernissage est toujours une opération périlleuse pour une oeuvre d'art », précise Sylvain Blas.Les nervures, moins abîmées, ont déjà retrouvé quasiment tout leur lustre. Elles portent un décor de colombes exécuté à la feuille d'or.


Certaines parties endommagées avaient été retouchées à la bronzine, une peinture à base de pigments de cuivre qui s'oxyde très vite. Les restaurateurs utiliseront du mica, qui garde son éclat.


Le comité flamand s'inquiète maintenant de trouver le financement pour les deux autres tranches de travaux, prévus en  2010 et 2011. Pour tout renseignement contacter Roger Beke au 03 20 46 68 50.


(Archives, N.E., 7/6/2009).
 


Première tranche achevée à l’église Saint-Hilaire


Le chantier à Saint-Hilaire touche à sa fin et les Halluinois pourront découvrir les peintures restaurées à partir du 15 juillet 2009. L'allègement du vernis a révélé des détails inconnus pour une meilleure lecture des thèmes.


On savait que le thème général des peintures était le sacrifice, à relier avec le sacrifice de la messe. Mais les peintures étaient tellement noircies qu'il était difficile de leur donner une attribution précise. Après le décrassage, il s'est avéré que les peintures étaient couvertes de vernis, évidemment jauni par le temps.


Apparemment, le peintre avait verni son œuvre, et une nouvelle couche aurait été passée ensuite lors des travaux entrepris entre 1951 et 1955. Il semblerait que la paroisse avait alors fait appel à une entreprise pour repeindre la nef mais souhaitait faire repeindre le chœur par une autre entreprise halluinoise, qui aurait finalement refusé le marché. Ce serait alors des paroissiens qui s'en seraient chargés.


Cette découverte a augmenté la charge de travail d'environ deux semaines, puisqu'il a fallu alléger le vernis, une tâche délicate. Il faut enlever suffisamment de vernis pour éclaircir l'œuvre, mas pas trop pour ne pas attaquer la couche picturale supérieure. Les solvants utilisés ont obligé les restaurateurs à travailler avec des masques respiratoires pour se protéger.


Un éclairage adapté ?


Après cela, il restait à mastiquer les trous et combler les lacunes avant de poser un vernis mat de protection. Normalement, les peintures ne devraient pas trop vite s'encrasser, puisque l'édifice n'est plus chauffé à l'air pulsé.


La phase d'allégement du vernis a passionné les restaurateurs ainsi que le curé de la paroisse, l'abbé Yves Billaut, car elle a permis de retrouver le sens des scènes représentées, en effectuant un travail de détective grâce aux détails enfin rendus lisibles.


« ­Ce qui était interprété comme le sacrifice offert par Melchisédek est en fait celui offert par Moïse après le déluge. On distingue maintenant la colombe­ »
explique l'abbé Billaut.


Mais les curieux devront attendre pour voir tout cela. Les panneaux sont maintenant recouverts de protections que l'entreprise d'échafaudage enlèvera au fur et à mesure du démontage.


Le comité flamand se pose maintenant la question d'un éclairage adapté qui permettrait au visiteur de découvrir les détails des œuvres. Et pourquoi pas aussi un panneau explicatif, avec des photos ?


(Archives, N.E., 14/7/2009).


Quand les peintures se révèlent enfin…


Les travaux de restauration des peintures du choeur ont été terminés et les échafaudages sont démontés en ce moment. Il ne reste plus qu'à pousser la porte de l'église pour apprécier l'illustration de certaines scènes bibliques.


On les pensait sales, elles étaient au bord de la destruction. Les peintures du choeur de l'église Saint-Hilaire étaient à 70 % craquelées. Un simple frottement et le travail d'Henri Cleenwerck disparaissaient.

En début de semaine prochaine, les Halluinois et gens de passages pourront apprécier les quatre grandes baies débarrassées d'échafaudages dont la transformation est saisissante.


L'abbé Billaut s'est donc penché à nouveau sur les peintures et il a fait des découvertes :


«  Elles représentent bien des passages de la Bible parlant de sacrifices mais nous avons corrigé des erreurs en repérant des éléments nouveaux. Par exemple, le tableau que l'on appelait « Le sacrifice d'Abraham » est en réalité « Le sacrifice d'Abel ». Une fois que c'est nettoyé, c'est clair !  »,
explique le prêtre.


Cleenwerck a peint des scènes de martyrs mais aussi les figures de l'Eucharistie, soit le pain et le vin symbole du corps du Christ dans la religion catholique. «  Tu prendras de la fleur de farine, et tu en feras douze gâteaux chaque gâteau sera de deux-dixièmes. Tu les placeras en deux piles, six par pile, sur la table d'or pur devant l'Éternel. »


Ce passage du Lévitique se retrouve sur le premier panneau à droite. Sur la grande baie de gauche, on trouve le sacrifice d'Abraham, prêt à tuer son fils pour Dieu mais retenu au dernier moment, de Noë qui offre en holocauste des animaux une fois sur la terre ferme, Melchisédek, roi de Salem et sacrificateur du Tout-puissant ou encore Abel, frère de Caïn, qui fit offrande d'un nouveau né de son troupeau à Dieu.


Tout cela est à découvrir à Saint-Hilaire grâce aux fonds récoltés par le Comité flamand. Car cette restauration a déjà coûté 67 000 euros, et «  nous avons dépensé plus que ce que nous avons reçu », confie Michel Coquet, représentant du conseil économique paroissial.


Ce dernier compte sur les journées du patrimoine, en septembre, pour montrer au public le fruit de ces dépenses, et ainsi obtenir de nouveaux fonds.


(Archives, VdN, 17/7/2009).
 

A la découverte des peintures


Avant qu'un livret explicatif ne soit réalisé, l'abbé Billaut a voulu partager, avec ses paroissiens, les peintures situées dans le choeur qui viennent juste d'être restaurées. Quatre grandes fresques verticales qui rappellent le sacrifice et qui pendant des décennies avaient été ternies « par le temps et les fumées des cierges ».


L'opération de restauration a été menée pour révéler ce qui peut être considéré comme quelque chose d'unique aujourd'hui. Les paroissiens qui sont restés hier après la messe ont ainsi pu découvrir l'oeuvre du peintre flamand Henri Cleenewerck, datant de la construction de l'église Saint-Hilaire en 1857.


 « Ce sont de splendides peintures murales, détaille l'abbé Billaut. Ce sont quasiment les seules qui restent de lui. Vous pouvez constater que les 4 peintures sont orientées vers l'eucharistie ».Ce travail de restauration, menée patiemment par Bérengère Goulard, assistée de Claire Brochu et Sylvain Blas a permis de retrouver le sens originel des scènes. « Ce qui était interprété comme le sacrifice offert par Melchisédek est en fait celui offert par Moïse après le déluge. On distingue maintenant la colombe », poursuit-il.


« C'était très intéressant, se réjouit Thérèse Loridan. Je ne suis pas originaire d'Halluin et je ne savais pas que ces peintures existaient ». « C'est vraiment bien rénové, enchaîne sa belle-mère, l'Halluinoise Georgette Loridan. Ça donne de la valeur, il faut aller dans le choeur pour les voir ».


Toutes deux attendent désormais le livret explicatif qui doit être réalisé pour profiter de l'église dont les deux chapelles latérales doivent être restaurées en 2010 et 2011.


C'est un peu le hasard, mêlé à la curiosité qui a conduit Marie, une Neuvilloise, à découvrir ces peintures restaurées. « J'ai croisé des amis sur Halluin, qui allait à l'office. Au départ, c'est l'attrait du vitrail qui m'a poussé à les accompagner. C'est un heureux hasard puisque j'ai pu découvrir aussi ces peintures dans le choeur », explique Marie. « Ils ont vraiment respecté l'esprit des peintures, se félicite son ami Jean-Pierre. Ils leur ont rendu leur vraie visage, en conservant toute leur authenticité ».


Pour les restaurateurs et les passionnés d'histoire religieuse, on ne pouvait rêver meilleur compliment.


(Archives, N.E., 3/8/2009).


Appel aux dons


Des pochettes représentant le résultat des travaux de restauration des peintures murales de Cleenewerck, dans le choeur central de l'église Saint-Hilaire, sont disponibles actuellement. ...


Une aide est demandée pour les travaux restants. Il s'agit de financer la restauration des peintures murales des deux choeurs latéraux, pour l'un en 2010 et pour l'autre en 2011.


Première possibilité : faire connaître autour de soi l'existence de cette pochette proposée au prix de 5 E : les sommes récoltées seront versées en intégralité sur le compte du mécénat chargé de la restauration.


Deuxième possibilité : faire un don plus important, sachant que si vous êtes imposable, vous bénéficierez d'une réduction d'impôt de 66 % de la somme versée.


Ce don est à effectuer à l'ordre du "Mécénat Saint-Hilaire" et à adresser à Roger Beke, trésorier du Comité flamand de France, en charge du mécénat. 22, rue Jules-Watteeuw à Halluin (03 20 46 68 50).


(Archives, VdN, 1/11/2009).

La poursuite des travaux se monte à 110 000 Euros.


La rénovation des peintures du choeur (à dr.) a coûté 63000 E, c'est maintenant au tour de l'aile gauche. La sauvegarde d'une oeuvre d'art ne tient souvent qu'à un détail.


« Henry Cleenewerck travaillait sur une des peintures murales ... du choeur de l'église, quand il est tombé de son échelle et s'est cassé le bras. C'est grâce à ce petit fait divers de 1870 qu'on a su que c'était lui qui avait peint ces oeuvres. »


Si Roger Beke, le trésorier du Comité flamand d'Halluin insiste sur cette petite histoire, c'est parce qu'elle a permis de sauver les oeuvres de cet artiste régional dans l'église Saint-Hilaire.

 

Une oeuvre unique

 


" C'est la dernière peinture murale qui nous reste de cet artiste dans toute la région, toutes les autres ont disparu et si des gens du Comité flamand de France n'avaient pas relevé qu'elles appartenaient à un peintre célèbre, elles auraient aussi disparu",

confirme le responsable du conseil économique paroissial et maître d'ouvrage du chantier de rénovation, Michel Coquet.

 

Pendant des années personne ne se doutait que, derrière ces panneaux poussiéreux et noircis par l'encens et le chauffage, se cachaient des fresques et des tableaux aux couleurs chaudes, représentant des scènes de la bible et des événements historiques.


Consolidation en surface et en profondeur, nettoyage des peintures, masticage des lacunes, 63 000 E ont déjà été dépensés pour préserver l'aspect esthétique sans dénaturer l'oeuvre originelle. Les quatre peintures du choeur de l'église, hautes de 18 mètres, la rosace centrale qui orne la voûte et les nervures qui s'y rejoignent sont sauvées. « 70 % de la surface se décollait, elle n'était plus tenue que par la peinture qui s'écaillait. Le gros travail a été de l'empêcher de tomber en poussière », raconte M. Coquet.


À présent, les oeuvres qui ornent les deux nefs attendent leur tour. Pour réunir les quelque 110 000 euros nécessaires à la réfection de ces peintures, le Comité flamand de France d'Halluin lance un nouvel appel au mécénat. « Il ne s'agit pas seulement du patrimoine des paroissiens, c'est celui des Halluinois et de toute la région », plaide le Père Yves Billaut, curé de la paroisse.


Pour bénéficier des subventions promises par le député Christian Vanneste, les protecteurs des fresques de Saint-Hilaire doivent relancer les travaux de la nef gauche, autour de l'autel de la Vierge, en 2010, et mettre sur la table la même somme que le député, soit près de 55 000 E en deux ans.


Une fois les travaux terminés, « On nous a promis que ça durerait 100 ans », assure Roger Beke. D'ici là, les amoureux de l'art aimeraient faire classer ces peintures. Une belle façon de rendre hommage à la maladresse passagère du peintre d'Hazebrouck qui a permis à cette oeuvre unique de nous rester.


(Archives, VdN, 29/12/2009).

 

La rénovation des peintures peut continuer

 

Dans le choeur de l'église Saint-Hilaire, les quatre panneaux peints par l'artiste flamand Henri

Cleenewerck se détachent superbement depuis leur restauration en 2009. Une splendeur que retrouveront également bientôt les oeuvres situées dans les deux chapelles latérales de l'édifice, grâce à de généreux mécènes.

 

 Mercredi 12 mai 2010, la Caisse d'Épargne Nord Europe France a ainsi remis une enveloppe de 6 500 euros au Comité flamand qui gère les dons destinés à rénover ces vestiges uniques du XIXe siècle. « Grâce à cette somme, la première tranche des travaux est définitivement financée. On va pouvoir passer aux suivantes », s'est réjoui Roger Beke, du Comité flamand de France.

 

Les fresques du choeur ont été sauvées grâce aux dons de mécènes et à une somme d'argent que le député Christian Vanneste a puisé dans sa réserve parlementaire.

 

Pour bénéficier du reste des subventions promises par M. Vanneste, les protecteurs des fresques de Saint-Hilaire doivent relancer les travaux de la nef gauche, autour de l'autel de la Vierge en 2010, et mettre sur la table la même somme que le député, soit près de 55 000 E en deux ans.

 

Le nouvel appel au mécénat ayant peu mobilisé, la mairie d'Halluin a décidé de participer au financement des travaux pour atteindre les 111 000 E nécessaires. Une proposition que Jean-Luc Deroo va demander à ses conseillers de voter lors du prochain conseil municipal, début juin.

 

(Archives, VdN, 14/5/2010).  

 

Les peintures révèlent leurs secrets...

 

La deuxième phase de rénovation des peintures murales de l'église Saint-Hilaire a démarré la semaine dernière. Jusqu'à la fin du mois de juillet, les restaurateurs rendent leur éclat aux oeuvres de l'artiste flamand Henri Cleenewerck. Un travail gigantesque réalisé avec une précision de fourmi.

 

En approchant de la chapelle de la Vierge située à gauche du choeur, on entend le crissement des éponges et l'effleurement des pinceaux. Aussi physique que minutieux, le travail des restaurateurs s'effectue avec une précision chirurgicale. Les peintures, datant des années 1880, ne sont pas en bon état.

 

Par endroit, des pans entiers de l'oeuvres risquent de s'effriter. Accroupie devant le mur, Berengère Goulard travaille carrément avec une seringue. « Grâce à une résine acrylique, nous refixons les peintures et nous résorbons les soulèvements » explique-t-elle. Au dessus d'elle, on découvre peu à peu Saint-Michel, l'archange guerrier, prêter main forte aux troupes chrétiennes lors de la bataille contre les Albigeois au XIIIe siècle.

 

Entre la poussière, la fumée des bougies et les infiltrations d'eau, les peintures murales ont souffert. « Nous avons un siècle de crasse à nettoyer » confirme la restauratrice. Les deux tiers des surfaces ont déjà été traitées et le résultat est impressionnant. L'épaisse couche grise a laissé place à des fresques travaillées, des couleurs vives et des dessins précis.

 

Les roses et les fleurs de lys stylisées surgissent sous la main minutieuse des restaurateurs, leurs pinceaux fins courent sans hésitation à la surface de l'oeuvre, révélant des couleurs qu'on n'imaginait pas observer un jour. Le chantier est cependant loin d'être terminé. Bérengère Goulard, Pauline Voirin et Sylvain Blas auront encore à mastiquer, vernir puis retoucher toutes les zones.

 

Les fresques du choeur de l'église ont déjà été sauvées l'année dernière. La phase actuelle des travaux se termine à la fin du mois, et, l'année prochaine, la seconde chapelle latérale sera restaurée à son tour. Au total 175 000 euros auront été nécessaires pour sauver ces oeuvres, Une somme issue de la réserve parlementaire de Christian Vanneste, de généreux mécènes et de la municipalité. « Le plus important n'est pas de sauver une oeuvre d'art ou un patrimoine mais de redonner vie à un lieu de culte » insiste Mme Goulard. •

 

Pour un don : faire un chèque à l'ordre de Mécénat Saint-Hilaire et l'envoyer à Roger Beke, trésorier du Comité Flamand de France, 22, rue Jules-Watteeuw, 59250 Halluin.

 

(Archives, VdN, 1/7/2010).  

  

Une formation de chimiste... 

 

Bérengère Goulard dirige le chantier de restauration des peintures murales de l’église Saint-Hilaire. Après une première tranche réalisée en 2009, elle achève la deuxième tranche de travaux, dans la chapelle de la Vierge.

 

Bérengère Goulard a choisi de commencer par une licence de chimie, pour entrer dans ce métier très particulier. « A l’époque, il manquait de chimistes, alors qu’il y avait beaucoup de personnes formées en histoire de l’art », justifie-t-elle.

 

Elle a ensuite préparé pendant un an le concours d’entrée à l’Institut National du Patrimoine, avant de faire la formation de 4 ans, sanctionnée par un diplôme, suivie d’un an de stage en atelier. Soit au total 9 ans d’étude.

 

Elle a obtenu deux prix dont celui de la fondation de Marcel Bleustein-Blanchet, ce qui lui a permis d’ouvrir son propre atelier à Saint-Cyr-l’école (78). « J’ai commencé à travailler dans le Nord en 1997, car c’est une région que je connais par ma famille, précise-t-elle.

 

(Archives, N.E., 26/7/2010).

 

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D
<br /> <br /> Les peintures murales révèlent leurs secrets.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Mai 2010 : La rénovation des peintures peut continuer.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> A ce jour, nouvel appel aux donateurs pour une somme de 110.000 euros.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Ce 1/11/2009 : Appel aux dons.<br /> <br /> <br />
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D
Mise à jour au 3 août 2009.
Répondre
D
Voir vidéo de France 3 Lille Métropole sur les peintures murales de Saint-Hilaire.
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