Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.


Le "Jardin Japonais" d'Halluin. Photos : Daniel Delafosse
Après plusieurs mois de travaux, le jardin japonais (situé au « Jardin de la Paix » rue de Lille à Halluin), est enfin achevé. Ce jardin japonais est une idée du maire Jean-Luc Deroo suite à un séjour au Japon.
Pour le réaliser il a fallu préalablement vider et curer l’étang proche de la piscine. Une opération de longue haleine pour les jardiniers car elle n’avait pas été réalisée depuis longtemps. Ceux-ci ont retiré 300 m3 de vase et 1 300 poissons !
« La vase est stockée sous bâche près du cimetière et les nénuphars et poissons ont été replacés dans l'étang de la ferme du Mont et dans différents cours d'eau », explique Gérard Stehlé, responsable des espaces verts.
Les berges ont été rectifiées et de grosses pierres disposées d’un côté pour éviter un éboulement, des terrasses étant réalisées de l’autre côté. Depuis les beaux jours, les employés municipaux ont mis en place un système d’arrosage écologique et souterrain pour les bas flottants. L’eau de pluie est ainsi récupérée sur le toit de la piscine : « Et cela représente un beau volume ! ».
Les bacs à fleurs réalisés par les menuisiers municipaux ont ensuite été mis en place. Pour donner l’illusion de flotter sur l’eau, il fallait les mettre absolument de niveau, alors que le fond de l’étang est loin d’être une surface plane. L’utilisation d’un appareil à visée laser a permis une horizontalité et un alignement parfaits.
Chacun des bacs est fixé au moyen de 4 pieux métalliques réalisés par les mécaniciens municipaux qui ont participé à la mise en place. Ils sont habillés de bois pour mieux se fondre dans le décor. Le système d’arrosage automatique a été installé par les électriciens : une nécessité car une fois l’étang remis en eau, les bacs ne sont plus accessibles qu’en barque.
Les bacs semblent flotter sur l’eau alors qu’ils sont surélevés de quelques centimètres pour éviter le pourrissement. Un habillage ingénieux, qui lui trempe dans l’eau, crée l’illusion. Il permet la libre circulation de l’air autour des bacs. Un tuyau d’évacuation a été installé : le trop plein du bassin s’écoulera dans la becque toute proche. Au centre du bassin un jet de quatre mètres de haut et trois mètres de large vient compléter l’installation.
Une fois garnis d’un mélange de terreau et terre de bruyère, les bacs sont restés longtemps en friche. Il fallait laisser au mélange le temps de maturer afin que les plantes s’acclimatent bien. Elles ont maintenant pris place et le résultat est séduisant.
Comme il fallait s’y attendre, les essences plantées sont dans leur majorité japonaises :
Différentes variétés d’érable japonica et de bambous nains, des arbres-nuages buis, des pieris, des rhododendrons nains et des asalées de différentes couleurs. Quelques tulipes en mélange viennent compléter l’ensemble.
Ultérieurement, le pourtour de l’étang sera planté d’iris, de roseaux et autres plantes aquatiques. Les terrasses seront habillées avec des rondins pour éviter l’érosion lorsqu’elles seront transformées en massifs. Pour le moment elles resteront engazonnées, l’effort des jardiniers se portant sur les jardins à la française, de l’autre côté du jardin de la paix.
(Archives Synthèse VdN, N.E., 2008, 2009).
Le jardin japonais, lieu de débordements.
Le jardin japonais doit rester un lieu de promenade et non un espace ouvert à tous les débordements...
Depuis plusieurs semaines, des adultes, ados et enfants confondent certainement le jardin japonais du parc public, avec un nouveau « self-service aquatique » gratuit !
En particulier dimanche dernier, des personnes, munies de filet et récipient, ont tout naturellement enlevé plusieurs variétés de poissons que l'on pouvait apercevoir depuis plusieurs jours... Qui plus est, non satisfaites de se servir, elles se permettent de piétiner la nouvelle floraison plantée autour de l'étang, ainsi que le parterre de fleurs agençait en hauteur !
Et, quand la pêche miraculeuse est terminée... le jardin japonais est utilisé comme nouveau container pour détritus divers (cailloux, branche, papier, mégots, bouteille etc), ou pour la baignade animalière !
Des riverains réclament la pose d'un règlement intérieur, bien visible et explicite à différents endroits du parc, afin de décourager les dégradations diverses ainsi que le non respect des règles assujetties au domaine public particulièrement envers la nature...
Le jardin japonais fait l'objet d'un soin particulier par le personnel des services techniques qui doivent intervenir après chaque dégradation. Et le parc est d'autant plus compliqué qu'il possède deux entrées.
(Archives, VdN, 21/8/2009).
Aménagement du Jardin à la Française
L'opération est presque passée inaperçue et pourtant elle n'a pas été simple : le démontage de la serre municipale de la rue Pasteur, d'une superficie d'un peu moins de 100m², remontée pièce par pièce, vitre par vitre, sur le site de la ferme du Mont St-Jean, près de la CUMA, la coopérative agricole.
C'est seulement aux alentours de Noël que ce déménagement assuré par l'équipe des espaces verts de la ville s'est achevé. « Il a fallu nettoyer vitre après vite avant de tout remonter là-bas », se souvient l'une des techniciennes de ce service. Cette serre est destinée à abriter toutes les plantes d'intérieur qui décoreront ensuite les bureaux et salles des équipements publics mais aussi la bibliothèque, les écoles, etc, même le commissariat de police ou encore le Trésor public !
À la ferme du Mont St-Jean, la serre paraît flambant neuve avec son extension en parpaings, près de deux tunnels où est entreposé du matériel l'hiver comme les suspensions vides, etc. Derrière, un autre petit tunnel est en cours d'achèvement pour accueillir les plantes à massif. « Il y a 35 ans, il y avait déjà une petite serre rue Pasteur », se remémorre l'un des membres de cette équipe, « à l'époque, on cultivait encore beaucoup au sol en ayant recours à du fumier ».
Désormais, tout a changé ou presque. Ainsi, les rosiers qui seront plantés dans le cadre de l'aménagement d'un jardin à la française, de l'autre côté des grilles du jardin de la Paix depuis la rue de Lille, n'exigeront plus de traitement.
« Ils seront labellisés pour résister aux maladies, on ne les traitera donc pas », reprend notre interlocutrice.
Redonner au jardin public son aspect des années 70
Les équipes sont à pied d'oeuvre pour redonner au jardin de la Paix son aspect d'antan quand, dans les années 70, les rosiers fleurissaient en nombre.
« Ce jardin à la française sera d'abord composé d'une écharpe fleurie le long des grilles de la rue de Lille qui s'épanouira du 15mai jusqu'aux frimas hivernaux », souligne le chef de chantier, « puis il y a 3 rectangles aux angles desquels seront plantés des ifs alors qu'un massif de rosiers garnira le centre. Sur le dernier rectangle, le plus éloigné de la rue de Lille, deux allées en forme de croix le partageront pour dégager des triangles qui seront bordés de buis et garnis à l'intérieur de rosiers. »
Chacun des massifs arborera une couleur différente, de quoi constituer un patchwork floral des plus attractifs. « Plus tard, on reprendra cette même composition de l'autre côté, vers le collège, sur deux autres rectangles », termine le chef de chantier.
Pour l'heure, l'aménagement est contrarié par l'humidité. Les terres ont été labourées pour les aérer mais l'eau affleure et empêche la pose des bordures comme du ternaire. Pas de quoi contrarier l'échéancier, l'aménagement de ce jardin à la française devant être achevé fin mars si tout va bien. Les rosiers ne devraient quant à eux pas fleurir avant l'été.
Quant au jardin aquatique japonais, près de la piscine, il reste encore à y assurer des plantations. Cette agitation du côté du jardin public laisse une délicieuse impression, celle des prémices d'un printemps jamais autant désiré après un trop long hiver.
(Archives, NE 20/2/2009).

Réaménagement Jardin à la Française - Photos 2009 : Daniel Delafosse


LIEN : "Le Jardin Public" et "Le Nid de Mousse" d'Halluin... Historique.
Vandalisme à nouveau...
« Ce dimanche 10 Janvier 2010 après-midi, deux jeunes gens ont cassé le panneau ... d'interdiction de marcher sur l'étang du parc public, puis ils ont brisé un arbre du jardin aquatique et ont jeté près du jet d'eau deux grands sacs ouverts de détritus et de canettes diverses... » confie un témoin.
Dimanche après-midi deux jeunes gens ont en effet brisé la signalisation du jardin japonais, arraché les bonzaïs et versé dans le bassin le contenu de deux grands sacs poubelle. Cela s'est déroulé à la vue des promeneurs et des riverains du voisinage. Depuis quelque temps, cette partie du Jardin de la paix est victime de plus en plus d'actes de malveillance.
« À l'époque de Noël c'est la porte vitrée de la piscine qui a été brisée et il n'est pas rare de voir des inconscients grimper sur le toit de la piscine municipale, ils se moquent de nous lorsque nous les mettons en garde » poursuit un riverain qui désire garder l'anonymat.
Et l'installation d'une prochaine vidéo-surveillance de refaire surface.
(Archives, VdN, 13/1/2010).
Bassin japonais ou piscine pour chien ?
Mercredi après-midi (7/7/2010), lors de la visite du jury du concours régional de fleurissement des villes au jardin de la Paix, le maire Jean-Luc Deroo a peu apprécié de trouver un bull terrier qui se baignait dans le bassin japonais du parc.
Il est intervenu poliment auprès d’une jeune couple pour leur signaler que la baignade des chiens était interdite. En réponse un ronchonnement désapprobateur et la fuite du couple.
Au fait ! Elle était où sa muselière ?
(Archives, N.E., 9/7/2010).