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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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La Coopération avec l'Afrique et la Vallée de la Lys.

 

Le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet (qui vient de démissionner ce 4 juillet), était à Roncq, jeudi 1er juillet 2010, pour rencontrer les élus et les représentants des associations de la Vallée de la Lys oeuvrant à la coopération avec des villes d'Afrique.

 

Après la signature de la convention triennale avec la Région - 1,7 million d'euros de l'État sur les 8 millions engagés par la Région -, le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie s'est rendu à Roncq pour une table ronde sur la coopération décentralisée.

 

Et sur le secteur, les communes montrent l'exemple depuis des années. Avec sur la circonscription du député Vanneste, cinq des six communes jumelées avec des villes d'Afrique et montent des projets sur place. « C'est un exemple de réussite de coopération décentralisée, se félicite-t-il. La mutualisation est aussi remarquable. »

 

Roncq-Sélinkégny. Les échanges avec la ville du Mali de 3 000 habitants remontent à 1987. Les derniers projets sont axés autour de la santé et de l'éducation. Cette coopération est le fruit d'une collaboration entre trois partenaires, dont l'association roncquoise ou l'APADS (association pour l'aide au développement de Sélinkégny).

 

Son représentant Babacar Diaby s'est dit très heureux de voir que l'on donnait la parole à « l'Afrique d'en bas. On attend depuis des décennies de voir lier la francophonie et la coopération décentralisée ». « L'Afrique subsaharienne francophone est pour nous axe très important de développement », a confirmé le secrétaire d'État.

 

Halluin-N'kong Zem. Les deux villes sont jumelées depuis 2001. Une association Élans a été créée dans le but de développer des projets d'échanges avec la ville du Cameroun. « Cette démarche de coopération marche grâce à l'implication des élus et des associations, explique le maire, Jean-Luc Deroo. Les projets sont aussi possibles grâce au partenariat avec LMCU et la Région. »

 

« Il y a des résultats concrets aux projets menés, se réjouit pour sa part Blaise Metangmo, président d'Élans. C'est visible. » Parmi les derniers projets lancés, les déchets étaient au coeur des échanges.

 

Linselles-Zogoré. Cette coopération n'existerait pas sans la commune allemande de Willich, jumelée à Linselles depuis 45 ans. Et cela fait 20 ans que les deux villes s'associent pour développer des projets à Zogoré. « Un deuxième groupe de jeunes va partir au Burkina Faso, d'ici la fin de l'année », annonce Marie-Odile Desmarecaux, adjointe aux relations internationales. « Avec Via Zogoré, on a réussi à faire passer le taux de scolarité de 15 à 65 % », explique un membre de l'association.

 

Pour lui, comme pour des représentants de l'association neuvilloise, il faut faciliter les démarches pour remplir les dossiers pour les bénévoles et les associations. Il insiste aussi sur la difficulté d'obtenir des subventions des collectivités territoriales « car nous menons des actions sur du long terme ».

Bousbecque-Zorgho. Avec l'association Lafi bémé, la coopération est engagée depuis 22 ans avec la ville du Burkina sur des thèmes comme la santé, l'éducation ou le micro-crédit. Une grande réussite pour ce dernier contracté essentiellement par des femmes. Pour la présidente, Maïté Druelle, le taux de remboursement est exceptionnel.

 

Elle demande aussi à simplifier les démarches pour la société civile pour « que ce ne soit plus un casse-tête ». Bousbecque travaille de concert avec deux autres communes en France pour d'importants projets tel l'assainissement.

 

(Archives, N.E., 3/7/2010).

 

LiensL'Association Lys sans Frontières... Programme Interrg. 2008-2011.

 

Le Syndicat Lys Nord Métropole... et la Présidence Halluinoise.

 

"La Lys" et Halluin... Historique. 

 

 

La Coopération Nord-Sud

 

La semaine de la solidarité internationale 2010 s'achève. L'occasion d'aller à la rencontre des villes et des associations qui s'engagent pour un monde plus équitable. De l'utopie aux réalisations concrètes.

 

Halluin porte dans son coeur le Cameroun. À la différence de la majorité des jumelages, c'est le Sud qui a gommé les frontières vers le Nord. Une belle histoire qui remonte aux années 1980. Pierre-Marie Metangmo, un jeune étudiant camerounais, fait médecine à Lille et rencontre StanislasVerschae.

 

Figure halluinoise, élu au conseil municipal, l'homme anime à l'époque tout un réseau de solidarité pour la Pologne. L'amitié grandit. Celle de la fraternité. Celle de tous les possibles. De son côté, la MJC se mobilise pour la construction d'une maison de jeunes à Bafou. En 2001, Alex Faidherbe officialise le jumelage Halluin-N'kong Zem. Depuis, la Ville finance le forage de deux puits par an dans cette région.

 

Deux ONG sont créées dans la foulée, Elans à Halluin et Tockem au Cameroun, avec le dessein d'ouvrir le pays au tourisme équitable. Pierre-Marie Metangmo, qui mène aujourd'hui une brillante carrière aux États-Unis, fait don d'une propriété familiale pour la création d'une maison d'hôtes. Elle ouvre ses portes en 2003 adossée à trois bungalows financés par le biais d'Elans.

 

Sur ce continent de tous les extrêmes, Elans et Tockem sont des pionniers du tourisme solidaire. Loin des complexes hôteliers assis sur la misère. Loin du pillage culturel façon bibelot. « C'est aller à la rencontre d'un vrai partage, de cultures et de traditions préservées. Nos voyageurs adhèrent à une éthique dans un élan citoyen respecteux de l'autre », exprime Marc Desbuquois, vice-président d'Elans et élu en charge de la coopération Nord-Sud à Halluin.



Acteur de l'économie locale et porteur d'espérance

 

Situé à N'Tsingbeu dans l'ouest du Cameroun, une région foisonnante, le gîte a permis la création de six emplois. Il accueille une trentaine de voyageurs par an. C'est peu et beaucoup à la fois. Le prix du séjour varie entre 300 et 600 euros auquel il faut ajouter le vol. « Le tourisme équitable n'est pas plus cher que le tourisme marchand. C'est le billet d'avion qui est onéreux vers le Cameroun, il faut choisir les bonnes dates », note Marc Desbuquois. 10 % des bénéfices du séjour sont reversés à des projets locaux (accès à l'eau, enseignement, santé).

 

Le tourisme solidaire chemine aussi comme messager de l'espérance sur un continent où la pauvreté et la corruption s'entremêlent dans des gouvernances peu exemplaires. « Nous avons la chance entre Elans et Tockem de travailler de façon sereine et intègre. Mais il ne faut pas être angélique dans la coopération, il faut parfois être dans le rapport de forces pour le bien des populations locales. Cela n'enlève rien à la richesse de l'échange. On donne des signaux et on reçoit en retour des valeurs que l'on a perdues malgré nous. »

 

Elans porte par ailleurs, pour le Conseil général, son deuxième programme de santé contre la mortalité infantile prescrit par l'OMS. Il vise à former tout le personnel médical du département de la Ménoua qui compte 600 000 habitants et 45 centres de santé. Dans le même élan fraternel. Association Elans, site internet : www.elans.org, tel : 03 20 37 02 07.

 

À l'échelle locale, on est tous des « citoyens du monde »

 

La semaine de la solidarité internationale (SSI) est organisée depuis 1998. Quels sont les enjeux d'une semaine événementielle ? Vice-président aux relations internationales à LMCU, Vincent Ledoux nous répond.

 

Comment a évolué la solidarité internationale ?   Il faut remonter après-guerre, où il y a cette volonté de construire une Europe de paix, de retricoter des relations avec l'Allemagne. Il y a après le contexte de décolonisation. Ça correspond aussi avec la loi de décentralisation dans les années 80 et la diplomatie nouvelle des villes avec la coopération décentralisée. Il y aura plus une volonté de co-construction, de co-fédération. On a cette idée qu'on se développe ensemble.

 

À quoi sert la semaine de la solidarité internationale ? À sensibiliser le grand public. Car la solidarité internationale, c'est souvent l'affaire des associations, ce sont des gens acquis à la cause. Ça sert à élargir des réseaux de public.

 

Comment sensibiliser les gens à l'échelle locale ?  À Roncq par exemple on organise un atelier de cuisine maghrébine. Car souvent on ne se connaît pas. Cette rencontre est fertilisante, ce sont des moments très riches. Ensuite, le moment de la restitution est aussi important. Sur un projet de coopération, on fait un retour de mission pour dire : « Vous nous avez donné de l'argent, voilà ce qu'on en a fait ».

 

Est ce que les dons sont plus importants lors de cette semaine ?  La sensibilisation est plus importante que la collecte. La SSI, c'est le moment de se dire : « Je suis un citoyen du monde » et de prendre conscience des grands défis de la planète. Il ne s'agit pas d'être blasé ou fataliste mais d'être en révolte et de se demander : « Qu'est ce que je peux faire ? ». Il y a la force du don, mais ça peut être aussi acheter autrement, être acteur d'une association, car la semaine de la solidarité internationale c'est aussi la semaine de la proximité.

 

À Bousbecque : les écoliers approchent le quotidien des élèves burkinabè. Comment sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale ? Peut-être en mettant en perspective le quotidien. L'association Lafi Bémé intervenait cette semaine dans les écoles de Bousbecque sur le thème de l'alimentation. Laurine se dit qu'elle regardera autrement son bol de lait : « J'aime pas quand ça fait des morceaux quand je trempe mon pain alors je jette le lait ». C'est peut-être ça la solidarité internationale quand on a dix ans : ne pas culpabiliser mais prendre conscience. Mettre en parallèle son quotidien à celui des autres. Chose sûre après l'intervention de l'association Lafi Bémé dans les écoles les enfants regarderont autrement ces petits luxes du quotidien dont ils n'avaient pas conscience.

 

Les bénévoles de l'association intervenaient en effet sur le thème de l'alimentation à Zorgho, ville jumelée à Bousbecque depuis 20 ans. « Combien de fois mangez-vous par jour ? », interroge Martine Bermyn, secrétaire de l'association Lafi-Bémé. Trois fois, voir quatre avec le goûter. Et même cinq avec la collation de la récréation du matin. « À Zorgho les enfants ne font qu'un seul repas par jour », poursuit la bénévole. Bien souvent celui du midi à la cantine.

 

Une cantine loin de ressembler à celle que connaissent les petits Bousbecquois et que peut-être ils leur envieraient. « Là-bas, ils mangent à l'ombre des arbres ». Les repas, moins enviables, sont souvent les mêmes : du riz, du tô ( préparation à base de farine de mil ou de mais). « On a de la chance de ne pas manger tous les jours la même chose », se rend compte Nicola. « On ne voulait pas faire de misérabilisme, mais les ouvrir à la différence et qu'ils se rendent compte qu'ailleurs, ça se passe autrement ».

 

Alors les bénévoles sont venus présenter les ingrédients de base de la cuisine zorgholaise : mil, manioc, igname, pâte d'arachide, sorgho, patates douces, gombo... « Il y a aussi des légumes qu'on trouve sur le marché comme les aubergines africaines (qui ressemblent à des tomates vertes), des courges, du chou. Mais c'est plus rare », poursuit Martine. Plus rare encore la viande. « Là-bas, on mange surtout du poulet mais seulement les jours de fête ».

 

Quel est l'impact de ce genre d'intervention sur des enfants ? « Ça les amène à réfléchir sur la façon différente dont on peut vivre et on aura l'occasion d'y revenir en classe », souligne Hélène Debuyser, professeure des élèves de CM2. À l'école Jules-Verne-La Fontaine, les échanges sont réguliers avec l'association Lafi-Bémé. La délégation zorgholaise leur avait déjà rendu visite lors de leur venue pour les 20 ans du jumelage(mi-septembre).

 

Des correspondances sont aussi organisées avec des écoliers à Zorgho pour qu'ils se racontent leur vie de tous les jours. Oui, c'est sûrement ça, la solidarité internationale à 10 ans : découvrir le quotidien des jeunes de son âge à l'autre bout du monde.

 

Les prémices à Comines ?

 

Si beaucoup de communes de la vallée de la Lys ont développé des systèmes de coopération, cela n'a jamais été le cas à Comines. Mais le projet de couveuse au Cameroun, par Maxime Cattez, pourrait changer la donne. À Linselles, la coopération avec Zogoré au Burkina Faso existe depuis 20 ans. On peut même dire que c'est une coopération triangulaire avec une autre ville jumelée, Willich en Allemagne.

 

À Bousbecque, cela fait aussi 20 ans que cela dure avec Zorgho. À Roncq, c'est même depuis 1987 que la coopération avec Sélinkégny au Mali. Les échanges halluinois sont, eux, un peu plus récents, mais très denses depuis le jumelage en 2001 avec N'Kong Zem.

 

Mais à Comines, point d'échange avec une ville ou région africaine. « Si nous n'avons pas lancé de programme de coopération avec une région africaine, c'est tout simplement parce que nous n'avons pas mis une telle action à l'ordre du jour, nous n'en avons jamais eu véritablement l'opportunité », explique Henri Ségard pour la période où il a été maire de Comines, insistant sur les besoins en équipements et services à la personne, « prioritaires et attendus par les Cominois ».

 

Mais la démarche, personnelle, de Maxime Cattez qui vient de partir au début du mois de novembre monter une couveuse dans un groupement de communes au Cameroun  pourrait changer la donne. « Nous avons rencontré Alain Kenfack, le président de Valeur d'Afrique (qui coordonne le projet du jeune Cominois), explique le maire Alain Detournay. Il faut savoir sous quelle forme on pourrait agir et développer des échanges avec la couveuse. Il faut qu'il y ait des choses de concrètes ».

 

(Archives, N.E., 21/11/2010).   

 

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D
<br /> <br /> La coopération Nord-Sud en 2010.<br /> <br /> <br /> <br />
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