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Publication relative à l'histoire de la ville d'Halluin 59250. Regard sur le passé et le présent.

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Menin (Belgique) - La Grand'Place... Historique de la Ville Frontière.



Un Récit de Dominique Vermander


Dans un mémoire sur l'agglomération Menin-Halluin dans le cadre de ses études supérieures de géographie (en 1962-1963), Dominique Vermander revient sur le centre-ville de Menin, à « la mesure de la cité frontalière ».


« Le centre de Menin se réduit à la Grand'place communale et aux rues adjacentes. Ce centre correspond donc à une partie seulement de l'ancien noyau urbain de Menin. Le site primitif qui dès le Moyen-Age avait perdu sa prépondérance, ne peut être entièrement incorporé à celui-ci. Seule une fonction de la rue de Lille, comprise entre la place et l'église doit y être rattachée ».


« La population est essentiellement commerçante »,
reprend-il, « les immeubles collectifs, les appartements sont inexistants. Tout au plus au sud-ouest de la place du marché, sont demeurées quelques maisons bourgeoises du 18e siècle ainsi que l'ancien collège. En retrait du centre-ville, l'ancien noyau urbain accueille une population moins aisée, voire ouvrière. »


Dominique Vermander remarque par ailleurs qu'à la différence de villes « comme Ypres, Courtrai, la distinction entre quartiers bourgeois et quartiers ouvriers n'est guère sensible. A Menin, les maisons ouvrières qui n'ont rien de comparable avec celles d'Halluin côtoient les villas ou les demeures plus luxueuses. Seules quelques rues, comme la route d'Ypres entre l'église St-François et la gare où résident commerçants, docteurs, professions libérales, pourraient être qualifiées de "bourgeoises".


Menin ne compte aucun quartier de villas ou de pavillons individuels. Ceux-ci se rencontrent à la périphérie de la ville, parallèlement aux axes de circulation (route de Wervick, de Courtrai). »


Brassage de populations


« Un autre caractère qui ne manque pas d'uniformiser les différents secteurs de la ville, est la propreté des maisons. Les couleurs vives tranchent sur celle plus sombre de la brique tandis qu'à travers les rideaux ou les vitraux se devine un ameublement particulièrement soigné. Cet aspect coquet des habitations donne à certaines rues une atmosphère urbaine beaucoup plus attrayante que celle de la commune d'Halluin (...).


La population y est extrêmement variée. A côté des commerçants, cadres, employés et fonctionnaires habitent des ouvriers (...). Les femmes au travail sont aussi nombreuses que les ménagères mais les ouvriers ne représentent que les 2/5 de cette population active ».

« Ce voisinage de différentes classes sociales est un phénomène courant à Menin. De nombreux travailleurs frontaliers y ont construit leur maison entre les deux guerres alors que les habitations récentes sont le fait de cadres, fonctionnaires ou employés. »


En 1963, les ouvriers représentaient à Menin 47,5% de la population active, les fonctionnaires et employés 19,1%.


La Grand-Place de Menin n'a guère changé de physionomie entre 1963 et aujourd'hui. La population bien progressé entre temps: de 36 000 habitants en 1963, elle est plus proche aujourd'hui des 50 000 habitants.


(Archives, N.E., 10/8/2009).


Plongée dans le Menin Historique.


Dimanche 15 septembre 2009 avait lieu la journée du patrimoine à Menin, en Belgique. Des dizaines de personnes ont visité les monuments et découvert l'histoire de la ville frontalière.


L'église Saint-François.
De 14h à 18h, l'église de l'ordre mendiant des Capucins était ouverte au public qui a pu y admirer son orgue du XIXe siècle. Eric Hallein, organiste de carrure internationale et professeur à l'académie municipale, a joué des partitions de musique flamande du XVIIIe siècle pour agrémenter la visite des curieux et des amateurs d'histoire.

Le moulin de la Bonne Espérance. Le molen de goede hoop en flamand a également permis aux gens de découvrir le fonctionnement d'un authentique vestige de la fin du XVIIIe siècle.. Construit en 1798, ce monument local est l'un des plus anciens moulins à brique de la Flandre occidentale. Mis à l'arrêt en 1946, il a été restauré entièrement en 1994-1995 grâce à un projet Interreg, comme pour celui de Villeneuve-d'Ascq.

Il pourrait désormais recommencer à moudre du grain. Ce moulin à galerie est composé de cinq étages : le grenier à farine, celui du montesacs, la calotte du moulin, l'entrepôt et le grenier où on broie le grain. L'enceinte abrite maintenant une expo permanente consacrée au patrimoine molinologique de la Flandre.


Visite guidée du vieux Menin. À l'occasion de cette journée du patrimoine, le musée municipal Schippershof a organisé une promenade d'1h30 à travers les rues de Menin, à la découverte des bâtiments du Moyen-Âge. Emmenés par des guides de langue flamande, des dizaines de personnes se sont plongées dans le Menin d'autrefois, celui de la peste du XVIe siècle, des vieillards et des orphelins.


Une visite avec une guide francophone, Martha Toye, était prévue à 14h30. Seuls deux Français étaient présents pour arpenter les ruelles de la cité frontalière. « Je ne connais pas assez l'histoire de cette ville et nous souhaitons développer des projets interfrontaliers », explique José Barbieux, conservateur du musée d'histoire de Tourcoing.


« Je connais bien le passé de cette ville car j'habite à Halluin mais je veux approfondir mes connaissances sur le sujet »
, admet Marie Dereu, ancienne professeure d'histoire-géographie de 83 ans. A chaque coin de rue, les anecdotes fusent.Une pharmacie a remplacé la clinique Saint-Georges que Marie Dereu a connu dans son enfance.


Le point d'orgue de la visite intervient devant l'église Saint-Vaast.
Trois comédiens de la troupe de théâtre Tattoo attendent les promeneurs pour leur expliquer le système du bouillon autorisé par le pape Benoît XIV dans une bulle du XVIII e siècle. 12 femmes, une par mois, se relayaient pour distribuer du bouillon aux pauvres sur les marches de l'église. Scène reconstituée d'ailleurs par les comédiens.


 
Le guide a ensuite présenté l'ancien couvent, la maison du Saint-Esprit pour finir devant la fabrique de tabac, à deux pas de l'église Saint-François.


(Archives, N.E., 15/9/2009).


LIENS
 :  La Guerre 1939 - 1945 - Halluin (36) 1939 (1) L'amour n'a pas de frontières ! et 1989 (2) des Noces d'Or... comme à la guerre ! Ou le récit détaillé de ces deux évènements historiques. 

La Libération mouvementée de la ville de Menin (Belgique) - Récit du 12 septembre 1944.

Le Café et Cinéma "Bucksom" : Clap de Fin.

Les Baraques à Menin (Belgique)... d'Hier et d'Aujourd'hui.

La rencontre du roi des Belges Albert II et du maire d'Halluin Alexandre Faidherbe.

"Halluin La Rouge : 1919 - 1939" - Historique par l'Halluinois Dominique Vermander en 1978.

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